Gérad-Robert n' eut pas le temps de finir sa phrase.
Un homme, courant à vive allure, slalomait entre les tables bousculant tout sur son passage. Le guéridon bascula entrainant dans sa chute: bière, tasse, verre et papier bleu qui ne formèrent plus qu'un amas informe sur le sol. Gérard-Robert se pencha aussitôt et tendit la main pour, dans un acte désespéré, tenter de récupérer le précieux papier. Au même moment, à quelques centimètres de ses doigts, surgit une rangers qui acheva le massacre.Le papier bleu se trouva réduit à l'état de confettis imbibés de Leffe. Incrédule, il leva les yeux et vit le spectacle de la maréchaussée en action à grand renfort de coups de sifflet.
Roland avait remis dans le droit chemin tables et chaises , un sourire aux lèvres. Jour de chance pensa-t-il, la suite lui prouva que non. Gérard-Robert, assis de nouveau, l'air accablé, le pantalon de son costume maculé, essuyait machinalement ses lunettes.
- Ne fais pas cette tête, allons, ce n'est que partie remise. Une autre tournée et tout ira mieux. C'est ce que je disais souvent à Robert. C'est pas croyable ce que tu lui ressembles, tu sais.Toujours à se faire du mouron.
- Partie remise ?
- Mais oui.. dit Roland agacé, en agitant la main comme pour en finir avec le sujet. Ça marchera avec le suivant. Tiens , refile-moi un clope et passe la commande.
Au même instant, deux hommes qui observaient la scène depuis un moment, la mine de ceux qui ne doivent pas souvent rigoler, s'approchèrent de leur table.
Gérard-Robert, la gorge nouée, avait du mal à avaler sa salive. Ils avaient devant eux,il en était certain, les contrôleurs des contrôleurs des contrôlés. C'en était fini de lui. Il allait perdre son job voire pire. Il entendait déjà les récriminations de Colette, les "je te l'avais bien dit de", les " si tu m'avais écouté ", les "comment as-tu pu",les "décidément, ma mère avait raison ". Le futur de Gérard prenait des allures de labyrinthe infernal.
Les deux hommes jetèrent un coup d'œil au papier confetti sur le sol et enfin jaugèrent les deux comparses. Assis, avec sa veste impeccable, Roland était encore celui qui présentaient le mieux. Ils se retournèrent vers lui.
- Gérard Moyeux veuillez nous suivre sans faire d'histoire s'il vous plait, vous venez d'enfreindre le règlement.
1 De Sax/Cat - 07/08/2012, 14:43
Dire que je vais rater les deux prochains pour cause de vacances en contrées non connectées.
Tiens je vais peut-être écrire le prochain, comme ça je n'en raterai qu'un.
2 De arielle - 07/08/2012, 15:42
@Sax/Cat : Coolllllll ! Je file moi aussi prendre le frais à la montagne et je ne sais pas trop si la connection va marcher. Bonnes vacances Sax. Bonjour à toutes/tous! vroummmmmmmmm
3 De shanti - 07/08/2012, 19:56
@Sax/Cat : @arielle :
Bonnes Vacances donc !