Ainsi donc, j'ai un nouveau jouet, un nouveau moyen de transport, un nouveau véhicule à utiliser au quotidien. Un nouvel engin à casser, aussi, peut-être.
Depuis samedi, je découvre ce nouveau Range Rover. Il est donc vert Ardennes (c'est la dénomination de la couleur chez Land Rover), il a deux portes et un peu plus de 140 000 kilomètres au compteur. Il fonctionne différemment du précédent. Plutôt mieux, il me semble. Le moteur est plus souple, moins rugueux, peut-être plus vif.
Néanmoins, parce que c'est un véhicule anglais, il n'est pas dépourvu de quelques petites bricoles en panne ou défectueuses. Hier soir, par exemple, en rentrant du boulot il faisait plutôt beau et chaud. Bien. Je baisse la vitre pour aérer l'habitacle et fais une halte dans un hypermarché où j'ai mes habitudes pour acheter du café. En repartant, puisqu'il faisait toujours chaud, je baisse la vitre de nouveau. Jusque là, tout va bien. Arrivé à hauteur de Saint-Pierre-de-Chignac, une averse surgit. Alors, je fais ce que n'importe quel idiot aurait fait, j'ai pressé l'interrupteur de la vitre conducteur pour la remonter. Et bien figurez-vous que cela ne fonctionnait plus ! C'est normal, c'est anglais.
Arrivé à Azerat, la pluie avait cessé mais la vitre était toujours baissée. Je rentre pour ranger mes courses et bientôt je commence à préparer mon repas. Pendant qu'il cuit, je décide d'aller voir ce souci de vitre. Je mets le contact, appuie sur l'interrupteur et perçois, de temps en temps, un bruit de relais. Je cherche le relais, le trouve et commence à le remuer. La vitre ne remonte toujours pas. Alors, à force de le débrancher et le rebrancher, ça a fini par porter ses fruits. C'est réparé, on va dire. Jusqu'à la prochaine fois, sûrement. Nos amis Anglais ont le sens de l'humour.
Sur ce Range Rover, il manque la serrure de la porte conducteur. Ne me demandez pas ce qu'il lui est advenu, les précédents propriétaires m'ont affirmé ne pas le savoir eux-mêmes. Je doute un peu mais passons. Or donc, me direz-vous, il n'est guère prudent de le laisser arrêté sur le bord de la route, comme je le ferais avec n'importe quel véhicule. Reconnaissons cependant que le PCR n'a jamais eu la moindre serrure et que jamais, en près de trois ans, on ne m'a volé quoi que ce soit à l'intérieur. Les gens ne sont pas tous des voleurs. Pour autant et pour ma tranquillité d'esprit, il faudra que je pense à mettre une nouvelle serrure.
Il y a aussi la montre qui ne fonctionne pas. Je vais voir ce qu'elle a. Ce peut tout aussi bien être elle qui est en panne qu'un autre petit problème électrique. Il semble que les Anglais et l'électricité ne font pas bon ménage.
Mis à part cela, franchement, il est plutôt en meilleur état que le précédent. Bien sûr, le ciel de toit se casse la gueule et le cubi-box (c'est le nom que l'on donne au vide-poche situé entre les deux sièges avant) est défoncé. Ce sont des classiques de ces véhicules. Ah ! Il y a aussi les optiques de phares qui sont un peu piqués par l'oxydation mais c'est comme ça depuis le début des Range Rover en 1970. Les Anglais sont pour les traditions.
Et puis, je garde le meilleur pour la fin. Le premier Range Rover que j'ai eu avait connu un petit problème de décharge de batterie. Des batteries rechargées à bloc ne tenaient guère plus de deux jours. J'avais acheté de nouvelles batteries, les avais installées et avais conclu au fait que le problème ne venait pas des batteries. Et puis, un jour, le problème a disparu presque par miracle. Et bien figurez-vous que le nouveau Range Rover que j'ai là me fait exactement la même chose. Mais cette fois-ci, je suis paré ! Je commence à apprendre les us et coutumes de ces véhicules. J'ai toujours une batterie de secours et des câbles de démarrage dans le coffre. Non mais ! On va pas se laisser enquiquiner par un produit anglais !
Sinon, j'ai commencé un joli dessin mais je ne pense pas que je pourrai l'encrer aujourd'hui. Je vous le réserve pour plus tard.