mai 2014 (29)

samedi 31 mai 2014

Maltraitance animale

Ulysse est un gros chat. Un gros chat qui aime manger et dormir. Lorsqu'il ne mange pas, il dort. Lorsqu'il pleut, il dort à l'intérieur, sur une chaise ou ailleurs. Mais lorsqu'il fait beau et chaud, il ne déteste pas s'allonger dans l'herbe pour un petit roupillon qui lui permet d'atteindre l'heure du prochain repas en toute quiétude. La vie d'Ulysse peut, ainsi décrite, sembler douce, facile et agréable. Nul besoin de trouver sa nourriture, nul besoin de travailler pour se la procurer, nul besoin de se soucier de payer un loyer ou quelque facture qui soit. Vu de dehors, on pourrait jalouser Ulysse et se dire que la vie de gros chat est tout sauf désagréable. Ce serait oublier qu'il peut survenir un photographe perturbateur qui va venir vous gâcher votre sieste alors que l'on ne lui demandait rien et surtout pas ça. Pendant plusieurs minutes, la vie d'apparence si quiète devient un véritable calvaire. L'ennuyeux personnage s'approche du gros chat qui ne demande rien à personne si ce n'est qu'on lui fiche une paix royale et, à genoux, il va écarter des brins d'herbe en produisant un tel vacarme que le gros chat va devoir ouvrir les yeux. Et il va bouger, le fâcheux ! Il va approcher et reculer son gros œil, il va le promener à droite et à gauche avant d'appuyer sur le bouton qui va produire un claquement perturbateur. Ça fait bailler le gros chat qui s'étire en se tournant sur le dos. Il referme les yeux et tente de replonger dans sa sieste essentielle à l'accomplissement d'une bonne journée bien remplie. Ulysse est l'exemple même du jouisseur étranger à la plus infime notion de mauvaise conscience. Plus jeune, poussé par les hormones, il a eu des velléités de courir la femelle. Cela l'a fatigué et l'a découragé à tout jamais de perdre son temps précieux à pareille activité. D'activité, il n'en recherche guère. Dormir, manger et, à l'occasion, procéder à une séance de massage qu'il dispense avec le plus grand sérieux et la plus profonde conscience. Dormir près de vingt-deux heures par jour ne laisse pas beaucoup de temps à autre chose, il faut bien le reconnaître et le comprendre.

Ulysse, chat malheureux
Ulysse, chat épuisé
Ulysse, la malheureuse condition du chat domestique

Une dernière photo que j'ai hésité à vous proposer de la bête.

Le bedon d'Ulysse

vendredi 30 mai 2014

Culture périgourdine

Culture périgourdine

Et en version carrée.

Ajat

jeudi 29 mai 2014

En Périgord

Je suis allé jouer à faire de la maintenance informatique à côté de Périgueux. J'ai amené mon appareil photo avec moi pour le cas où.

Je ne prétends pas être un excellent photographe mais tout de même ! Depuis quelques semaines, j'ai l'impression que je ne suis plus capable de faire une photo correcte. C'est bien simple, à chaque fois que je sors faire des photos et que je les regarde sur l'ordinateur une fois revenu chez moi, je les jette presque toutes. J'ai commencé par accuser la météo et la lumière puis j'ai pensé que c'était le logiciel que j'utilise pour traiter les photos qui déconnait. Je me suis sincèrement demandé si ce n'était pas plutôt l'appareil lui-même ou l'objectif qui avait un souci. Et aujourd'hui, ce soir, j'en suis à me demander si le gros problème ne vient pas simplement de moi.
Ce matin, je dois aller à côté de Périgueux et je décide de passer par Ajat. En arrivant sur le village, je trouve l'image assez jolie. Je m'arrête, je fais un brin de causette avec une brave vieille dame aux grosses lunettes de soleil qui m'assure qu'elle est bien dans son Périgord et qu'elle refuse d'aller à Paris, j'installe le 80-200 Canon sur le boîtier et je fais deux photos. Je vérifie sur l'écran de contrôle et je me dis que l'image n'est pas trop mauvaise.

Le village de Ajat
Ce soir, je rentre vers Azerat et je me dis qu'il y a une belle lumière et de beaux nuages. Je suis à la hauteur du Change et je m'arrête pour faire quelques photos. Bon, d'accord, l'heure n'était sans doute pas idéale et les sujets non plus mais je m'attendais à mieux tout de même. Pour ces photos, j'ai utilisé le Canon 17-55. Ce n'est pas un objectif considéré comme mauvais, habituellement.
L'heure était à une lumière chaude et assez dure. De forts contrastes, de nombreuses zones plongées dans l'ombre. Bon. Je fais mes photos et je rentre. Une fois devant l'ordinateur, je regarde mes images et j'essaie d'en sortir quelque chose. Je me suis agacé là-dessus pendant presque une heure et je ne suis pas content de moi.

Barrière
Je le reconnais, cette photo est l'exemple même de la fausse bonne idée. Elle n'a rien d'intéressant. Encore, il y aurait de la vraie matière dans le bois, ça serait moins pire. Mais là, avec cette lumière, rien ne vient sauver quoi que ce soit. On va dire que le sujet et l'heure n'étaient pas propices à produire une bonne image. Soit.

L'Auvézère au Change
Je marche un peu et j'arrive sur l'un des méandres formés par l'Auvézère à cet endroit. La rivière est plongée dans l'ombre, de la lumière perce à travers les branches des arbres. Je cadre en fainéant, je déclenche, je n'y crois qu'à moitié. Je reviens sur mes pas et franchis l'Auvézère à la hauteur d'un ancien moulin. Je pense qu'il pourrait y avoir matière à produire quelque chose d'un peu intéressant mais je ne sors rien de mieux que l'image qui suit.

Le Change

Et encore, je ne mets ici que les photos que j'ai sélectionnées. En tout, j'ai dû déclencher une petite quinzaine de fois et j'ai jeté une grosse partie de la production du jour. C'est comme ça depuis quelques semaines. Impossible de sortir une photo convenable. Ça m'agace. Et encore, s'il n'y avait que cela !
Mais voilà que je rencontre le même problème avec le dessin et particulièrement avec les mises en couleurs. Là, c'est bien simple, je m'écouterais, je jetterais tout dans la cheminée ou dans la corbeille du Mac. C'est globalement plutôt catastrophique. Je me demande si c'est moi qui suis pris d'une subite crise de sévérité dans mon jugement. Enfin quoi qu'il en soit, ça m'agace beaucoup.

mercredi 28 mai 2014

Modernité d'antan

Aujourd'hui, après avoir beaucoup peiné sur la mise en couleurs de dessins pourris, je suis allé faire de la maintenance informatique sur du matériel déjà bien ancien.

En informatique, il y a la logique des constructeurs et éditeurs et celle des utilisateurs. Je pratique l'informatique depuis déjà quelques années. J'ai appris depuis belle lurette que cette machine toute neuve présentée comme la plus magnifique, la plus rapide, la plus performante des machines ne sera bientôt plus qu'un infâme ragoton dont on ne saurait plus quoi faire et juste bonne à rejoindre la benne des objets manufacturés obsolètes. Pourtant, si l'on ferme les oreilles aux appels pressants du marketing, on s'aperçoit par soi-même que cette machine qui nous donnait toute satisfaction jusque là n'a pas de raison particulière (hors panne irréparable) de moins bien fonctionner demain. Evidemment, il arrivera un moment où la nouvelle version du système ne pourra pas être installée, où la nouvelle version du logiciel ne sera pas compatible. Mais dans les grandes lignes, une machine peut très bien être utilisée durant de nombreuses années. La preuve, je suis allé aujourd'hui chez une personne de mes connaissances qui refuse de lâcher ses euros pour acheter du matériel neuf.
Chez cette personne, il n'y a que du matériel Apple si l'on met de côté les périphériques que sont l'imprimante Hewlett-Packard, l'écran SONY et quelques autres bricoles. Il y a un PowerBook G3 Pismo 400 MHz de 2000, un G3 "blanc-bleu" 400 MHz de 1999 et un iMac G3 500 MHz de 2001. Le tout est en état de fonctionner et fonctionne. Le tout est connecté à Internet, est utilisé pour travailler et ça va bien ainsi.
Bien sûr, ces machines n'ont plus droit aux mises à jour système depuis longtemps et plusieurs logiciels ne suivent plus ces systèmes anciens. C'est par exemple le cas pour Firefox. Heureusement, il existe le projet TenFourFox qui permet d'utiliser un navigateur récent sur ces machines. En cherchant un peu, on trouve une version pas trop vieille de OpenOfficeorg qui fonctionne sur les Mac PPC. Bien. Moi, je suis intervenu pour installer quelques bricoles dont ces logiciels et pour m'occuper du iMac afin de changer la pile interne et installer une carte Airport afin de pouvoir se connecter au réseau sans avoir à tirer un câble réseau à travers la maison. La carte, je l'ai trouvée en neuf sur un site de vente aux enchères. Même pas très cher. Vraiment neuve, sous emballage scellé. L'installation a dû prendre une bonne quinzaine de minutes et encore. Dans ce quart d'heure, j'ai pu aussi remplacer la pile. Au démarrage, la carte a été immédiatement reconnue. J'aime bien quand tout se passe bien.
Et alors ? Me demanderez-vous. Et alors rien. Je ne veux rien dire de plus. Je ne tiens pas un discours de dénonciation de "l'obsolescence programmée". Une machine vieille de quinze ans fonctionne bien moins rapidement qu'une machine moderne, on ne fait pas les mêmes choses avec un ordinateur de 2000 et un de 2014. C'est juste que ça m'a amusé de rencontrer des personnes qui refusent de lâcher leurs vieilles machines.

mardi 27 mai 2014

Death Metal de la mort en métal

Allez, je m'y suis mis. J'ai des putains de dessins de merde à mettre en couleur. Ça m'emmerde à un point que vous pouvez pas savoir. En plus, je sais pas ce qu'il se passe, mais j'ai l'impression que je ne trouve plus mes couleurs. Peut-être qu'il faudrait que je lave l'écran au jet d'eau ou que j'essuie les traces de ravioli ? J'en sais rien. Ou alors l'ampoule qui est en train de lâcher et qui me donne une lumière louche, allez savoir. Enfin voilà, j'ai des dessins à finir et je ne suis pas couché. Je vous en montre un histoire de me débarrasser de la corvée du billet quotidien et je file réfléchir à la manière dont à laquelle que je vais faire cuire mes nouilles.

Death Metal

lundi 26 mai 2014

Comme une gueule de bois

Hier, je suis allé voter et puis je suis allé me promener. Pour dire la vérité, je n'ai pas suivi la soirée électorale avec beaucoup d'intérêt. Lorsque j'ai entendu, peu après 19 heures, que le FN était majoritaire dans bien des régions, je n'ai même pas réagi. C'était attendu, annoncé.

Il m'a appelé ce matin pour me dire que, hier, il n'est pas allé voter. "Il", c'est un copain. Il n'est pas allé voter parce qu'il n'en n'a pas eu envie. Je le sais de droite. Il n'aurait, de toute manière, pas voté à mon idée. Bon. Il me dit qu'il n'est pas allé voter parce que l'autre jour, nous avions eu une discussion et que nous étions tombés d'accord sur le fait que, malgré tout, il était important d'aller voter. Et puis, en discutant au téléphone, ce copain qui se dit gaulliste commence à déverser un torrent de reproches formulés contre l'Europe. Une Europe responsable du chômage, de la fermeture des entreprises, des délocalisations. Mais aussi une Europe responsable de l'immigration. Il y a trop d'étrangers. Des étrangers qui nous prennent le travail, qui sont la cause du chômage. Des étrangers qui ne travaillent pas et qui touchent des allocations chômage ou des aides de toutes sortes, des étrangers qui ont des logements alors que les Français n'en obtiennent pas. Des arabes, majoritairement. Et des noirs, aussi. Il en connaît. Ou bien on lui a raconté. Il connaît des gens qui savent, qui lui ont dit. S'il était allé voter, il aurait voté Marine. Mais quand même, non, il n'est pas FN. Il est gaulliste. Il n'est pas raciste. Il trouve que les étrangers doivent aller chez eux et que la France doit rester la France et que l'Europe, c'est que plus d'argent pour les riches et plus de pauvreté pour les autres. Il est contre l'Europe. Il ne voit pas à quoi ça sert, l'Europe. Et puis, il est contre Hollande et contre Sarkozy, aussi. Il n'y a plus de gaullistes. Sauf lui et quelques autres, tout de même. Il n'est pas allé voter. Il me demande de lui assurer que l'on votera bien en 2017 pour les présidentielles. Là, il ira voter. Pour qui ? Il hésite. Pour Marine ? Je lui demande. Une hésitation. Un silence parlant. Oui. Il votera Marine. Oui.
Marine, c'est pas son père, qu'il me dit. Et puis, il faut leur donner leur chance. On a tout essayé. La droite et la gauche. Pas l'extrême-gauche, que je lui dis. Il me parle de Poutine, de Staline. Il dit qu'il peut pas voter communiste. Je lui dis que l'extrême-gauche, ce n'est pas les communistes. Il me dit qu'il n'aime pas Mélenchon. Je ne lui donne pas tort. Je ne l'aime pas beaucoup non plus. Alors qui ? Je n'ai pas de réponse. N'empêche, ça le choque, le score du Front National en Dordogne et en France. Il me dit que ça ne veut pas dire que la France est un pays de racistes-fascistes-nazi. Et il me dit que Marine, c'est pas Adolf. Lui, il n'aime pas les arabes mais il n'a rien contre les juifs. S'il en connaît, des juifs ? Non. Enfin il ne pense pas. Il ne sait pas. Mais "eux", ils s'entraident. Ils se serrent les coudes. Ils sont moins cons que nous.

Pendant plus d'une demi-heure, il me raconte ses trucs. Des propos décousus. Il mélange tout, il s'excuse, se justifie, argumente. Il ne me demande pas pour qui j'ai voté. Il s'en fout. Il sait que je vote "à gauche". Pour lui, je ne me rends pas compte du malheur. Je lui fais remarquer qu'il gagne plus que moi, qu'il a une vie pas si difficile, qu'il a un toit assuré sur la tête, de quoi manger à coup sûr. Il a un boulot, une voiture, une maison. Mais ça ne fait rien. Il sait qu'il faut arrêter avec l'Europe et l'immigration. Après, ça ira mieux. S'il faut sortir de l'euro ? Quelle question ! Evidemment ! Et acheter français. Et produire français. Et manger français. Là, il explique que des fois, on mange alal sans le savoir. Moi je le laisse parler. Je suis atterré. Je laisse dire. J'essaie d'écourter. Quelques fois, j'essaie de contrer, de lui faire comprendre qu'il dit des conneries. Il ne m'écoute plus depuis longtemps. Il cherchait une oreille dans laquelle déverser ce qu'il avait envie ou besoin de lâcher. Ça a été la mienne. Un moment, je me demande s'il ne me ment pas, s'il n'est pas allé voter et qu'il n'ose pas l'avouer.
A l'heure où l'on apprend que Coppé a, à travers la société Bygmalion, permis des dépassements de frais de campagne pour les dernières présidentielles au nom de l'UMP, à l'heure où les socialistes pleurent leur score aux dernières élections alors qu'ils n'ont pas encore séché les larmes des municipales, à l'heure où les autres partis se contentent de taper sur le FN, à l'heure où l'on nous dit que la France va mal et qu'il faut faire des efforts, je ne suis pas le dernier à ne plus réellement comprendre ce qu'il faut faire et s'il y a encore un parti politique ou des idées politiques à soutenir. On glisse vers la grosse désillusion et il n'y a plus grand monde pour proposer des idées réalistes et compréhensibles.
La victoire du FN n'est sans doute pas le cataclysme auquel on veut nous faire croire. Pas pour le moment du moins. Je n'ai pas grand chose à raconter à propos de ce scrutin. Je ne sais pas si vous, vous avez quelque chose à exprimer à ce sujet.

dimanche 25 mai 2014

Moto gazeuse

Moto GAZ

samedi 24 mai 2014

Cannes, art et palmes

Quel sera le palmarès du Festival de Cannes 2014 ? Les frères Dardenne ? Xavier Dolan ? Sissako ? Godard ? A l'heure où ces lignes sont écrites, ce n'est plus qu'une question d'heures pour connaître ce palmarès.

En fait, je m'en fous pas mal du Festival de Cannes. Presque, je pourrais dire que je m'en bats les balloches ou que peu m'en chaut. Ce n'est pas que je n'aime pas le cinéma, non. Il y a des bons films, des films intéressants, des films qui font réfléchir, d'autres qui distraient. C'est juste que je ne me sens pas dans l'obligation d'aller voir un film au motif qu'il a été palmé à Cannes. Du reste, je suis, je pense, bien incapable de citer des films ayant décroché des récompenses dans ce festival durant ces dernières années. Enfin, que l'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit. Je ne suis pas en train de raconter que les films palmés sont mauvais ou que les jurys se plantent à chaque coup. Je n'irai même pas jusqu'à dire que les jurys cannois privilégient des productions commerciales au dépit de productions plus artistiques. C'est juste que c'est pour moi une manifestation de peu d'importance, un événement mineur, une péripétie quelconque au même titre que les prix littéraires ou que le concours de la meilleure tarte aux pommes du Concat-les-Vergers. Il se trouve toutefois que j'aime le cinéma des frères Dardenne. Je les ai découverts avec "Rosetta", film qui m'a marqué à sa sortie.
Si je parle du Festival de Cannes, c'est que je n'ai aucune idée de ce que je pourrais vous raconter aujourd'hui et que j'ai eu une idée de dessin en pensant à ce festival. J'aurais pu avoir une idée de dessin aussi en entendant l'information que je viens d'entendre. Une planche originale de Tintin dessinée par Hergé à l'encre de chine a été vendue aux enchères pour la somme de deux millions et cinq-cent-dix-neuf mille euros. Je pense que je vais dare-dare me remettre au dessin à l'encre de chine, moi ! Bon, ok, n'est pas Hergé qui veut et, quoi que l'on en puisse penser, je préfère être vivant que riche à titre posthume tant il n'est pas formellement prouvé que l'on peut profiter de son argent dans l'au-delà. J'aurais pu commettre un billet coupable sur Tintin et Hergé. Il y a déjà tant de littérature sur ce sujet que je m'en voudrais de remplir des serveurs informatiques avec des centaines de lignes de texte qui n'apporteraient rien au débat. Et puis, je ne me sens pas qualifié pour dire quoi que ce soit tant sur Tintin que sur Hergé.

Et voilà que je me suis fait avoir par le temps qui passe. J'ai commencé à écrire ce billet en début d'après-midi, je n'ai pas envie de le réécrire. Là, maintenant, le palmarès est plus ou moins connu. Mais on s'en fout. J'avais un dessin de Donald Duck réalisé comme ça, pour me faire la main avant d'attaquer des encrages sérieux, et je ne savais pas bien qu'en faire. Je me suis dit que le festival de canes, pour un canard, c'était pas si mal.

donald.png

vendredi 23 mai 2014

Nageons gaiement dans l'optimisme

Prenez toujours la vie du bon côté

jeudi 22 mai 2014

Quand la moto se prend pour un camion

Moto de déménagement

mercredi 21 mai 2014

Pluie d'étoiles

Dans la nuit, sous une pluie battante, une automobile blanche s'arrête sur le parking d'un grand restaurant routier du centre de la France. Il est un peu plus de 23 heures et le conducteur roule depuis plus de quatre heures. Il va manger quelque chose avant de reprendre la route pour le Périgord.

Votre camion ne m'inspire vraiment pas. C'est ainsi que, récemment, s'exprimait Liaan sur ce blog. J'ai longtemps pensé à lui lors de mon récent déplacement qui m'a mené de Azerat à Saint-Germain-la-Poterie, dans l'Oise picarde et en région parisienne. Ce commentaire m'avait bougrement chagriné à un point tel que je ne trouvais plus le sommeil. Il me fallait trouver un moyen pour contenter l'un des plus fervents et fidèles visiteurs de ce blog. Il le fallait. C'est le hasard le plus total qui m'a permis de trouver ce moyen.
Rouler de nuit sous la pluie, c'est une chose que j'aime plutôt bien. Il n'y a pas que des avantages mais s'il ne fallait n'en citer qu'un, ce serait assurément que l'on a moins de risque de tomber sur un radar vicelard. Par contre, c'est vrai, la conduite de nuit lorsque les conditions météorologiques sont proches du cataclysme est moins confortable. On voit moins bien, les dépassements peuvent être quelque peu hasardeux, on est ébloui par les phares des véhicules roulant en sens inverse. On ne peut pas tout avoir. Bien sûr, avec la 405 qui est un veau parmi les veaux automobiles, on s'amuse moins qu'avec d'autres véhicules bien puissants qui permettent de rouler vite. Enfin voilà, rouler de nuit, j'aime bien. Ça ne se discute même pas. J'aimais encore plus il y a des années de cela, lorsqu'il y avait de vraies émissions de nuit sur France Inter. Maintenant, ce ne sont que des rediffusions et c'est moins intéressant.
Et donc, je roulais de nuit et je m'arrête dans un restaurant très fréquenté et très connu pour prendre un copieux repas. Et là, voilà que j'avise de beaux camions tout neufs qui sont exposés. Des camions Mercedes Benz de la nouvelle gamme Actros. C'est fou, non ? Alors, je suis allé manger et en sortant, j'ai pris des photographies pour Liaan (et aussi pour les autres).

Vroum-vroum pouêt-pouêt
Beau comme un camion

dimanche 18 mai 2014

Un malheur n'arrive jamais seul

Journée noire aujourd'hui à Azerat et, plus précisément, chez moi. Journée noire parce que c'est un grand malheur qui m'a frappé.

Ça vous arrive aussi, à vous, de n'arriver à rien ? Non hein ? Je m'en doutais un peu. Parce que à moi, c'est arrivé pas plus tard qu'aujourd'hui. J'ai voulu faire un dessin et un autre et un autre et non, rien à faire, ce n'est pas venu. Et c'est gênant parce que c'est désagréable de ne pas réussir à faire ce que l'on veut. Au début, je m'étais dit que j'allais dessiner une moto du dimanche. Ça ne partait pourtant pas si mal que ça. Il y avait de l'idée, comme on dit communément. Et allez savoir quoi ? Patatras ! Bloqué. Plus rien à faire. J'ai aussi essayé de dessiner un personnage. Un personnage simple, un de ceux que je fais, en temps normal, les yeux fermés et les mains dans la poche. Sauf que cette fois-ci, même pas foutu de dessiner un semblant de gros nez.
Je suis allé m'occuper de voir s'il y avait encore du lubrifiant et du liquide de refroidissement dans ma voiture pour me changer les idées. Tant que j'y étais, j'ai réparé le lave-glace qui ne fonctionnait plus très bien. Et alors, je me suis dit que puisque je ne parvenais pas à dessiner, j'allais aller me promener avec l'appareil photo et ramener quelques images. Rien à faire. Rien n'a attiré mon œil. C'est une sale journée. Je suis rentré chez moi, j'ai bu de l'eau et j'ai pris une nouvelle feuille de papier. Je ne savais pas quoi dessiner lorsque j'ai entendu parler d'un poids-lourd à la radio. J'ai alors essayé de dessiner un camion mais le cœur n'y était pas vraiment. L'inspiration en panne. Il y a des jours où il ne faut pas insister.

moto abandonnée en cours de route
camion qui ne sera jamais terminé
Et puis, comme je le dis en titre, il est bien rare qu'un malheur ne soit pas accompagné de quelques autres. Ça évolue en bande, en horde, ces engeances. Alors, oui, je dois vous en informer, le blog sera fermé pour quelques jours. Il est possible qu'il reprenne son activité normale à partir de mercredi.

samedi 17 mai 2014

Suis-je un inextinguible toxicomane ?

Ce matin, je prends la voiture pour aller chercher mon pain hebdomadaire à Peyrignac. En chemin, je croise deux motocyclistes de la gendarmerie nationale.

Je suppose qu'ils n'auront pas apprécié que je les regarde d'un air réprobateur. Je roulais tranquillement, à vitesse contenue, et j'approchais d'un rond-point. Les deux motocyclistes de la gendarmerie nationale étaient arrêtés de l'autre côté de la route et s'apprêtaient à traverser pour aller dans la même direction que moi. Il me semble que leur manœuvre représente une infraction au code de la route et je les regarde donc avec l'air le plus chargé de réprimande dont je suis capable. Cela n'a pas dû plaire à celui qui a croisé mon regard. Alors, les deux motocyclettes me suivent dans le rond-point et je comprends que je vais avoir droit à un contrôle de papiers et plus si affinités. Je ne me trompe pas. L'un des deux gendarmes me double et m'incite d'un doigt autoritaire de le suivre et de m'arrêter. Je m'exécute.
Je coupe le moteur et plonge dans la boîte à gants pour trouver les certificats d'assurance et d'immatriculation. J'ai à peine esquissé le mouvement de baisser ma vitre que l'un des deux représentants de la force publique m'aide en ouvrant la porte. Je n'ai pas spécialement apprécié mais j'étais peut-être de mauvaise humeur. Il me salue, m'apprend qu'il agit au nom de la gendarmerie nationale et me demande les papiers du véhicule ainsi que le permis de conduire. Je tends mon permis et je lis la désapprobation outrée qui marque d'un affreux rictus le visage du brave homme. Il faut reconnaître que mon permis de conduire, il n'est pas bien beau à voir. C'est une loque. Il n'y a pas d'autre mot pour définir la chose. Là, le fier serviteur de l'ordre public m'apprend avec contentement que mon permis ne peut en aucun cas être encore valable en l'état. Toutefois, bon, on ne me dit pas que je n'ai plus le droit de rouler. Ce n'est pas la première fois qu'on tente de me la jouer à l'intimidation et que je promets avec forfanterie et fourberie que je le ferai refaire prochainement.
Et donc, on m'intime l'ordre de descendre du véhicule afin de procéder à quelques vérifications. En préalable, l'un des deux brillants chevaliers des temps modernes me demande à quand remonte ma dernière consommation de stupéfiants "héroïne, cocaïne, cannabis". Oui, oui. Directement tout ça. Ça doit être lié à mon apparence ? La main sur le cœur et en affectant une mine quelque peu offusquée, j'ai juré, main sur le cœur, que jamais de ma vie je ne m'étais laissé à une telle extrémité que celle consistant à consommer des drogues illicites. J'ai bien vu que l'on ne me croyait pas. Il n'aura pas fallu longtemps pour que l'on me demande à quand remontait ma dernière consommation de cannabis. Jamais, réponds-je ! Et une fois encore, on me demande à quand remonte mon dernier pétard. C'est dingue. Comme si j'avais l'apparence de quelqu'un qui pouvait se droguer ! Un peu méchamment, légèrement moqueur, j'avoue néanmoins que, après mûre réflexion, en effet, mais il y a bien longtemps de cela, je ne sais vraiment plus quand mais il y a des poignées d'années voire plus encore, oui, c'est vrai, j'ai pris un cachet d'Efferalgan© à la codéïne. Mais attention ! Sur prescription médicale ! Notre bon gendarme qui pensait être parvenu à me faire avouer un crime inqualifiable semble peiné. Je me suis demandé s'il avait compris que je me foutais gentiment de sa gueule. Ce n'est pas certain du tout.
Enfin bon, là, il tente le tout pour le tout. Il me fait faire des tests vachement scientifiques pour vérifier que je ne suis pas sous l'emprise d'une substance qui pourrait perturber mon équilibre. D'abord, il me fait me placer face à lui avec les pieds légèrement en canard et il place un doigt, l'index de la main droite, à hauteur de mes yeux. L'exercice consiste, pour moi, à suivre le doigt qui va de gauche à droite et de droite à gauche sans bouger la tête. Ce n'est pas concluant. Alors, test ultime, je dois tendre les bras et écarter les doigts tout en fermant les yeux avant de basculer la tête en arrière. Je suppose qu'il s'agit de voir si je vais m'écrouler ? Bah non. Même pas de rire.
Alors là, je vois comme un voile passer dans le regard embué de notre bon pandore. Ne lui reste plus que l'arme ultime, le fleuron de la technologie moderne étiquetée NF, l'éthylotest à moteur électronique ! Il ouvre une des sacoches de sa Yamaha bleue, en tire l'appareil rangé dans une belle housse rutilante, place un tube à usage unique garant de la non diffusion de germes pathogènes et propagateurs de pandémies délétères et me demande sur le ton de l'ordre sans appel de souffler là-dedans jusqu'à ce que l'on me dise d'arrêter. Je fais comme c'est qu'on me dit. Je vois déjà que le monsieur de la maréchaussée n'y croit plus beaucoup. Il a perdu la foi. Il est à deux doigts de tout laisser tomber et de filer vivre la vie d'un anachorète ermite et isolé dans des terres inhospitalières et désertes autant qu'inhabitées. Il vérifie l'écran de contrôle. Il ne dit rien. Plongé dans le mutisme de la personne blessée au plus profond de son être. J'ai presque pitié de lui. J'enfonce le clou. "Alors ? Combien ?". Zéro zéro. Je hausse les épaules pour dire que je l'avais bien dit ou quelque chose du genre. On me rend mes papiers. Je ne sais même plus si j'ai dit merci.
En repartant chercher mon pain, je me suis dit qu'il faudrait toujours avoir un instrument dans son véhicule que l'on pourrait utiliser dans ce genre de situation. Je ne vois pas bien quel genre d'instrument mais...

Pour couper court aux interrogatoires barbants

vendredi 16 mai 2014

2cv en arrêt

J'ai commencé un dessin de 2cv Citroën. Un dessin sans but, juste pour m'occuper. Et puis, c'en est resté là.

J'ai occupé une partie de la journée, pas une trop longue partie, je vous rassure, à remplir ma déclaration de revenus. Le plus long, ça a été de remettre la main sur la feuille de la taxe d'habitation dont je souhaitais faire une copie que je me promettais de joindre à ma déclaration pour demander le remboursement de la taxe audiovisuelle. Une fois encore, j'ai été fasciné par ma capacité à égarer les papiers. A ce niveau, c'est du grand art. Je ne suis pas qu'un peu fier de moi. Normalement, elle aurait dû se trouver dans la chemise bleue où je range tout ce qui a trait aux impôts, taxes et autres choses du genre. Elle n'y était pas. Bon.
Dans ce cas, il faut chercher. J'ai fini par la retrouver. Comment elle s'était retrouvée là où j'ai mis la main dessus ? Mystère. Il m'a fallu empoigner des piles de papiers, de dessins, de revues, de courriers non classés et trier. Ça m'a permis de faire un bon tas de papiers bons à jeter. J'ai travaillé avec méthode. Je prenais une pile de documents et je triais. Une fois la pile épuisée, j'en prenais une autre et puis une autre. J'ai trouvé la feuille que je cherchais presque à la fin. J'en étais à me dire que si je ne la trouvais pas là, c'est qu'elle n'existait plus. A la fin, j'avais une nouvelle pile de factures d'eau, d'électricité, de relevés de compte et, oui ! la feuille de la taxe d'habitation ! J'étais heureux. J'ai pu en faire une copie et la mettre dans l'enveloppe contenant déjà la déclaration de revenus, le relevé des frais réels et le courrier demandant le remboursement de la taxe audiovisuelle. Je suis alors allé poster le tout.
Et puis, j'ai commencé un dessin. Le problème, c'est que je ne sais pas ce que je peux lui ajouter pour qu'il soit un peu amusant. Si vous avez une idée, ce n'est pas de refus.

2cv en attente d'une idée

jeudi 15 mai 2014

Bruxelles la belle

Ah Bruxelles ! Quelle belle ville ! Quelle ville agréable ! Pour un peu, je demanderais la nationalité belge. La découverte de cette ville a été un vrai enchantement. Je vous propose une petite sélection de photographies.

Je suis bien loin d'avoir épuisé ma réserve de photographies faites au cours de mon escapade belge. Ces photos, j'ai décidé de les distiller goutte à goutte, peu à peu, au gré de l'humeur du moment. Peut-être est-ce le désir de faire durer, de ne pas tourner trop vite la page de ce petit voyage.
Pour bien découvrir une ville, le meilleur moyen de transport c'est encore les pieds. Je ne sais pas exactement combien de kilomètres ont été parcourus durant cette journée mais je pense que ça ne doit pas être bien loin des vingt kilomètres. Ce qui est fantastique avec Bruxelles, c'est que l'on n'a jamais vraiment l'impression d'être dans une grande ville, une capitale, une ville importante pour l'Europe et ses institutions. Peu de hauts immeubles, des petites rues et des vieilles maisons. Et puis un calme étonnant ! Vraiment une ville à découvrir.

Marché aux puces - Place du Jeu de Balle

Eglise Saint Gilles

Le Maneken Pis, les touristes et le balayeur

Grand-Place de Bruxelles

L'estrille du vieux bruxelles

mercredi 14 mai 2014

De l'importance de savoir lire

Aujourd'hui, ça n'allait pas trop mal. Le moral n'était pas au plus bas, j'avais arrêté de m'entraîner à faire des nœuds coulants, je n'affûtais plus les lames de rasoir, j'arrêtais de consulter le Vidal à la recherche des comprimés les plus létaux, je ne recherchais plus la pierre assez lourde pour m'amener à coup sûr au fond du fleuve. Tout allait aussi bien que cela pouvait aller et, alors que je m'adonnais à la poursuite de la lecture d'un magazine vantant les charmes incontestables du Périgord, je me suis dit in petto que j'avais tout de même une veine de chef de gare de savoir lire.

Dans la vie, il y a des trucs qui sont plus importants que d'autres. Avoir bon appétit, avoir le moral, c'est tout de même vachement obligatoire. Avoir la santé aussi, remarquez. Ne pas être trop dans la dèche, c'est pas mal non plus. En fait, plus j'y songe et plus je me dis que le secret d'une vie épanouie et agréable à vivre, c'est d'avoir un minimum d'ennuis, de tracas, de problèmes, de soucis et d'autres choses qui sont de nature à vous la pourrir, la vie. Mais après que l'on a fait le tour des éléments encore plus nécessaires que tous les autres au rang desquels je mettrais le fait d'avoir des poumons pour respirer, un cœur pour faire circuler le sang, un cerveau pour commander les organes et les membres, des muscles pour faire bouger l'ensemble, des os pour faire tenir tout ça debout, des oreilles pour entendre, une langue pour goûter, une bouche pour boire, des yeux pour y voir clair et un trou du cul pour se vider des choses encombrantes, je me dis qu'il y a tout un ensemble de fonctions et facultés qui peuvent paraître secondaires bien qu'elles soient tout de même fort utiles. Et par exemple, et c'est là que je veux en venir, savoir lire. Et j'ajouterais pour ma part, surtout, savoir lire le français.
Il y a plein de personnes qui ne savent pas lire le français. Pour les étrangers qui peuplent une très large partie de la planète et qui sont d'une quantité phénoménale, ce n'est pas vraiment important de ne pas lire le français. Ils ont leur manière à eux de parler et ça semble leur suffire. Mais pour nous autres, Françaises et Français, tout de même, c'est vraiment très utile de savoir lire le français. De savoir l'écrire aussi, dans une certaine mesure, mais surtout de pouvoir le lire, à mon avis.
Je ne sais pas si beaucoup d'autres philosophes ont réfléchi à la question. Je n'en suis pas sûr. Déjà, la plupart des bons philosophes sont parfaitement étrangers et, d'autre part, la majeure partie d'entre-eux sont morts. Le mort, jusqu'à preuve du contraire, n'a pas à savoir lire le français. Je sais que le sujet fait polémique et que d'aucuns prétendent au terme d'une longue et vaine ratiocination que l'on ne peut pas affirmer que les morts ne ressentent pas le besoin ou la nécessité de lire le français (ou autrement). A ceux-ci, je rappellerai juste que, du moins pour les morts qui ne sont pas incinérés ou dépecés, pour ceux qui sont enterrés dans un cercueil normal placé dans un cimetière normal, que l'on a rarement vu de mort enterré avec sa bibliothèque et que, du reste, il est au moins aussi rare de trouver une bière équipée d'un dispositif d'éclairage. Allez lire dans le noir total, vous ! Oui, d'accord. Un mort connaissant le braille pourrait y parvenir, je vous le concède. D'accord. Mais quoi qu'il en soit, ils ne forment pas la majorité des morts et, au mieux, constituent l'exception qui vient confirmer la règle, comme on dit.
On m'objectera également que le jeune enfant qui vient de naître ne sait pas lire et que cela ne semble pas lui nuire outre mesure. C'est vrai mais il faut noter que le bébé n'est pas à proprement parler autonome. Laissez seul un bambin avec une réserve de nourriture à sa disposition et revenez une semaine plus tard. Vous pourrez constater qu'il n'aura sans doute pas su se débrouiller par lui-même. De même, des études scientifiques menées par des personnes désireuses de faire avancer la science (et malheureusement incomprises) tendent à prouver qu'un enfant placé dans un congélateur avec le mode d'emploi à portée de main ne parvient pas à se libérer seul, et ceci même après plusieurs jours. A partir d'un certain âge, l'enfant apprend à lire et comprend l'usage qu'il pourra faire de cet apprentissage. Il pourra s'élever dans l'échelle sociale et occuper un emploi qui fera la fierté de ses parents. A contrario, un enfant qui ne parviendrait pas à apprendre à lire correctement serait vite la risée de toute la classe et n'occuperait, au mieux, qu'un emploi subalterne chichement rémunéré. Mais passons.
On pourra aussi noter les cas amusants de ces personnes qui, sachant lire, sont incapables de comprendre un texte pourtant simple. Certaines sont à la limite de comprendre la liste de courses par elles rédigée. Ces personnes sont plus nombreuses que l'on peut le penser. Ceci dit, et sans chercher à leur trouver des excuses, il faut reconnaître qu'il existe des textes qui sont, semble-t-il, réalisés pour être incompréhensibles. Nous avons tous été confrontés à ce genre de textes. Dans le lot, nous pourrons mettre certaines notices d'emploi de produits manufacturés, quelques extraits de jugement, quelques traités philosophiques, poétiques, scientifiques.
Il est couramment admis que la lecture permet le savoir, la compréhension. On a souvent dit que l'on a longtemps laissé les braves gens éloignés de la lecture et de l'écriture afin de les laisser macérer dans l'ignorance et la croyance. Ce n'est sans doute pas totalement faux. Pour autant, on peut se demander s'il faut réellement permettre à tous d'accèder au savoir. Enfin ! Ce n'est pas à moi de me prononcer sur la question. Disons qu'il s'agit là, certainement, de l'une de ces grandes idées humanistes. Que voulez-vous ! On ne dira jamais assez le mal qu'ont pu faire les "gens de gauche" ou assimilés à nos sociétés.
Car enfin ! Le peuple a toujours existé et, à moins que l'on puisse m'apporter la preuve du contraire, il a vécu depuis toujours sans qu'il ressente plus que ça un besoin impérieux de savoir lire ou écrire ! Que diable ! A quoi bon s'occuper de cela lorsqu'il s'agit de manier la pioche ou la bêche ? A quoi bon savoir lire lorsqu'il est question de mener du linge souillé au lavoir ? Et de vous à moi, les pauvres sont-ils seulement plus heureux depuis qu'ils ont accès au savoir ? Et étaient-ils seulement plus malheureux avant ? Bien sûr que non ! Tout cela relève de la plus misérable des escroqueries intellectuelles. J'irais presque jusqu'à prétendre que cette sotte idée de donner la lecture à tous a eu un effet des plus néfastes pour l'écrit. Je m'explique. Autrefois, aux temps bénis ou chacun était à sa place et ne pétait pas plus haut que son cul, les écrits étaient nobles. Nous avions de beaux écrits pour de belles gens et beau plus beau donne du plus beau encore. Avec la popularisation de la lecture, il y a eu vulgarisation de l'écrit. Aujourd'hui, nous pouvons voir, horrifiés que nous sommes, l'écrit utilisé pour nous vendre de la viande de poulet, du dessous en fibres synthétiques ou de l'assurance-vie. Si ce n'est pas malheureux ! Où sont les Ronsard, les Montesquieu ou les Flaubert ?
Et que dire de celles et ceux qui se permettent d'écrire n'importe quoi n'importe comment pour n'importe qui au risque de dévoyer cette merveilleuse découverte qu'est la lecture ? Et j'en connais, de ceux là ! Parfois, on pourrait penser que le seul but de ces personnes est de remplir. Ils écrivent pour ne pas laisser vide. On ne devrait écrire qu'en cas de nécessité absolue. C'est ainsi que nous sommes inondés de textes creux, vides d'intérêt, qui ne sont là que pour faire croire qu'il y a du texte. Prenez la plupart des buletins municipaux, par exemple. Hormis les quelques informations pratiques qui peuvent être de quelque utilité, hein ? Que nous apprennent les "mots du maire" ou les compte-rendus du club philatélique ou de celui du troisième âge ? C'est vraiment bien triste. Et pour en revenir à la revue dont je vous parlais au début de ce billet formidable. Nous avons un bloc de papier vantant les mérites du Périgord. Des photos et des textes. Les photos nous montrent de beaux paysages, de beaux châteaux, de belles tables. Bien. Les textes, eux, et même s'ils apportent parfois quelques éclairages historiques bien venus, ne servent à rien. Et les romans, après tout ? A quoi ça peut bien servir, un roman ? Ces personnages qui n'existent pas à qui il arrive des aventures imaginaires. Soyons sérieux ! Et il y en a qui paient pour ça ! Et il y en a qui sont payés pour ça !

Mais je m'emporte, je m'emporte. En fait, aujourd'hui j'ai fait un dessin et je me suis dit que j'aurais pu faire un petit texte pour l'accompagner. Le souci, c'est que je n'avais strictement rien à dire et que je me suis laissé aller à écrire n'importe quoi. Au début, j'avais vaguement l'idée d'écrire un texte illustrant le fait que le Rat ne savait pas lire et qu'il allait s'empoisonner en mangeant et buvant ce que des personnes lui auraient laissé comme poisons en lui faisant croire qu'ils lui offraient un repas. Et j'ai mis une petite affiche expliquant cela. Seulement, après coup, je me suis rendu compte qu'il était idiot de prétendre que le Rat ne savait pas lire les étiquettes s'il parvenait à lire la pancarte. Et là, je me suis subitement aperçu que j'étais bien le dernier des incapables et j'ai eu vraiment honte. Pour m'en sortir, je n'ai rien trouvé de mieux que de tenter d'écrire un très long billet avec le secret espoir que les visiteurs n'auraient jamais le courage d'aller au bout de mes délires et abandonneraient avant d'arriver au mauvais dessin.
Et puis aussi, il fallait bien que je trouve une occupation dans l'attente de la bonne cuisson de mes pommes de terre du repas quotidien. Si j'avais fait des nouilles, j'aurais sans doute pondu un texte plus court. Là, c'est cuit alors je vais manger.

Ne bouffez pas ce que vous ne connaissez pas

mardi 13 mai 2014

Dans le nord, vers l'Isle

Je suis passé par Nanthiat. Nanthiat, c'est une petite commune du Périgord vert, située à quelques kilomètres entre Thiviers, Lanouaille et Excideuil. Juste à côté coule l'Isle qui va poursuivre son chemin vers Périgueux avant de filer vers la Garonne (à noter que ceci est totalement faux !). Le paysage est constitué de vastes étendues boisées et de gorges assez profondes.

Eglise de Nanthiat
L'Isle entre Thiviers et Lanouaille

lundi 12 mai 2014

Transport aventureux

side-car

dimanche 11 mai 2014

Chaos granitique

D'où que vous partiez dans la galaxie, juste après le soleil vous prenez la direction de la planète Terre. Lorsque la planète est en vue, vous ajustez votre vol et tentez d'éviter les grandes étendues d'eau pour vous mettre en position de filer en direction de l'Europe. Vous cherchez la France, vous vous laissez dévier gentiment vers le sud-ouest, pas trop, tout de même, et vous devriez être maintenant au-dessus de la Dordogne.

La Dordogne est multiple, artificiellement découpée en quatre couleurs avec un Périgord blanc qui engloberait Périgueux et s'étendrait vers la Gironde, un Périgord pourpre qui serait celui du vin et du Bergeracois, un Périgord noir qui s'articulerait autour de Sarlat et possèderait les plus beaux châteaux surplombant la Dordogne, les plus belles grottes ornées, les plus belles maisons aux toits de lauzes, la vallée de la Vézère et le plus grand nombre de touristes et, enfin, le Périgord vert qui irait du Limousin à la Charente en passant par Brantôme.
Le Périgord vert doit son nom à la profusion d'arbres, de vallées encaissées dans lesquelles s'étalent joyeusement les fougères. Au fond de ces vallées, on trouve des cours d'eau impétueux. L'Auvézère, l'Isle et bien d'autres. S'il conserve généralement son caractère calcaire, il suffit pourtant de se diriger vers le nord, du côté de Piégut-Pluviers, dans le Nontronnais, à la limite du Parc naturel Périgord-Limousin, pour que ce calcaire cède la place au granite. C'est là que je vous amène aujourd'hui, à Saint-Estèphe, dans les bois, en plein sur le socle granitique fracturé de toutes parts.
Depuis Saint-Estèphe, petit village de cinq-cents âmes et quelques, partent des sentiers de promenade qui promettent de rencontrer le chaos et le diable. Rien de moins. Le clou de la visite, celui qui attire le mieux promeneurs et touristes en quête d'oxygénation et de contact authentique avec dame Nature, c'est le rocher branlant, une masse de granite posée là par on ne sait quelle main diabolique qu'un adulte armé d'un levier peut faire bouger d'une dizaine de centimètres. On estime cette masse à plusieurs dizaines de tonnes. Pour y arriver, on peut choisir un chemin ou un autre selon que l'on soit d'une humeur sportive ou non. En fait, pour ma visite d'hier, j'ai eu droit aux deux chemins puisque, je ne sais comment, je me suis quelque peu égaré en prenant le chemin le plus acrobatique et ai dû, après être revenu presque au point de départ, choisir le plus facile pour y parvenir.

Saint-Estèphe - Chaos granitique
Sous les frondaisons, on suit le cours de la Doue. L'eau se fait son passage entre les blocs de granite qui semblent avoir été jetés là lors du chaos que l'on nous promet à l'entrée. Les chemins et sentiers sont bien entretenus et plusieurs ponts et escaliers permettent de passer d'une rive à l'autre, de grimper le long des gorges. Des panneaux informatifs expliquent les végétaux en présence ou les légendes en rapport avec les lieux. Une promenade réellement sympathique.
J'avais amené le Samyang 8mm et il ne s'en est pas trop mal sorti. La lumière n'était pas très belle avec un ciel plombé annonciateur de pluie. Ceci dit, elle permettait tout de même une lumière assez douce et évitait de trop forts contrastes. Par contre, il y a eu un moment où, sincèrement, j'ai commencé à un peu regretter d'avoir amené tant de matériel. Le sac photo pesait de plus en plus lourd, m'a-t-il semblé. Etrange.

Saint-Estèphe - Chaos granitique
Puisque je vous parle de matériel photographique et en particulier de cet objectif particulier qu'est le 8mm Samyang, j'en profite pour affirmer que ses qualités optiques sont tout à fait satisfaisantes. Par contre, là où le bât blesse un peu, c'est au niveau de l'ergonomie. Son utilisation n'est pas des plus simples. Déjà, la bague de mise au point est un accessoire que l'on peut oublier. Dans le viseur, je n'arrive absolument pas à faire une mise au point. Soit je suis en train de devenir aveugle et j'ai une explication, soit cette bague a été mise là pour faire joli. Je ne vois pas d'autre explication. Dans les faits, je me suis résolu à tout faire en comptant sur l'hyperfocale. Le diaphragme coincé à f:8, la bague de mise au point calée sur une distance de un mètre et je ne sors pas de ces réglages. A partir de là, on ne peut plus jouer que sur deux facteurs, la vitesse d'obturation et la sensibilité. Le gros souci est qu'avec un objectif qui couvre un tel angle, on ne sait plus vraiment quelle est la lumière mesurée par l'appareil. Malgré le fait que j'ai bien pris soin de systématiquement appliquer une sous-exposition de au moins un IL, je me suis retrouvé avec bien des images sur exposées. Pour plus de confort, et pour les appareils qui le permettent, on peut utiliser la fonction "LiveView". Là, on effectue les réglages en ayant un aperçu en temps réel du résultat. Mais je n'aime pas trop ce mode.

Saint-Estèphe - Chaos granitique
Les plus sportifs, ceux qui ont les meilleures chaussures, peuvent s'amuser à sauter de pierre en pierre pour descendre le cours de la Doue jusqu'au roc branlant. Mes chaussures sont ce qu'elles sont et je ne suis assurément pas sportif. De plus, je tiens à mes chevilles et n'aime pas prendre des risques inconsidérés. Dans le fond, je suis un couard d'une prudence maladive. Cela me vaut d'être encore vivant, certainement, mais cela m'a tout aussi sûrement tenu éloigné de belles sensations fortes. C'est un choix. La perspective de m'enfoncer dans une forêt inconnue en empruntant des sentiers balisés me suffit à vivre le maximum d'aventure dont je me sens capable. Cela suffit bien à mon plaisir et je n'empêche pas les têtes brûlées de vibrer plus intensément en faisant ce qu'elles veulent au plus grand mépris du danger et de leur intégrité physique. Ces personnes doivent néanmoins bien se mettre en tête que si elles venaient à s'écraser comme des fientes molles sur l'un ou l'autre des rochers à l'aspect bien dur, elles n'obtiendraient tout au plus qu'un sourire goguenard de ma part. Je laisserai sans remords aucun aux animaux sauvages le soin de nettoyer de ses chairs mortes le cadavre en devenir.

Saint-Estèphe - Chaos granitique
Et donc, une fois que vous vous serez bien promené pédestrement de bloc de granite en bloc de granite, vous pourrez reprendre votre vaisseau intergalactique pour retourner chez vous où que ce soit. Vous ne manquerez pas de faire la promotion de ce site.

Saint-Estèphe - Chaos granitique

samedi 10 mai 2014

Pétaradons "cocorico"

Ah ! La discussion récente portant sur le regrettable déclin de la motocyclette française m'a donné une idée de dessin. C'est bien tombé parce que sinon, j'en serais encore à m'arracher le peu de cheveux qui me restent en me lamentant beaucoup et en me tapant la tête contre les murs tout en pleurant sur le désespoir de celui qui ne parvient plus à trouver la moindre idée de quelque chose et qui s'en retrouve réduit à réparer sa chasse d'eau fuyarde et à détartrer la cuvette à grand renfort d'acide chlorhydrique. Mais heureusement, voilà l'idée qui arrive et qui s'impose à moi alors que je ne l'attendais plus ! Joie, bonheur !
Donc, la moto française. Pauvre moto française mal aimée, terrassée par l'hydre infâme de l'industrie nippone et les coups de boutoir de bien des méchantes gens qui l'ont voulue morte et enterrée. A chaudes larmes, on la pleure, on la regrette, on la loue, on la chante, on la dit belle et incomparable. Que sont nos marques nationales devenues ? Et, surtout, un renouveau est-il possible, encore ?

Le renouveau de la moto française

vendredi 9 mai 2014

Entendu à la radial

J'ai eu l'intention de faire un dessin. Non, c'est vrai, je vous assure. Je ne vois même pas pourquoi je vous mentirais. Ce matin, sur France Inter, j'entends une journaliste annoncer que Silvio Berlusconi, "il cavaliere", suite à sa condamnation dans l'affaire du procès Mediaset, allait effectuer, à Milan, auprès de malades d'Alzheimer, des "travaux d'intérêts généraux".
J'en ai presque recraché mon café. Travaux d'intérêts généraux. Franchement ? On en arrive à un point où les mots sont vidés de leur sens. On balance des mots, des formules, que l'on ne comprend plus et, surtout, on ne se pose pas de question. Ça m'a réellement agacé. Sur le fond, effectivement, il n'y a pas péril en la demeure. Tout le monde a compris l'essentiel. Berlusconi a été condamné à purger une peine alternative à celle de l'emprisonnement à laquelle il échappe en raison de son âge. Mais tout de même. Les journalistes se doivent, selon moi, de bien écrire. D'écrire des textes qu'ils comprennent, surtout. Et là, on est en droit de se demander ce qu'il en est.

jeudi 8 mai 2014

moto de papier

Latte-Rale

mercredi 7 mai 2014

Limeyrat 2014, la fin

En marge du rassemblement qui ne comporte, normalement, que des machines d'avant les années 30, on pouvait voir quelques véhicules relativement plus modernes. Aujourd'hui, pour terminer la visite, je racle les fonds de tiroir et vous propose les dernières images.

Ce que je regrette, c'est de n'avoir pas été prévenu de la manifestation à temps. Plus tôt dans la journée, l'association des vieilles motos du Périgord enjoignait les participants au rassemblement à aller faire une promenade pétaradante sur les petites routes avec, au programme, une halte au chai de Lardimalie, musée du vin et de la fabrication du vin à Saint-Pierre-de-Chignac. J'aurais vraiment aimé suivre la promenade et faire des photos des motos en action. Je vous propose aujourd'hui de terminer cette série de billets sur le rassemblement avec quelques images.

Motoconfort
Motobécane
La plus belle des motocyclettes
Motobécane
Armor
Magnat Debon
Qui sait ce que c'est ?

mardi 6 mai 2014

Encore Limeyrat

On continue la visite en photo de la manifestation limeyratoise. Aujourd'hui, de la vieille Peugeot, de la Terrot, de la BSA, de la Harley-Davidson, de la FN et d'autres choses encore.

A quel moment, à quelle date, avec quel modèle la motocyclette a arrêté d'être un objet ludique fait pour amuser les riches gens attirés par la modernité mécanique du moteur à explosion pour devenir un véhicule utilitaire permettant de rallier deux endroits distants l'un de l'autre de plusieurs kilomètres ? La première guerre mondiale a dû contribuer en profondeur à ce changement mais il a dû débuter légèrement plus tôt dans les premières années de la deuxième décennie du XXe siècle tout neuf.

Peugeot
Peugeot
Terrot
B.S.A.
Harley Davidson
serpentin d'injection sporadique
Faut que ça graisse
Motoconfort
Et ça ? Qu'est-ce que c'est donc ?
FN Sahara

Demain, suite et fin.

lundi 5 mai 2014

Limeyrat 2014, première suite

Qu'y a-t-il au menu, aujourd'hui ? Encore de la vieille motocyclette d'avant 1930.

Motosacoche
Peugeot
Duo de vieilleries
Terrot
Motobécane
Motoconfort et BSA avec une Ford Mustang au fond
Peugeot
Poste de pilotage
Birmingham Small Arms
Magnat Debon

dimanche 4 mai 2014

Limeyrat 2014

Mes amies, mes amis, mes chères lectrices, mes chers lecteurs, j'espère que vous aimez la moto ancienne parce que là, pour le coup, je peux vous assurer que vous allez en bouffer pendant quelques jours. Aujourd'hui avait lieu le rassemblement annuel des vieilles motos du Périgord à Limeyrat.

Cette année, j'ai failli rater le rendez-vous. Il faut dire que l'on ne m'avait pas prévenu. Heureusement, un copain m'appelle en début d'après-midi pour me dire que c'est aujourd'hui. Moi, c'est pas ce que j'avais prévu mais bon, vous me connaissez, quand il est question de vieilles motos vraiment vieilles et de photos à faire, j'accours. Et donc, j'attrape le sac photo, le pied photo, les clés de la voiture et je file pour Limeyrat.
Cette année, je me suis amusé avec le 8mm Samyang mais je n'ai pas tout fait avec. Par contre, je n'ai pas été mécontent d'avoir pensé à prendre le flash et des piles de rechange. Parce que la plupart des motos étaient à l'abri sous une bâche. Et donc, je vous propose une visite de la manifestation en photos à raison d'une dizaine par jour. On commence.

Douglas
Peugeot Frères
René Gillet
'Armor
Terrot
Magnat Debon
Ravat
Ravat avec une Motosacoche derrière
Indian Power Plus 1920
Indian Power Plus 1920
La suite demain !

samedi 3 mai 2014

Autoportrait au béret

Parce que je veux comprendre comment utiliser un objectif ultra grand angle, un Samyang 8mm, et que je ne savais pas quoi photographier sans sortir de chez moi, je me suis rabattu sur l'unique modèle à ma disposition, moi.
Pour donner un peu de piquant et de gaieté à l'exercice, je me suis coiffé du béret de mon défunt pépé et ai saisi le Polaroïd 1000 acheté dans les années 70, à l'époque où, bien que vaguement intéressé par la photographie, je n'y connaissais que dalle et n'achetait que des conneries. En effet, après l'Instamatic Kodak à pellicules 110, et parce que mon papa avait acheté un Polaroïd haut de gamme, j'avais jeté mon dévolu sur cet appareil qui, disons-le, ne m'a jamais permis de produire la moindre image intéressante. Comme, de plus, le principe était des plus coûteux, je ne l'ai pas beaucoup utilisé. Aujourd'hui, Polaroïd est mort et on ne trouve plus de pellicules. Tant pis, tant mieux.

Autoportrait au béret

vendredi 2 mai 2014

L'autre château de Marqueyssac

Mes roues m'ont mené presque par hasard dans le pays d'Ans. Le pays d'Ans, dans l'Auvézère : Badefols-d'Ans, La Boissière-d'Ans, Chourgnac d’Ans, Granges-d'Ans, Sainte-Eulalie-d'Ans et Saint-Pantaly-d'Ans. Je ne connais pas bien ce pays d'Ans. Ma grand-mère serait née à Badefols d'Ans ou quelque part alentour. Par hasard, donc, j'ai aperçu des ruines d'un château et m'en suis approché.

En Dordogne, lorsque l'on parle de Marqueyssac, on entend "Jardins suspendus de Marqueyssac" en ignorant ou oubliant qu'il existe aussi, à l'écart de Saint-Pantaly-d'Ans, sur le bord de l'Auvézère, un château de Marqueyssac. Contrairement au haut lieu touristique de Vézac, ce château en ruines n'attirent pas les visiteurs. Sans savoir qu'il existait, je l'ai trouvé alors que tombait une pluie intermittente mais bien mouillante tout de même. J'ai fait deux photos et je suis rentré chez moi en suivant ma route.
J'étais bien étonné de trouver un deuxième château de Marqueyssac et j'ai cherché sur Internet ce que l'on en disait. Ma surprise a été complète lorsque j'ai appris qu'il existe un lien entre les deux Marqueyssac. Selon ce que je peux lire sur le site des amis de Marqueyssac, l'histoire débute au XIVe siècle lorsque le château de Marqueyssac de Vézac, sur les bords de la Dordogne, est détruit et pillé. C'est en 1497 que Pons de Marqueyssac obtiens des terres sur Saint-Pantaly-d'Ans et ses environs. Bon. Je ne comprends pas bien tout ce qui est expliqué sur le site et notamment, je ne comprends pas de quand date ce château. Il apparaît qu'il aurait connu sa période la plus faste au XVIIe siècle et qu'il aurait alors été au mieux de sa forme. Les années passent et ce n'est qu'à partir de 1952, suite à un très violent orage qu'il perd son toit et qu'il commence sérieusement à menacer ruine. Je suppose qu'il n'était déjà pas en très bon état.
Je n'ai pas réussi à trouver beaucoup de renseignements à propos de ce château. Il semble que les Amis de Marqueyssac se seraient donné pour but de le restaurer ou, du moins, de le consolider et de ralentir son déclin. Au pied de bâtiment, je n'ai pas noté de traces évidentes de travaux en cours. Des grillages et des panneaux invitent les visiteurs à passer leur chemin, ça n'est pas très accueillant. Je n'ai pas pris le temps d'aller voir ce que l'on voyait de l'autre côté de la rivière mais la météo n'y invitait pas non plus.

Château de Marqueyssac - Saint-Pantaly-d'Ans

jeudi 1 mai 2014

Trilogie Verhoeven

Pierre Lemaitre, suite et fin. Je viens de terminer la lecture du dernier roman de la trilogie Verhoeven. Une trilogie qu'il me plairait voir se transformer, au moins, en tétralogie.

Comme je l'ai précédemment expliqué ici même, j'ai découvert Pierre Lemaitre avec "Au revoir là-haut". J'ai tellement aimé ce Goncourt 2013 que je me suis mis en tête de lire l'intégralité (ou presque) de l'œuvre de l'auteur. Tâche d'autant moins insurmontable que l'œuvre n'est pas pléthorique. En tout et pour tout, elle peut se résumer à cinq thrillers et au Goncourt. A cela, selon wikipedia, on peut trouver un roman qui aurait été d'abord publié sous forme numérique et qui serait désormais édité sous une forme plus claissique. Celui-ci, je ne l'ai pas trouvé et ne l'ai donc pas lu.
Nous avons donc "Robe de marié", "Cadres noirs" et la trilogie Verhoeven dont je vous ai déjà entretenu avec le premier roman de la série, "Travail soigné". Cinq romans que j'ai avalés avec gourmandise. Pierre Lemaitre parvient à construire des histoires prenantes et angoissantes mais surtout extraordinairement efficaces, superbement bien construites et magnifiquement bien écrites. En fait, mais vous l'aurez sans doute compris, je suis devenu à une vitesse record un inconditionnel de Pierre Lemaitre.

La trilogie Verhoeven

Nous rencontrons le commandant Verhoeven dans "Travail soigné". Il est policier à la brigade criminelle. Sa taille ne va pas lui permettre de jouer les gros bras. On le comprend vite. Donc, ce sera avec la tête qu'il résoudra les affaires auxquelles il va être confronté. Et justement, dès le premier épisode, des affaires, il en a plein les bras. Il faut dire qu'il y a un serial killer qui s'est mis en tête de tuer des femmes en s'inspirant de romans du style thriller d'auteurs qui font référence dans le domaine. Une idée qui peut paraître bien saugrenue mais qui va avoir des conséquences importantes sur la vie du commandant Verhoeven. Je n'explique pas l'histoire parce que je présume que vous ne tarderez pas à vouloir la découvrir par vous même si ce n'est pas déjà fait.

Avec "Alex", deuxième épisode de la trilogie, nous sommes en présence d'une jeune femme, Alex. La construction du roman est remarquable. Dans la première partie, Alex est clairement présentée comme une victime. Elle est enlevée puis séquestrée dans une cage de taille réduite pendue au plafond. Si Pierre Lemaitre suggère que ces cages rappellent les "fillettes" de Louis le onzième, il semble que ce ne soit pas une vérité puisque ces "fillettes" seraient plus probablement un ensemble de lourdes chaînes lestées de masses de fer dont on recouvrait certains prisonniers. Mais passons.
Dans la deuxième partie, après que Alex ait réussi à s'extraire de sa prison inconfortable, elle se découvre sous un autre jour puisque nous la suivons dans ses pérégrinations durant lesquelles elle fait passer de vie à trépas tout un tas de personnes en usant de méthodes peu charitables et, n'ayons pas peur des mots, carrément cruelles. De victime, elle apparaît donc comme coupable et le lecteur ne sait plus vraiment que penser de cette femme jeune et visiblement jolie. La troisième et dernière partie offre un éclairage sur la situation réelle et permet de comprendre l'incroyable esprit de vengeance qui meut Alex. On ne comprend que dans les dernières pages les tenants et les aboutissants et on parvient enfin à tirer le fil de l'écheveau qui dénoue toute l'intrigue. Ce roman est haletant et terriblement prenant.

Dans "Sacrifices", nous retrouvons le commandant Verhoeven quelques mois après qu'il ait réussi à reconstruire sa vie. Il a une nouvelle compagne, il nage de nouveau dans un semblant de bonheur domestique et, si l'un de ses principaux collaborateurs vient de mourir d'un cancer, l'avenir peut paraître promis à la plénitude et à la joie de vivre. Hélas, comme souvent dans la vie, rien ne va tout à fait comme c'était prévu ou attendu. Ne voilà t'il pas que Anne, le nouvel amour du commandant Verhoeven, est passée à tabac dans un passage parisien, à proximité d'une bijouterie qui est en train de se faire braquée par une bande de malfaisants particulièrement violents. Dents cassées, profondes blessures au visage et au corps, doigts brisés, Anne se retrouve aux urgences et le commandant Camille Verhoeven, au mépris de sa direction et au risque de se voir démettre de ses fonctions et de se voir mis au ban de la société va chercher à retrouver les coupables en faisant de cette histoire une affaire personnelle. Il ne voit pas venir le piège qui, peu à peu, se referme sur lui. Des trois romans de la série, c'est peut-être le plus psychologique et le plus noir. On suit avec douleur le parcours de Verhoeven dans un sac de nœud auquel on peine à trouver quelque chose à quoi se raccrocher. On perd pied comme le policier, on ne comprend pas tout, on imagine des choses et enfin vient le dénouement. Magistral !

Trilogie Verhoeven - Pierre Lemaitre

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