Ondes

Ce soir, je suis rentré un peu tard. Je me suis arrêté pour faire des courses à Périgueux.

En ce moment, j'écoute la radio. Je reçois mal la radio chez moi, depuis quelques mois. Je ne reçois plus que France Inter (mal), Radio Trafic (l'autoroute passe à côté) et une radio locale (que je n'ai pas du tout envie d'écouter). L'autre jour, je me suis dit que je devais bien pouvoir écouter la radio depuis l'ordinateur, par Internet. J'ai essayé. Ça fonctionne presque pas trop mal. La seule chose qui m'ennuie, c'est que ça me donne un son à peu près égal à celui d'un mauvais poste radio. Bien sûr, il faudrait que je branche de bonnes enceintes à l'ordinateur. Mais alors là, je me dis que c'est bien beaucoup de technologies et de moyens pour écouter la radio.
J'aime bien la radio. Pas toujours, bien sûr. Parfois, il y a des émissions qui m'agacent et alors, je peux mettre un disque. En général, j'aime bien la radio. Il y a la surprise de ce que l'on va entendre, le mystère de celles et ceux qui parlent dans le poste. On les imagine belles ou moches, minces ou gros, petits ou grands et on est souvent surpris lorsque l'on tombe sur une photo de l'animateur, de la journaliste ou du chroniqueur. On ne les voyait pas comme ça. Ça n'a pas grande importance puisque la radio n'est pas faite pour que l'on voie celles et ceux qui nous parlent.
Sur France Inter, il y a eu et il y a quelques voix magiques. De ces voix qui ne vous laissent pas de marbre. Certaines parviennent à m'insupporter au plus haut point, d'autres m'attirent. Il y a quelques temps, il y avait un chroniqueur qui me bousillait mes matins. Il parlait des blogs. Chaque matin, du lundi au vendredi, il faisait la présentation d'un blog. La belle affaire ! Il avait non seulement un sujet nul mais aussi une intonation particulièrement désagréable. Et puis, il y a eu les voix que je trouvais tellement insupportables que j'avais fini par prendre plaisir à les entendre. Celle de Jean-Marc Sylvestre, par exemple. Parmi les voix que j'ai beaucoup aimées, il y en a certaines que l'on entend plus et que je regrette.
Ce que j'aime bien dans la radio, aussi, c'est que ça vous fournit un bruit de fond que vous pouvez vous contenter d'entendre d'une oreille distraite. Un son qui rythme la journée. On a presque plus besoin de réveil ou de montre. Si l'on connaît un peu la grille des programmes, on sait où l'on se trouve dans le déroulement de la journée. Cependant, j'écoute moins la radio qu'à une époque. En partie parce que je la reçois moins bien, en partie aussi parce que je crois que les programmes de France Inter me plaisent moins qu'à une époque.
Sinon, je n'ai pas trop envie de parler de ma journée de boulot. Il faudrait encore que je dise le plus grand mal des presses numériques qui commencent, comme chaque année, à tomber en panne les unes après les autres.

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