août 2012 (29)

vendredi 31 août 2012

Castelnaud-la-Chapelle

Hier, malgré une météo incertaine, je suis allé visiter le château de Castelnaud-la-Chapelle et les jardins sublimes de Marqueyssac. J'en ai ramené plein d'images que je vais partager ici. Pour commencer, Castelnaud. Demain, je vous montrerai Marqueyssac.

On peut douter que la Dordogne est l'un des plus beaux endroits qui existent. S'il est vrai que tout n'est pas beau en terre de Périgord, il y a pourtant des sites qui font penser que, malgré tout, ce n'est pas la zone géographique la plus laide qui soit. La vallée de la Dordogne est riche en sites de toute beauté. Sur un petit périmètre, vous avez une profusion de paysages sublimes et de merveilles architecturales qui font dire que, tout de même, hein, bah ce n'est pas si mal que ça, la Dordogne.
Au programme de ce jeudi, visites du château et musée de la guerre de Castelnaud-la-Chapelle et des jardins suspendus de Marqueyssac. Des deux sites, c'est sans conteste celui de Marqueyssac que je préfère et conseille. D'autant plus que les jeudis de l'été, il est possible de visiter les jardins de nuit. Mais cela sera le sujet de demain, n'allons pas trop vite et concentrons-nous sur le château médiéval de Castelnaud qui, comme son nom le précise, était neuf à l'époque où il fut bâti. Pour appeler un château "Castelnau" (château neuf) il a dû falloir qu'il y ait à proximité un château plus ancien. Enfin il me semble que c'est assez logique.
Il s'agit là de l'un des châteaux les plus visités du département. Longtemps, le fait qu'il se soit converti en musée de la guerre m'a fait l'éviter. Toutefois, après l'avoir visité il y a bien longtemps alors qu'il n'était pas aussi restauré qu'aujourd'hui, je ne regrette pas la visite d'hier. Si l'on n'est pas sensible à la partie belliqueuse du musée, il reste les pierres et les points de vue sublimes.

Castelnaud-la-Chapelle, le château
Castelnaud-la-Chapelle, le château
Après s'être acquitté du péage pour le parc de stationnement, on prend la direction du château en empruntant les rues étroites du village. Le château apparaît rapidement, dressé sur sa falaise et prêt à se protéger des attaques françaises. C'est que cet endroit a été anglais en son temps. Juste en face, Beynac et son château étaient français et ça devait castagner sévère.
Castelnaud-la-Chapelle, le château
Petit canon et tonneaux (de rouge ni l'un ni l'autre, hélas !)
On paie son écot et on pénètre dans l'enceinte fortifiée. Soit on choisit la visite guidée, soit on choisit de se débrouiller soi-même. On a aussi le choix entre la visite "facile" et la visite "moins facile" qui fait monter les escaliers malaisés du donjon et permet de profiter d'une vue imprenable sur la vallée de la Dordogne. Je préconise de ne pas choisir la visite guidée et de tenter de gravir les marches du donjon. D'entrée de jeu, nous sommes accueillis par quelques armes anciennes.
Espèce d'arme à tirer dans les trous dans les murs
Canon veuglaire (de vogel, "oiseau". Et oui !)
Sorte de mitrailleuse d'autrefois
Du haut du donjon, on peut profiter de la vue sur la Dordogne et la campagne qui s'étale dans la vallée. Sans doute le paysage était-il quelque peu différent de ce qu'il est aujourd'hui mais il est relativement simple d'extrapoler et de faire abstraction des éléments du décor qui n'étaient pas présents au Moyen-Âge.
Genre de fenêtre de l'époque
Marqueyssac vu depuis Castelnaud-la-Chapelle
Superbe vue du village depuis le château
On rentre de nouveau dans les murs du château et découvrons des salles dévolues à la présentation d'armes et d'accessoires guerriers tels que des armures, des canons, des hallebardes et que sais-je encore ! Pour les plus intéressés, il est possible de voir des films expliquant l'art de la guerre et le maniement des armes ainsi que les techniques de fabrications ainsi que leurs évolutions. Pour tout voir, il faut prévoir de rester sur les lieux plusieurs heures.
Armure (probablement vide) sur cheval (probablement mort)
Une sorte de canon
Hallebardes diverses
Armure allemande
Arbalète
Maquette de Trébuchet
On ressort de ces salles pour découvrir la vue que l'on peut avoir de Beynac depuis Castenaud. Ces deux places fortifiées devaient s'observer et se regarder, comme on dit, en chiens de faïence. C'est aussi un point de vue intéressant pour voir les reconstitutions d'armes de jet qui sont placées sur les terrasses protégées du château.
Beynac vu de Castelnaud-la-Chapelle
Un visiteur perplexe devant le trébuchet
On dispense des cours magistraux
D'en haut, on admire les toits du village qui s'étalent en un bel ensemble. Castelnaud est un joli village typiquement périgourdin. On peut aussi voir la cour intérieure du château.
De là-haut, on surveille le village
Cour intérieure
Le bois est bien rangé
On redescend dans cette cour intérieure pour poursuivre la visite. De là, on a une autre vision de l'architecture générale et on ne peut s'empêcher de se demander comment on a pu construire pareille bâtisse avec les moyens techniques de l'époque.
Une bien jolie porte
On faisait des fenêtres sans double vitrage, au Moyen-Âge
Puisque l'on est dehors, on visite les extérieurs. Un petit jardin potager est proposé aux visiteurs. On a beaucoup de mal à croire que cette parcelle pouvait nourrir les personnes présentes dans l'enceinte du château mais passons. On peut s'approcher des machines de guerre qui, bizarrement, sont toutes dirigées vers le château. J'imagine qu'elles auront été placées ainsi pour ne pas risquer d'envoyer quelque projectile vers le village.
Plantes "utilitaires"
Vue générale du château
Le potager qui ne devait pas suffire à nourrir la population
Le château
Trébuchet (reconstitution)
La Dordogne et Beynac
Interdit d'entrer dans la bombarde
Voilà pour cette visite de Castelnaud. Demain, je vous présenterai Marqueyssac et ses magnifiques jardins.

jeudi 30 août 2012

Avec modération

Jack Daniel's

mercredi 29 août 2012

Pourquoi Hulk ?

De toutes les questions qui taraudent l'homme, il en est une qu'aucun esprit éveillé ne peut laisser passer. Je vais aujourd'hui vous entretenir de ce sujet d'importance s'il en est.

Comment et pourquoi le physicien Bruce Banner devient ce personnage de bandes dessinées imaginé par Stan Lee et Jack Kirby en 1962 n'a aucune importance. On sait que ce physicien mettait au point une bombe G qui explosa et l'irradia alors qu'il tentait de sauver un adolescent qui se trouvait dans les parages lors d'un essai. Si on ne le savait pas, c'est à présent chose faite et si l'on souhaite en apprendre davantage, on peut se reporter à wikipedia qui a plein de choses à dire à ce sujet.
La vraie question que l'on est en droit de se poser dès lors que l'on s'intéresse au cas de ce super-héros[1] c'est de savoir pourquoi il semble avoir si mauvais caractère. C'est vrai, après tout ! Fort comme il est, puissant, presque invulnérable, il pourrait être très heureux ! Rien ne semble pouvoir l'arrêter et il pourrait faire de grandes choses, pour l'humanité ou, s'il n'a pas la fibre philanthropique et altruiste, pour lui-même en personne. Déjà, dans la vie de tous les jours, il pourrait faire fortune en se produisant sur scène ou sous des chapiteaux. Ce ne serait même pas vraiment fatigant. Il pourrait rendre bien des services, aussi. Déplacer des meubles, par exemple. Avec un minimum de publicité, quelques prospectus glissés dans les boîtes aux lettres, il est certain que sa petite entreprise ne connaîtrait pas la crise de sitôt. Au lieu de cela, il se contente de faire la gueule et de tout casser sur son passage. Même pas sûr qu'il soit bien assuré. Je n'ai pas de conseils à lui donner mais je serais lui, je ferais gaffe. D'ici à ce que l'on vienne lui réclamer des dommages et intérêts, il n'y a qu'un pas.
Contrairement à une tripotée d'autres personnages tous aussi fantastiques et parfois sympathiques que lui tels que, par exemple, pour ne citer qu'eux, Superman, Spiderman, le Surfer d'Argent ou le Sergent Garcia, Hulk n'a pas de "s" pour initiale patronymique ou pseudonymique. Dans le petit monde des super-héros, on aime bien le manichéisme, en règle générale. D'un côté les mauvais qui sont méchants ; de l'autre les bons qui sont gentils. Hulk a un peu le cul entre deux chaises. On ne sait jamais bien sur quel pied danser, avec lui. Tantôt, il va aider le genre humain, tantôt il va se révéler être un horrible misanthrope qui cherche à vivre en ermite quelque part au fin fond d'un désert quelconque, sans Internet et sans tout le confort moderne. Je pense que notre Bruce Banner-Hulk est un peu dérangé et qu'une bonne séance de psychanalyse pourrait le remettre d'aplomb en deux coups de cuillères à pot.
Plus jeune, j'ai lu pas mal de bandes dessinées d'origine américaines avec des vrais morceaux de supers[2] dedans. Je n'ai jamais trop accroché au personnage qui m'intéresse aujourd'hui. D'ailleurs, j'en viens à me demander ce qui peut me pousser à écrire sur un personnage fictif qui m'est indifférent. Une autre fois, je vous parlerai de Heidi[3] En attendant ce jour béni, je termine d'écouter le dernier album en date de Dead Can Dance qui vaut largement tous les Hulkeries du monde. Foi de mélomane !

petitpois.png

Notes

[1] Et d'ailleurs, est-il seulement un super-héros ?

[2] héros ou méchants

[3] Bien que je craigne d'en avoir encore moins à dire, à la vérité.

mardi 28 août 2012

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi (7)

Aujourd'hui, shanti nous offre une suite aux aventures rocambolesques de Roland.

... Il fallait agir ... Vite !

En premier lieu, s'habiller le plus rapidement et silencieusement possible. Ensuite s'échapper, la fenêtre, seule solution envisageable. Mais il ne partirait pas sans le "trésor". Ce "trésor", vous l'avez devinez sans doute, est lié à l'illustre personnage : Jules Verne ! Eh oui !

Jules Verne avait habité ici, dans cet immeuble, dans l'appartement dont avait hérité Roland en qualité d'arrière petit neveu. Jules Verne était "hanté" par ses romans. Ses mondes fantastiques l'habitaient. Outre ses oeuvres littéraires, il avait repris les plans du Nautilus, et conçu un modèle capable de naviguer, un Nautilus en chair et en os, si je puis dire. Avec l'aide de deux fidèles compagnons, il réalisa son grand projet. Cette réalisation devait rester secrète. Une dernière aventure qu'il léguait au hasard de la vie, à quiconque trouverait une carte cryptée, révélant l'existence dudit sous-marin. Cette carte il la cacha sous le plancher de son logis. Elle resta là, durant plus de cent ans ! Jusqu'au jour où un certain Roland Verne entrepris de changer ce vieux plancher de bois à moitié vermoulu... Cette carte, Roland, ne l'avait pas complètement décodée. Il avait compris de quoi il s'agissait, mais l'endroit où se cachait le Nautilus lui restait encore à découvrir. Robert était un descendant d'un des comparses de Jules Verne.

Mais voilà, Robert, il l'avait rencontré, ils avaient partagé quelques soirées ensemble, puis il l'avait perdu de vue. Et au moment où il le retrouvait de nouveau, celui-ci lui faussait de nouveau compagnie, définitivement cette fois-ci ! Exit Robert !!! Pour le moment, dans l'instant présent il fallait qu'il sauve sa peau. Après il pourrait poursuivre ses recherches, découvrir le Nautilus et le faire connaître au monde. Il s'habilla, fila silencieusement dans la salle de bain ouvrit une trappe d'accès plomberie située sous la baignoire et récupéra le précieux document. Les coups redoublèrent à la porte. La police ne patienterai pas plus longtemps, et bientôt utiliserai la manière forte pour pénétrer dans l'appartement.

Il ouvrit la fenêtre et sauta ...

lundi 27 août 2012

Atelier recyclage

Lorsque vous retrouvez une photo déjà un peu ancienne par le plus grand des hasards et que vous vous souvenez, sans qu'il ne soit fait appel au plus petit des hasards, d'un dessin récent, vous faites quoi, vous ?

On the road again

dimanche 26 août 2012

Encore Coltrane

Suite et fin des photographies prises lors du concert de Monpazier.

Yochk'o Seffer et les stagiaires
Yochk'o Seffer et les stagiaires
Yochk'o Seffer et les stagiaires
Yochk'o Seffer et les stagiaires
Yochk'o Seffer et les stagiaires
Yochk'o Seffer et les stagiaires
Yochk'o Seffer et les stagiaires
Yochk'o Seffer et les stagiaires
Yochk'o Seffer et les stagiaires
Yochk'o Seffer et les stagiaires
Yochk'o Seffer et les stagiaires
Yochk'o Seffer et les stagiaires
Yochk'o Seffer et les stagiaires

samedi 25 août 2012

Sur les traces de Coltrane

C'est donc dans le cadre d'un stage organisé par Yochk'o Seffer autour de l'œuvre de John Coltrane qu'avait lieu le concert de Monpazier dont je vous parlais hier.

Je ne suis pas un grand spécialiste de la musique. J'aime bien John Coltrane et, d'après ce que j'ai cru comprendre, "A Love Supreme" est l'album qui fait passer le jazz du mode tonal au mode modal. Qu'est-ce que ça veut dire ? Je ne pourrais pas vous l'expliquer clairement mais vous avez toute liberté pour vous renseigner, pour comprendre et revenir m'expliquer tout ça.
Le concert de fin de stage d'hier se déroulait à Monpazier, jolie bastide du sud du département de la Dordogne. On avait annoncé de la pluie pour la soirée mais le ciel a été clément et les nuages qui étaient présents en début de soirée se sont dissipés avec le début du concert. Si le public n'était pas très nombreux, il semblait prendre plaisir à écouter ce concert qui donnait sa place à chaque musicien. J'ai fait des photos parce que j'avais prévu d'en faire. L'éclairage de la scène placée à même le sol sous la halle centrale du village était assez mauvais et j'ai été obligé d'aller loin dans les ISO pour éviter les flous. Il y avait, en tout et pour tout, une guirlande d'ampoules tirée dans la charpente de la halle, quelques projecteurs placés en fond de scène et deux projecteurs constitués de LED de couleur (rouge, vert et bleu pour reconstituer un blanc par addition). Ces deux projecteurs étaient posés au sol et donnaient une lumière et des couleurs... bizarres et changeantes. Mais il a fallu faire avec.
J'ai fait près d'une centaine de photos. Je n'en ai conservé qu'une vingtaine, un peu plus. Je vous les présente en deux parties. La première aujourd'hui, la seconde demain.

Yochk'o Seffer et les stagiaires

Yochk'o Seffer et les stagiaires

Yochk'o Seffer et les stagiaires

Yochk'o Seffer et les stagiaires

Yochk'o Seffer et les stagiaires

Yochk'o Seffer et les stagiaires

Yochk'o Seffer et les stagiaires

Yochk'o Seffer et les stagiaires

Yochk'o Seffer et les stagiaires

Yochk'o Seffer et les stagiaires

Yochk'o Seffer et les stagiaires

Yochk'o Seffer et les stagiaires

Yochk'o Seffer et les stagiaires

La suite demain !

vendredi 24 août 2012

Yochk'o-ltrane

Aujourd'hui, je vais assister à un concert à Monpazier. Demain, il y aura peut-être des photos.

Un concert dans la bastide de Monpazier avec Yochk'o Seffer qui a monté un big band pour jouer et improviser autour de "A Love Supreme" de John Coltrane ? Je pense que ça mérite le déplacement. Si la météo est clémente, ça peut donner un beau spectacle et de bonnes occasions de photographies, non ? Bon. On annonce de la pluie pour ce soir, les nuages arrivent et le temps change. On verra bien.

yochk__o.jpg

jeudi 23 août 2012

Comme ça, en passant

J'arrête pour aujourd'hui. J'écris ce billet vite fait et je vais manger.

Depuis ce matin, je travaille presque sans discontinuer sur le dessin en cours. Ce soir, je peux dire qu'il est pratiquement terminé. Il ne me reste plus que quelques petits éléments de décor à mettre en couleur, quelques points à fignoler et à contrôler que je n'ai rien oublié. Je suis assez surpris par la facilité avec laquelle le Macintosh accepte de travailler sur ce fichier qui pèse plus de 650 Mo. Photoshop a planté une fois mais sinon, c'est plutôt réactif et je n'ai pas à me plaindre de lenteurs excessives. Ce fichier est enregistré sur deux disques distincts. Je n'ai aucune envie de perdre tout mon boulot et de devoir tout recommencer, d'autant moins que j'arrive à la limite de temps que l'on m'a donné pour le faire. Je serai dans les temps.
S'il n'y a pas eu de billet hier, c'est que j'ai été retenu par un boulot jusqu'à après 18 heures. Comme j'étais invité à manger hier soir, je n'ai eu que le temps de me rendre à l'invitation sans passer par chez moi. Le billet d'aujourd'hui n'a ni photo ni dessin ni rien de bien intéressant. Demain, il n'est pas certain qu'il sera meilleur.
Sinon, j'ai reçu une suite pour le feuilleton du mardi. Vous la lirez mardi.

mardi 21 août 2012

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi (6)

Roland, Gérard, Robert et Colette, les héros de nos aventures feuilletonesques sauront-ils se sortir de cet imbroglio littéraire de bas étage ?

Toujours poursuivi par Colette ivre de son courroux, l'homme tourna la tête en direction de Roland et afficha un air de surprise un peu stupide sur son visage. Cela lui valut de rater la première marche de l'escalier et de dégringoler en rebondissant tantôt sur la tête, tantôt sur le dos, tantôt sur le flanc avant de s'immobiliser au palier inter-étage, dans une flaque de sang, mort.

Le bouquet de roses rouges à la main, Roland restait interdit tandis que, haletant, Colette semblait concourir pour le premier prix d'incrédulité. Ils se regardèrent sans rien dire puis dirigèrent de nouveau le regard vers le corps démantibulé de l'homme.

- Robert ? hésita Roland, Robert ? T'es mort ?

- Robert ? questionna Colette. Vous connaissez ce type ?

- Oui, il me semble bien, oui. Je pense que c'est mon vieux pote Robert.

- Et vous ? Vous êtes qui, vous ?

- Je m'appelle Roland, je venais vous voir à propos de Gérard. Mais vous ne croyez pas qu'il faudrait faire quelque chose pour mon copain Robert ? Vous avez le téléphone ? On devrait appeler les pompiers, non ?

Colette intima l'ordre à Roland de rester là où il était et s'enferma dans son appartement. Roland colla l'oreille à la porte et entendit très nettement Colette raconter à la police qu'un assassinat avait eu lieu devant ses yeux et sur son palier. Elle dit encore que l'assassin était toujours sur place, avec un bouquet de roses et que non, elle refusait de sortir sur le palier pour le surveiller.

Roland devint blême, lâcha les fleurs et descendit l'escalier, enjamba le corps de Robert et s'enfuit en vitesse. Arrivé dans la rue Jules Verne, il se calma et observa à droite et à gauche. La police n'était pas encore arrivée, on n'entendait même pas les sirènes. Il prit à gauche et marcha d'un pas tranquille, abandonnant les papiers de Gérard dans une poubelle publique. Il prit l'avenue des Grands Erudits quitta la veste du contrôleur, conserva les 250 euros qu'il fourra dans la poche de son jogging et décida de rentrer chez lui torse nu.

Poussant la porte de son petit appartement négligé, Roland retrouva sa table bancale et s'assit sur le tabouret qui ne valait guère mieux. Il resta hébété quelques minutes, songeant aux événements incroyables de la journée, à l'arrestation de Gérard, à la mort de Robert, à l'attitude de Colette. Il sortit les 250 euros et la menue monnaie de la poche de son jogging et posa le tout sur la table. Il ne savait pas où il en était.

Il lui semblait que tant que Gérard ne rentrerait pas chez lui, rien ne pouvait le mener jusqu'à lui. Colette n'avait aucune raison de le connaître, elle aura fait la description d'un homme en veste trop correcte par rapport au pantalon de jogging mais cela n'allait sûrement pas permettre aux enquêteurs de remonter jusqu'à lui. Le problème, c'était désormais Gérard qui, même s'il ne faisait pas le rapport directement entre le drame survenu chez lui et sa personne, finirait immanquablement de revenir ne serait-ce que pour récupérer son porte-feuille, ses papiers, son argent et sa veste. Peut-être aussi pour rendre le T-shirt mais Roland n'en était pas bien sûr. Pour autant, tout cela n'allait pas permettre, lui semblait-il, de conclure qu'il s'était rendu au domicile de Gérard et Colette. Robert, lui, ne parlerait pas, c'était une chose entendue.

Tout d'un coup, Roland paniqua à l'idée que Gérard savait qu'il avait un ami qui se prénommait Robert et que Colette, quant à elle, avait certainement entendu Roland appeler Robert par son prénom, sans compter qu'il lui avait avoué s'appeler Roland et venir au sujet de Gérard. Allait-on faire le lien et parvenir jusqu'à lui ? Il le craignait et cela faisait perler des gouttes de sueur à son front. Il fallait qu'il décide de ce qu'il allait faire pour éviter les ennuis. Il ne pouvait pas quitter son appartement, surtout qu'il recélait un trésor inimaginable. Il pouvait tenter de retrouver Gérard et le supprimer. Mais où trouver Gérard ? Et puis Roland n'avait jamais tué personne de sang froid. Il n'était pas un tueur. Et puis, ne valait-il pas mieux occire Colette ? Ou les deux ? Et s'ils avaient un animal de compagnie ? Ou un enfant ? Ou plusieurs enfants ? Toute une fratrie ? Hein ?

La nuit était tombée, à présent. Roland s'allongea sur son sac de couchage et tenta de dormir. Il ne parvint à s'endormir qu'aux premières lueurs de l'aube, juste au moment où la police tambourinait à sa porte. Un frisson glacé lui parcouru l'échine.

lundi 20 août 2012

Reprise

Après une nuit trop courte et après avoir bu mon café matinal, je me suis rendu à Périgueux pour reprendre du service. Dire que je n'en avais pas envie est un euphémisme. A mon arrivée, j'ai eu une bonne surprise.

- Il y a un conteneur qui arrive à 9 heures.

C'est le genre de nouvelle que l'on prend plaisir à apprendre lorsque l'on revient de vacances. Ça remet dans le bain. Ça requinque. Comme vous le savez peut-être, il fait très chaud sur le Périgord, ces jours-ci. Je ne sais pas combien de litres de sueur nous avons perdu à décharger les quelques tonnes de marchandises arrivées ce matin. Je suppose qu'il faisait bien plus de 40° dans le conteneur. Une chaleur étouffante, fatigante. Un moment, je me suis demandé si j'allais arriver à participer à l'opération de déchargement jusqu'au bout. Je ne suis toujours pas au mieux de ma forme et ai toujours un peu mal aux reins. Mais ça a été. Il faut dire que nous n'avons pas cherché à battre des records de vitesse.
Mais l'autre bonne nouvelle de la journée, c'est que demain, ce ne sera pas un conteneur mais deux qui arriveront ! Et là, j'ai envie de crier un grand "youpi !" de contentement. Puisque je suis prévenu, je penserai à amener une bouteille d'eau avec moi. Ça me sera bien utile. Et je tenterai aussi de ne pas oublier de prendre mes médicaments comme aujourd'hui.
Ceci dit, pour une reprise, c'est une reprise un peu bizarre. Il manque plus de la moitié des effectifs, le patron et les dirigeants ou considérés comme tels sont absents et la société tourne au ralenti. Pour tout dire, je n'ai rien à faire et je ne semble pas être le seul dans ce cas. J'attends avec impatience l'arrivée du week-end, mercredi midi, pour moi.

dimanche 19 août 2012

Fin de vacances

C'est aujourd'hui, ce dimanche, le dernier jour de mes congés estivaux.

J'ai passé une bonne partie de la journée à travailler sur le dessin en cours et à bouquiner. Il faisait trop mauvais pour sortir, une chaleur étouffante et humide qui m'a incité à rester au frais entre mes murs épais. La bonne nouvelle, c'est que j'ai envoyé un aperçu du dessin en cours et donc non terminé à la personne qui l'aura et que ça semble lui plaire. Je vais donc continuer la laborieuse mise en couleurs. La mauvaise nouvelle, c'est que je n'ai rien prévu du tout pour le blog.
Demain, je reprends le boulot. J'ai comme l'impression que je n'ai pas beaucoup profité de mes congés. J'avais prévu de faire plein de choses, de ranger le garage, de faire le ménage, de faire des voyages vers la déchetterie la plus proche, des choses comme ça. Et puis, je suis tombé malade à répétition. C'est sans enthousiasme que je me rendrai à Périgueux demain matin.

samedi 18 août 2012

2cv à Razac-sur-l'Isle

Un rassemblement de 2cv Citroën et modèles associés était organisé à Razac-sur-l'Isle.

Les rassemblements de 2cv sont monnaie courante. Il s'en organise un peu partout en France et à l'étranger, mis en place par des clubs de passionnés. Celui de Razac-sur-l'Isle se tenait dans le cadre de la fête communale à partir d'aujourd'hui. Peut-être est ce dû à une visite précoce, les 2cv n'étaient pas en grand nombre. On peut supposer et souhaiter que les voitures auront été plus nombreuses en fin d'après-midi et demain. Quoi qu'il en soit et malgré la canicule qui fait rage, quelques modèles étaient présents dès le début de l'après-midi et certains étaient tout à fait dignes d'intérêt.

2cv Razac-sur-l'Isle

2cv Razac-sur-l'Isle

Méhari Razac-sur-l'Isle

2cv cabriolet Razac-sur-l'Isle

Méhari Razac-sur-l'Isle

Renault 10 Major Razac-sur-l'Isle

Méhari Razac-sur-l'Isle

2cv Razac-sur-l'Isle

2cv Razac-sur-l'Isle

2cv Razac-sur-l'Isle

2cv Razac-sur-l'Isle

vendredi 17 août 2012

Aujourd'hui

iladfaitchaud.jpg Et demain, ce sera peut-être encore pire.

jeudi 16 août 2012

L'homme qui souriait

Une généreuse donatrice m'a donné de quoi bouquiner. Puisque je ne suis pas bon à grand chose d'autre ces temps derniers, c'est ce que l'on peut appeler une aubaine.

Inconditionnel de la littérature classique, j'ai lu l'intégrale des œuvres de Enid Blyton (ou presque), de la collection des "Oui-Oui" à celle du "Club des cinq" en passant par "le Clan des sept". C'est vous dire. En contrepartie, j'avoue n'avoir pas une connaissance très étendue du genre du roman policier. Oui, j'ai lu quelques Maigret sur le tard, quelques Agatha Christie ou Conan Doyle dans mon adolescence, la quasi intégralité de l'œuvre de Frédéric Dard, mais je connais mal le roman policier. Il y a peut-être une quinzaine d'années de cela, une personne m'avait fait connaître les romans de Maj Sjöwall et Per Wahlöö et les enquêtes de l'inspecteur Martin Beck. Ça avait été une sorte de révélation et j'avais dévoré tous les romans de la série avec bonheur et délectation.
C'est donc avec l'idée que j'allais me régaler que je choisis un roman suédois pour reprendre le roman policier. Parmi les bouquins reçus, il y a "L'homme qui souriait" de Henning Mankell. Je le choisis pour son origine suédoise et parce que les premières lignes et les quelques autres que j'ai parcourues avant de le lire me rappelait l'esprit des romans de Maj Sjöwall et Per Wahlöö. Un inspecteur (là il s'agit d'un commissaire, en fait) un peu dépressif et une description sans fard de la Suède.
Les premiers chapitres m'ont enjoué. J'ai adoré la mise en situation, la présentation, des différents personnages. L'intrigue est assez intrigante pour que l'on accepte de se prendre au jeu et tenter de dénouer l'écheveau du crime avant la fin du livre. Le style simple et précis est très agréable et c'est ma foi un roman bien agréable à lire malgré les quelques incohérences qui agacent un peu le lecteur trop pointilleux que je suis.
Le roman s'ouvre sur la description de la mort d'un avocat, assassinat qui sera le fil conducteur du roman. L'avocat est au volant de sa voiture et il roule dans le brouillard lorsqu'il s'arrête, intrigué par un mannequin assis sur une chaise, dans le brouillard suédois, en plein milieu de la route. Il descend de l'automobile et se fait trucider. Bon. Admettons. Le truc, c'est que je ne peux croire cette histoire. Même en Suède, je suppose qu'il y a toujours le risque qu'une autre voiture ait à passer par là au moment précis où l'avocat doit voir le mannequin assis sur sa chaise. On comprendra le pourquoi de cette mise en scène plus loin dans le bouquin mais ça ne tient pas trop la route.
De même, la secrétaire du cabinet d'avocat est victime d'une tentative d'attentat avec une mine anti-personnel placée dans le petit jardin de son petit pavillon. Le plan est déjoué et plus jamais on tentera de la supprimer. Bizarre et assez incohérent. Plus tard, c'est la voiture du commissaire qui est piégée. S'il s'en sort par un pressentiment curieux, il l'est encore plus, curieux, que l'on cesse de lui chercher des noises jusqu'à la fin du livre où il se trouve piégé et désarmé par les méchants qui projettent de le lâcher d'un hélicoptère sur la place de la ville. Que cette idée de balancer le commissaire sur cette place soit intéressante, je n'en disconviens pas. Là où je rechigne un peu, c'est que rien n'empêchait de tuer ledit commissaire avant de lui faire son baptême de l'air en hélicoptère. Ou tout du moins de l'assommer bien comme il le fallait. La fin du roman en eût été changée, c'est évident.
Il s'agit donc d'un bon roman, bien écrit et qui sait tenir le lecteur en haleine mais qui puise un peu trop dans la ficelle du deus ex machina. Dans la série de livres offerts, il y a un autre roman de Henning Mankell. En le lisant, je me ferai une idée plus précise de l'auteur. Mais en attendant, je suis passé à un roman de Michael Connelly, "Le Verdict du Plomb", qui me semble supérieur au roman précédent. J'ai déjà lu près de la moitié de ce livre et n'ai pour le moment rien trouvé à jeter.

homme-qui-souriait.jpg L'homme qui souriait -Henning Mankell - Seuil Policiers

mercredi 15 août 2012

C'est reparti

Or donc, je termine mon traitement médicamenteux lundi matin (du moins pour les antibiotiques) et je me sens de nouveau malade mardi après-midi. C'est pas cool.

Hier après-midi, je ne me sentais pas très bien. Hier soir, je me sentais très mal. J'ai bien cru que je n'allais pas réussir à m'endormir. J'ai bouquiné jusqu'à 1 heure du matin avant de me décider de prendre 1 gramme de paracétamol sous la forme d'un cachet effervescent au goût un peu sucré. Cela a dû fonctionner puisque j'ai passé une super bonne nuit qui s'est achevée ce matin à 6 heures. Bon. C'est court mais c'est mieux que rien.
Tout à l'heure, je me suis fait du café et j'ai repris un cachet. Ce n'est pas la grande forme. Je pense que demain, j'irai revoir le médecin. S'il faut euthanasier, on euthanasiera. On ne va pas se formaliser pour si peu. Aujourd'hui, tout à l'heure, je dois aller bosser à Périgueux, je suis en train de dispenser une sorte de formation à l'utilisation de Joomla! auprès de quelqu'un. J'espère que ça ira à peu près.
Tout de même, j'ai l'étrange sentiment que mes congés n'auront pas été une réussite, cette année. Normalement, je reprends le boulot lundi prochain et je n'aurai rien fait de ce que je m'étais promis de faire durant cette quinzaine de jours. Pour être parfaitement honnête, ça ne m'amuse qu'à moitié et je commence même à être un petit peu agacé.

mardi 14 août 2012

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi (5)

C'est le gentil Sax/Cat qui s'attèle à la lourde tâche de la rédaction d'un nouvel épisode de ce feuilleton collaboratif et roboratif. Quelqu'un prendra-t-il le relai pour un sixième épisode ? Mystère !

Ça n'avait pas été bien long.

Le porte-feuille de Gérard Moyeux dans la poche de la veste, sa carte d'identité à lui, Roland Verne, dans le pantalon, il avait même eu droit aux excuses des contrôleurs.

Quant au pauvre Gérard, avec son T-shirt Ricard® en loques, pas de papiers et deux Leffe dans l'estomac, il avait toutes les chances de finir au poste. Et ensuite il lui faudrait s'expliquer avec les contrôleurs.

...

25, rue Jules Verne, Roland était arrivé.

Ça lui faisait toujours un drôle d'effet de voir le nom de son arrière grand-oncle par alliance sur une plaque de rue. Dans le portefeuille de Gérard, il y avait ses papiers avec son adresse, 300 euros et des photos.

L'adresse, 25 rue Jules Verne.

Les 300 euros, il en manquait 50 qui avaient été transformés en quelques sandwiches et un bouquet de roses rouges. Les photos, celles de Colette, avec toujours un bouquet de roses rouges à portée de main.

Son discours était tout prêt, Gérard a fait une grosse bêtise, il va sûrement perdre son job, il risque de ne pas revenir avant plusieurs jours, s'il revient. Si Colette marchait dans son histoire, il pouvait espérer passer quelques nuits ici, le temps que Gérard arrive à se sortir des ses ennuis. (Il se sentait quand même un peu coupable d'être attiré par Colette. Qu'en penserait Robert ?)

Il allait sonner quand la porte s'ouvrit violemment, et un homme sortit en courant suivi par Colette rouge de colère. Roland resta quelques secondes interdit, puis réagit enfin :

- Robert, mais qu'est-ce que tu fais ici ?

lundi 13 août 2012

Side car russkof

Side car russe

dimanche 12 août 2012

Bénis soient les Grateful Dead

Et que le soit aussi le Jefferson Airplane que j'écoute en terminant une mise en couleurs sauvage du dessin du jour.

L'expérience du jour précédent ayant été amusante, j'ai cherché à la reproduire ce jour. Par le truchement de la platine CD, je pars pour la côte ouest des Etats-Unis d'Amérique à la fin des années 60 pour un voyage avec le Grateful Dead et son album "Aoxomoxoa"[1]. Même protocole qu'hier, je pousse le volume assez fort pour que rien ne me parvienne aux oreilles du dehors ou du dedans hormis la musique. La feuille et le crayon sont prêts, la gomme n'est pas loin, c'est parti. Ce sera encore une motocyclette mais je sens dès le départ que je ne ferai pas de décor[2]. Un trait, une forme patatoïde, la première roue a trouvé sa place. Cela me permet de placer la deuxième. Un autre trait et voilà les prémices de ce qui sera le cadre. Encore un trait pour la posture du personnage, deux autres pour les bras et une autre patate pour la tête. Ça avance.
Je ne sais encore ce que sera ce dessin. C'est la vraie vérité vraie, je travaille sans filet et à l'instinct. C'est le dessin qui se crée lui-même. Je ne suis qu'un exécutant à son service. Un assemblage de traits hasardeux me donnent l'idée de faire de cette moto une sorte de chopper. Puisque j'aime beaucoup les 750 latérales de chez Harley-Davidson, je puise dans ma cervelle les bribes de souvenirs que j'ai de cette machine. Un guidon haut pour l'air ridicule et ça se construit rapidement. Je fignole un tout petit peu et je passe à l'encrage. Je change de disque et mets "American Beauty" des mêmes Grateful Dead.
Pinceau un peu fatigué et un peu gros mais je ne suis pas là pour faire dans le précis. D'autre part, ce vieux pinceau qui arrive en bout de course m'étonne toujours par sa capacité encore présente à ne travailler que de quelques poils pour les détails vraiment très fins. Encre de chine de piètre qualité mais il faut l'épuiser[3]. Je joue à tourner autour des traits de crayon. J'aime bien l'encrage lorsque ça marche bien. C'est distrayant. Souvent, je me dis qu'il me faudrait plus m'appliquer mais j'ai décidé d'adopter la roquènerole attitude et je travaille à l'arrache. Vive l'anarchie !
Le temps de faire l'encrage et j'ai déjà changé de musique. Cette fois-ci, je suis parti sur "Volunteers" du Jefferson Airplane. Je regarde mon dessin pour m'assurer qu'il est sec et je gomme le crayon avant de le déposer sur la vitre du scanner et de le nettoyer un peu sur l'ordinateur. Là, je me prends au jeu de la colorisation. Je n'ai pas l'intention d'y passer trop de temps. Je déteste faire ça et je ne sais pas le faire. Enfin je le fais plutôt mal. Mais ma foi, je trouve que ça fait son petit effet malgré tout alors je vous présente, une fois n'est pas coutume, un dessin de moto encré et colorisé. Et maintenant, je m'en vais mettre un autre disque des Grateful Dead.

Harley & Davidson Peace and Love

Notes

[1] Qui est de ce fait un album palindromique, Mesdames et Messieurs. Oui.

[2] De toutes les façons, je n'aime pas ça.

[3] Je n'aime pas jeter.

samedi 11 août 2012

Grâce soit rendue aux Pink Floyd

Cet après-midi, j'ai été pris d'une violente envie de dessiner. J'ai commencé par placer le premier disque de l'album "The Wall" dans la platine et à tourner le potentiomètre du volume loin vers la droite. Alors, je me suis assis devant ma feuille.

On ne dira jamais assez tout le bien qu'il faut penser de ce groupe majeur qu'est le Pink Floyd. Comme l'on le dit trivialement, il faut vraiment avoir de la merde dans les yeux pour ne pas voir entendre combien leur musique surpasse tout ce qui a existé ou existe[1]. Je me fous que l'on ne soit pas d'accord avec moi d'abord parce que, d'une manière générale, je me fous de ce que l'on peut penser et ensuite parce que je me contrefous que l'on puisse ne pas être de mon avis puisque le seul avis en toute chose qui m'importe, c'est le mien.
"The Wall" m'envoûtait donc lorsque le crayon a commencé à se laisser guider par la musique. Je n'avais aucune idée du dessin que cette séance allait produire si ce n'est qu'il allait certainement y avoir une motocyclette. Assez rapidement, la scène s'est faite jour sous mes yeux et j'étais heureux, isolé par la musique de tout ce qui pouvait me distraire de mon état de transe. Le deuxième disque de l'album allait "éclaircir" un peu plus l'idée du dessin. Il ne serait pas joyeux mais il serait tout de même jubilatoire ! Je commençai l'encrage à la plume atome en écoutant l'album "Atom Heart Mother" qui, à mon sens, est l'un des meilleurs du groupe et certaiment le plus "moto".
Le volume encore un peu plus élevé, je laissais la plume courir nerveusement sur la feuille de papier, ne la levant que pour la plonger rageusement dans la bouteille d'encre, sans prendre garde de la remplir correctement et sans m'inquiéter de ce que mes doigts prenaient une teinte pour le moins suspecte. Ensorcelé par l'exceptionnelle beauté de la musique, je la laissais commander la main qui traçait sans rien demander à ma cervelle affichée aux abonnés absents.
Je changeais de plume pour une plus souple alors que je passais à "Meddle". Une musique plus calme, plus sereine, plus méditative qui me permettait d'entreprendre les premières finitions. Le dessin était terminé et je passais mon encéphale en mode "on". Maintenant, il me fallait commencer à m'appliquer. Je le pouvais, l'essentiel était déjà sous mes yeux.
Lorsque le pinceau entra à son tour dans l'arène, les Concertos Brandebourgeois avaient remplacé Pink Floyd. Je les écoute encore actuellement, en écrivant ses lignes. Le dessin est tout à côté de moi, il sèche. Tout à l'heure, je le numériserai et il sera l'objet de ce billet.

Je remercie pour leur participation à cet immense projet : les Pink Floyd, Jean-Sebastien Bach, les plumes Conté, "R"[2] et Lefranc & Bourgeois, le porte-mine Pentel P205, l'encre de chine de marque et qualité discutables et surtout, le pinceau Winsor & Newton. Merci à toutes et à tous, vraiment. Merci.

Motard of the dead

Notes

[1] Bach, Mozart, Beethoven et Coltrane mis à part

[2] Je ne trouve pas la marque exacte

vendredi 10 août 2012

Moto mystère

Parce que MaPY joue à faire découvrir des motos qui existent à travers ses dessins, moi, je m'amuse à tenter de vous faire trouver la marque et le modèles exacts d'une moto qui n'a jamais existé. Et toc !

Double arbre

jeudi 9 août 2012

Plus cher, moins cher et le sourire

Puisque je vais mieux et que l'on m'a appelé pour résoudre un problème informatique au boulot, je suis allé à Périgueux. Parce que j'envisage faire un achat, j'ai profité de ma présence sur l'agglomération périgordine pour faire établir quelques devis. Et là, je suis un peu dans l'embarras.

La première commerçante que j'ai vue était donc une femme qui doit avoir quelque chose entre 30 et 40 ans. Elle a écouté ce que je cherchais, elle m'a conseillé, plutôt bien, en prenant le temps de m'expliquer et en acceptant de plaisanter un peu et de rire à mes petits mots d'humour. Elle m'a fait un devis plutôt cher mais relativement correct vu la qualité du produit.
Le deuxième commerçant était un jeune homme d'une vingtaine d'année tout au plus. Sûr de ses certitudes et prompt à appliquer les méthodes apprises à l'école de commerce, il a cherché à me vendre son produit à lui, d'une marque que je ne connais pas vraiment. Niveau prix, il a bien fait les choses et m'a proposé le devis le plus bas pour un produit que je ne parviens pas à estimer dans un rapport qualité/prix. Peut-être est-ce bon mais peut-être cela ne vaut pas plus. Il n'a pas beaucoup goûté mon humour et n'avait visiblement pas envie de passer trop de temps avec moi.
Les deux commerçantes qui m'ont accueilli pour établir le troisième devis étaient jeunes et pas très jolies sans être vraiment complètement moches. L'une d'elles s'est vite désintéressée de moi pour repartir faire des bulles de chewing-gum et j'ai été pris en main par la petite un peu boulotte qui m'a fait visiter le magasin, ne sachant me conseiller entre le produit A et le produit B. Les marques, là, m'étaient totalement inconnues. Les prix étaient globalement plus élevés qu'ailleurs et on voulait à tout prix que j'achète tout de suite.
Le quatrième commerçant était sympathique mais un peu fatigué par la chaleur malgré la climatisation qui fonctionnait à fond dans le magasin. Si le prix se trouve être presque exactement à la moyenne des prix engrangés, il reste un doute sérieux sur la qualité du produit. La marque proposée m'est inconnue ou presque. Disons que je connais la marque mais je n'ai jamais entendu parler de ce modèle. Un peu comme si on cherchait à vous vendre une Terrot 1200 GSXRZ Turbo, vous voyez le genre ? L'accueil était assez sympathique, ceci dit.
Le cinquième commerçant voulait à tout prix que je le trouve sympathique et était presque persuadé que nous nous connaissions ou que nous nous étions déjà vus. Selon lui, j'étais un haut personnage à qui il fallait le meilleur. Il m'a sorti illico un produit dont la marque est réputée, dont la qualité n'est plus à démontrer mais qui a conduit à un devis plus de deux fois plus cher que le moins cher. S'il m'arrive d'avoir parfois l'appât du summum, le prix annoncé m'a tout de même effrayé.

La sixième commerçante que j'ai vue, la dernière, était jeune et plutôt jolie. Elle a ri à mon entrée dans son magasin. Ses grands yeux riaient aussi et j'ai tout de suite pensé que cette joie n'était pas feinte. Elle m'a montré ce qu'elle avait en rayons, des produits que je ne connaissais pas et d'autres que je connaissais. Elle m'a conseillé en me posant plein de questions et en donnant l'impression de vraiment s'intéresser à ce que je lui disais. Toutefois, ces conseils n'étaient pas toujours très techniques et elle s'attardait plus à la couleur ou à la forme qu'à la qualité ou à la performance. On a beaucoup ri ensemble, elle de mon humour et moi du sien. Je la trouvais de plus en plus attirante avec son beau sourire. Et puis elle m'a fait son devis. Un devis plutôt élevé.

Et là, je suis bien ennuyé parce que j'ai l'envie de revoir cette dernière jeune commerçante et de discuter encore avec elle mais que je ne pense pas que ce soit chez elle que je ferai le meilleur achat. La première m'a semblé de loin la plus professionnelle et elle n'est pas désagréable. Son devis est moins élevé. Si j'écoute mon porte-monnaie, je peux aller là où le devis est le plus bas. Je risque juste d'être déçu par mon achat. Pour les autres, je n'arrive pas à trouver ce qui pourrait me pousser à faire affaire chez eux. C'est pas simple, hein ?

mercredi 8 août 2012

Il meurt ou non ?

mortoupas.jpg

mardi 7 août 2012

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi (4)

C'est arielle qui donne une suite à ce feuilleton.

Gérad-Robert n' eut pas le temps de finir sa phrase.

Un homme, courant à vive allure, slalomait entre les tables bousculant tout sur son passage. Le guéridon bascula entrainant dans sa chute: bière, tasse, verre et papier bleu qui ne formèrent plus qu'un amas informe sur le sol. Gérard-Robert se pencha aussitôt et tendit la main pour, dans un acte désespéré, tenter de récupérer le précieux papier. Au même moment, à quelques centimètres de ses doigts, surgit une rangers qui acheva le massacre.Le papier bleu se trouva réduit à l'état de confettis imbibés de Leffe. Incrédule, il leva les yeux et vit le spectacle de la maréchaussée en action à grand renfort de coups de sifflet.

Roland avait remis dans le droit chemin tables et chaises , un sourire aux lèvres. Jour de chance pensa-t-il, la suite lui prouva que non. Gérard-Robert, assis de nouveau, l'air accablé, le pantalon de son costume maculé, essuyait machinalement ses lunettes.

- Ne fais pas cette tête, allons, ce n'est que partie remise. Une autre tournée et tout ira mieux. C'est ce que je disais souvent à Robert. C'est pas croyable ce que tu lui ressembles, tu sais.Toujours à se faire du mouron.

- Partie remise ?

- Mais oui.. dit Roland agacé, en agitant la main comme pour en finir avec le sujet. Ça marchera avec le suivant. Tiens , refile-moi un clope et passe la commande.

Au même instant, deux hommes qui observaient la scène depuis un moment, la mine de ceux qui ne doivent pas souvent rigoler, s'approchèrent de leur table.

Gérard-Robert, la gorge nouée, avait du mal à avaler sa salive. Ils avaient devant eux,il en était certain, les contrôleurs des contrôleurs des contrôlés. C'en était fini de lui. Il allait perdre son job voire pire. Il entendait déjà les récriminations de Colette, les "je te l'avais bien dit de", les " si tu m'avais écouté ", les "comment as-tu pu",les "décidément, ma mère avait raison ". Le futur de Gérard prenait des allures de labyrinthe infernal.

Les deux hommes jetèrent un coup d'œil au papier confetti sur le sol et enfin jaugèrent les deux comparses. Assis, avec sa veste impeccable, Roland était encore celui qui présentaient le mieux. Ils se retournèrent vers lui.

- Gérard Moyeux veuillez nous suivre sans faire d'histoire s'il vous plait, vous venez d'enfreindre le règlement.

lundi 6 août 2012

Pas encore mieux mais peut-être bientôt

J'ai dû perdre un bon litre de sueur, cette nuit. Je me suis réveillé vers 4 heures et je trempais dans des draps liquides.

Je me suis décidé à aller consulter. J'arrive dans une salle d'attente pleine à 14 heures et quelques minutes. Je passe en consultation vers 17 heures (mais je n'ai pas montre). Le médecin m'ausculte, me tâte, me prends la tension (13-8) et dresse un début de diagnostic. C'est une sorte d'infection rénale qui gagne les voies urinaires et les organes génitaux. C'est cool. C'est en train de déclencher une orchite et il paraît que c'est douloureux. Je veux bien le croire.
Il me prescrit une analyse d'urine et, en attendant les résultats, il ajoute des antibiotiques et des anti-douleur. Normalement, 48 heures après le début du traitement, ça devrait déjà aller mieux. A moins que je ne fasse une réaction allergique aux antibiotiques ou à l'un ou l'autre des médicaments. On verra.

dimanche 5 août 2012

Tout à fait mal

Aujourd'hui, c'est catastrophique. Une très mauvaise nuit et un réveil avec de vives douleurs. J'ai passé la journée au lit et je commence à me demander s'il ne faudra pas que je trouve un médecin, demain.

samedi 4 août 2012

Un peu moins mal

J'ai passé une nuit comme je n'en avais pas faite depuis longtemps. Plus de neuf heures de sommeil. Du coup, je me suis réveillé un peu plus en forme que les jours précédents.

Parce que je ne peux pas vous montrer le dessin dans sa globalité et que je ne peux surtout pas vous dire à quoi il servira, je vous montre un détail de l'encrage qui n'est pas encore terminé.

camion-detail1.jpg

vendredi 3 août 2012

Pas très mieux

Il faut bien crever un jour. Je me fais à cette idée qui, en fait, n'est pas plus désagréable qu'une autre. Mais tant que ce n'est pas fait, je continue à un rythme tranquille mon dessin actuel.

Je ne sais pas combien de temps il me faudra juste pour venir à bout de l'encrage. J'utilise en priorité le pinceau mais j'emploie aussi un peu différentes plumes et même un Rotring©. Je ne vous montre pas vraiment le dessin mais plutôt mon plan de travail qui est aussi la table sur laquelle je bois mon café du matin et mange mon repas du soir. D'ailleurs, il va falloir que je commence à y réfléchir. A l'article de la mort, certes, mais avec une petite faim qui se fait sentir tout de même !

Dessin en cours d'encrage

jeudi 2 août 2012

C'est pas bien malin

C'est tout moi. J'attends d'être en congés pour tomber malade.

Ça a commencé très légèrement avant hier, dans l'après-midi. Je ne me sentais pas au mieux de ma forme mais ça allait tout de même. Hier, j'avais un truc à faire à Périgueux toute la journée et ça n'allait pas vraiment mieux. Ce matin, ça allait un peu moins bien encore et en début d'après-midi, ça n'allait pas très bien.
Alors bon, parce que ça ne va pas si mal que ça non plus, je suis resté chez moi et ai bossé sur le dessin en cours. Ce soir, je vais me coucher assez tôt. Demain, on verra bien si je suis toujours de ce monde.

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