Entendu à la radial

J'ai eu l'intention de faire un dessin. Non, c'est vrai, je vous assure. Je ne vois même pas pourquoi je vous mentirais. Ce matin, sur France Inter, j'entends une journaliste annoncer que Silvio Berlusconi, "il cavaliere", suite à sa condamnation dans l'affaire du procès Mediaset, allait effectuer, à Milan, auprès de malades d'Alzheimer, des "travaux d'intérêts généraux".
J'en ai presque recraché mon café. Travaux d'intérêts généraux. Franchement ? On en arrive à un point où les mots sont vidés de leur sens. On balance des mots, des formules, que l'on ne comprend plus et, surtout, on ne se pose pas de question. Ça m'a réellement agacé. Sur le fond, effectivement, il n'y a pas péril en la demeure. Tout le monde a compris l'essentiel. Berlusconi a été condamné à purger une peine alternative à celle de l'emprisonnement à laquelle il échappe en raison de son âge. Mais tout de même. Les journalistes se doivent, selon moi, de bien écrire. D'écrire des textes qu'ils comprennent, surtout. Et là, on est en droit de se demander ce qu'il en est.

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