Encore un jour sans idée

On me dira que je dis un peu trop souvent que je n'ai pas d'idées. Aujourd'hui, je vous apporte la preuve que cela est la vérité et que je ne dis pas cela juste pour vous embêter.

Et pourquoi faudrait-il avoir des idées tout le temps ? C'est bien du tracas, les idées. Ce que j'ai remarqué, c'est que d'avoir une idée n'est pas sans conséquence. Ou du moins, pas souvent. Je m'explique.
D'un coup, vous vous apercevez qu'une idée vient de vous passer par la tête. Peu importe qu'elle soit bonne ou mauvaise ; qu'elle soit intelligente ou stupide ; qu'elle soit petite ou grande. Ça n'a pas beaucoup d'importance. Admettons donc que vous ayez une idée. N'importe laquelle. Il est presque certain que cette idée va vous occuper durant quelques instants et que, pendant ce temps, vous ne ferez pas ce que vous auriez à faire.
J'aime bien les exemples. Vous êtes au boulot et vous avez l'idée de vous servir un café. On dira que ce n'est pas grave et l'on aura tort ! Vous avez l'idée de vous servir un café et vous vous levez, vous prenez une tasse et vous vous rendez là où vous êtes susceptible de trouver du café. Or, du café, il n'y en a plus. Alors, vous restez accroché à votre idée première et vous décidez de faire du café. Vous prenez la verseuse de la cafetière électrique, vous allez chercher de l'eau, vous revenez à la cafetière, vous versez l'eau là où il faut, vous prenez le porte-filtre et vous cherchez le café. Mais du café, il n'y en a pas. Il n'y en a plus. Mince.
Alors, vous parcourez les lieux à la recherche de café et vous finissez par en trouver à l'étage. Il n'y a personne et vous prenez la responsabilité de subtiliser un peu de café. Vous revenez à la cafetière, vous mettez le filtre dans le porte-filtre, la verseuse sous le porte-filtre et vous basculez l'interrrupteur. Il ne vous reste plus qu'à attendre le café passe comme le temps.
Avec tout ça, vous avez déjà bien entamé votre pause de la mi-journée. Vous profitez des minutes d'attente pour aller fumer une cigarette sur le trottoir. Vous revenez et le café est fait. Comme par hasard, il y a déjà deux collègues qui se sont pointés, attirés par les gargouillements infâmes de la cafetière, et qui se sont copieusement servis. Bien sûr, ils ne vous ont presque rien laissé. Là, oui, vous vous dites que vous auriez mieux fait de ne pas avoir d'idée.

Alors, mes chers amis, dorénavant, faites comme moi, interdisons-nous la moindre idée. Nous n'en vivrons que plus heureux.

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