L'automobile électrique

Cela fait quelques années que ça me perturbe. On nous prépare depuis pas mal de temps à la fin de l'automobile telle qu'on la connaît, à la pénurie de pétrole "facile" et "pas cher". Aujourd'hui, on nous annonce que nous roulerons électrique.

Depuis que l'on nous prédit la fin du moteur à explosion ou à combustion interne, je me demande bien pourquoi il s'en trouve encore pour acheter des véhicules qui seront peut-être bien obsolètes dans moins de dizaine d'années. Je ne parle pas de ceux qui utilisent leur véhicule professionnellement. Ça rentre dans les frais de gestion, ce sont souvent des véhicules loués. Les transporteurs n'achètent souvent plus leurs camions. Je parle des particuliers pas nécessairement très riches qui s'endettent pour quelques années et placent une partie non négligeable de leurs revenus annuels dans une automobile dont ils n'auront peut-être plus les moyens financiers d'utiliser bientôt.
Il y a encore quelques années, je pensais un peu comme tout le monde que le prix des carburants allait grimper vers des sommets et que ça allait être la raison pour laquelle nous ne pourrions plus nous servir des automobiles. Qui serait encore capable de se payer de l'essence sans plomb ou du gas-oil lorsque ceux-ci auront dépassé la barre des cinq ou dix euros du litre ?
Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'un nouveau tournant est pris. Ce n'est pas vraiment nouveau mais je pense que l'on a engagé la vitesse supérieure avec ces histoires de véhicule électrique pour tous. Parce que c'est bien ce que l'on est en train de nous préparer. Et pour parvenir à ce tour de force, il va falloir réussir à supprimer les véhicules qui usent et abusent de carburant fossile tout en préservant l'industrie automobile. Dans un premier temps, on prépare les masses insidieusement en instillant peu à peu un discours pseudo écologique dans les esprits. On s'arrange pour que le plan marketing prenne. On finance des opérations à fort potentiel émotionnel. Des films suffisamment grand public et facilement accessibles aux cerveaux las de la grande masse, par exemple. Ça vous marque les esprits, ce genre de choses. La preuve, j'en parle sans les avoir vus, les films dont je parle sans citer leur nom. Je suis presque certain que vous même comprenez ce dont je veux parler.
L'automobile est l'ennemie. Alors, détruisons l'automobile comme on a éradiqué la peste bubonique, le choléra ou la grande chiasse verte. Le mieux, plutôt que de lancer l'armée, c'est de faire faire le boulot par le peuple lui-même, quitte à le manipuler un peu.
Prenons quelques exemples de méthodes que nous pourrions mettre en œuvre si nous voulions parvenir à tel miracle. Dans un premier temps, nous dirions donc que c'est très mal de polluer. Déjà, personne de sérieux pourra nous contredire. Polluer, c'est mal. Ensuite, nous pourrions dire que c'est très dommageable que l'on puisse mourir dans de regrettables accidents routiers. On ajouterait aussi que ces accidents sont souvent liés à des excès de vitesse. Alors là, vous mettez sur le devant de la scène quelques personnes qui ont souffert d'accident de la route et vous les laisser intervenir dans les média. Sûr que ça marche. L'histoire de la vitesse, ça a pour avantage de concerner aussi bien l'accidentologie que l'écologie. D'une pierre deux coups. Pour suivre, nous jetterions l'opprobre sur les grosses voitures puissantes et polluantes, par exemple les 4x4, et même si elles sont à l'arrêt. Peu à peu, à n'en point douter, qui posséderait une automobile serait bientôt montrer du doigt par les petits enfants et seraient voué aux gémonies et à la vindicte populaire.
Si le but recherché est de dégoûter le peuple de l'automobile par ces moyens, il ne faudrait pas négliger tout ce que l'on pourrait faire en plus et qui pourrait renflouer un peu nos finances (l'état, c'est un peu nous, aussi). Donc, on pourrait taxer tout ce qui pourrait l'être et prendre l'automobiliste pour une vache à lait (ce qu'il n'est pas) ou pour un crétin (ce qu'il est déjà sûrement plus). Des radars automatiques pour veiller à notre sécurité, ça mange pas de pain.

Le vrai but recherché est bien d'épurer le parc automobile au maximum pour faire de la place à l'automobile propre de demain. Puisqu'il faut préserver l'industrie automobile, on la subventionne avec des primes à la casse. Il faut lui laisser le temps de mettre en production la voiture électrique. A ce que j'ai pu lire et entendre, ça pourrait bien arriver plus vite que prévu. Je ne suis pas nécessairement contre l'idée. Faut voir, quoi.

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