mars 2009 (31)

mardi 31 mars 2009

Dernier jour du mois de mars

Vous l'aurez senti, fidèle lectrice, fidèle lecteur, l'inspiration ne sera pas au rendez-vous, aujourd'hui.

Vous m'excuserez mais je ne peux pas avoir un accident de voiture tous les jours. Alors, aujourd'hui, j'avais un peu dans l'idée de vous faire un petit dessin. Je l'ai commencé, d'ailleurs ! Il est là, sous mes yeux, au crayon. Il n'est pas terrible et il ne faudra pas trop regretter de ne pas le voir tout de suite. C'est encore un rat. Je suis entré dans ma période rat, ces temps-ci, on dirait. Ce n'est pas plus bête qu'autre chose.
De quoi voulais-je vous parler, au juste ? De pas grand chose. Ce matin, je me suis réveillé après une nuit difficile. J'ai eu du mal à m'endormir, hier soir. Il était minuit passé la dernière fois que je me suis levé pour aller boire un verre d'eau dans la cuisine. Je ne sais pas quelle heure il était lorsque je me suis effectivement endormi.
Evidemment, ça ne vous intéresse pas beaucoup, tout ça. Je vous comprends. Ça ne vous concerne pas trop. Encore, vous dormiriez avec moi, dans mon lit... Là, oui, vous pourriez vous sentir concernés. Remarquez que si vous deviez tous dormir dans mon lit, cela ferait du monde et qu'il est probable que nous ne parviendrions à dormir ni vous ni moi.
Le lit est la plus belle invention du génie humain, m'affirmait naguère une personne passée maître dans l'art de l'utilisation du lit. Alors que, pour moi, le lit n'est qu'un endroit où je suis censé dormir d'une façon plutôt confortable, ce meuble représente beaucoup plus pour cette personne dont je tairai le nom. Elle peut y manger, y travailler, y lire ou, même, à l'occasion, y dormir. De mon côté, il m'est impossible de dessiner au lit. J'ai essayé, je ne peux pas. Je ne peux pas non plus y manger où y prendre un petit déjeuner. Pour cela, je préfère de loin la table et la chaise. La table et la chaise sont mes meilleures amies dans une maison. Ne me demandez pas pourquoi, c'est ainsi. J'aime avoir le cul posé sur une chaise et les coudes sur la table.

Au fond, je n'ai rien de bien précis à vous raconter, aujourd'hui. La journée n'est pas terminée, je peux être amené à rajouter quelque chose dans les heures à venir. En attendant, vous pouvez laisser se reposer votre cerveau. Bonne journée !

lundi 30 mars 2009

Et c'est l'accident

"Ben, elle va marcher beaucoup moins bien, forcément…Mais alors, qu’est-ce que je vais devenir, moi, hein ?", demande Bourvil dans le Corniaud. De Funès lui répond : "Un piéton". Je n'en suis pas encore tout à fait là mais...

Il est aux environs de deux heures du matin, et je roule sur une petite route du Périgord que je ne connais pas bien. A une allure excessive, assurément. Bref, j'arrive dans un virage, je ne le vois pas tout de suite, je suis surpris, je tourne, la voiture file tout droit, je freine mais la voiture continue de suivre sa trajectoire, je percute un arbre, la voiture se retourne dans le fossé.
J'ai la tête en bas et le moteur tourne. J'arrête le moteur, déboucle la ceinture de sécurité, prend la clé de contact, cherche à sortir du véhicule, cherche les papiers de la voiture et remonte vers la route.
Heureusement, un copain me suivait de quelques minutes. Il s'arrête, me demande si ça va. Ça va. Bon. Il me ramène chez moi.

A présent, il faut que j'arrive à trouver un Range Rover avec un moteur HS pour en remonter un. En attendant, c'est Lib qui va être content !

range rover accident

range rover accident

range rover accident

range rover accident

dimanche 29 mars 2009

Le rat, la musique et les mathématiques

rat et musique mathématique

samedi 28 mars 2009

Atik Rahimi - Syngué sabour

C'est ma maman qui m'a prêté ce livre. J'en avais entendu parler d'une oreille distraite sur France Inter.

Bien sûr, si votre principal objectif est de vous payez une franche tranche de poilade, mieux vaut faire l'impasse sur ce livre de Atik Rahimi. Atik Rahimi est Afghan. Il est parti de son pays en 1984 (je crois) et est venu se réfugier en France. Pour ce livre, il a décidé de faire sienne la langue française. Ça nous aide bien à la compréhension du message, à nous, Français qui ne lisons pas grand chose d'autre que cette langue.
L'histoire se déroule en Afghanistan. Une femme se retrouve seule avec son mari qui est dans le coma. C'est le récit du quotidien de ces deux êtres et celui de la libération de cette femme. Enfin une libération... Disons qu'elle se permet de se libérer du poids du non-dit accumulé durant de longues années. C'est un livre qui parle de la condition de la femme dans un pays dirigé par la religion, par la folie des hommes. Il y est question de la haine de la femme, du mépris profond que les hommes ont pour elles.
Le ton du récit est lent, lancinant, douloureux. On ne prend pas vraiment plaisir à lire ce livre. Ce n'est pas une partie de plaisir. Loin de là !
Bref, faut le lire, quoi.

Atik Rahimi - Syngué sabour

vendredi 27 mars 2009

Rat le bol !

vive l'anarchie

jeudi 26 mars 2009

A 16 heures et 20 minutes

Il est 16h20 et je me demande s'il y aura un dessin pour le blog aujourd'hui. Ça me semble compromis, non ?

Le plus rigolo, c'est qu'un dessin, il y en a bien un tout prêt. Seulement, je n'ai pas envie de le publier aujourd'hui. Je fais un caprice. J'ai envie que vous vous mettiez à genoux et que vous me suppliez. Non, j'déconne !
Pour celles et ceux qui ne le savent pas encore, j'ai un problème avec ma cervelle depuis quelque temps. C'est un peu comme si on l'avait remplacé par une sorte de pâte visqueuse. Ce n'est pas douloureux mais ça ne fonctionne pas très bien. J'ai du mal à avoir des idées. Ou alors, pire encore, j'ai des idées que je perds. Ce matin, au réveil, je suis sûr que je tenais une bonne idée. Et puis, elle s'est perdue. C'est ballot.

Remarquez bien que c'est peut-être l'âge qui fait ça. C'est que je ne suis plus tout jeune, vous savez ? J'ai passé largement les quarante ans ! Je pense que c'est l'âge où il serait décent de partir sur la pointe des pieds, sans faire de bruit, et de laisser la place aux jeunes. A quoi bon conserver tous ces quasi vieillards ? Il n'y aurait que des avantages à se débarrasser de celles et ceux qui ont passé la quarantaine.
Nous serions moins nombreux sur terre. Enfin non... Pardon... Vous seriez moins nombreux. Pour moi, ce serait trop tard. Imaginez une planète où tout le monde serait encore jeune ! Plus de problème de retraite, moins de problème de sécurité sociale, des dépenses de santé maîtrisées ! Le rêve !
Moi qui suis loin d'être un parfait idiot, je pense que l'on tiendrait là la solution. Il ne reste qu'un détail qui va freiner la mise en place de cette mesure, c'est l'âge de celles et ceux qui nous gouvernent. Ils ne seront jamais d'accord. Ou alors, ils demanderont que l'on fasse des exceptions. Bref, c'est pas gagné.

mercredi 25 mars 2009

Les grandes inventions

A mon avis, mais ce n'est que mon avis personnel à moi, on ne parle pas assez des grandes inventions qui font que nous nous différencions assez clairement de la méduse pourpre des bas fonds et du ver à dents des hauts sommets himalayens. Aujourd'hui : la machine à faire des trous dans le fromage.

machine à faire des trous dans le fromage

mardi 24 mars 2009

C'est tout de même un comble !

Aujourd'hui, voilà que, pour une fois, j'avais des idées de dessins ! Seulement, l'ennui c'est que je n'ai pas le temps de les faire.

Ainsi donc, j'essaie de vous faire voir quelque chose avant ce soir. (A suivre)

lundi 23 mars 2009

En route vers le grand jour ?

Hier, un copain m'appelle par désœuvrement et m'explique sa colère. Pour lui, on va droit vers la Révolution.

Remarquez que ça fait peut-être un peu trop longtemps que nos sociétés n'ont pas connu de vraie grosse crise. On va dire quelle date pour la dernière ? La deuxième guerre mondiale ? Tout de même, ça en fait des années ! Plus de 60 ans sans grosse guerre, ça fait long.
Mon copain, il m'appelle de temps à autres. Soit parce qu'il s'emmerde, soit parce qu'il est saoul. Ça peut aussi être pour ces deux raisons ou, plus rarement, juste parce qu'il a envie de me parler. Hier, il en avait beaucoup contre notre président de la République et son premier ministre et son gouvernement. En gros, il me disait que ça n'allait pas pouvoir continuer ainsi, qu'il fallait faire quelque chose pour le pouvoir d'achat, qu'il fallait virer l'équipe actuellement au pouvoir et faire la Révolution. Avec un grand "R".
Fichtre ! Une révolution, ça s'organise pas comme ça ! Faut se réunir, faut trouver des revendications, des causes nobles, des héros et des martyrs. Après, oui, on dit au peuple qu'il faut aller casser la gueule au tyran.
Alors moi, à mon copain, je lui dis que la Révolution, je ne suis pas vraiment contre mais qu'il faudrait trouver autre chose que le pouvoir d'achat, comme raison de la faire, que ça fait un peu trop Michel-Edouard Leclerc, un peu trop "gratte-petit". Et lui, il me rétorque qu'il ne lui reste plus que 10 euros pour finir le mois. Qu'est-ce que vous voulez répondre à ça ? Je n'ai pas osé lui dire que la fin du mois était proche et que, à condition de faire très attention, il devrait pouvoir arriver en avril sans trop d'encombres. Je n'ai pas osé, je me suis dit que ça allait faire un peu désobligeant.

Et voilà qu'hier, sur France Inter, il y a des gens pas bourrés et qui ne m'appellent jamais qui disent que, selon eux, on va vers la révolution. Alors là, j'en suis resté baba. Que mon copain se laisse aller à des élucubrations, passe encore, mais que des gens sérieux qui causent dans le poste tiennent peu ou prou le même discours, là, franchement.
Bon. Maintenant, si on regarde la situation posément et si on se garde de faire dans l'excès d'optimisme, on peut pressentir que l'on va vers des moments de franche rigolade. Il a peut-être raison, mon copain. Si ça se trouve, on va vers la révolution ou la guerre mondiale. J'ai jamais connu de guerre mondiale, personnellement. Ça sera une occasion. De ce que j'en sais, faut commencer à faire des provisions. Du sucre, de l'huile, des conserves, de la farine...
L'autre jour, toujours sur France Inter, il y avait une personne qui disait que l'on allait sans doute sortir de la crise actuelle dans le courant de l'année prochaine. Sur le moment, ça m'a rassuré, vous pensez ! Et puis, il a continué en disant que si on sort de la crise, les prix de certains produits vont flamber comme jamais. En particulier les produits pétroliers et alimentaires. Et alors, je me dis que si on sort de la crise, ça peut être pire que d'y rester. C'est vraiment à n'y rien comprendre leurs trucs, là.

Si quelqu'un peut m'expliquer...

rat castrateur

dimanche 22 mars 2009

Entrons en guerre contre les "gens bien"

Aujourd'hui, je me suis dit que les "gens bien" étaient sans doute les plus haïssables de tous.

Qu'est-ce qu'un "gens bien" ? Un "gens bien", c'est une personne qui est certaine d'être dans le droit chemin. C'est quelqu'un, par exemple, qui mène une vie saine, qui mange bio, qui pollue le moins possible, qui est pour les droits de l'homme, qui est honnête et qui sait que tout cela le conduira forcément au paradis des "gens bien".
Et bien moi, les "gens bien", je ne les aime pas. D'abord parce que trop souvent, ils sont un tantinet donneurs de leçons. Et il n'ont même pas besoin de parler pour ça ! Ils se contentent souvent d'un vague regard réprobateur ou d'une simple attitude qui en dit long sur ce qu'il pense de vous et de votre façon de faire. Le "gens bien" est susceptible de se trouver partout. Même à l'hypermarché que vous fréquentez. D'ailleurs, si cela se fait, vous êtes l'un de ces "gens bien". Allez savoir. On ne le reconnaît pas si facilement que ça, le "gens bien". Il n'y a pas forcément de signe distinctif qui permette de le débusquer à coup sûr. Il peut vous ressembler, fréquenter les mêmes lieux, travailler avec vous, aller au même spectacle. Il peut être partout. Lui, il a une conscience très éveillée d'être un "gens bien". Parce qu'il s'agit d'un animal grégaire, le "gens bien" aime tout de même à se retrouver en quelques endroits où l'on est certain de les retrouver. Par exemple, le "gens bien" tendance écolo sera dans les magasins bio. A priori, les magasins bio ne sont fréquentés que par des "gens bien". Moi, je n'y mets pas les pieds.
Politiquement, le "gens bien" est plutôt de gauche. Gauche molle, gauche écolo ou gauche révolutionnaire extra-molle. Il peut aussi être de droite mais alors, très souvent, il croira en dieu. Economiquement, le "gens bien" se situe principalement parmi les classes aisées ou favorisées. Philosophiquement, il prône la tolérance et ne nourrit aucun grief particulier ni envers les minorités visibles, ni envers les pauvres. La principale préoccupation du "gens bien", c'est lui et le regard que l'on porte sur lui. Il est hyper important qu'il soit reconnu comme "gens bien". Pour ce faire, il fait preuve d'une imagination débordante. Pour s'habiller, il choisit des vêtements sobres et de bon goût qui, s'ils sont onéreux, ne doivent pas le faire trop voir. Il roule en voiture neuve mais il ne faut pas qu'elle soit trop luxueuse. Il fait très attention à tout ce qui pourrait faire douter qu'il est un "gens bien". Pas de signe ostentatoire de richesse excessive, pas de signe ostentatoire d'appartenance à une communauté en particulier. Le "gens bien" veut apparaître comme une personne "normale" selon l'idée qu'il a de la normalité, bien entendu. Pour lui, est normale une personne vivant confortablement dans un logement confortable en exerçant une profession confortable. Le "gens bien" aime le confort.

Le "gens bien" répugne à dire trop de mal tout de suite des "gens pas bien". Il le fait avec délectation mais il lui faut l'assurance que l'on l'aura poussé à le faire. Et alors, en minaudant, le "gens bien" laissera éclater le mépris qu'il conçoit à l'endroit de cette fange des "gens pas bien". Les "gens pas bien", selon l'avis des "gens bien", sont plus nombreux que les "gens bien". Manque d'éducation, manque de chance, manque notoire d'intelligence, les raisons qui ont mené les "gens pas bien" à être ce qu'ils sont sont nombreuses. Il est recommandé de toujours reconnaître que c'est vraiment la faute à "pas de chance" pour ces pauvres "gens pas bien". Il est cependant permis d'affirmer que, tout de même et malgré tout, s'ils avaient voulu...

Vous l'aurez compris, je me situe plutôt parmi les "gens pas bien". De fait, si je suis de gauche bien molle (en décomposition), je roule avec des véhicules "pas bien", je m'habille "pas bien", je pense "pas bien", mange "pas bien", boit "pas bien", parle "pas bien" et tutti quanti.

"Gens pas bien" de tous les pays ! Unissez-vous !

samedi 21 mars 2009

Deux photos prises à Azerat

Hier, j'ai eu l'idée de faire des photographies dans Azerat et de m'essayer à la photographie HDR.

Le principe de la photographie HDR, c'est de prendre plusieurs vues d'un même sujet en jouant sur l'exposition. Une prise de vue pour les hautes lumières, une pour les basses lumières et une pour les lumières moyennes, par exemple. Vous pouvez faire plus de trois prises de vue mais moi, là, dans le cas présent, j'ai essayé avec trois photographies. Une surexposée d'un diaphragme, une sous-exposée d'un diaphragme et une exposée comme l'indiquait l'appareil. Bien entendu, il est préférable de travailler sur pied et sur des sujets statiques. Il est préférable qu'il n'y ait pas de vent si vous travaillez en extérieur.
Là, j'ai choisi deux sujets proches de chez moi. Pour la première des deux images, je me suis rendu sur la retenue d'eau de l'ancien moulin et j'ai tourné le dos au soleil. J'ai donc fait trois photos comme expliqué plus avant.

azerat

Pour la seconde image, je suis allé voir le PCR garé le long de l'ancienne route nationale et, là aussi, j'ai fait trois photos.

Petit Camion Rouge

Ensuite, je suis allé voir le Mac et j'ai passé toutes ces photos à la moulinette du logiciel qtpfsgui que je ne maîtrise pas bien. J'ai fait des essais, j'ai changé quelques paramètres, j'ai tâtonné et puis j'ai enregistré ces deux nouvelles images. Il est certain que l'on peut faire mieux.
Il est vrai que je ne maîtrise pas le logiciel qui permet de faire ces images et il me semble que les sujets choisis ne sont pas ceux qui se prêtent le mieux à l'exercice de la photo hdr. Je referai des essais à l'occasion.
Il n'empêche que ces deux images ont déjà quelque chose d'assez étonnant. Il me semble que l'on a l'impression que les couleurs claquent. Vous en pensez quoi, vous autres ?

J'ajoute une image triturée avec un autre logiciel et avec une autre recherche de rendu :

Petit Camion Rouge

vendredi 20 mars 2009

C'est le printemps

Dix petits degrés chez moi, ce matin, mais aussi un beau soleil dehors ! Aujourd'hui, c'est le printemps qui arrive.

Il n'est pas très précoce, le printemps, cette année. Enfin, c'est ce qu'il me semble, quoi. Disons que, et ce n'est qu'une impression personnelle, il me semble bien que l'on ne trouve pas beaucoup de fleurs dans les jardins et que les arbres tardent à faire leurs feuilles. Oui, il me semble bien que l'hiver a été plutôt dur, cette année.
Le printemps, c'est la promesse des beaux jours qui arrivent. C'est l'un des deux équinoxes. Il y a l'équinoxe de printemps et l'équinoxe d'automne comme il y a les solstices d'été et d'hiver, c'est comme ça et on n'y peut rien changer. L'équinoxe, ça veut dire qu'il y a autant de jour que de nuit. En gros, sachant qu'une journée doit faire dans les vingt-quatre heures, ça doit faire qu'il y a douze heures de jour et douze heures de nuit. Pour les solstices, c'est soit le moment de l'année où on a le maximum de jour et c'est le solstice d'été ; soit celui où l'on a le plus de nuit et c'est le solstice d'hiver. Tenez, pour votre gouverne, cette année le printemps ne tombe pas un 21 mars. Souvent, les gens pensent que le printemps, c'est le 21 mars. Et bien pas du tout ! Même, je vous l'apprends, cela ne sera arrivé qu'une fois pour le vingt-et-unième siècle, en 2007, et cela n'arrivera plus pour ce siècle. Ça vous en bouche un coin, non ?

Donc, c'est le printemps. Enfin pas encore tout à fait. Ça arrive tout à l'heure. Mais on va dire que c'est le printemps et que c'est parti pour trois mois de printemps jusqu'à l'été. En juin, probablement. Le printemps, autrefois, on le fêtait vachement plus qu'aujourd'hui parce que, probablement, on était vachement plus proche de la nature (et surtout, on avait vachement plus conscience d'être dépendant d'elle). On se disait que, vu que ça se mettait à bourgeonner de partout, on allait enfin pouvoir bientôt bouffer à sa fin sans se faire chier à chercher des trucs pas trop pourri sous la neige. Accessoirement, aussi, on se disait que c'était une bonne occasion pour laisser parler ses sens et pour songer à se faire de la descendance. Mais tout ça, c'est bien fini et aujourd'hui, on s'en fout pas mal que le printemps soit là ou non. Sauf qu'il y a de nouvelles collections dans le prêt-à-porter, bien sûr.

Il y a des gens pour qui le printemps est la saison préférée. Moi, j'aime bien l'hiver. C'est la saison qui me mine le plus le moral, qui me donne plein d'idées noires et morbides et il se trouve que j'aime bien ça. Ça me donne l'impression d'avoir à lutter contre un adversaire à ma mesure : moi. L'hiver, il fait froid, on peste contre la maison qui veut pas se réchauffer, les pâtes qui arrivent froides sur la table, les factures de fuel ou le bois qui vient à manquer. Mais au moins, on n'a pas la canicule. J'ai toujours pensé que l'on combattait mieux le froid que le chaud. Au pire, on meurt de froid, mais je suppose que c'est mieux que de crever de chaud. Je n'ai jamais testé, ceci dit, il faut être honnête
Sans vouloir me vanter, j'ai une maison froide. Je ne sais pas trop à quoi cela est dû mais c'est un constat que l'on peut faire aisément. Ma maison est froide, c'est comme ça. Plus froide que les maisons alentours, de ce que j'en sais. Peut-être a-t-elle été construite sur l'emplacement d'un cimetière indien et qu'il y a une malédiction. Ou plutôt, sur l'emplacement d'un cimetière inuit. Mais ça revient au même. Quoi que, à la réflexion, je me demande si les Inuits enterrent leurs morts. Ça doit pas être simple, ça. Je n'ai jamais réfléchi à la question. Faudra que je me renseigne, à l'occasion.
Donc, ma maison est globalement plutôt fraîche. En été, c'est intéressant, je ne fais pas de folie en matière de dépenses de climatiseur. Pour l'hiver, je dépense ce qu'il faut pour tenter de chauffer. Pas plus que les autres, je pense, sauf que je n'ai pas un résultat très probant. Pour moi, l'idéal serait de parvenir à quelque chose aux environs de 17 ou 18 degrés. Sous les 15 degrés, je ne suis pas très confortable. Sous 12 degrés, je commence à avoir un peu froid. Là, à l'instant, je suis à 11 degrés, je viens de regarder. Je me refais du café, on sait jamais, des fois que ça me réchauffe un peu...
N'empêche que ce qui est le plus difficile, c'est de prendre sa douche. Parce qu'il faut se déshabiller, surtout ! Sinon, bon, ce serait supportable, je suppose. Et encore, j'ai de l'eau vraiment chaude, depuis que j'ai un chauffe-eau électrique ! Avant, c'était douche à l'eau à peine tiède, en hiver. Là, ce n'était vraiment pas agréable, je peux vous le dire !
Parfois, il y a des personnes qui viennent chez moi. Je vois bien qu'elles se disent qu'il n'y fait pas très chaud. Moi, ça me gêne un peu de pas pouvoir faire mieux. Ça donne pas l'impression que je cherche à être très accueillant. Après, on va pas s'étonner qu'il y ait une réputation de merde qui me colle à la peau ! Pourtant, je suis plutôt du genre aimable, moi. Bon, oui, faut pas trop me faire chier. Je n'aime pas ça. Mais je ne suis pas foncièrement méchant, non plus. Tenez, maintenant je dis même bonjour au voisin.

Alors hier, c'était la grève. J'ai fermé le blog pour l'occasion. Là où j'ai été idiot, c'est que j'ai fait un dessin pour hier mais que, vu que le blog était fermé, vous n'auriez pas pu le voir. Pas grave, je le mets aujourd'hui, ni vu ni connu... Hop !

vache en grève

jeudi 19 mars 2009

Blog en grève

greve 19 mars

mercredi 18 mars 2009

Le pape a dit

Ce cher Benoît ! Enfin ! Il marche dans les pas de son illustre prédécesseur et parvient même à le surpasser ! Gloire à lui !

On en apprend tous les jours. Ainsi, il semblerait que la capote, loin de permettre de combattre sa transmission, aiderait à la transmission du virus. Eh oui ! C'est le pape qui le dit et il s'y connaît, en la matière, c'est sûr. Je le vois bien se plonger dans des études épidémiologiques, consulter des savants les plus sérieux et parvenir à cette conclusion pleine de bon sens. Sacré Benoît ! Enfin bon...

Aujourd'hui, j'ai eu l'idée de faire un dessin sur le sujet. Mais je ne suis pas caricaturiste du tout et je ne suis pas en mesure de dessiner le pape. Alors, j'ai cherché une idée de dessin mais je n'ai rien trouvé de bien intéressant. Et puis, je suis allé sur le site de Maëster et je me suis dit que je ne ferais probablement pas mieux. Alors, j'ai laissé l'idée de faire un dessin.
Mais j'ai eu l'idée de faire un texte pour dire ce que je pensais des propos du pape. Et puis, j'ai réfléchi à ce que j'avais à dire à ce propos. Et alors, je me suis demandé si cela valait bien la peine d'en faire une tartine, de cette affaire.

Il dit quoi, Benoît ? Il dit que l'on ne peut pas régler le problème du SIDA avec des préservatifs. Finalement, il n'a pas tort. Il a dit ça comme ça, sans penser à mal alors qu'il se rendait en voyage en Afrique. Le fait que l'Afrique soit un continent où l'on compte un grand nombre de malades du SIDA est un pur hasard. Benoît, il a dit ça comme ça, parce que c'était ça qui lui est passé par la tête à cet instant là. C'est tout. Donc, il dit cette petite phrase et il en ajoute une autre qui dit à peu près que, même, la capote, ça aggrave le problème ! Et toc ! Il y a de ces fulgurances, dans une tête de pape, je vous dis pas !

Prenons ces éléments et analysons-les posément, si vous voulez bien.
La première question est de savoir si oui ou non le préservatif permet de combattre le SIDA. Prenons un(e) Africain(e) et faisons-lui sucer un préservatif durant quelques heures. Ensuite, conduisons-le auprès d'un(e) malade du SIDA et proposons-lui de "baiser" sans capote. Répétons l'opération durant quelques mois et observons. Il y a des chances non négligeables pour que la personne saine du début soit devenue malade à son tour malgré le préservatif. Le pape a raison ! Gloire à lui ! Notons au passage que cela fonctionne aussi sur d'autres continents et qu'il est prouvé que le préservatif n'a aucun rôle prophylactique assuré dans le cas du prêt de seringues et d'aiguilles souillées chez les peuplades toxicomaniaques. Et ça, on prend bien garde de le dire ! Ah ! Il est facile de s'en prendre à un vieillard vêtu de blanc !

A présent, le sujet de l'aggravation du problème. Là, j'ai eu besoin de beaucoup réfléchir pour comprendre, mais j'y suis parvenu. Le raisonnement est un peu tordu mais il vaut le coup, vous allez voir ça.
Alors, dans la caboche du pape, il y a l'idée que la capote, ça permet pas de nettoyer l'Afrique de toutes celles et de tous ceux qui vivent dans le péché. Forcément, et là on ne peut pas dire le contraire, si les hommes et les femmes d'Afrique se contentaient de forniquer dans les liens sacrés du mariage, avec leur conjoint officiel, uniquement pour l'acte de procréation, le SIDA, ne trouvant rien à se mettre sous la dent, serait bien obligé de disparaître. Logique. Et alors, c'est là où que ça devient balaise, le pape il se dit que la solution serait que tous les misérables pécheurs attrapent vite fait bien fait leur ration de SIDA et meurent rapidement. Après, hop, plus que des gens purs et plus de problème avec ça. C'est pas sot, si on y réfléchit bien ! Non ?

Malgré tout, on peut s'étonner un brin que notre pape à nous qu'on a il ait balancé ces petites phrases à l'occasion d'un voyage en Afrique et alors que le Sidaction va avoir lieu ce week-end. On rappellera aussi au passage que le SIDA est à l'origine de près de 25 millions de morts dans le monde depuis son apparition. Bref...

pape sida

mardi 17 mars 2009

La Vache, le retour !

Il y avait longtemps que je n'avais pas dessiné la Vache. Je profite de la pause de la mi-journée pour décrasser mes feutres.

vache végétarienne

lundi 16 mars 2009

Ennuyeuse journée

Je ne sais pas à quoi ça tient. Il y a des périodes où j'ai la très nette impression que les machines nourrissent quelque grief à mon égard.

Hier, c'est le iBook qui est tombé en panne. Il est victime d'une maladie connue de ces machines. Les soudures de la puce graphique sont mal faites, la puce finit par ne plus pouvoir établir correctement les contacts et la machine tombe en panne. Jusque là, je m'en sortais en enfonçant la puce incriminée dans la carte-mère en appuyant sur la coque du iBook mais hier, rien à faire. Il faudra que je le démonte un jour...

Depuis ce matin, je me bats avec deux presses numériques, au boulot. Je ne sais pas ce que je leur ai fait, mais elles m'en veulent, c'est une affaire entendue. Elles plantent, elles refusent de prendre le papier, elles sortent des impressions dégueulasses. Bientôt neuf heures que je bataille pour sortir des sets de table qu'il faudra plastifier par la suite. Remarquez, ça fait passer le temps, de s'ennuyer à de pareilles occupations. Plus d'une fois je me suis demandé s'il n'existait pas en quelque livre de lois, un articulet quelconque définissant de belle manière le droit, pour un salarié, de détruire une machine si cette dernière fait preuve ouvertement de trop de mauvaise foi. Je ne suis pas juriste et n'ai rien trouvé de bien probant sur Internet. Si jamais vous connaissez quelque chose sur le sujet...

En attendant, j'ai pris une décision forte. J'ai éteint les machines. Finie pour aujourd'hui, la plaisanterie ! On verra ça demain. Aujourd'hui, j'avais une idée de dessin mais je n'ai pas eu le temps de le réaliser, le dessin. J'ai fait un petit crayonné et j'espère que je trouverai le temps de le finir demain.

Tout à l'heure, dans trois quarts d'heure, je vais rentrer chez moi. Ce soir, je n'irai pas me coucher trop tard. J'ai eu beaucoup de mal à trouver le sommeil, la nuit dernière. Il va falloir que je trouve quelque chose à me faire à manger.

Sinon, il a fait vraiment très beau sur Périgueux. Un vrai temps de printemps ! Ce n'est pas si désagréable que ça, le beau temps.

dimanche 15 mars 2009

Lorsque vos Ferrari ne vaudront plus rien

Avec la belle crise que l'on attend, l'industrie de l'automobile semble être la première touchée. Ce n'est que justice et ça promet quelques bonnes parties de franche rigolade bien poilante.

Il y a la crise d'un côté, mais il y a aussi la pénurie de pétrole. On nous l'annonce pour les années à venir. Dans un premier temps, la demande dépassera les possibilités d'offres et l'extraction coûtera de plus en plus cher. Du coup, normalement, le prix des produits pétroliers devraient monter en flèche et l'on ne pourra plus se payer le moindre litre de carburant. Que vaudront alors toutes ces voitures qui fonctionnent avec un moteur comme on les connaît aujourd'hui ?
On a connu cela avec les appareils photographiques. Certains d'entre eux, les modèles professionnels ou haut-de-gamme, valaient très cher. Et puis voilà que la photo numérique débarque. Au début, on n'y croyait guère. C'était amusant mais il n'y avait aucun risque pour que les pixels gagnent la partie face à la vraie photographie à grand-papa, celle avec des sels d'argent, du révélateur, des agrandisseurs et tout le bazar. Et pourtant, hein ? Aujourd'hui, on trouve pour rien ou presque des boîtiers argentiques qui valaient la peau des fesses il n'y a encore que quelques années. Il ne reste plus guère que les Leica a avoir une cote importante mais là, il ne s'agit souvent que de collection.

Concernant les automobiles, les motos, les camions et tous les engins fonctionnant avec et grâce au pétrole, le problème ne manquera pas de se poser un jour ou l'autre. Il va sans doute s'agir, pour les acteurs de l'industrie automobile, de se reconvertir ou de disparaître. Pour l'heure, il ne me semble pas que nous ayons encore de vraies solutions de repli. Et pourtant, les moyens de locomotion individuels sont devenus tellement essentiels que l'on est en droit de penser qu'il faudra inventer un remplaçant au moteur à explosion. Certaines solutions existent déjà mais aucune ne me semble apporter autant de souplesse que ce que nous connaissons actuellement.
Le tout est de savoir si la crise va exploser ou non. En gros, soit on parvient à canaliser tout ce pataquès et à minimiser les dégâts, soit tout part à vau l'eau. On apprend que Continental ferme une usine de production de pneumatiques dans l'Oise ; on connaît les difficultés d'un géant comme la General Motors... Nous allons peut-être nous diriger vers un regroupement des marques, des groupes. Un groupe par pays ? Un groupe par continent ? Il est certain que cela permettrait de mieux gérer les coûts de production. Quelques modèles de véhicules et puis voilà. Plus trop de choix pour l'utilisateur mais on en aura fini avec la voiture "symbole". Elle ne se sera plus alors qu'un outil.

Ce que je me demande c'est ce que vont devenir toutes ces voitures de prestige lorsqu'il n'y aura plus moyen de les utiliser. Ce serait amusant qu'une Ferrari ne vaille pas plus qu'une boîte de cassoulet.

rat bagnole

samedi 14 mars 2009

Billet fainéant

Aujourd'hui, une fois de plus, je ne suis pas parvenu à trouver une idée pour ce billet.

Je n'y réfléchis pas à temps plein depuis ce matin, mais tout de même, j'essaie de trouver une idée depuis peu après mon premier café. Et je ne suis arrivé à rien. Alors, de guerre lasse, en fin de journée j'ai pris un bout de papier et un crayon et j'ai fait quelque chose, en laissant faire, sans idée.
L'avantage, pour vous, c'est que vous n'allez pas perdre trop de votre temps précieux sur ce blog, aujourd'hui. Voilà, voilà...

bouche trou

Il n'empêche qu'il va falloir que je me ressaisisse un peu, moi ! Hum... Demain, il y a à craindre que ce ne sera guère meilleur qu'aujourd'hui. Bon... Peut-être pour la semaine qui vient. Et puis si jamais, de votre côté, vous trouviez une idée, n'hésitez pas à m'en faire part, on ne sait jamais !

vendredi 13 mars 2009

Vendredi 13

nostradamus

jeudi 12 mars 2009

Où il est question de papier et d'autres choses

Aujourd'hui, je suis en retard pour écrire ce billet. La cause principale, c'est que je voulais vous parler de quelque chose mais que pour ce faire, il fallait que j'aille quelque part et que j'en revienne. Forcément, tout cela prend du temps ?

L'idée de départ était d'aller visiter le moulin de Larroque. Le moulin de Larroque, c'est un bien vieux moulin situé à Couze, pas loin de Bergerac, où l'on fabrique du papier depuis fort longtemps et même un peu avant. Le papier produit ici l'est à partir de fibres de coton, de lin ou de chanvre. Le principe de fabrication de ce papier est vieux. En gros, on prend du tissu de récupération, on le triture dans une sorte de bac à l'aide de ce que l'on appelle une "pile hollandaise" jusqu'à ce que ça produise une bouillie. C'est la première opération.

Moulin de Larroque

Une fois que nous avons cette pâte à papier, on la verse dans des bacs où l'on plonge des formes de tailles diverses pour obtenir les feuilles de papier. On laisse égoutter puis on place les feuilles sur des feutres puis on presse. L'eau s'évacue, on fait sécher les feuilles à même le feutre, on fait passer la feuille sèche dans une calandre pour lui donner sa planéité et voilà, vous avez votre papier prêt à l'emploi. Rien de bien sorcier, en apparence.

Les papiers

Evidemment, ce genre de fabrication très artisanale donne des papiers dit "de luxe". En fait, ils sont vendus comme papier d'artistes, pour la gravure ou l'aquarelle, ou pour d'autres usages. Ce n'est pas du papier journal ou du papier classique. Il a un prix, il est beau, il est rare.
Moulin de Larroque

Après la visite du Moulin de Larroque, passage par Monpazier, bastide du Périgord Pourpre. A l'origine anglaise, cette bastide fameuse vaut pour ses belles pierres et pour son architecture. La bastide forme un quadrilatère de 400 métres par 200 et toutes les habitations ont la même surface au sol. Chacune d'elles est séparée de sa voisine par un mince espace. C'est un lieu qui vaut le passage si l'on veut découvrir le Périgord.

Monpazier
Le centre du village est une place carrée entourée de commerces.

Monpazier
Une autre vue de Monpazier.

Monpazier
Et voilà encore une autre photo de Monpazier. Notons que Monpazier est considérée comme la plus représentative des bastides du Sud-Ouest.

Et pour finir avec cette journée de découverte du Périgord, un passage par Sarlat et une photo de la maison de la Boétie. Rien à dire de bien neuf sur Sarlat, belle ville ancienne mais pourrie de touristes et de lieux à touristes l'été. Rançon du succès...

Sarlat - maison de la Boétie

mercredi 11 mars 2009

Un rat (2)

Aujourd'hui, je n'ai pas grand chose à vous raconter. Pas grand chose à vous montrer, non plus.

Allez, parce que j'ai retrouvé un flacon d'encre indigo dans mon fatras, je l'ai utilisée, cette encre, pour le rat d'hier. Si j'avais trouvé un flacon d'eau, cela aurait fait une sorte de rat d'eau et cela aurait au moins donné lieu à un excellent jeu de mots. Au lieu de cela, il vous faudra vous contenter de cela. Bonne sieste !

le rat

mardi 10 mars 2009

Un rat...

Je ne prends pas le temps de prendre le temps, aujourd'hui. Alors, je vous fait un truc vite fait. Voilà.

Le rat est un animal qui m'attire. Il a ce côté malsain qui n'est pas pour me déplaire. Je suis certain que ce serait là un personnage que je pourrais exploiter. Hélas, il y a déjà Ptiluc qui en a fait son fond de commerce. Mince. Tant pis, hein.
Là, pendant la pause, j'ai juste eu le temps de faire ce crayonné évasif. Je me dis que ça suffira bien pour aujourd'hui.

rat crayonné

lundi 9 mars 2009

Billet de nuit

C'est l'insomnie. L'insomnie bête. Je suis censé me réveiller tout à l'heure, à six heures et je suis en train de me demander si ça vaut encore la peine que j'aille me coucher.

C'est embêtant, ça. Vous vous êtes couché tard dans la nuit, vous avez plutôt bien dormi et voilà que c'est l'heure de vous recoucher. Vous vous sentez bien un peu fatigué et vous pensez que le sommeil va arriver sans peine. Pour l'aider un peu à venir, vous lisez quelques pages et puis vous éteignez la lumière, tirez le drap sur vous et fermez les yeux.
Lorsque tout va bien, pour moi, je m'endors en un peu moins d'une heure. Moins si je suis vraiment très fatigué mais ce n'est pas courant que je le sois, fatigué. Par contre, les fois où tout va mal, c'est assez énervant. Vous êtes couché et vous comprenez après vous être tourné et retourné dans le lit que ce bon sang de sommeil ne veut pas venir. Alors, qu'est-ce que vous voulez faire d'autre ? Vous vous levez. Vous êtes levé, vous allez boire un verre d'eau et vous allez vous asseoir devant le iBook posé sur la table. Là, vous allez voir s'il s'est passé quelque chose dans le monde qui pourrait expliquer que vous ne parvenez pas à dormir. Vous allez de site en site, vous relevez votre courrier électronique, virez les spams. Vous tentez de trouver une occupation.
Et puis, vous regardez l'heure et vous vous dîtes qu'il est grand temps de faire une nouvelle tentative. Vous retournez vous allonger, vous éteignez la lumière de nouveau, fermez les yeux et attendez. Vous le savez bien que ce n'est pas gagné. Et voilà que vous vous mettez à penser à des trucs et à des machins. Et ça, vous savez que c'est la dernière chose à faire. Vous êtes au lit depuis presque une heure et le sommeil n'est pas venu. Vous allumez la lumière, prenez votre bouquin et lisez quelques pages. Vous êtes fatigué mais vous n'arrivez pas à dormir.
Vous vous relevez, retournez sur l'ordinateur et vous dîtes que, quitte à être réveillé, autant en profiter pour faire un billet pour votre blog. Au moins, vous n'aurez pas à le faire dans la journée qui arrive.
Chic ! Je vais pouvoir dormir au boulot !

dimanche 8 mars 2009

Motocyclettes

Hier soir, j'étais à l'Assemblée Générale du Clan Sanglas France.

Je ne pense pas que ce sera là un sujet qui pourra vous intéresser. Sanglas, c'est une marque de motos espagnoles. Déjà, faut le deviner que les Espagnols ont fabriqué des motos. Ça ne coule pas de source. De l'Espagne, on connaît la paëlla, la sangria, la corrida, Franco, Picasso et Dali... mais on ne connaît pas bien l'histoire de la moto de par là-bas. En soit, ce n'est pas bien grave dans la mesure où, de toutes façons, les Sanglas ne sont plus produites et que l'on ne peut donc plus en acheter chez son concessionnaire préféré.
Pour ma part, de Sanglas, je n'en ai point. Plusieurs raisons à cela. La première, c'est que j'ai autre chose à faire de mon temps et de mon argent ; la seconde, c'est que je n'ai pas le permis moto et que, du coup, bien entendu, je ne saurais que faire d'une moto pétaradante.
Pour autant, j'aime bien les motos Sanglas. Pourquoi ? Pas vraiment parce que j'ai eu l'occasion de rouler dessus. Je l'ai fait quelques fois et ce n'est pas désagréable, mais plutôt parce que j'aime bien l'ambiance qui règne au sein du Clan Sanglas France. J'y ai de bons copains que je ne vois pas souvent et ça me donne l'occasion de parler moto.
Il y a des années de cela, je croyais encore que j'allais un jour finir par passer mon permis moto et, peut-être, acheter une Sanglas. Moi, celle que je préfère, c'est la 400. Et puis, vous savez ce que c'est, on repousse à plus tard son inscription à l'auto école, on se dit qu'il y a d'autres priorités dans la vie, on convient qu'il n'est pas bien raisonnable de passer ce permis pour le moment... et on vieillit, et on se surprend à penser que l'on est plus à l'abri de la pluie et du froid dans une voiture, et puis on achète une BMW luxueuse et puis, et puis... Et puis c'est foutu, on le sait, on s'en rend compte.
La moto, c'est un sujet qui m''intéresse d'une drôle de manière. Je prends mon plaisir par procuration, avec cet engin de transport. J'aime écouter les anecdotes de ces vieux motards barbus qui sont allés en side russe jusqu'aux limites du cercle polaire ou de ces autres motards qui ont parcouru des kilomètres en accumulant les aventures incroyables.
Parfois, je lis des témoignages de personnes qui sont venues à la moto sur le tard. Je ne sais pas... Peut-être n'est-ce pas trop tard, finalement. Je vais réfléchir à tout cela.

samedi 7 mars 2009

Ecolo mais pas trop (1)

Nous n'avons qu'une planète. Cette planète, nous nous devons de la laisser dans le meilleur état aux générations futures. Une vie saine nous permet de vivre mieux. Quoi d'autre encore ? Ah oui ! Polluer, c'est mal et les OGM, c'est caca. Voilà, j'ai bien compris la leçon.

Ce que j'aime bien avec l'écologie, c'est que c'est une science évidente, simple et facilement compréhensible. Par exemple, il est très facile de comprendre qu'il est préférable de vivre sur une planète où l'on peut respirer son oxygène quotidien sans avoir à penser de payer un abonnement à la société de fourniture d'oxygène. De même, il est bien plus agréable de pouvoir profiter des merveilles de la nature, des arbres, des petites fleurs et des gentils animaux tout gentils plutôt que de ne voir tout cela que sur des écrans, en se connectant à la base de données de l'Office Mondial de Documentation. Ce que j'aime bien, avec l'écologie, c'est que l'on peut y voir soit un bel exercice de science-fiction, soit une nouvelle religion. C'est un peu comme on veut.

Il y a des modes. Dans les années 70, c'était la lutte contre le nucléaire et les 4L ou 2cv circulaient en arborant le joli auto-collant suivant :

nucleaire non merci

A l'époque, on ne pestait guère contre les 4x4 et les OGM n'existaient pas. C'était l'époque du Larzac, de la lutte contre les colorants alimentaires, du retour à la terre et de l'énergie solaire, déjà.
L'énergie solaire, ce n'est pas idiot. C'est cher, ça ne marche pas vraiment, mais ce n'est pas idiot. Bon, bien sûr, depuis on a appris à se méfier du soleil et on nous dit qu'il ne faut pas trop s'exposer à ses rayons. Mais pour faire chauffer de l'eau ou pour fournir de l'électricité, ce n'est pas idiot. Je me souviens du four solaire d'Odeillo et des espoirs d'une énergie propre et inépuisable (enfin... à l'échelle humaine).
En France, l'écologie a commencé à devenir chiante à partir du moment où le mouvement est entré dans le monde politique. Il y a eu l'inénarrable Brice Lalonde et son mouvement "Génération Ecologie" suivi par les Antoine Waechter, Cohn-Bendit, Voynet, Mamère ou Bové. De gentils baba-cool, les écolos sont devenus casse-couilles bobo. On a commencé à faire la guerre à tout et à n'importe quoi et en priorité à des symboles comme la voiture particulière ou les OGM.
Je me souviens qu'il fut un temps où le débat, chez les écolos, était de savoir s'ils devaient se placer à droite ou à gauche, dans le panorama politique. Il y avait les partisans du ni-ni et ceux qui avaient plutôt tendance à choisir l'un des deux camps. Pour moi, être écolo était forcément être de gauche. Faut dire que je me dis de gauche et que, forcément... A une époque, j'avais un très bon copain en Charente et il se trouve qu'il m'avait introduit auprès d'un mouvement écolo, dans le sud charentais. J'ai participé à quelques soirées, à quelques débats. On y buvait du vin en mangeant de la charcuterie "bio" (ou pas, ça dépendait) en refaisant le monde. On disait qu'il fallait faire gaffe à pas polluer mais, dans le même temps, personne ne critiquait ma bonne vieille Volkswagen qui consommait ce qu'elle pouvait. Ce que j'aimais bien, c'était le côté idéaliste et pas forcément très politique. C'était en province, en pleine campagne et il y avait des idées qui n'étaient pas idiotes.
En 1988, pour les élections présidentielles, je crois me souvenir que j'avais voté Voynet, au premier tour. Je l'aimais bien, Voynet, elle avait un beau sourire sur les affiches. Et puis, elle s'était clairement déclarée de gauche. Je me sentais plutôt proche des écologistes, finalement. Je triais mes ordures ménagères, faisais du compost avec les épluchures, essayais de ne pas trop consommer, aussi. Mais faut dire qu'il est plus simple de ne pas trop consommer lorsque l'on a pas trop d'argent, ce qui était le cas à l'époque, pour moi.
Lorsque Paris est passé à gauche, j'ai été heureux. Je ne suis pas de droite. Lorsque les écolos sont arrivés au conseil municipal de Paris et que l'on a commencé à parler de rendre la ville aux piétons, j'ai applaudi. Dans le fond, je suis toujours persuadé que Paris serait bien plus agréable sans toutes ces voitures. Là où l'on peut discuter, c'est sur ce qui est proposé pour que l'on puisse se passer de sa voiture dans Paris mais certainement pas du bien fondé de l'idée.

La suite une prochaine fois...

écologie

vendredi 6 mars 2009

Du vin, oui, mais du vin français !

Délaissons les fées un instant pour parler de santé publique, de lobbying et de cocorico franchouillard.

On l'a échappé belle ! Cette nuit, les députés ont étudié les textes concernant la prévention de l'alcoolisation des jeunes. Je n'ai pas suivi le dossier d'une manière scrupuleuse mais il y a tout de même un point dont on a pas mal parlé et qui m'a fait un peu réagir. Il se serait s'agit d'interdire les dégustations gratuites de vin dans le cadre des foires aux vins ou bien à la propriété. Est-ce que c'était là une crise de parano ou non, je n'ai pas lu les textes soumis aux députés.
Dans le même temps, on nous mettait en garde récemment des dangers de la consommation d'alcool, quelle que soit la quantité ou le type de produit, pour la santé.
Je ne sais pas bien depuis quand on produit du vin en France. Ce matin, sur France Inter, j'apprends que l'on en produisait déjà en Bourgogne du temps de l'Empire Romain. Jusque là, semble-t-il, on pensait que le vin avait été amené par les moines cisterciens, aux environs du 12e siècle. Moines qui ont créé les clos que l'on connaît aujourd'hui encore. Dans le Sud-Ouest, là, pas d'ambiguïté, la culture du vin est très ancienne. Alors, la question qui arrive est de savoir si le vin est un élément de ce que l'on peut appeler la "culture française" au même titre que sa gastronomie (la meilleure du monde). On apprend d'ailleurs que l'on aimerait bien que cette gastronomie française soit classée au patrimoine mondial immatériel de l'UNESCO.

tire-bouchon

Qu'est-ce que c'est que le pinard ? Le problème, dès que l'on parle d'une manière tricolore de la bouffe ou du pinard, c'est que l'on ne sait pas bien de quoi c'est qu'on cause. D'un côté, vous allez avoir les hédonistes qui discutent de coq au morilles et de vin jaune, de l'autre vous aurez ceux qui vous parleront de cubi de rouge et de jambon-purée. Manger et boire bon, c'est peut-être bien une question d'éducation et de culture mais c'est plus certainement une question de moyens financiers. Combien coûte une bonne bouteille de vin ? Il n'y a pas vraiment de limite haute mais je suppose que l'on peut trouver des bouteilles correctes aux environs de 3 euros. Juste correctes, hein ! Je ne parle pas de grand cru. Bien. Ceci ne semble pas si cher mais tout de même, si l'on y réfléchit un peu...
L'idée, c'est que pour pas mal de personnes, une bouteille à trois euros, c'est déjà un vin pour les grandes occasions. Pour ces mêmes personnes, la haute gastronomie commence souvent avec du surimi et de la mayonnaise industrielle. Je ne critique pas, chacun mange comme il veut et peut.
Pour moi, le débat de la place culturelle du vin en France est un faux débat. Croit-on sincèrement que l'on protégerait les jeunes des ravages de l'alcoolisme en évitant de les mettre en présence des dégustations de vin ? Je ne fréquente pas beaucoup les jeunes depuis que je ne le suis plus moi-même, mais il me semble avoir compris que ça n'a pas beaucoup changé depuis le temps où je l'étais, jeune. Dans les concerts, dans les fêtes, on est plus enclin à choisir de la vodka, de la bière ou du whisky pas trop cher plutôt qu'un bon Bourgogne. Allez savoir pourquoi.
Le projet de loi portait plus, il est vrai, sur l'interdiction des "open bars". Sauf parfois, dans le cadre de fêtes privées, je n'ai jamais été confronté à ce genre de pratique. Sur le fond, je suis plutôt pour l'interdiction de ces pratiques qui consistent, si j'ai bien compris, à offrir les boissons à volonté moyennant un forfait. Je ne défends certainement pas l'alcoolisme et considère, peut-être parce que je suis passé de jeune con à vieux con, qu'il est un peu bête de se tuer dans un accident de voiture à la sortie d'une soirée en boîte de nuit.
Il me semble bien que l'histoire de la place culturelle du vin dans la société française est une question difficile à trancher, finalement. Je me dis que oui, il serait bien dommage que certains vins disparaissent. Et pourtant, il est peu probable que j'aie un jour l'occasion de boire une Romanée-Conti ou un Yquem. Ce n'est pas grave. Je considère qu'il est important que ceci existe au même titre que toutes ces belles choses dont je ne pourrais jamais profiter directement. Ça fait partie d'une sorte de rêve collectif et ça constitue en partie notre identité française. Ah oui, parce que je suis plutôt content d'être Français, aussi. Et que, oui, je suis content et un peu fier d'être Français pour sa gastronomie, ses vins, sa langue. C'est comme ça.
Après, ce qui me dérange un peu, c'est qu'il y a forcément eu du lobbying de la part des producteurs de vin français. On ne parle pas de la défense des whiskies au motif qu'il y en a d'excellents. Comme par hasard, il y a relativement peu de producteurs de whisky en France. Cela me fait penser à cette étude qui date de quelques années et qui tendait à prouver que la consommation de canard gras et de vin (du Sud Ouest) était bonne pour la santé. Je pense que c'est un peu du foutage de gueule. Remarquez que l'on nous dit aussi que le régime crétois est fantastique et que les Japonais vivent vieux grâce à leur alimentation tandis que les Américains crèvent à cause de leurs hamburgers et de leurs saloperies gazeuses et sucrées à l'extrême. Il y a une justice. En revanche, on entend peu parler de l'effet de leur alimentation sur les Allemands ou sur les Anglais. Bizarre, non ?

Manger nous tue. Pour vivre, on a besoin de se nourrir. Il y a besoin d'énergie pour faire marcher la machine. On sait que la transformation des aliments en énergie nous détruit. C'est comme ça. Il est possible qu'il soit mauvais de boire du vin ou un autre alcool. Ce n'est pas possible, c'est un fait scientifique. Bah oui... C'est mauvais mais qu'est-ce que c'est bon, parfois !

jeudi 5 mars 2009

On me demande de ces choses !

On a tendance à croire qu'un dessinateur, à partir du moment où il est dessinateur, est en mesure de dessiner tout et n'importe quoi. Un bon dessinateur, peut être ; moi, non.

A l'extrême limite, je suis capable de dessiner n'importe quoi. A la condition que je puisse le faire n'importe comment, je veux dire. Là, on me demande de dessiner des fées. Déjà, les fées, c'est pas mon rayon. Moi, les fées que je connais un peu, il y a la fée Clochette de chez Disney ou de chez Loisel. Après, oui, bien sûr, je vois bien ce que doit être une fée dans l'imaginaire collectif occidental. Une personne avec une baguette magique ou un truc du genre, comme dans Pinocchio, vous voyez le genre ? Mais il y aussi tout l'univers de l'Heroïc Fantasy avec ses elfes, lutins et autres monstres. Là, je ne connais pas très bien mais il faut que je vous dise que ce n'est pas un domaine qui m'excite plus que ça non plus.
Bien. Donc, depuis hier, j'essaie de faire une fée et ce n'est pas concluant. Je vais continuer à travailler sur le sujet à temps perdu (et du temps perdu, je n'en manque pas).

pommes de terre

mercredi 4 mars 2009

De la pluie et du beau temps

Je préfère vous le dire tout de suite, si vous n'avez pas de temps à perdre, vous devriez passer votre chemin. Ce billet est ce que j'ai fait de pire en matière de manque d'intérêt.

Que pourrais-je bien vous raconter que je ne vous aurait déjà pas dit ? Ah oui, forcément, je ne vous ai pas encore entretenu de la journée d'aujourd'hui puisque, n'étant pas devin, je n'ai pas pu vous en dire trop à ce sujet hier, date de mon dernier billet. Alors, que puis-je vous dire aujourd'hui de cette journée d'aujourd'hui ?
Habituellement, lorsque l'on ne sait pas quoi raconter, il y a un sujet qui vient naturellement, c'est celui de la pluie et du beau temps. Et ça tombe rudement bien pour aujourd'hui puisque l'on peut dire que l'on a les deux. La pluie et le beau temps. Oui, parfaitement. Nous sommes en mars et les giboulées de mars sont ponctuellement à l'heure. Pour une fois qu'ils ne nous auront pas détraqué la météo, on va pas se plaindre.

Aujourd'hui, nous sommes mercredi. Le mercredi, ce qu'il y a de bien, c'est que je suis en week-end à partir de midi. Ce n'est franchement pas déplaisant. En sortant du boulot, je suis allé faire quelques courses et puis je suis rentré par les petites routes jusqu'à Azerat. Sur la route, il a plu, il y a eu de la grêle et il y a même eu un peu de soleil. Moi, j'étais à l'abri dans la voiture, ça ne m'a pas dérangé outre mesure. Et alors, j'ai fini par arriver jusque chez moi. J'ai rangé mes emplettes (principalement du café, en fait) et j'ai commencé à dessiner un truc que j'avais en tête.
A un moment, je me suis rappelé que cela faisait déjà bien longtemps que je me promettais de prendre rendez-vous chez un ophtalmologiste pour me faire vérifier les yeux que j'ai. Alors, j'ai fini par me décider à prendre le téléphone pour appeler celui que l'on m'a conseillé et j'ai appelé. Manque de chance, il se trouve que la secrétaire n'était pas présente et que le médecin se révélait incapable de trouver le cahier de rendez-vous pour me fixer une date. On ne peut pas être bon partout mais tout de même, ça ne me semble pas être là une tâche bien compliquée.
Ainsi donc, il est possible que je rappelle demain matin pour avoir ce rendez-vous. Il me faudra alors ne pas oublier de noter la date et l'heure et ne pas oublier de me rendre au rendez-vous lorsqu'il en sera temps. Je ne me souviens pas très exactement de la dernière fois que je suis allé consulté un ophtalmo. Ce dont je me souviens, par contre, c'est que je ne l'avais pas trouvé très agréable, ce médecin. Il me semble qu'il avait bâclé l'examen et que, muni de l'ordonnance, j'étais allé me faire faire une nouvelle paire de lunettes avec lesquelles je ne voyais pas mieux qu'avec l'ancienne. Je ne voyais pas correctement mais pas de la même manière qu'avec les anciennes lunettes. Du coup, j'ai décidé de, la plupart du temps, me passer du port de binocles. Je me débrouille avec mes yeux en me disant que j'ai un peu de chance d'avoir un oeil qui permet de voir à peu près de loin et un autre qui marche à peu près pour la vision de près... Mais bon, ce n'est pas forcément confortable.

Mis à part ces choses ci, je ne vois pas bien ce que je pourrais vous raconter, aujourd'hui. J'ai parlé de la pluie, du beau temps, de ma santé... Que reste-t-il donc ? J'avais bien l'idée de vous montrer un petit dessin mais je ne l'ai pas terminé. Ce que je vous propose, c'est d'en rester là pour le moment (l'heure tourne) et de vous balancer un dessin si je le termine. Sinon, j'essaie de vous le montrer demain. Voilà...

il pleut il mouille
J'ajoute un dessin que j'ai griffonné vite fait, sans idée bien précise, histoire de meubler ce billet.

mardi 3 mars 2009

Crise et récession

Cela fait plusieurs semaines que j'ai envie de parler de ce sujet mais je ne sais pas sous quel angle le prendre.

En principe, d'après ce que je comprends, nous serions en plein dedans. La crise est là. On nous balance des chiffres à longueur de journée pour bien nous le faire rentrer dans le crâne : la crise est là.
Bien. Donc, puisque l'on nous le dit, on va le croire. Oui. La crise est là. Les rangs des chômeurs grossissent de jour en jour, les industries se cassent la gueule, l'économie entre en récession. C'est la crise. "On n'a jamais vu pareille récession depuis 1944, et encore, c'était la guerre", entendais-je ce matin, à la radio, en venant au boulot. On nous dit et répète que c'est du sérieux et qu'il ne faut pas s'attendre à ce que ça aille mieux dans les mois à venir.

C'est marrant parce que j'ai l'impression que l'on a changé de politique de communication. Dans un premier temps, on a tenté de nous faire comprendre que la crise, elle ne toucherait que les USA avec leurs histoires de subprimes à la con, mais que nous autres, Européens et Français, on n'avait pas grand chose à craindre vu que nous, Européens et Français, on n'avait rien à voir avec les subprimes américains.
Mais voilà que, tout de même un peu, nos voisins commençaient à être un peu touchés par ces histoires américaines à eux qu'ils avaient. On a commencé à parler du marché du logement en Espagne et puis des banques en Grande-Bretagne... Et puis de la faillite de l'Islande. C'est tout de même pas rien qu'un état fasse faillite ! Mais bon, on nous claironnait que nous, Français intelligents, on ne risquait toujours rien. Bien.
Et puis, il a bien fallu que l'on dise un peu que, même chez nous, il y avait des choses inquiétantes. Des petites choses de rien du tout, hein ! Rassurez-vous ! Juste quelques jours de chômage économique par-ci par-là dans l'industrie automobile ou chez leurs sous-traitants. Rien de bien méchant, au fond. Mais voilà que les chiffres du chômage tombent et que c'est un peu inquiétant, tous ces nouveaux chômeurs. Il faut bien qu'ils arrivent de quelque part. Alors, on nous dit que c'est conjoncturel, que c'est parce que les dirigeants de PME anticipent la crise mais qu'il n'y a pas vraiment de raisons d'avoir peur. Et aussi, on apprend que les habitudes de consommation des ménages sont en train de changer, que l'on remet à plus tard l'achat d'un nouveau téléviseur à écran plasma, que l'on se recentre sur les achats fondamentaux, sur la nourriture, que l'on cherche les produits pas trop cher et que l'on délaisse tout ce qui est un peu luxueux. Du coup, voilà que l'on entend dire que la croissance de l'économie chinoise baisse. A la tête du Fonds Monétaire International, en fin d'année dernière, Dominique Strauss-Kahn remarquait que la vraie crise arriverait en fin d'année 2009 et continuera en 2010. Elle semble être arrivée plus tôt si l'on écoute François Fillon qui dit : "toute l'année 2009 sera une année de crise, puis il y aura un temps, au fond assez long, de remise en ordre de l'économie mondiale".

Au fond, quoi que l'avenir nous réserve, nous ne pourrons pas faire grand chose d'autre que d'attendre que ça passe... ou que ça casse. Ce qui m'étonne, dans cette histoire de crise actuelle, c'est qu'il me semble que nous n'attendons pas de discours promettant des lendemains qui chantent. J'ai l'impression que, plus ou moins, nous savons que les mois ou années à venir vont être lourdes à porter et qu'il va falloir faire avec.
Je ne suis pas bien sûr de ce qu'il faut en penser.

lundi 2 mars 2009

Imprimantes jetables

Il est treize heures et des poussières. Je profite de la pause pour m'acquitter de ce billet quotidien.

Aujourd'hui est une journée consacrée aux imprimantes. L'entreprise qui me paie mon salaire a acheté, en 2005, quelques imprimantes Hewlett-Packard laser. Je ne dis pas que ça a été une connerie parce qu'il me semble bien me souvenir que l'on m'avait contacté au moment de faire un choix et que j'avais opté pour ce modèle d'imprimante.
Et il est indéniable que, jusqu'ici, elles ont bien rempli leur mission. La qualité d'impression est tout à fait honorable, le prix des consommables pas trop élevé, tout va bien. Tout allait bien, plutôt.
En l'espace de quelques mois, elles tombent en panne les unes après les autres. Pas une panne franche, non, juste la qualité d'impression qui se dégrade, des bandes sales sur le côté de la feuille, des feuilles qui sortent froissées. Dans un premier temps, j'ai accusé l'une des personnes qui s'en servait. Elle avait imprimé une grosse quantité d'étiquettes autocollantes et, une fois, l'une de ces étiquettes s'était décollée et était venu se glisser en un endroit peu accessible. J'avais été obligé de démonter presque entièrement l'imprimante pour pouvoir extirper à la pince les petits bouts de papier coincés dans des rouleaux. Bien.
La deuxième panne a été plus embêtante. Il s'agit d'une sorte de pièce assez souple contre laquelle passe la feuille pour cuire le toner. Cette pièce était éclatée. Je n'ai pas pu réparer et l'imprimante a été déclarée en panne pour une longue période. L'autre jour, on m'appelle pour une imprimante qui imprimait mal. Effectivement, des traces marquaient un bord de la feuille. Après un démontage sommaire et un nettoyage qui n'apporta que trop peu d'amélioration, je décidais de regarder cela de plus près et m'aperçut qu'il s'agissait du même problème que sur la première imprimante. Et aujourd'hui, on me rappelle pour une autre imprimante. Là, je saute directement sur cette pièce et, vous me croirez ou non, et bien elle est abîmée elle aussi ! Oui !
Alors, moi, je me dis que chez Hewlett-Packard, ils ont pas trop mal calculé leur coup. Ces imprimantes tombent en panne les unes après les autres au bout d'un peu moins de quatre ans de service. Vous n'allez pas me dire que ce n'est pas là une faiblesse calculée au plus juste par les bureaux d'étude ?

dimanche 1 mars 2009

De la vie sur Mars !

mars

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