Lorsque vos Ferrari ne vaudront plus rien

Avec la belle crise que l'on attend, l'industrie de l'automobile semble être la première touchée. Ce n'est que justice et ça promet quelques bonnes parties de franche rigolade bien poilante.

Il y a la crise d'un côté, mais il y a aussi la pénurie de pétrole. On nous l'annonce pour les années à venir. Dans un premier temps, la demande dépassera les possibilités d'offres et l'extraction coûtera de plus en plus cher. Du coup, normalement, le prix des produits pétroliers devraient monter en flèche et l'on ne pourra plus se payer le moindre litre de carburant. Que vaudront alors toutes ces voitures qui fonctionnent avec un moteur comme on les connaît aujourd'hui ?
On a connu cela avec les appareils photographiques. Certains d'entre eux, les modèles professionnels ou haut-de-gamme, valaient très cher. Et puis voilà que la photo numérique débarque. Au début, on n'y croyait guère. C'était amusant mais il n'y avait aucun risque pour que les pixels gagnent la partie face à la vraie photographie à grand-papa, celle avec des sels d'argent, du révélateur, des agrandisseurs et tout le bazar. Et pourtant, hein ? Aujourd'hui, on trouve pour rien ou presque des boîtiers argentiques qui valaient la peau des fesses il n'y a encore que quelques années. Il ne reste plus guère que les Leica a avoir une cote importante mais là, il ne s'agit souvent que de collection.

Concernant les automobiles, les motos, les camions et tous les engins fonctionnant avec et grâce au pétrole, le problème ne manquera pas de se poser un jour ou l'autre. Il va sans doute s'agir, pour les acteurs de l'industrie automobile, de se reconvertir ou de disparaître. Pour l'heure, il ne me semble pas que nous ayons encore de vraies solutions de repli. Et pourtant, les moyens de locomotion individuels sont devenus tellement essentiels que l'on est en droit de penser qu'il faudra inventer un remplaçant au moteur à explosion. Certaines solutions existent déjà mais aucune ne me semble apporter autant de souplesse que ce que nous connaissons actuellement.
Le tout est de savoir si la crise va exploser ou non. En gros, soit on parvient à canaliser tout ce pataquès et à minimiser les dégâts, soit tout part à vau l'eau. On apprend que Continental ferme une usine de production de pneumatiques dans l'Oise ; on connaît les difficultés d'un géant comme la General Motors... Nous allons peut-être nous diriger vers un regroupement des marques, des groupes. Un groupe par pays ? Un groupe par continent ? Il est certain que cela permettrait de mieux gérer les coûts de production. Quelques modèles de véhicules et puis voilà. Plus trop de choix pour l'utilisateur mais on en aura fini avec la voiture "symbole". Elle ne se sera plus alors qu'un outil.

Ce que je me demande c'est ce que vont devenir toutes ces voitures de prestige lorsqu'il n'y aura plus moyen de les utiliser. Ce serait amusant qu'une Ferrari ne vaille pas plus qu'une boîte de cassoulet.

rat bagnole

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