Le pape a dit

Ce cher Benoît ! Enfin ! Il marche dans les pas de son illustre prédécesseur et parvient même à le surpasser ! Gloire à lui !

On en apprend tous les jours. Ainsi, il semblerait que la capote, loin de permettre de combattre sa transmission, aiderait à la transmission du virus. Eh oui ! C'est le pape qui le dit et il s'y connaît, en la matière, c'est sûr. Je le vois bien se plonger dans des études épidémiologiques, consulter des savants les plus sérieux et parvenir à cette conclusion pleine de bon sens. Sacré Benoît ! Enfin bon...

Aujourd'hui, j'ai eu l'idée de faire un dessin sur le sujet. Mais je ne suis pas caricaturiste du tout et je ne suis pas en mesure de dessiner le pape. Alors, j'ai cherché une idée de dessin mais je n'ai rien trouvé de bien intéressant. Et puis, je suis allé sur le site de Maëster et je me suis dit que je ne ferais probablement pas mieux. Alors, j'ai laissé l'idée de faire un dessin.
Mais j'ai eu l'idée de faire un texte pour dire ce que je pensais des propos du pape. Et puis, j'ai réfléchi à ce que j'avais à dire à ce propos. Et alors, je me suis demandé si cela valait bien la peine d'en faire une tartine, de cette affaire.

Il dit quoi, Benoît ? Il dit que l'on ne peut pas régler le problème du SIDA avec des préservatifs. Finalement, il n'a pas tort. Il a dit ça comme ça, sans penser à mal alors qu'il se rendait en voyage en Afrique. Le fait que l'Afrique soit un continent où l'on compte un grand nombre de malades du SIDA est un pur hasard. Benoît, il a dit ça comme ça, parce que c'était ça qui lui est passé par la tête à cet instant là. C'est tout. Donc, il dit cette petite phrase et il en ajoute une autre qui dit à peu près que, même, la capote, ça aggrave le problème ! Et toc ! Il y a de ces fulgurances, dans une tête de pape, je vous dis pas !

Prenons ces éléments et analysons-les posément, si vous voulez bien.
La première question est de savoir si oui ou non le préservatif permet de combattre le SIDA. Prenons un(e) Africain(e) et faisons-lui sucer un préservatif durant quelques heures. Ensuite, conduisons-le auprès d'un(e) malade du SIDA et proposons-lui de "baiser" sans capote. Répétons l'opération durant quelques mois et observons. Il y a des chances non négligeables pour que la personne saine du début soit devenue malade à son tour malgré le préservatif. Le pape a raison ! Gloire à lui ! Notons au passage que cela fonctionne aussi sur d'autres continents et qu'il est prouvé que le préservatif n'a aucun rôle prophylactique assuré dans le cas du prêt de seringues et d'aiguilles souillées chez les peuplades toxicomaniaques. Et ça, on prend bien garde de le dire ! Ah ! Il est facile de s'en prendre à un vieillard vêtu de blanc !

A présent, le sujet de l'aggravation du problème. Là, j'ai eu besoin de beaucoup réfléchir pour comprendre, mais j'y suis parvenu. Le raisonnement est un peu tordu mais il vaut le coup, vous allez voir ça.
Alors, dans la caboche du pape, il y a l'idée que la capote, ça permet pas de nettoyer l'Afrique de toutes celles et de tous ceux qui vivent dans le péché. Forcément, et là on ne peut pas dire le contraire, si les hommes et les femmes d'Afrique se contentaient de forniquer dans les liens sacrés du mariage, avec leur conjoint officiel, uniquement pour l'acte de procréation, le SIDA, ne trouvant rien à se mettre sous la dent, serait bien obligé de disparaître. Logique. Et alors, c'est là où que ça devient balaise, le pape il se dit que la solution serait que tous les misérables pécheurs attrapent vite fait bien fait leur ration de SIDA et meurent rapidement. Après, hop, plus que des gens purs et plus de problème avec ça. C'est pas sot, si on y réfléchit bien ! Non ?

Malgré tout, on peut s'étonner un brin que notre pape à nous qu'on a il ait balancé ces petites phrases à l'occasion d'un voyage en Afrique et alors que le Sidaction va avoir lieu ce week-end. On rappellera aussi au passage que le SIDA est à l'origine de près de 25 millions de morts dans le monde depuis son apparition. Bref...

pape sida

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