février 2009 (31)

samedi 28 février 2009

Des dangers de vivre

Une récente étude montre que l'on prend des risques inconsidérés en buvant de l'alcool, en mangeant de la charcuterie ou des viandes et poissons fumés, en mangeant de la viande rouge. En fait, on risque ni plus ni moins que de développer un ou des cancers !

Je suppose que cette étude est tout ce qu'il y a de plus sérieux. J'en ai entendu parler sur France Inter et j'ai lu des résumés de cette étude menée par l'INCA (Institut National du CAncer) que l'on peut trouver ici : étude (PDF|2,1Mo).
Pour moi, le sujet n'est certainement pas de chercher à justifier mes "conduites à risque" et encore moins de contester les résultats de cette étude. Des conduites à risque, oui, j'en ai. Je n'en suis pas fier. Je fume, je bois de l'alcool, je mange mal. Les cinq fruits et légumes quotidiens, j'en suis bien loin. Du moins d'une manière régulière. Les jours où je ne mange que des pâtes avec du fromage ne m'apportent pas beaucoup de fruits ou de légumes, c'est certain. Le jour où l'on me diagnostiquera un cancer, il sera bien temps de m'en mordre les doigts mais je ne pourrai pas prétendre que je ne savais pas. Bon.

Vivre, c'est dangereux. Oui, vivre c'est affronter des dangers à tous moments. Combien de fois met-on sa vie ou sa santé en danger chaque jour ? Rien qu'aujourd'hui, j'ai osé boire du café (il faudra me prouver que ce n'est pas mortel), j'ai pris la voiture (vous avez vu combien de personnes meurent dans des accidents de la route ?), j'ai plongé mes mains dans des produits chimiques (en clair, j'ai fait la vaisselle) et, surtout, j'ai fumé déjà quelques cigarettes. La logique, si l'on tient à rester en vie le plus longtemps possible et le rester en bonne santé, on devrait prendre conscience de ce que nous n'avons qu'une vie et que la souffrance n'est pas un but intéressant à atteindre. Du coup, oui, si j'étais une personne intelligente et responsable, j'opterais pour une hygiène de vie raisonnée. Je suppose qu'alors, je serais végétarien, non fumeur, non buveur, que je ferais un minimum d'exercice physique et que, ma foi, je ne m'en porterais pas plus mal si tant est que je ne m'en porterais peut-être pas mieux.

Au fond, je n'ai rien à dire pour ma défense, et je ne peux que conseiller à celles et ceux qui veulent vivre en bonne santé d'adopter ces règles pas si contraignantes. Après tout, on peut très bien se passer de viande rouge, de charcuterie, d'alcool ou de tabac. Je suppose que les buts premiers de cette étude n'étaient certainement pas de faire peur ou de donner une leçon de morale. Ce sont les journalistes qui ont sauté sur l'occasion pour faire du papier à bon compte. C'est facile de titiller la peur des gens en leur faisant sautiller un risque de cancer et de souffrances sous le nez.
Il me semble que si l'on était sûr et certain de mourir dès le premier verre de vin, dès la première cigarette, dès la première rondelle de saucisson, on ne le ferait pas. Mais seulement voilà, nous connaissons tous des personnes qui ont bu, bouffé et fumé toute leur vie et qui sont toujours présents à un âge avancé ou bien qui sont morts de tout autre chose. Il faut refuser les prophéties.

La vie est peuplée de dangers. On peut se tuer en descendant un escalier aussi bien qu'en traversant une rue ou en s'étouffant avec un noyau de cerise. Il n'y a pas de règles dans la mort si ce n'est que lorsque l'on est mort, on est mort. Nous vivons dans une société qui refuse l'idée de la mort, qui refuse la mort elle-même, et qui aimerait bien que l'on cesse de mourir à tort et à travers.
L'exemple des chiffres des "morts sur la route" est parlant. Certes, il est regrettable de mourir bêtement dans un accident de la route, surtout si l'on n'est pas responsable. Bien. Ceci étant, chercher à nous faire croire que seules les gendarmes sont à l'origine de la baisse des accidents mortels me semble un peu spécieux. C'est faire bien peu de cas des progrès réalisés dans la conception des automobiles ou des accessoires de protection pour les motards. Je ne suis pas toujours respectueux des limitations de vitesse mais j'essaie de respecter ces limitations en agglomération ou des que je comprends la nature du danger. Mais je ne cherche pas à justifier les excès de vitesse que je peux faire parfois. Ce n'est pas justifiable et, je le reconnais, la plupart du temps ça ne sert à rien de rouler vite. Mais bon, c'est comme ça. Vous êtes sur la route, il fait beau, votre voiture marche bien et vous vous laissez aller à appuyer sur la pédale d'accélérateur. Que voulez-vous que je vous dise ?

risque de cancer

vendredi 27 février 2009

On n'est jamais que ce que l'on est

En attendant d'aller me préparer une potée au chou, je liquide cette corvée du billet quotidien sur ce blog (de merde).

J'avais l'intention d'écrire un super billet très intéressant. Et puis, je me suis dit que ça allait être long à écrire et que ça ne vous intéresserait peut-être pas. Alors, parce que je déteste parler pour ne rien dire, j'ai décidé de faire un dessin, de le mettre en couleur et de le balancer ici. Comme on dit, ça mange pas de pain.

rat

Le sujet dont je voulais vous entretenir, je le réserve pour une autre fois... Peut-être pour le mois prochain. D'ailleurs, ce matin, je me disais que je pourrais noter les idées de sujets qui me viennent à l'esprit. Même, je pourrais les rédiger à l'avance et les poster quand bon me semble. C'est que j'en aurais des choses à dire ! Vous pensez bien ! Un esprit éclairé comme moi !
Bien. Sur ce, je vais vaquer à diverses occupations plus importantes. A demain !

jeudi 26 février 2009

Mon aspirateur et moi

Aujourd'hui, il fait un temps de printemps sur Azerat. Du coup, au lieu de me morfondre, j'ai eu l'idée ridicule de faire un peu de ménage.

Prétendre que je suis un maniaque du ménage serait mentir. En fait, je suis un gros dégueulasse qui, rarement, considère qu'il n'est plus supportable de vivre dans la poussière. Mais voilà que, ce matin même, j'ai considéré la situation froidement. Oui, à n'en point douter, il y avait bien besoin de faire du ménage.
Dans un premier temps, j'ai ramassé tous les papiers, livres, revues qui traînaient à même le sol et j'ai constitué un joli monticule de choses à classer. Ça, on verra ça plus tard. Chaque chose en son temps.
Ensuite, j'ai poussé la table et les chaises et je suis allé chercher l'aspirateur. Il était bien caché mais je l'ai retrouvé. Il m'aurait fallu un autre aspirateur pour enlever la poussière dont il était couvert ! Enfin bon. J'ai pris cet aspirateur, donc, et j'ai commencé à aspirer la poussière un peu partout. Assez rapidement, le réceptacle à poussière s'est retrouvé plein. Je l'ai vidé et j'ai continué mon entreprise. Et bien, vous me croirez si vous le voulez, je l'ai rempli de nouveau. C'est signe qu'il y avait sans doute besoin de faire quelque chose. Je ne suis pas mécontent de moi, sur ce coup...
Après tout cela, j'ai encore nettoyé par-ci par-là et puis je me suis dit que cela suffisait bien et qu'il ne fallait pas pousser la plaisanterie trop loin.

aspirateur

mercredi 25 février 2009

Hommage à un grand homme

Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, je voudrais mettre de côté le mauvais esprit habituel pour faire le panégyrique d'un homme, d'un grand homme, d'un maître à penser.

Cet homme, ce phare de la pensée universelle, j'ai eu la chance, l'insigne honneur, de le rencontrer. Ce moment de grâce inouïe restera, je l'espère, gravé dans ma mémoire jusqu'à la fin.
Alors que certains passent à la postérité pour des écrits (Victor Hugo ou Honoré de Balzac), pour des œuvres laissées (Vincent van Gogh ou Ludwig von Beethoven), pour des actions (le Général de Gaulle ou George W. Bush) ou pour tout autre chose (Mère Denis ou Albert Einstein), notre homme est entré au Panthéon des grands hommes sans jamais avoir eu besoin de faire quoi que ce soit. Juste, il lui aura fallu exister, être lui-même, sans plus, sans fanfaronnade. Du grand art !
Avant d'avoir la chance de rencontrer notre homme, il m'avait été donné d'échanger avec lui par la magie d'Internet. A l'époque, en quelques mots, il était parvenu à me subjuguer, moi qui ne suis habituellement pas de nature à me laisser impressionner par le premier venu. Seulement, là, comment auriez-vous voulu qu'il en aille autrement ? Il n'avait pas jugé utile de se faire passer pour quelqu'un de plus intelligent qu'il ne l'est réellement, sans esbroufe il se montrait tel qu'il était, il se mettait à nu et, sans complexe, acceptait que l'on puisse le voir dans sa nature simple d'homme simple.
Lors de notre rencontre, j'avais été ému par ce petit homme capable de bassiner un auditoire peu captivé avec des histoires sans intérêt aucun qu'il rabâchait sans cesse. Il y avait un quelque chose qui tenait du sage et du philosophe dans cette attitude. Et que dire de ces commentaires dénués de sens qu'il laisse sur ce blog ? Il y a bien quelque chose de divin chez ce personnage improbable.
Le dessin qui suit lui est entièrement dédié.

lib

mardi 24 février 2009

Siné relaxé !

Je viens d'apprendre la nouvelle sur France Inter. Siné a été relaxé dans le procès qui l'opposait à la LICRA.
Vous en apprendrez plus en achetant le prochain Siné Hebdo ou en allant sur le Blog officiel de Siné.

Le sens de l'honneur

Au Japon, il paraît que le code de l'honneur est si tellement sacré que les "mangaka" (les espèces de dessinateurs de là-bas) se font un petit "seppuku" (une sorte de suicide de chez eux) s'ils ne trouvent pas d'idée... C'est fou, non ?

Remarquez que, pour le coup, ça me donne une idée. Putain ! Heureusement que je ne suis pas Nippon (ni mauvais)...

suicide de dessinateur

lundi 23 février 2009

Journée au ralenti

Cette nuit, je n'ai pas réussi à m'endormir avant deux heures. Le souci, c'est que je me suis réveillé à six heures et que, allez savoir pourquoi, je n'avais vraiment pas envie de me lever.

Depuis pas mal de temps maintenant, il y a deux possibilités. Soit je parviens à m'endormir relativement rapidement et relativement tôt et alors, je me réveillé trop tôt ; soit je n'arrive pas à m'endormir et le réveil est là aussi, de toutes façons, trop précoce.
Ce matin, nous étions lundi et il fallait aller au boulot. Il y a des jours, comme ça, où on sent que l'on ne fera pas d'étincelles. Depuis ce matin, j'essaie de bosser comme je le peux, au ralenti, avec l'impression d'avoir la tête vide. Bien entendu, impossible de trouver la moindre idée de dessin. Mais comme la main n'est pas en mesure de produire quoi que ce soit d'un tant soit peu intéressant, ce n'est pas si grave.
Pourtant, tout à l'heure, j'avais presque envie de vous parler de cet hiver qui n'en finit pas et qui commence à m'agacer. On commence à avoir quelques belles journées, les jours s'allongent, mais ce n'est pas encore ça. Encore quelques jours à attendre pour que, au moins, le calendrier décide de passer au printemps.

dimanche 22 février 2009

Comment on fabrique les petits camions ?

On m'a demandé d'expliquer comment étaient conçus les petits camions. Un petit dessin vaut souvent un long discours.

camions en pleine copulation

samedi 21 février 2009

Petite promenade

Ce matin, comme dorénavant tous les samedis matin, je suis allé chercher du pain pour mes parents et pour moi. Parce que j'avais aussi des chutes de bois à aller chercher, j'ai pris le PCR.

Je crois que je suis trop sensible. Honnêtement. Là, ce matin, de prendre le PCR alors que je sais qu'il va sans doute partir d'ici quelques semaines, ça m'a fait tout drôle.
Je l'ai dit, je l'ai expliqué, la possession d'un PCR n'est pas une chose raisonnable ou raisonnée. N'importe quoi ou presque ferait aussi bien l'affaire si l'on s'en tient à l'aspect pratique. Même, il y a tout un tas de véhicules qui feraient mieux que le PCR dès qu'il s'agit de se déplacer sur la route. Et en consommant moins !
Mais voilà, sans garage pour l'abriter et pour le restaurer, juste pour travailler dessus et l'empêcher de finir de pourrir, je préfère m'en séparer plutôt que de le voir se délabrer peu à peu.
Le PCR, c'est une sorte de rêve de gamin. A mon âge, il est temps de passer au stade adulte, non ? Tout à l'heure, je me suis amusé à filmer ce qui sera sans doute l'une des dernières promenades que j'aurai effectué à son volant. J'essaierai de le mettre en ligne.

Maintenant, il va falloir que j'essaie de ne pas me mettre à la recherche d'un nouveau jouet. Celui qui m'a toujours plu, dans ces Renault, c'est l'ambulance ! Faites que je n'en trouve pas un tout de suite !

vendredi 20 février 2009

Trois ans !

Aujourd'hui, cela fait trois ans que ce blog qui nuit grave pompe de la bande passante sur le grand réseau mondial. Si j'en crois les statistiques, vous êtes en moyenne près de 80 à venir perdre un peu de temps sur ce blog en y restant environ 9 minutes chaque jour.
Aujourd'hui, parce que j'ai la flemme, je vous propose de me remplacer et d'écrire le billet du jour.

jeudi 19 février 2009

Vidange du Range Rover (2.5 TD | Moteur VM)

Aujourd'hui, il fait beau et j'ai enfin réussi à trouver un filtre à huile pour le Range Rover. Donc, puisque toutes les conditions sont requises et qu'il est temps de le faire, je vidange le moteur.

Faire la vidange de sa voiture, c'est globalement du niveau de l'apprenti (première demi heure). Je vais vous expliquer comment réaliser ce tour de force. Dans un premier temps, s'assurer que vous avez bien tous ce qu'il faut pour effectuer cette vidange. Dans l'ordre, nous avons donc, la quantité d'huile neuve dans les spécifications indiquées par le constructeur, un filtre à huile, un bac assez grand pour accueillir l'huile vidangée, une clé pour dévisser le bouchon de carter d'huile, une clé pour dévisser le filtre à huile, un tournevis (du moins pour le Range Rover. Il y a une durite à enlever pour avoir accès au filtre), des chiffons ou du papier absorbant.

Pour commencer, vous faites chauffer un peu votre moteur. Ce n'est pas vraiment obligatoire mais l'huile sera plus fluide et cela ira plus vite. Vous vous couchez sous le Range Rover et vous placez le bac sous le bouchon du carter d'huile. Vous prenez une clé allen de 8 et vous dévissez. Vous faites attention sur la fin parce que l'huile va être un peu chaude et que ça va tomber de haut. Un conseil, ne laissez pas votre visage sous le carter.

bouchon de vidange

Pendant que l'ancienne huile s'écoule, vous allez vous laver les mains puis vous passez à la dépose du filtre à huile. Sur le Range Rover de ce modèle, vous devez enlever une durite d'air qui mène au turbo. Vous prenez la clé à filtre et vous vous débrouillez comme vous pouvez pour dévisser ce filtre qui n'est pas très accessible.

filtre à huile

Vous êtes parvenu à bout de ce filtre à huile. Bravo ! Maintenant, avec un chiffon ou du papier absorbant, vous nettoyez bien le plan de joint au niveau du moteur. Vous déballez votre nouveau filtre et vous huilez (avec de l'huile neuve) le joint d'étanchéité. Vous vissez le filtre sur le moteur et vous serrez sans exagérer. Vous pouvez à présent remettre la durite d'air du turbo.

L'huile ne coule plus dans votre bassine. C'est que la vidange est terminée. Vous enlevez cette bassine en faisant attention de ne pas la renverser, vous nettoyez votre bouchon de vidange (vous changez le joint si vous avez pensé à en acheter un, ce qui n'est pas mon cas) et vous le revissez et serrez. Vous avez bientôt terminé !

Maintenant, vous enlevez le bouchon de remplissage d'huile et vous commencez à remplir. Pour information, le moteur du Range Rover que j'ai contient à peu près huit litres d'huile.

bouchon de remplissage

Vous remplissez et lorsque vous sentez que vous devez être proche des huit litres, vous vérifiez le niveau avec la jauge.
Le niveau doit se trouver entre le mini et le maxi. Là, le filtre à huile est vide. Si vous dépassez légèrement le maxi, ce n'est pas très grave puisque vous allez devoir remettre le bouchon de remplissage et la jauge à leur place et faire démarrer votre machine afin que, justement, le filtre se remplisse.
Vous démarrez donc votre Range Rover, vous profitez de cela pour vérifier qu'il n'y a de fuite ni au niveau du carter ni au niveau du filtre à huile et vous arrêtez le moteur. Vous vérifiez le niveau d'huile avec la jauge et vous complétez pour que ce niveau soit entre mini et maxi. C'est tout.

jauge à huile

Voilà une bonne chose de faite. Vous rangez vos outils, vous transvasez votre vieille huile dans des bidons que vous amènerez à la déchetterie, vous allez vous laver les mains, vous notez le kilométrage du véhicule et la date de la vidange et vous allez faire un tour dans la campagne pour vous assurer que tout va bien.

Range Rover 2.5 TD

Vous n'hésiterez pas à vérifier le niveau de temps à autres, et vous recommencerez l'opération dans une dizaine de milliers de kilomètres.

mercredi 18 février 2009

Réseau social ?

Il y a quelques jours de cela, une personne que je ne connais que par Internet et par le truchement d'une "mailing list" me demande si je veux devenir son ami et m'invite à m'inscrire sur Facebook. Un peu par curiosité, je vais m'inscrire sur ce truc.

Est-ce que j'ai la gueule à avoir des amis ? C'est un peu ce que j'ai envie de répondre à celles et ceux qui souhaiteraient (allez savoir pourquoi) se lier à moi par des liens d'amitié. Déjà, il conviendrait que je comprenne ce qu'est l'amitié et ça, c'est pas gagné. Je me pose la question depuis que, gamin, un copain m'avait affirmé que nous étions amis. Evidemment, nous nous sommes rapidement perdus de vue et je suis resté là avec ces histoires d'amitié, les bras ballants, sans comprendre ce que ça apportait vraiment, d'avoir un ami.
Mais on dit tellement de jolies choses sur l'amitié que ça donne envie d'essayer. Et puis, aussi, je suis un peu curieux. Alors, comme je n'arrive pas à avoir d'ami (e) (s) (es) dans la "real life", je me dis que, pourquoi pas, je pourrais peut-être bien en trouver dans ma vie virtuelle d'Internet. Et c'est ainsi que j'arrive sur le site de Facebook. Je m'inscris (il suffit d'avoir une adresse e-mail et un mot de passe), j'accepte de devenir l'ami de la personne qui m'invite et j'observe ce qu'il se passe. On me propose de devenir l'ami des amis de mon nouvel ami. Il est vrai que les amis de mes amis sont mes amis. J'avais oublié cette règle fondamentale !

Puisque l'on me le demande poliment, j'accepte d'avoir de nouveaux amis. Me voilà en l'espace de quelques minutes riches d'une poignée de nouveaux amis tout chauds (que je ne connais pas le moins du monde pour certains). Il n'y a pas à dire, c'est beau, l'amitié. Je remarque que l'on peut aussi faire la démarche de trouver des amis en faisant une recherche par leur nom, leur prénom, leur ville de résidence. Ah ? Tiens ? Pourquoi pas. Je réfléchis aux personnes que je connais un peu et lance quelques recherches. Je dois mal m'y prendre parce que je ne trouve personne. Ce n'est pas bien grave. Sans doute sont-ils juste dans l'ignorance qu'un tel réseau social existe !

A présent, s'affichent des morceaux de discussions entre amis. Vu que je ne les connais pas, je les laisse discuter dans leur coin sans m'aventurer à entrer dans la discussion. Remarquez... Je ne comprends rien de ce dont ils parlent. C'est assez décousu, ça ressemble à du chat. Je laisse faire et je me demande bien à quoi ça sert, ce Facebook. D'accord, j'ai des amis, oui. Mais j'en arrive à me dire que on peut très bien vivre sans. Je passe à autre chose, finis par éteindre l'ordinateur et me promets de revenir faire un tour sur le réseau social le lendemain.

Le lendemain, je profite d'un moment libre pour aller voir comment tout cela a évolué. C'en est peu ou prou au même point. Je commence sérieusement à me demander si je ne suis pas un peu trop bête pour comprendre l'intérêt capital des réseaux sociaux. Ou alors, mais ce serait encore plus grave, peut-être ne suis-je pas fait pour l'amitié ? Peut-être suis-je vraiment un misanthrope qui accepte les autres, peut s'avérer courtois et serviable à l'occasion, mais qui ne veut surtout pas que ça "aille plus loin". Ou alors, c'est peut-être simplement que je ne suis pas doué pour l'amitié. Ça ne va pas m'empêcher de dormir, rassurez-vous !

Le sujet n'est pas l'amitié mais les réseaux sociaux. Revenons donc à nos moutons. Un réseau social, c'est censé servir à quoi ? A permettre à des personnes qui ont les mêmes centres d'intérêt de se trouver et de partager. Sur le fond, il n'y a rien à redire à cela. Même, ça n'a certainement pas attendu l'invention d'Internet pour exister, le concept de réseau social. Autrefois, il y avait le bistro, il y avait les associations, les clubs, les groupes syndicaux ou politiques qui étaient des réseaux sociaux. Jusqu'à la famille. On peut aussi ajouter les réseaux sociaux basés sur la condition sociale qui font que les bourgeois sont entre bourgeois, les prolos entre prolos, les étudiants entre étudiants, les bidasses entre bidasses et les noyés entre deux eaux.
C'est ce que l'on appelle le "web 2.0" qui donne naissance aux réseaux sociaux. Là où ce que l'on appelle désormais le "web 1.0" ne proposait que des pages statiques mises à jour de temps à autres, le "web 2.0" se propose d'être dynamique, ouvert, interactif. Ce blog, est typique du "web 2.0". Il est mis à jour régulièrement, on le trouve facilement pour peu qu'on le cherche, il est interactif. Pile-poil dans les critères du "web 2.0" mais pas pour autant un réseau social. En effet, il est peu probable que les diverses personnes qui passent par ici se mettent à se causer les unes aux autres directement.
C'est, entre autres, les travaux de Milgram qui sont à l'origine de ces réseaux sociaux. Ces travaux tendent à démontrer que toutes les personnes sont reliées entre elles par un maximum de six personnes et que, ainsi, il serait possible d'entrer en contact avec n'importe qui en usant de ses relations. Je ne dis pas que c'est faux mais lorsque l'on réfléchit un peu et que l'on considère le temps qu'il faudrait pour que cela fonctionne réellement, on se dit que ce n'est pas gagné. Admettons que vous connaissiez une centaine de personnes et que vous souhaitiez entrer en relation avec une personne donnée que vous ne connaissez que de nom. Pas une personne célèbre, ce serait trop simple. Disons que vous voudriez entrer en relation avec Marcel Dugenou. Bien. Vous en parlez aux cent personnes que vous connaissez qui, à leur tour, vont en parler aux personnes qu'elles connaissent et ainsi de suite. En six degrés de relation, vous pourriez contacter Marcel Dugenou. Sauf que ce sera peut-être la centième personne à qui vous aurez expliqué votre désir qui aura à son tour trouvé au centième coup la personne qui... Ça peut prendre un temps assez long pour que, de votre côté, vous ayez oublié ce que vous vouliez à ce Marcel Dugenou.

Les réseaux sociaux fonctionnent sur cette escroquerie intellectuelle. Au fond, on vous fait miroiter qu'en entrant dans la danse vous allez pouvoir demander un autographe à votre chanteur préféré qui acceptera de devenir votre ami privilégié. Mais dans la réalité, vous allez devoir vous farcir une quête incessante d'amis d'amis d'amis qui, peut-être un jour, vous ouvriront une porte hypothétique vers ce chanteur. Les réseaux sociaux, c'est bidon, c'est bon pour les gens qui ont du temps à perdre.

Si je ne comprends pas Facebook, c'est aussi peut-être parce que je n'en attends rien. Je n'ai pas envie de rencontrer de nouvelles personnes, je n'ai pas envie d'avoir d'amis. Il est possible que ces réseaux sociaux là soient d'une grande utilité pour certaines personnes et que ça ne le soit pas pour moi. Un jour, il faudrait que je m'amuse à compter le nombre de personnes que je connais assez pour pouvoir débarquer chez elles à l'improviste... Ça ne sera pas brillant, comme score ! Déjà que je ne le fais pas avec mes frangins ! Des fois, tout de même, je me demande si je ne suis pas un peu sauvage, moi.

mardi 17 février 2009

La Peste, elle a un truc pour chasser le lapin

Nous autres, hommes modernes des temps présents, nous regardons avec beaucoup de condescendance nos ancêtres lointains, leurs us et coutumes et, même, à l'occasion, nous en sourions en savourant un vénérable cognac hors d'âge.

Imaginons que l'idée vous vienne de manger du lapin. Si vous n'êtes pas chasseur, vous allez en acheter hein et vous demander à votre cuisinière de le préparer ou bien vous sortez la Bugatti pour en aller manger au restaurant. Si vous êtes chasseur, vous prenez votre fusil et vous battez la campagne avant d'en aller acheter un et de demander à votre cuisinière de le préparer ou avant de sortir la Bugatti pour vous rendre au restaurant.
Mais que l'on ne s'imagine surtout pas qu'il a toujours été aussi facile de manger du lapin ! Autrefois, il y a bien longtemps, il fallait le mériter ô combien.

Peste et lapin géant

lundi 16 février 2009

Trouver quelque chose à raconter

Ce matin, je me suis réveillé tôt. J'ai bu du café et je suis parti au boulot.

Remarquez, quelque part, il est normal de travailler pour l'entreprise qui me paie un salaire à la fin du mois. Je ne dis rien, c'est normal. C'est dans l'ordre des choses, on va dire. Comme une sorte d'échange de bon procédé.
Ce qui n'est pas pris en compte, dans ce marché passé avec mon employeur, c'est que j'ai un blog à alimenter, moi ! Or donc, depuis ce matin, je suis fort occupé à faire des boulots hyper importants et super pressés et je n'ai pas eu le temps de faire un petit dessin. Par honnêteté, je dois convenir que je n'ai pas eu d'idée non plus. J'ai jeté un oeil sur l'actualité, rien ne m'a inspiré si ce n'est la possibilité que General Motors décide de se mettre en faillite.

Si vous, de votre côté, vous avez une idée en trop, n'hésitez pas à me la proposer. On ne sait jamais.

dimanche 15 février 2009

La Peste, elle découvre une loi

Peste Newton

samedi 14 février 2009

Rouge !

Toujours dans mes exercices de découverte des feutres que j'ai achetés l'autre jour, je me suis bien amusé à dessiner ce petit camion rouge.

Renault R2067 dessin

vendredi 13 février 2009

Le Macintosh a 25 ans... et je m'en fous

Cette année, le Macintosh a 25 ans. On dit qu'il est né le 24 janvier 1984. Si je continue à utiliser un Mac au quotidien, s'il est évident que le système du Mac est sans doute le meilleur système qui soit, je n'ai plus de passion pour Apple.

Il y a encore quelques années de cela, j'étais, je le pense, un vrai passionné. Je m'intéressais aux technologies et aux produits frappés d'une pomme croquée, je lisais la presse Mac, j'avais même commencé une collection d'ordinateurs. Je n'hésitais pas longtemps à les faire fonctionner, rien que pour m'amuser, sans but précis. Et puis voilà, la passion m'a quitté.

En fait, il y a plusieurs raisons à ce désamour. Je vais tenter de faire un tour de ces raisons.

Le passage aux processeurs Intel.
Il y a quelques années de cela, Apple se trouvait dans une situation désagréable. Après avoir abandonné les processeurs Motorola, l'entreprise s'était rapprochée de IBM pour se fournir en processeurs G5. On nous annonçait (une fois de plus) les "processeurs les plus puissants du monde" et des performances époustouflantes. Or, il arriva que IBM ne fut pas en mesure de faire évoluer ses processeurs comme on l'aurait souhaité chez Apple. Alors, avec un grand et gros sourire plein de promesses, on nous annonça que l'on allait changer de fournisseur et que, vraiment, le meilleur des choix possibles était celui proposé par Intel.
Pour moi, ce fut un coup de poignard dans le dos. Durant des années, on s'était moqué de Intel et de sa course à la vitesse, on nous avait expliqué que la vitesse du processeur ne faisait pas tout et que, avec les technologies "PowerPC" et "Altivec", on parvenait à faire des machines vachement meilleures que les vulgaires PC à vitesse de processeur moindre.
Passée la surprise, j'ai fini par accepter ce passage à Intel et je reconnu que ces nouvelles machines fonctionnaient plutôt pas mal. Cependant, je n'ai toujours pas digéré cette traîtrise et ne suis pas encore prêt à passer à un Mac-Intel. Je reste fidèle à mon bon vieux G4. Na.

Mac OS 10.5 (Leopard)
L'une des grandes révolutions menées par Apple fut le changement radical de système d'exploitation avec le passage de Mac OS 9 à Mac OS X (prononcer Macohèsdisse). Avec ce nouveau système, Apple faisait entrer ses ordinateurs dans le monde Unix, un monde fait de fiabilité, de sécurité et de performance. Enfin... Pour peu que l'on ait une machine assez récente et puissante pour que ça fonctionne. Personnellement, je suis passé réellement à Mac OS X avec la version troisième du système, Panther. Avant, j'avais bien fait acheter un Mac OS 10.1 par l'entreprise où j'officie, j'avais bien testé la version Bêta sur mon antique Mac G3/233, mais j'étais resté fidèle à Mac OS 9 parce que je n'avais pas de machine assez puissante pour passer à autre chose.
Et puis, j'ai acheté ce G4 équipé d'une carte accélératrice (800 MHz) et d'une carte vidéo plus puissante que celle d'origine. Au fil du temps, je l'ai fait évolué encore et encore. J'ai ajouté de la RAM, j'ai ajouté une carte PCI-IDE afin de pouvoir installer de gros disques durs, j'ai installé un graveur de DVD... et puis je suis passé à Panther (10.3), et puis, je suis passé à Tiger (10.4). Et là, je ne peux pas aller plus loin parce que ma machine ne peut pas supporter la dernière version du système. Du coup, je ne la connais pas bien, cette version de Mac OS X.
Pour pouvoir l'utiliser, il me suffirait d'acheter un Mac plus récent, voire neuf. Je suis tenté par le iMac ou par le MacPro. Pour le MacPro, ce qui m'arrête, c'est clairement une question de moyens financiers. Pour le iMac, c'est plutôt le côté "tout en un" qui, s'il est intéressant, n'empêche pas que je ne saurais alors que faire de mon écran qui fonctionne ma foi encore très bien. Donc, je remets sans cesse à plus tard l'achat d'une nouvelle machine et, pour le moment, ne prévois pas du tout de casser ma tirelire.

Les produits Apple
Cela fait quelques années que je ne me sens plus tout à fait en accord avec le catalogue des produits Apple. Dans la gamme des ordinateurs, il me semble qu'il manque une machine. Qu'avons-nous ? Tout en bas, il y a le MacMini. Il s'agit d'une toute petite machine, vendue sans clavier, sans souris, sans écran et qui est censée constituer l'entrée de gamme. Nous avons une machine certes discrète et silencieuse mais dont l'intérêt s'arrête un peu là. Un disque dur médiocre, des possibilités d'évolution quasiment nulles, un coût finalement peu intéressant si l'on achète un clavier, une souris et un écran de bonne qualité. Le MacMini n'est pas pour moi.
Ensuite, il y a le iMac. Bon, c'est sûr, c'est une machine attirante. Même pas très chère lorsque l'on regarde ce qu'elle offre. Deux modèles, pour faire simple : un 20" et un 24". Celui qui me tenterait serait le 24". J'ai eu plusieurs fois l'occasion d'en utiliser un et il est vrai que c'est une machine épatante. Seulement, comme je le disais, il me resterait alors mon écran dont je ne saurais que faire. Je pourrais bien tenter de le revendre, c'est vrai.
Ensuite, il y a le MacPro. Le MacPro, c'est la machine professionnelle. Chère, modulable, extrêmement puissante (trop ?). Ça me plairait bien, un MacPro. Mais c'est bien trop cher pour moi. On passe.

Maintenant, nous arrivons aux portables. Deux gammes, la gamme normale et la gamme professionnelle. D'un côté, le MacBook avec un modèle en plastique blanc et un modèle en aluminium et, de l'autre côté, le MacBook Pro en 15" et en 17". A ceci, nous ajoutons le MacBook Air, machine annoncée comme une "merveille technologique" mais qui a un peu le cul entre deux chaises, pour le particulier ou pour le professionnel ? Sans doute pour les deux.
Le souci, c'est que je n'ai pas besoin de machine portable. Je bouge très peu de chez moi et lorsque c'est le cas, c'est soit pour aller au boulot, soit pour aller faire des courses. Pas vraiment l'utilité d'un portable, finalement. Donc, je ne suis pas intéressé. On passe aussi.

Et on passe aux produits qui ne sont pas des ordinateurs. En premier, les iPod. Là, il y a toute une gamme. Du iPod "Shuffle" en passant par le "Nano" et le "Classic" pour finir avec le "Touch". Déjà, au temps du Walkman de Sony, je ne voyais pas l'intérêt d'un appareil permettant d'écouter de la musique en marchant. Je ne vois aucune utilité à ces machines hormis celle de pouvoir écouter de la musique dans la voiture, pour peu que l'on ait un auto-radio permettant de connecter le iPod... et d'avoir un iPod. Mais en fait, c'est aussi tout ce qui gravite autour du iPod que je n'aime pas trop. Le iTunes Music Store, par exemple. Je n'ai jamais bien compris l'intérêt que l'on pouvait trouver à acheter de la musique en ligne qui, si l'on y regarde de près, est pratiquement aussi chère que celle que l'on achète sur CD, avec un boîtier et un livret. Si j'ai bien compris, on en aurait fini avec les DRM sur le iTunes Music Store... Il n'en reste pas moins vrai que la musique que l'on aura achetée et que l'on aura mise sur son iPod ne pourra pas être transférée sur d'autres ordinateurs. Je veux bien comprendre l'intérêt des artistes, des éditeurs, des maisons de disques et de la SACEM, mais je considère que je devrais pouvoir faire la même chose avec la musique que j'achète en ligne qu'avec un CD acheté dans le commerce. Le promener et l'écouter là où je trouve un appareil capable de le lire.
Et puis, il y a un produit étrange, chez Apple. Disons que je ne parviens pas à comprendre à quoi il sert. Il s'agit de l'Apple TV. Je ne suis pas spécialement sot (je suis un sot qui se situe dans la moyenne des sots) et je sais lire un descriptif. On me dit donc que ça permet de regarder des émissions ou des programmes que l'on achèterait "à la demande". Ouais... Ben je comprends pas l'utilité.

Et nous arrivons à présent à l'iPhone. Là, je reste pantois tellement je ne parviens pas à comprendre ce que l'on peut faire d'un appareil pareil. Alors, c'est un téléphone et on peut téléphoner. C'est bien la moindre des choses. Oui. Seulement, moi, le téléphone... comment vous dire ça ? J'aime pas. C'est utile, c'est pratique, mais j'aime pas. Je mets le téléphone au même niveau d'intérêt qu'un réfrigérateur. Pratique mais c'est tout. On nous dit que ça fait aussi appareil photo numérique, que ça remplace son agenda, que l'on peut aller surfer sur l'Internet, lire ses e-mails et y répondre. Mouais. Sans doute est-ce primordial pour ces gens hyper overbookés grave. Peut-être, oui.

La politique de Apple en général
Je ne voudrais pas être désagréable et me faire lapider par une horde de Mac Users en folie, mais j'ai la désagréable impression d'assister à une sorte de "microsoftisation" des esprits, au pays de la pomme. Depuis que Apple est sortie de sa grande crise, que Steve (le sauveur) Jobs est revenu aux affaires et qu'il a redressé la barre avec brio, Apple se permet des choses que je n'apprécie pas beaucoup des masses. Je veux bien reconnaître que cette société est là pour gagner de l'argent mais il y a des pratiques que je n'aime pas. Voilà. Souvent, ce n'est rien de bien grave, notez bien. Juste ces petites choses mesquines comme de virer des ports FireWire de machines ou de ne plus livrer un accessoire avec une nouvelle gamme alors qu'il l'était avec l'ancienne. Et cette propension à vouloir nous faire changer de logiciel pour le nouveau alors que ça n'apporte pas grand chose ? Apple est mesquin.

Mais au fond, je sais bien qu'il suffirait d'un truc sensationnel pour que je recommence à dire que Apple, c'est vraiment "amazing" ! Ce dont je rêve, c'est un ordinateur puissant mais sans plus dans lequel on pourrait ajouter ou changer des éléments facilement, qui serait imaginée pour les personnes comme moi, graphistes indépendants, petites structures (...). En attendant, je reste avec mon G4 et je me dis que, tout de même, on dira bien ce que l'on voudra, mais Apple, hein, ils savent faire de sacrées bonnes machines ! Quand je pense que celle sur laquelle j'écris ce texte est sortie en 2001 ! Une antiquité !

mac blues

jeudi 12 février 2009

La Peste, elle se fout pas mal de la génétique

J'apprends récemment que deux équipes scientifiques seraient en passe de déchiffrer le génome de Neanderthal.

la Peste et neanderthal

Selon ce que l'on peut lire sur le site "futura-sciences.com", Homo Neanderthalensis et Homo Sapiens seraient bien génétiquement différents et il existerait donc peu de chance pour qu'il y ait eu métissage. Il existerait peut-être un ancêtre commun mais la séparation entre les deux lignées daterait de plus de 300 000 ans.
Pour ma part, je trouve cela très intéressant même si je me demande toujours ce qui a pu provoquer la disparition de Néanderthal. Sans doute est-ce parce que je ne suis pas scientifique du tout mais j'imagine bien une enquête policière avec la question classique : "à qui profite le crime ?".

Au fond, la question qui m'intéresse bien, est celle de savoir ce qui a permis à Sapiens de rester le seul représentant des hominidés. Mais ça, hein, c'est une autre histoire.

mercredi 11 février 2009

Un mercredi comme un autre

Ce matin, je me lève et il est quatre heures. Vu que je suis grandement en avance pour me rendre au travail, je vais me préparer du café et j'allume la radio.

Vous faites quoi, vous, lorsque vous vous réveillez trop tôt ? Moi, j'essaie de m'occuper. Habituellement, j'ai le choix entre trois occupations. Soit je dessine, soit je lis, soit je vais voir ce qu'il se passe sur Internet. La plupart du temps, tout de même, je choisis une feuille de papier et un crayon. Souvent, ça ne mène nulle part mais ça occupe.
Ce matin, j'ai pris une feuille de papier et j'ai fait deux dessins. Deux dessins qui n'ont pas d'autre utilité que de faire passer le temps. Je ne vais même pas prendre la peine de les numériser et de les mettre ici.
Tout à l'heure, dans à peine une heure maintenant, je vais aller au boulot...

A présent que j'ai terminé ma semaine de travail...

poisson rigolo

Je m'étais dit que j'allais rentrer chez moi, qu'avant j'allais faire quelques courses, et qu'après je passerai chez mes parents avant d'aller chez un copain. Finalement, je suis bien allé faire quelques courses puis je suis rentré à Azerat. J'ai changé les batteries du Range Rover et je suis passé chez mes parents. J'ai conduit ma mère faire des courses à Thenon et puis je suis revenu à Azerat. J'ai essayé de téléphoner à mon copain pour être sûr qu'il était chez lui mais ça ne répondait pas. Je réessaierai tout à l'heure.
Et alors, je me suis rendu compte que je n'avais pas fini d'écrire le billet du jour. Donc, je suis en train de le faire.

Voilà... c'est tout pour aujourd'hui, il faudra vous en contenter.

mardi 10 février 2009

Tempête ? C'est notre faute ?

Est-ce que l'activité humaine est à l'origine de ce dérèglement climatique dont on nous parle à la radio ?

Autrefois, on aurait dit que l'on avait dû faire quelque chose qui n'avait pas trop plu aux dieux. C'est que, autrefois, il fallait vraiment faire gaffe à ce que l'on faisait. On ne badinait pas avec les dieux. Dans le même temps, c'était aussi plus simple. Lorsque quelque chose déconnait, on savait que quelqu'un, quelque part, avait fait un truc pas cool. On le recherchait, le plus souvent on le trouvait, on le punissait et on passait à autre chose. Si vraiment on savait pas qui c'était qui avait fauté, on attrapait une vierge pas trop moche et on la sacrifiait. Les dieux étaient contents et les récoltes étaient bonnes.
Et puis, il y a des crétins qui ont commencé à dire que ça ne marchait pas comme ça et qu'il fallait plutôt chercher des explications rationnelles dans ce qu'ils appelaient la science. Ils se sont mis à penser que l'on allait pouvoir tout expliquer et à prétendre que les dieux, on pouvait s'en passer. Chose assez inexplicable, les dieux ont laissé faire. Peut-être en avaient-ils marre de nous, pauvres humains. Allez savoir !

Là où le truc s'est mis à déconner, c'est que la science, soit on a un cerveau qui permet de la comprendre, soit on la croit (ou non). Par exemple, prenons Einstein. Qui est en mesure de comprendre ses histoires de relativité et tout le truc ? Pas moi. Donc, j'admets. Je fais confiance à ceux qui comprennent ou prétendent comprendre et je me range à leur côtés. Honnêtement, de comprendre ou non, ça ne m'empêche pas de dormir. La science, c'est sans doute très bien, je n'en disconviens pas, mais dans la vie de tous les jours, hein, bon.

Là, on nous dit que ces tempêtes hivernales, ce n'est pas du domaine du "normal" et que, forcément, on a dû faire quelque chose qui a fâché la science ou les dieux. Imaginons un instant que l'on ait fait fausse route et que la science, en fait, ce soit les dieux d'autrefois ? Et pourquoi pas, finalement ? On essaie bien de nous le faire comprendre ainsi. Sauf que, dans une certaine mesure, on évite de trop sacrifier des vierges, de nos jours. Par contre, on n'hésite pas à se battre la coulpe et à se dire coupables ou à dénoncer des coupables. Ces histoires de dérèglement climatique qui amènerait ces tempêtes "anormales" font le bonheur de certains scientifiques. Avec des chiffres, des courbes, des photos satellites et plein d'autres choses, ils montrent que les gaz à effet de serre, le réchauffement de la planète, les voitures, les 4x4, les pets de vache, tout ça, ça entraîne ce que l'on a et que c'est bien fait pour notre gueule et que l'on avait qu'à faire attention à ce que l'on fait.

Là comme ailleurs, on est en plein dans une question de croyance que l'on appelle aujourd'hui "principe de précaution". On ne sait pas trop mais, par prudence, on va faire gaffe. On sait jamais... Des fois que... Restons vigilants ! Admettons.
Prêtons-nous à une expérience simple. Nous prenons un couteau bien pointu et le plantons entre les omoplates d'un ami consentant. Que se passe-t-il ? Qu'observons-nous ? Il se met à grimacer, il tente d'extirper le couteau et, finalement, il tombe. Mort. Répétons l'expérience avec un autre ami consentant. Il meurt aussi. Qu'en déduisons-nous ? Que le couteau est nuisible à l'amitié.
Bien. Cette expérience scientifique, si elle nuit à l'amitié, a un intérêt notable : elle est simple à comprendre. On comprend assez rapidement ce qu'il se passe, les causes et les conséquences. Il n'y a pas besoin de modélisation mathématique. C'est de la science claire et accessible à tous. Par contre, ces histoires de climat, là, c'est tout autre chose ! Déjà, il y a un peu polémique. Pas trop de polémique parce que, finalement, tout le monde est plus ou moins d'accord pour dire que c'est plutôt mal de polluer, de brûler du pétrole et tout ça. Cela doit faire bien longtemps que l'on sait que le pétrole, il n'y en aura pas pour aller jusqu'au bout de la fin du monde. Mais maintenant, on sent que peut-être bien qu'il n'y en aura plus des masses bien avant la fin du monde. Un peu comme si on était en voiture sur une autoroute, que l'on a laissé passer la dernière station-service sans faire le plein et que la prochaine est à quelques milliards d'années lumière. On est sur une autoroute, on peut pas faire demi-tour et on pressent quelque part que l'on n'arrivera pas à cette prochaine station-service avec ce qu'il reste dans le réservoir.

Polluer, c'est mal. Consommer trop de pétrole, c'est mal aussi. A cause de ça, on a des tempêtes "anormales" et c'est bien fait pour notre gueule. On peut imaginer que les scientifiques qui sont partisans de l'hypothèse d'une responsabilité humaine dans ces histoires de climat à la dérive sont dans le vrai. Imaginons. Bon. Maintenant que nous sommes prévenus que nous agissons mal, on fait quoi ? On refuse de prendre sa voiture, de se chauffer au fuel ou au gaz ou à l'électricité ? Dans le fond, ce serait sans doute pas mal de revoir notre modèle de société et de devenir un peu plus sages. Ce serait sans doute très intéressant de parvenir à faire en sorte que les hommes se sentent réellement responsables de cette planète et que, avec intelligence, ils cherchent une nouvelle voie. Cela passerait par des bouleversements économiques. Peut-être serons-nous obligés d'y venir.

Mais il y a aussi ceux qui prétendent que l'activité humaine n'est pour rien dans tout cela. Finalement, ils ne sont pas beaucoup plus ou moins crédibles que les autres. Pour les personnes qui, comme moi, ne sont pas scientifiques et ne sont pas vraiment en mesure de discerner le vrai du faux, le possible de l'improbable, il ne reste pas beaucoup de choix hormis celui de croire ou de ne pas croire. Moi, j'ai décidé de ne pas croire. Et comme j'avoue ne pas être en mesure de comprendre, je reste dans l'expectative.

lundi 9 février 2009

Le boeuf bourguignon

Le boeuf bourguignon reste l'un des grands classiques de la cuisine française. Il existe tout un tas de recettes et je vous propose la mienne.

Le boeuf bourguignon, c'est avant tout des indispensables. Il faut de la viande de boeuf pas trop sèche mais pas trop grasse, du vin rouge (de Bourgogne dans l'idéal), des carottes, des oignons, des champignons. Après avoir pas mal cherché sur Internet et dans des bouquins la recette idéale, je me suis aventuré dans une recette toute personnelle de ce plat de tradition.

bêrk

Dans un premier temps, vous prenez une bouteille de vin rouge (de Bourgogne dans l'idéal) et vous le faites chauffer dans une casserole. Lorsque le vin est presque à ébullition, vous le flambez.
Pendant que le vin refroidit, vous coupez quelques carottes en rondelles pas trop épaisses et quelques oignons en morceaux moyens. Vous coupez la viande en morceaux de quatre ou cinq centimètres de côté. Vous mettez la viande, les carottes et les oignons dans un grand saladier. Vous ajoutez un bouquet garni et quelques grains de poivre (vous pouvez aussi ajouter d'autres épices) et vous couvrez avec le vin refroidit. Vous laissez mariner tout cela au frais durant au moins douze heures (si vous pouvez le faire pour une journée entière, ça doit être encore mieux).

Votre viande a bien mariné durant au moins douze heures, et vous pouvez passer à la suite des opérations. Vous sortez votre viande de la marinade et la laissez s'égoutter. Vous réservez les oignons et les carottes. Surtout, vous ne jetez pas le vin ! Ne faites surtout pas ça, c'est hyper important !
Dans une cocotte en fonte, vous faites chauffer un peu d'huile et vous faites revenir la viande, petit à petit, en jetant la vieille huile et en en mettant de la nouvelle de temps en temps. Lorsque la viande est saisie, vous ajoutez les carottes, les oignons, quelques gousses d'ail écrasées, du sel, du poivre. Vous laissez cuire encore quelques minutes puis vous ajoutez le vin.
Vous laissez cuire à petit feu durant plusieurs heures. Là, j'ai laissé environ trois heures. Ça vous laisse le temps de faire la vaisselle.

Au bout de ces quelques heures, vous épluchez, nettoyez et coupez en deux des champignons de Paris. Dans le même temps, vous épluchez des pommes de terre que vous faites cuire à la vapeur. Alors, vous sortez la viande et les légumes de la cocotte et vous réservez au chaud. Vous laissez la sauce réduire sur un coin du feu, à découvert.
Dans une poêle, vous faite revenir doucement les champignons dans du beurre. Au moment de servir, vous versez la sauce onctueuse sur la viande, vous ajoutez les champignons et les pommes de terre.

boeuf bourguignon

dimanche 8 février 2009

Les Neverlettes, la suite de l'affaire

Il y a de cela quelques jours, je vous narrais l'histoire de ce groupe de jeunes gens qui font de la musique de punk sans être punks eux-mêmes et de mon idée de produire un dessin qu'ils ne voudraient pas.

logo pirateIls sont sept. Cinq filles et deux garçons. A eux sept, ils prétendent faire de la musique punk-rock et se produire en concert. Je n'ai rien contre, notez bien. Il faut bien que la jeunesse s'amuse. Ils m'avaient demandé de leur faire un dessin mais déclaraient aussi ne pas vouloir me payer quoi que ce soit. Sur le fond, je ne suis pas contre l'idée amusante de travailler pour rien. Le principe est valable. Sur la forme, c'est déjà plus discutable dans la mesure où le marché indiquait bien qu'ils n'étaient même pas prêt à payer un centime d'euro puisque jamais ils ne m'ont demandé combien je prendrais pour leur faire un dessin. En général, il est vrai, lorsque je fais payer un dessin, je demande plus qu'un centime d'euro. Cependant, même à soixante-dix euros le dessin, cela n'aurait pas fait plus de dix euro par tête de pipe et je considère que c'est là une somme que des personnes ayant un emploi peuvent payer. Enfin bon, là n'est pas le sujet. Ce qui est un peu agaçant, c'est bien que l'on ne me demande pas combien je prendrais.
Alors, perfidement, j'ai passé un marché stupide en demandant que l'on me paie une bouteille de Port Ellen (un whisky rare et cher) en dédommagement du temps passé à faire le dessin et en m'ingéniant à faire un dessin qui serait probablement refusé. Or, il se trouve que non seulement le dessin n'a pas été refusé et, qu'en plus, on était d'accord pour me payer cette bouteille de whisky. A mon avis, ils auraient dû se renseigner avant d'accepter, parce que ce n'est tout de même pas donné, du Port Ellen. Je vous rassure, je ne pense pas que j'aurai cette bouteille un jour.

Et moi, de mon côté, je me suis pris au jeu et j'ai considéré que ce travail serait un exercice, une façon de passer le temps. Donc, voilà le dessin encré et modifié.

neverlettes

Pour lundi, je vous parlerai de tout autre chose puisque je vous proposerai une recette de boeuf bourguignon expérimentée pas plus tard que samedi soir.

samedi 7 février 2009

Un blog qui disparaît

Tous, nous espérons que ce ne sera que provisoire. Titi m'apprend ce soir qu'il met son blog en panne.

C'est la crise. On nous l'a dit, on nous prépare au pire et cette crise n'épargne pas la blogosphère puisque j'apprends ce soir, de source bien informée, que le blog de Titi (aka le Blog pas de merde) ne répond plus. Espérons que ce ne sera qu'une absence temporaire !

La Peste, elle s'envoie en l'air avec Dino

L'avion n'existait pas encore que la Peste avait déjà comme idée de la tête d'aller voir là-haut si c'était aussi beau que le prétendaient les ptérodactyles ou les archaeoptéryx.

la Peste vole
Dessin réalisé sur papier Canson

vendredi 6 février 2009

Et si l'on allait à l'évidence ?

Quelques cafés plus tard, je me dis que ce n'est peut-être pas nécessaire d'aller chercher trop loin une hypothétique source d'inspiration. Il faut se rendre à l'évidence et savoir céder à la facilité.

Je m'appelle Michel Loiseau. Loiseau. Comme l'oiseau, si l'on veut bien y faire attention ! C'est assez étonnant que la chose m'ait échappée jusque là et qu'il ait fallu que j'attende d'avoir une bonne quarantaine d'années pour me rendre compte de cela ! C'est fou, non ?
Donc, voilà, c'est un signe du destin, faut que je dessine un oiseau. Je prends un crayon, du papier et une gomme et c'est parti. Je veux faire un personnage qui m'amuse. S'il amuse les autres, ce n'est pas très grave, mais il faut surtout qu'il m'amuse, moi. Alors, étant donné que ce qui m'amuse, ce sont les choses absurdes et ridicules, je vais tâcher de faire naître un oiseau absurde et ridicule de la mine de crayon. Je trace, je gomme, je modifie, j'essaie, je gomme de nouveau et, à un moment, ce que j'ai sous les yeux me convient.

dodo le dodo

Il y a des trucs que je ne peux pas m'empêcher de dessiner, ce sont les chaussures montantes à semelle crantée et les champignons. Je ne sais pas pourquoi mais peut-être bien que c'est juste pour rien ou parce que je considère que ce sont les choses que je dessine le mieux. Bref, passons. Ce personnage, je lui donne un nom. Parce qu'il ne ressemble pas réellement à un oiseau existant et parce qu'il me fait un peu penser à un dodo, je l'appelle "Dodo le dodo". C'est recherché, non ? Oui, je trouve aussi. Merci.
Parce que je préfère le pinceau aux feutres, je sors un vieux pinceau en poils de martre et un flacon d'encre de chine. Allez, maintenant, on passe à l'encrage direct. Là, j'ai commis la faute d'utiliser du papier de brouillon. Du coup, le pinceau ne glisse pas comme je veux et l'encre a tendance à fuser. Ce n'est pas bien grave, ce n'est là qu'un travail de recherche. J'encre et voilà ce que cela donne.

dodo le dodo

Ensuite, je vais sur l'ordinateur pour numériser ce dessin et pour le coloriser. Là, je ne sais pas bien où je vais. J'ai le sentiment qu'il serait amusant de traiter le bec comme s'il était couvert d'une chaussette (d'où le fil qui pend) mais ce n'est pas là une idée bien arrêtée. Ou alors, il faudrait que l'on comprenne mieux qu'il s'agit d'une chaussette. La couleur du plumage est ce qui me cause le plus de soucis. Je n'ai vraiment aucune idée de ce que je pourrais bien faire. Du coup, j'essaie et je m'arrête sur du jaune et du vert.

dodo le dodo

jeudi 5 février 2009

La Peste, elle vogue au fil de l'eau

Les plus sérieuses études scientifiques sont formelles, les dinosaures terrestres d'autrefois avaient peur de l'eau et étaient bien incapables d'aller pêcher les poissons dont ils pouvaient avoir envie pour le dîner.

Avoir un pote comme Dino, ce n'est pas une sinécure ! Voilà que cet imbécile de Dino exprime le souhait de manger un peu de poisson avec du riz safrané. Le riz, le safran, ça va, Dino s'en occupe. Mais il ne faut pas compter sur lui pour s'approcher de l'océan et aller chercher du poisson frais. Du coup, qui c'est qui s'y colle, c'est la Peste !

la Peste, elle navigue

mercredi 4 février 2009

Citroën préparerait le retour de la DS

On dira que c'est VolksWagen qui a ouvert le bal avec sa "New Beetle" qui faisait revivre la célibrissime coccinelle. Et puis, il y a eu la nouvelle Mini, la nouvelle FIAT 500. On apprenait hier que PSA voudrait sortir une nouvelle DS.

Lorsque les bagnoles ne se vendent plus, les constructeurs se grattent la tête à la recherche d'idées neuves. A force de gratter, on creuse, et plus on creuse, plus on trouve des idées anciennes.
Cette fois-ci, le groupe PSA chercherait à nous refaire le coup de la DS. Je n'ai rien contre la DS et je considère même que c'est là l'une des plus belles réussites de l'industrie automobile. A sa sortie, elle était révolutionnaire. Des suspensions oléo-pneumatiques, de la traction avant, des roues indépendantes partout, une ligne aérodynamique, une boîte de vitesses semi-automatique et j'en passe et oublie. C'était une voiture qui tranchait résolument avec les 403 de chez Peugeot, les Frégate de la Régie Nationale des Usines Renault ou encore les Ariane 4 de chez SIMCA ! On la disait dotée d'une tenue de route exemplaire et rapide.
Sa production a été arrêtée en 1975 alors que sa remplaçante, la CX, était déjà chez les concessionnaires. Parmi ceux qui ont eu l'honneur de rouler en DS (ou dans sa déclinaison plus populaire qu'était l'ID ses descendantes), il y a ceux qui conservent un souvenir émerveillé de ces moments et ceux qui se souviennent surtout avoir été malade.
Mon père a eu une DS. Une DS 19 Pallas gris métallisé de 1968 immatriculée 48 KS 24 (si mes souvenirs sont bons). C'était l'ancienne voiture du maire de la Bachellerie et elle n'avait pas été achetée trop chère en ces débuts d'années 80. Je me souviens de son intérieur en velours rouge et des tapis de sol montés sur mousse. Je me souviens aussi du petit levier de vitesses, au dessus du tableau de bord, et du champignon qui faisait office de pédale de frein et qui était assez redoutable lorsque l'on était pas habitué. Je me souviens des allers-retours entre la Bachellerie et Conflans-Sainte-Honorine et de la consommation respectable de l'engin. Je me souviens aussi des problèmes de suspension et d'hydraulique...
Aujourd'hui devenue pièce de collection, on ne voit plus beaucoup de DS sur nos routes. Cela pourrait changer puisque PSA s'apprêterait donc à sortir une nouvelle DS.

DS Citroën

Qu'attendre de cette nouvelle DS ? Pour moi, une nouvelle DS n'aurait de sens que si elle reprenait le concept de l'époque, la ligne de l'époque, et qu'elle était pourvue de quelques uns des modernismes d'aujourd'hui. Il ne faudrait pas dénaturer le modèle. Une DS d'aujourd'hui pourrait sans doute être équipée d'un moteur Diésel (bien que je n'aime pas beaucoup ça), de l'ABS et de dispositifs d'aide à la conduite, mais il ne faudrait pas que ce soit au détriment de ce qui fait les spécificités de la DS. Les clignotants arrières se devraient d'être perchés en haut du pavillon, le capot devrait être long et plongeant, les voies avant et arrière devraient être différentes... Il y a peu de chances pour que l'on voit ça sortir des chaînes de production.
Mais si l'on regarde bien, Citroën nous a déjà fait le coup de sortir des automobiles aux noms d'anciennes voitures de la marque avec les C4 et C6 ! Et que dire de cette hideuse C3 censée rappeler la 2CV ? Ça oui, sortir une nouvelle 2cv, ce serait une bonne idée ! Pourquoi ne pas le faire ? C'est simple. Sortir une nouvelle 2cv, ce serait sortir une voiture relativement bon marché, facile à entretenir soi-même, robuste et fiable, légère et peu gourmande. Quel serait l'intérêt économique. Non, à n'en pas douter, PSA va peut-être sortir cette nouvelle DS, mais ce sera juste pour redorer la blason de la marque aux chevrons, pour lui donner un "haut de gamme".

mardi 3 février 2009

Rien qu'un dessin pour tester ces feutres de malheur

rat et fromage

Tiens ? Il n'a pas de queue, au fait.

lundi 2 février 2009

Sid Vicious est bien dead

J'ai entendu cela ce matin sur France Inter, c'est aujourd'hui l'anniversaire de la mort de Sid Vicious survenue le 2 février 1979 à New-York.

Avoir des idées, c'est à la portée de n'importe qui

Les quelques rares envies de faire de la bande dessinées ou d'écrire un roman ont toujours eu pour origine un album de BD ou un roman que j'étais en train de lire ou que je venais de lire. D'un coup, tout semble si simple. Vous avez compris comment le romancier a construit son roman, vous comprenez comment ce dessinateur, ce scénariste, a bâti son histoire et vous vous dites que, finalement, il n'y a rien de bien sorcier dans tout cela.

Si j'savais faire, c'que j'voudrais faire, c'est écrire des romans (à succès). La BD, c'est sûr, j'aime bien mais je ne me sens pas capable d'en faire. Je ne sais pas pourquoi, c'est comme ça. Je crois que je trouve cela trop fastidieux. Par contre, oui, écrire un putain de bon roman que le lecteur ne peut pas lâcher avant la dernière page, ça oui, ça me botterait et pas qu'un peu.
Et il se trouve que mes tentatives dans l'un ou l'autre de ces domaines se sont soldées par des échecs retentissants. Enfin retentissants pour moi, hein. Le monde de l'édition s'en est très bien relevé et, même, n'a jamais eu vent de ce qui se tramait en mon chez moi. Et alors, je me demande bien pourquoi il y en aurait qui parviendraient à écrire et à dessiner des histoires, parfois fort mauvaises, et que moi, je ne serais pas capable d'écrire ou de dessiner une histoire au moins à peine plus mauvaise. C'est vrai que c'est là un mystère qui m'agace pas mal et j'aimerais assez trouver une explication un peu rationnelle à ce truc qui dépasse l'entendement. Qu'est-ce qu'ils ont de plus que moi, ces auteurs ? Hein ?

Et bien, je vais vous le dire ce qu'ils ont en plus : des idées ! Ça a l'air de rien, dit comme ça mais ça fait toute la différence. Vous pouvez me croire. J'ai bien étudié la question et j'en suis arrivé à la conclusion que l'idée était bien la chose la plus importante dans toutes ces histoires. Tenez, prenez une personne qui sait écrire, qui connaît bien les accords et les mots qui sonnent bien ou encore un dessinateur qui sait tenir un crayon et vous dessiner une pomme ou la bataille de Waterloo sur un coin de comptoir au bistro. Bon... S'ils n'ont pas d'idée, ils n'arriveront à rien de bien intéressant. C'est moi que je vous le dis et c'est pas des conneries.

Et donc, il se trouve que des idées, moi, j'en ai pas un début d'approche de commencement. Dans ma cervelle, c'est un peu comme si on avait passé un bon coup de mixer énergique. J'ai beau me creuser les méninges et me gaver de café, les idées ne viennent pas. Autrefois, nos ancêtres croyaient dur comme fer à la génération spontanée et il a fallu que Pasteur (Louis) débarque et dise :

"Tûût, tûût, tûût ! Pollope ! Tout ça, ce ne sont que bêtises et billevesées et j'ai idée que je vais vous le montrer, mes braves !"

Et là, si vous avez été un tant soit peu attentif à ce que je vous raconte, vous aurez noté que Pasteur a le pressentiment d'une idée. Et comme il tend à démontrer que la génération spontanée n'existe pas (bon, lui, son truc, c'était plutôt les microbes mais ça ne gâte pas la démonstration), il démontre qu'une idée ne vient pas toute seule, du style "bonjour, j'ai vu de la lumière et je me suis permis de franchir l'huis de votre cervelle".
Et si l'idée ne vient pas d'elle-même, c'est sans doute que soit il faut aller la chercher, soit elle est déjà là. Et oui ! Et alors, moi qui cherche des idées, je peux vous le dire, ça sert à rien de chercher. Les idées, ça se trouve pas comme qui dirait sous le sabot d'un cheval. D'autant plus que des chevaux, de nos jours, ça court pas les rues. Non, c'est certain, vous n'aurez des idées que si votre cervelle est déjà pourvue en idées à votre naisssance. C'est dur et ça fout en l'air tous les principes d'égalité mais c'est comme ça.
Il y en a qui n'auront, de par leur naissance, qu'une idée. C'est comme ça aussi. Ils auront une idée et, assez souvent, ils la gaspilleront bêtement. J'ai eu un copain, il y a longtemps, à l'école maternelle, qui avait une idée. Une seule idée. Cette idée, c'était de regarder la petite culotte de Virginie. Bon... Il a bousillé son idée idiotement dans la mesure où son idée (qui, fondamentalement, n'était pas pire qu'une autre) s'est soldée par une gifle et une mise au piquet pour le restant de la journée. Je ne sais pas ce qu'est devenu ce copain mais nous pouvons gager qu'il n'aura pas fait d'étincelles dans sa vie professionnelle. Il est peut-être devenu agent de la circulation, député socialiste ou musicien.
Il y a aussi le cas de la personne qui n'a qu'une idée et qui la garde toute sa vie durant. C'est ce que l'on appelle une idée fixe. Ça donne le pire comme le meilleur. A cause de leur idée fixe, certains vont consacrer leur vie à résoudre le théorème de Fermat et d'autres à prouver que la race blanche européenne et catholique est très nettement supérieure aux autres. Ne blâmons pas trop les matheux qui perdent leur vie à de si stupides occupations et disons-nous bien que nous ne choisissons pas notre ou nos idées.
Et puis, il y a aussi celles et ceux qui ont beaucoup d'idées. J'ai connu une personne qui en avait plein. Il en avait tellement que l'on pouvait avoir l'impression qu'il transpirait des idées de partout. Il ne pouvait pas vous parler sans s'exclamer d'un coup qu'il venait de trouver une idée ! "Je viens d'avoir une idée, disait-il, tu vas payer ta tournée et après tu en remettras une !". J'aimais pas beaucoup ses idées. Souvent, elles me foutaient dans la panade. Un jour, il a eu l'idée que je lui prête 500 euros et après, je ne l'ai jamais revu.

A n'en point douter, moi, au moment de la distribution des idées, j'ai pas été bien servi. Je ne dis pas que je n'en ai pas une. Je dis même que j'en ai quelques unes mais que, pfff, elles sont vachement pas terribles. Faut pas compter sur moi pour avoir une idée pour sauver la planète ou pour supprimer la faim dans le monde ou encore pour empêcher la tempête dans les Landes. Pour tout ça, j'ai rien dans le ciboulot. Moi, mes idées, elles sont plus terre-à-terre. Il y a l'idée d'aller se coucher quand je suis fatigué ou de manger quand j'ai faim. C'est du basique mais c'est bien utile dans la vie de tous les jours.
Un jour, j'ai acheté un bouquin d'un type qui disait qu'il avait un truc pour développer les idées dans la tête. Ça avait l'air de marcher puisque lui, il avait eu l'idée d'écrire ce livre et que moi, je ne l'avais jamais eue, cette idée. Alors, j'ai eu l'idée d'acheter son livre et de me développer des idées à moi. J'ai lu le bouquin et je suis resté très perplexe. Dans son bouquin, il disait qu'il fallait se mettre un bonnet en laine avec un ponpon sur la tête durant au moins quinze heures par jour en se concentrant sur la germination des idées du dedans de sa tête. Il avait une théorie que les idées, on en avait tous plus ou moins le même nombre mais que, chez quelques personnes, c'est comme si c'étaient des oeufs d'idées qui n'avaient pas éclos et que, donc, du coup, suffisait de monter un peu la température du crâne pour que ça naisse de partout.
Moi, j'étais bien un peu dubitatif parce que je me disais que, dans ces conditions, il y aurait forcément plus d'idées dans les pays chauds que dans les pays froids comme le Groënland ou Azerat-chez-moi. Et puis, tout de même, vu que j'avais payé le livre et que je ne voulais pas me donner l'idée que je m'étais fait avoir par un aigrefin, j'ai eu l'idée de tout de même croire un peu à sa théorie. Et j'ai acheté un bonnet à ponpon que j'ai porté au moins quinze heures par jour sur la tête. J'osais plus sortir de chez moi tellement je me sentais ridicule. Et puis aussi, ça grattait pas mal, sous le bonnet. Au bout de quelques jours, j'ai eu l'idée que ça n'allait pas être facile de cohabiter, le bonnet et moi. Je vous explique. Grosso modo, j'ai besoin de huit heures de sommeil. Au départ, je me disais que j'allais porter le bonnet pendant que je dormais et qu'il ne me resterait plus que sept heures à trouver pour compléter les quinze heures requises. Il me restait alors neuf heures par jour pour aller sans bonnet où bon me semblait. Mais ça n'a pas marché ! Le premier matin de la première nuit à bonnet, je me suis réveillé comme d'habitude, fatigué. Je me suis levé et je suis allé me faire du café. Et là, je remarque en me passant la main dans les cheveux que je n'ai pas de bonnet sur la tête. Il était tombé durant la nuit ! Il fallait donc que je porte le bonnet durant 15 heures puisque j'étais bien incapable de dire combien de temps il était resté sur ma tête cette nuit là. Je téléphone au bureau et j'invente un embarras quelconque pour ne pas y aller. La journée passe avec le bonnet sur la tête et je vais me coucher de nouveau. Au réveil, je vous le donne en mille, le bonnet gisait au bas du lit. Encore une fois, j'appelai pour dire que je ne pouvais aller au boulot. Le lendemain matin, pareil. Le surlendemain, le bonnet était sur la tête au réveil. J'avais pris soin de l'attacher solidement avec une paire de bretelles. Je pus enfin me rendre au travail. Avec satisfaction, je notai qu'une idée avec des bretelles était née du port du bonnet. Ce livre n'avait pas été écrit par un charlatan !

Après trois mois de port du bonnet à ponpon et de vie sociale assez réduite (je refusais systématiquement de répondre aux invitations ou d'inviter moi-même), je fus en mesure d'aborder la deuxième étape de "revitalisation du processus d'éclosion des idées" du Professeur Angelmann. A présent, il convenait d'affirmer vingt fois par jour, à des personnes que l'on avait à rencontrer dans sa vie quotidienne, au travail comme chez la boulangère ou dans le métro, que l'on venait d'avoir une "idée géniale". Et ceci même si c'était totalement faux. Le but de la manoeuvre était de créer une sorte d'émulation, une sorte de bouillonnement du cerveau susceptibles de faire naître plein d'idées nouvelles. Il fallait affirmer avoir des idées avec aplomb et ne pas craindre que l'on vous demande de quoi elle était faite, cette idée géniale. Le Professeur donnait le truc imparable pour se sortir de cette situation si en vérité, vous n'aviez pas d'idée géniale au moment précis. Il suffisait, écrivait-il, de fixer la personne et de lui dire d'un ton grave que cette idée géniale devait d'abord être communiquée aux hautes sommités scientifiques de votre pays tout en posant une main sur votre coeur et en laissant couler une larme (facultatif toutefois, le coup de la larme). De cette période, je me souviens que l'on a réellement commencé à se poser des questions quant à ma santé mentale, au travail. Plusieurs fois par jour, je m'exclamais "Je viens d'avoir une idée géniale" et je continuais à enlever les agrafes des liasses de documents que l'on déposait sur mon bureau. Je fus même convoqué pour un entretien avec le chef de bureau qui me demanda de me calmer un peu.

La troisième et dernière étape du programme a sans doute été la plus excitante et enthousiasmante. Elle consistait dans un premier temps à refuser toute idée qui ne venait pas directement de soi. Au travail, ça ne s'est pas très bien passé. J'ai été mis assez rapidement à pied puis on m'a licencié pour faute grave. En partant, pour bien leur faire sentir à tous que c'était une idée à moi, j'ai claqué violemment la porte. Au restaurant, une fois que l'on voulait m'imposer l'idée de manger un steak-frites au motif que c'était toujours ce que je prenais (avec une salade de betterave rouge en entrée) j'ai exigé en faisant un beau scandale que l'on m'amène une andouillette-frites. Bon... Je ne me souvenais pas que je détestais l'andouillette mais je n'avais pas eu d'autre idée. Dans ce livre, le Professeur Angelmann dit bien que, au départ, on peut avoir des difficultés à maîtriser sa production d'idées. Pour ma part, je crois que j'ai plutôt été influencé par le monsieur de la table d'à-côté. C'est à vérifier. Pas dans ce restaurant, en tout cas. Je n'y mets plus les pieds depuis que le serveur me regarde d'un oeil mauvais.
Dans un second temps, cette étape exigeait que l'on cherche à mettre en pratique ses idées quelles qu'elles fussent et à quelque heure que ce soit. J'ai commencé à vraiment me sentir bien, à me sentir vivre, à me sentir moi. Les idées ont fusé et je parvenais presque à toutes les maîtriser. J'avais l'idée de boire un café, je me faisais un café sur l'heure. J'avais l'idée de sortir me promener dans le square ? Je le faisais. J'avais des millions d'idées à disposition et je les sentais se bousculer au portillon. Un matin, j'ai eu l'idée de enfin me consacrer à ce que je voulais le plus faire au monde. Ecrire des romans ou faire de la bande dessinée. J'ai eu l'idée de prendre du papier et j'ai eu l'idée de prendre un crayon. Et alors, sans qu'elle prévienne, l'idée de créer un personnage de bande dessinée est arrivée ! C'est fou ce que la vie est simple, quand on a des idées à soi !

une idée à moi

dimanche 1 février 2009

Il était là !

On m'avait dit que ce n'était pas certain du tout que je le croise dans les rues piétonnes. Moi, j'étais à Angoulême pour voir un copain et pour tenter de trouver des feutres à dessin. Pas pour le festival. Mais disons que, en période de festival, il est assez difficile d'ignorer totalement qu'il a lieu.
Ainsi donc, après avoir eu bien des difficultés à trouver un endroit où me garer, je me dirige vers le centre-ville pour dénicher un magasin que l'on m'avait indiqué où il serait bien possible que je trouve ces feutres.
Ces feutres, j'en avais trouvés sur Internet. La pochette de quatre était environ à 8,50 euros et j'avais failli passer commande sauf que les frais de port étaient plus chers que la pochette de feutres et que ça m'avait arrêté.
Je n'avais pas trouvé ces feutres sur Périgueux et je me disais que, à Angoulême, ville de la BD, il serait bien étonnant que je n'en trouve pas. Et donc, vu que j'étais à Angoulême pour autre chose, autant en profiter pour chercher ces feutres. J'ai trouvé le magasin facilement... et les feutres aussi. A 7,90 euros la pochette de quatre. Comme quoi, on ne fait pas toujours les affaires que l'on pense, sur Internet !

On m'avait dit que ce n'était pas certain du tout que je le croise dans les rues piétonnes. Et pourtant, je l'ai croisé, Hergé !

hergé

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