Passer pour un ours mal léché n'est pas pour me déplaire et ce n'est pas encore que je ferai quoi que ce soit pour faire taire celles et ceux qui peuvent ne pas me trouver très aimable au quotidien. Même, je crois que plus on cherchera à me faire changer et plus je resterai campé sur mes positions, "droit dans mes bottes" comme disait le bon Juppé en son temps. Non mais !
Je ne supporte pas le chantage et je n'aime pas que l'on tente de m'acheter. Je veux me réserver le choix de mes humeurs passagères et, quitte à passer pour un atrabilaire indécrottable ou pour un caractériel imprévisible, je considère avoir le droit de faire la gueule à ma guise à qui je veux quand je le veux. Notez que je reconnais le droit à ceci aussi aux autres.
Aujourd'hui, mon patron m'a demandé "officiellement" de travailler tous les jours ouvrés du mois de décembre. Pour ceux qui n'ont pas suivi, je dois expliquer que je travaille à mi-temps depuis le début de l'année. Là, il y a beaucoup de commandes, beaucoup de travail et il va donc falloir mettre les bouchées doubles pour contenter les clients qui nous font vivre (qu'ils sont bêtes, les clients !). Moi, j'ai malgré tout un bon fond et je suis presque d'accord sur le principe de rendre service à l'entreprise. Par contre, je ne suis pas prêt à le faire à n'importe quelles conditions. Je suis bien d'accord avec vous, je suis un chieur. Voilà.
Et donc, mon patron m'appelle vendredi pour me mettre en condition et pour tâter le terrain et me cause de l'affaire aujourd'hui. Moi, je lui dis que je ne suis pas contre mais que j'attends de voir ce qu'il me propose. Soyons clairs. Travailler tous les jours et avoir des jours à récupérer, ça ne m'intéresse pas le moins du monde. Travailler tous les jours et être payé en heures supplémentaires, là, par contre, avec toute la vénalité dont je suis capable, je dis que ça me parle déjà plus. Evidemment, il y a un désaccord de principe entre la vision du salarié et celle de l'employeur. Je trouve cela normal et assez sain. Il y a une sorte de rapport de force et, il faut bien le dire, j'aime ça. On discute un peu (je ne suis pas très bavard) et on se met plus ou moins d'accord sur le principe que je serais payé "normalement" au prorata des heures travaillées et sur la base du salaire horaire normal. Je pense que c'est bien le plus que je puisse faire pour paraître sympa.
Et ne voilà-t-il pas mon patron qui en appelle à notre amitié pour me faire comprendre que ce serait encore plus sympa que je bosse gratuitement ou pour vraiment pas grand chose. Il y a des baffes qui se perdent ! Déjà que les deux journées travaillées en plus en novembre n'apparaissent en aucune manière sur ma fiche de paie que l'on m'a remise aujourd'hui, je pense qu'il ne faut pas pousser.
lundi 30 novembre 2009
Chantage à l'amitié
Alors comme ça, il paraît que je serais méchant, pas gentil, vilain pas beau et j'en passe...