Billet sans mur de Berlin

Ce matin, le Range Rover a refusé de démarrer.

C'est une journée comme je les aime. Elle fait suite à une mauvaise nuit durant laquelle je me suis levé à plusieurs reprises. Lorsque le réveil a sonné, je ne dormais pas. Je me suis levé, j'ai bu mon café et puis j'ai attendu l'heure de partir au boulot.
Je monte dans le Range Rover, je mets la clé de contact et la tourne dans la position de préchauffage. J'en profite pour boucler ma ceinture de sécurité. Je tourne la clé, le moteur ne démarre pas. Je préchauffe une fois de plus. Ça arrive, parfois, lorsqu'il ne fait pas bien chaud. Les Diésel n'aiment pas les températures trop basses. Je tourne la clé de nouveau, le moteur ne démarre toujours pas. De nouveau préchauffage, de nouveau tour de clé, de nouveau pas de démarrage. Je fais encore quelques tentatives, rien d'autre qu'un peu de fumée blanche au pot d'échappement.
Plutôt que de vider totalement les batteries, je retourne chez moi et attrape la clé de la BMW. Je prends place dans la Teutonne, insère la clé dans le barillet, la tourne, le six cylindres démarre aussitôt. Je boucle ma ceinture de sécurité, lève l'interrupteur des feux de croisement, passe la première et pars pour Périgueux. J'ai perdu au moins dix minutes.
Je roule en direction de Périgueux. Le trajet se passe sans souci. J'arrive en retard au boulot. On m'apprend qu'une imprimante ne marche plus. Je vais voir ce qu'elle a, trouve une solution et vais à la salle des machines pour imprimer quelques centaines de cartes de vœux. Là, mon collègue m'explique que les presses numériques ont été fort capricieuses en fin de semaine dernière. Je décide de procéder à un grand nettoyage de l'une d'elles et commence à imprimer la première commande. Je lance une autre commande sur une autre presse numérique et tout va bien durant deux bonnes heures. Et puis, bien sûr, ça se remet à imprimer n'importe comment en laissant des traces horribles. Bon. J'arrête les machines et recommence à démonter et à nettoyer.
On m'appelle pour me dire que l'on ne peut plus imprimer sur le copieur connecté. Je commence à avoir l'habitude et résous le problème rapidement. J'en profite pour faire deux ou trois bricoles sur des PC et repars imprimer. Peu avant midi, l'une des presses numériques se met à imprimer vraiment pas trop mal. J'en profite et lance des impressions durant la pause que je ne prends pas, du coup. Hélas, la machine retombe en panne en tout début d'après-midi et acceptera de refonctionner presque normalement vers 16 heures. Entre temps, j'interviens sur une imprimante en panne (elle ne reconnaissait pas une cartouche de toner), je crée un nouveau compte utilisateur et dépanne une application qu'un "technicien" extérieur vient juste d'installer sur un poste. Du coup, oui, l'application fonctionne mais juste à la condition que l'on ait le statut d'administrateur. Je paramètre le bazar et passe à autre chose.
Ah ! On me demande d'avoir un compte pour pouvoir envoyer des fax depuis un poste. Je monte à l'étage, là où se trouve le serveur de fax. Je prends la souris, la bouge et m'aperçois avec surprise que le pointeur ne bouge pas, lui. Je re-bouge la souris, le pointeur reste aussi immobile que la statut du commandeur. Je vois que le câble de la souris n'est pas connecté. Je vois aussi, du coup, que l'on a volé la souris du serveur. Je vois enfin que cette souris n'est pas usb et que je ne peux pas la connectée au serveur. Je me renseigne, j'apprends que c'est une collègue qui a décidé de prendre cette souris parce que la sienne ne marchait plus. Bon... Je ne m'énerve même pas.
Je redescend et prends commande du serveur de fax à distance depuis un autre poste. Il y a des choses qui marchent vraiment bien, chez Microsoft. Ça, ça marche vraiment très très bien. Il n'y a même pas vraiment d'équivalent sur les Macintosh, selon moi. Bon. Je crée le compte utilisateur pour le serveur de fax et fais un test d'envoi. Ça marche. J'oublie de prévenir l'utilisateur, du coup. Heureusement, il a la présence d'esprit de faire une tentative.
Je retourne imprimer. Suite à un malencontreux dysfonctionnement, on est obligé de jeter une bonne centaine de cartes et de recommencer à imprimer sur une autre machine. Fabuleux. Il y a une commande de 650 cartes en cours. J'en ai déjà imprimé près de 300 depuis le début d'après-midi. Là, j'arrive à imprimer par paquets de quinze ou vingt avant que la machine se mette en panne, que je sois obligé de l'arrêter, de patienter et de la rallumer. Ça ne marche pas toujours du premier coup. Parfois, il faut l'éteindre de nouveau, attendre et essayer de nouveau. Passionnant.
Il est un peu plus de 17 heures. Je viens de terminer la commande de 650 cartes. J'en ai un peu marre. J'éteins les machines dont nous ne nous servirons plus aujourd'hui. Je fais un peu de rangement, imprime encore une toute petite commande et éteins la machine. Il est l'heure de débaucher.
Je rentre chez moi. Je bois un café et puis j'écris ce billet en réfléchissant à ce que je vais me faire à manger. Je n'ai pas eu le courage d'aller m'occuper du Range Rover dans la nuit. Demain, je prendrai encore la BMW pour aller au boulot et je profiterai de la journée de mercredi pour aller prendre des nouvelles de mes bougies de préchauffage... s'il ne pleut pas.

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