septembre 2013 (29)

lundi 30 septembre 2013

L'humidité et la pourriture

Ce soir, sans grande conviction, juste pour patienter dans l'attente que mon frichti du soir finisse de réchauffer, j'ai pris une feuille de papier déjà partiellement utilisée pour tenter un dessin. J'ai vite abandonné.

En ce moment, il pleut. Pas une pluie désagréable mais tout de même une pluie humide. Il y a longtemps que j'ai remarqué que je ne pouvais pas dessiner sur du papier humide. Le papier devient mou et la mine de crayon a du mal à accrocher à sa surface ou il laisse un trait qui ne me plaît pas ou encore c'est la sensation de la mine sur le papier humide que je n'aime pas. N'empêche qu'il y a comme un truc qui ne me va pas de dessiner sur du papier humide. C'est comme ça et c'est une excuse toute trouvée pour expliquer pourquoi il n'y a pas de dessin dans ce billet d'aujourd'hui.
Le dessin, c'est à la fois une question d'envie et une question de conditions. Pour l'envie, ça ne se commande pas. Il y a des périodes où elle est là et d'autres où elle ne vient pas, où elle se fait attendre. Ça peut durer longtemps ou pas. C'est variable et ce n'est pas plus discutable que contrôlable. Pour les conditions, c'est plus compliqué. Je ne pense pas que tous les "dessinateurs" soient comme moi mais pour ma part, il faut que je m'habitue à tout un tas de facteurs extérieurs divers. Déjà, je ne peux pas dessiner n'importe où sans préparation, sans une forme d'apprivoisement des lieux. Pour l'endroit où je dessine le plus souvent, chez moi, à ma table, il faut que je sois à ma place sur ma chaise dans une certaine position avec une certaine lumière et une certaine ambiance globale.
Et il y a aussi un peu l'état d'esprit. Il me semble qu'il me faut me sentir serein. C'est à dire que si quelque chose occupe mon cerveau, il ne me reste pas assez de cerveau disponible pour dessiner. Sans doute que j'ai un trop petit cerveau. Pas impossible mais je ne vois pas ce que j'y peux faire. Par exemple, si je veux écouter de la musique en dessinant, il faut que ce soit de la musique facile ou de la musique que je connais bien. Il ne faut pas de surprise. Pareil si je veux dessiner en présence de quelqu'un qui veut tenir une discussion à lui tout seul. Ça va très bien si je connais plus ou moins le contenu de cette discussion à l'avance.
Cependant, en ce moment, je ne dessine pas beaucoup. Et ce n'est pas vraiment à cause de l'humidité de l'air ou de musiques trop curieuses pour mon cerveau. C'est, je pense, que je n'ai pas la tête à ça. J'ai la cervelle préoccupée par d'autres choses qui monopolisent les facultés intellectuelles à ma disposition. Parmi ces choses, il y a sans aucun doute le fait que j'ai de plus envie de changer d'orientation professionnelle. L'idéal serait que l'on accepte de me licencier et que je passe à autre chose. Je ne dis pas que ce que je pourrais faire serait plus intéressant mais il y a peu de chance pour que ça le soit moins. Je n'ai plus aucun intérêt à me rendre au boulot. Il n'y a pas si longtemps, je pouvais encore me raccrocher un peu à l'informatique mais même ça, dans le cadre de cet emploi tout du moins, j'ai le sentiment d'en avoir fait le tour. J'ai l'impression de passer mon temps à m'occuper de débiles mentaux qui ne comprennent rien. Je n'ai jamais rêver de travailler dans le social, moi. Une vraie panne informatique, un problème de logiciel ou de matériel, là oui, d'accord, je veux bien. Se pencher sur un problème et tenter de le résoudre, ça me va. J'aime bien. Répéter encore et encore aux mêmes personnes qu'il faut cliquer ici avec son doigt sur ce bouton de la souris pour que ça fonctionne, ça a finit par me lasser. Et la lassitude, ça ne me vaut rien.
Un temps, je me suis amusé à faire des photos de produits pour la société qui m'emploie. Maintenant, ça ne m'amuse plus du tout. En premier lieu parce que l'on ne prend visiblement pas conscience du travail que ça représente. C'est à dire que l'on trouvait pratique que je travaille gratuitement depuis chez moi mais que l'on a jamais pris la peine de se demander combien de temps je pouvais passer sur une série de photos. C'est aussi de ma faute, j'en conviens.
Il y a peu, on m'a plus ou moins demandé de rapporter le matériel d'éclairage à Périgueux. Je ne sais pas si on me l'a vraiment demandé ou si c'est moi qui l'ai compris ainsi. Toujours est-il que je l'ai ramené. Et puis, on m'a demandé de faire des photos. Pas de pièce pour monter le studio, pas de table. Rien. Je me suis débrouillé dans un bureau déjà bien encombré. J'ai fait une cinquantaine d'images et puis je les ai traitées sommairement. J'ai pu compter le temps passé. J'étais à plus de trois heures de boulot. J'ajoute que j'ai utilisé mon matériel photo. Boîtier, objectifs, flashmètre. Alors, je me suis dit que l'on se foutait trop de ma gueule et qu'il allait falloir que ça cesse. Pour les photos que j'ai pu faire, et même si elles ne sont pas toutes très bonnes, je n'ai pas vraiment pu compter sur le soutien ou l'aide de grand monde et on ne peut pas dire non plus que j'ai croulé sous les félicitations ou les remerciements. C'était devenu un dû. On me refilait des produits pourris, sans chercher à prendre des boîtes ou des objets en bon état de présentation et on me demandait de m'amuser avec tout ça chez moi, avec des délais à respecter. Ça va bien un moment.
Et donc, j'ai commencé à regimber un peu et à dire que, par exemple, je ne voyais pas vraiment de raisons valables pour que j'utilise mon matériel personnel pour l'entreprise. On a tenté de me faire utiliser un appareil que je ne connais pas bien mais qui, de toute façon, n'est pas franchement compatible avec le matériel d'éclairage à notre disposition. Et puis, on m'a fait une petite confidence, un jour. Soit disant que mon employeur envisagerait d'embaucher un photographe. Pour moi, c'est de l'intox et ça m'amuse bien un peu. Mais sous l'amusement, il y a cette impression que la situation est en plein pourrissement et qu'il faut réussir à partir dans les meilleures conditions pour moi.
Alors, j'ai arrêté de me prendre la tête avec l'affaire des dessins que je n'arrive pas à faire. J'espère juste que lorsque j'aurai retrouvé une certaine liberté et un peu de sérénité, je pourrai m'y remettre.

dimanche 29 septembre 2013

Moto de la saint Michel

Moto du jour

samedi 28 septembre 2013

Groléjac, le dernier tracteur

Aujourd'hui, samedi 28 septembre, se termine la série de photos prises à Groléjac.

Un dernier tracteur pour terminer cette série. Il s'agit d'un Vendeuvre. La marque Vendeuvre tient son nom de la commune où est née la marque, à Vendeuvre-sur-Barse, dans l'Aube. Cette marque a disparu en 1964, six ans après son rachat par Allis-Chalmers.

Vendeuvre

vendredi 27 septembre 2013

Des automobiles anciennes à Groléjac

On n'est pas loin du foutage de gueule caractérisé avec ce running gag qui va devenir lassant. J'assume et vous propose de continuer la visite de l'exposition de véhicules anciens de Groléjac avec, aujourd'hui, de nouvelles automobiles.

Pour commencer, un peu de bonne humeur avec une amusante SIMCA Aronde P60 Châtelaine richement accessoirisée.
SIMCA Aronde Chatelaine
Pour terminer, trois Citroën Traction Avant dont une d'avant guerre "sortie de grange".
Citroën Traction Avant
Citroën Traction Avant
Citroën Traction Avant 1939
Mais la question est maintenant de savoir si l'on en a enfin terminé avec tout ça. La réponse demain !

jeudi 26 septembre 2013

Les tracteurs de Groléjac

Je ne me souviens pas d'en avoir parlé ici jusque là. L'autre dimanche, à Groléjac, en Dordogne, il y avait une exposition de véhicules anciens. Parmi ceux-ci se trouvaient des tracteurs agricoles.

Aujourd'hui, les Société Française Vierzon sont à l'honneur. Il y en avait une belle brochette à Groléjac. Dommage qu'il n'y ait pas le son. Pour commencer, deux petits 201 fort sympathiques.
Deux jolis Société Française Vierzon 201
Un "moderne" 204.
Société Française Vierzon 204
De magnifiques 302 et 401.
Société Française Vierzon 302
Société Française Vierzon 401
Société Française Vierzon 401
Et un vénérable HV2 au travail. Il entraînait la batteuse présentée il y a quelques jours.
Société Française Vierzon HV2
Et cette fois, c'est bien terminé ? Vous le saurez bientôt !

mercredi 25 septembre 2013

Des automobiles à Groléjac

Dès que vous en avez marre, vous le dites.

Débutons avec une Panhard. Lorsque j'étais petit, je ne savais pas lire cette marque et je parlais de "panard". Cela faisait beaucoup rire les adultes et je ne comprenais pas vraiment pourquoi. Mais donc, une Panhard. Je ne sais pas de quel modèle il s'agit exactement. Je n'ai jamais bien compris la différence entre les 24 BT et les 14 CT. Disons qu'elle ne saute pas aux yeux. L'une, la "B", est plus longue que l'autre, la "C".
Panhard 24 CT ou BT
Toujours dans les "P", deux Peugeot. D'abord une ravissante 201 coach suivie d'une 404.
Peugeot coach 201
Peugeot 404
Chez Renault, on a aussi su faire de la voiture "mythique" comme cette Turbo 2.
Renault 5 turbo 2
Mais c'est bien Rolls-Royce qui représente le mieux l'exceptionnel automobile. Sans que l'on puisse vraiment dire que ce sont les meilleures voitures du monde, les automobiles de cette marque sont comme auréolées d'une vaporeuse odeur de mystère et de légende. C'est l'identité de la voiture de prestige. C'est le véhicule des richissimes. On ne sait jamais rien ni de son prix ni de ses caractéristiques précises. Et il y a cette figurine de radiateur qui vole vers l'extase !
Rolls-Royce
Spirit of Ecstasy

mardi 24 septembre 2013

Groléjac, de nouveaux tracteurs

Heureux veinards que vous êtes ! Aujourd'hui, on entre dans le domaine des travaux publics avec deux rouleaux compresseurs Richier.

S'ils sont faits pour faire la route, personne n'aurait l'idée de faire la route avec ce genre d'engin. Ça ne doit pas être d'un confort remarquable et ça ne se déplace pas bien vite, ces machines. Ça se conduit debout.
Rouleau compresseur Richier en action
Rouleau compresseur Richier
Sur la photo du dessus, vous remarquerez une bouteille placée sur le côté de la machine. La plaque qui vous est montrée ci-après est apposée sur le moteur du Richier et est en rapport direct avec cette bouteille. En fait, il s'agit d'une bouteille d'air comprimée qui permet de lancer le moteur.
Plaque sur rouleau compresseur Richier
Pour terminer cette petite sélection, un petit rouleau compresseur Richier équipé d'un plaisant moteur Bernard. Petit rouleau compresseur Richier
On parie combien qu'il y aura encore des photos demain ?

lundi 23 septembre 2013

Encore et toujours à Groléjac

Vous me le dites quand vous en avez marre, hein ? On continue notre visite de l'exposition de véhicules anciens de Groléjac avec des automobiles.

Commençons par une française assez rare avec cette ravissante Citroën DS cabriolet.
Une bien rare Citroën DS cabriolet
Deux représentantes de la marque Hotchkiss.
Hotchkiss
Hotchkiss
Du côté des anglaises, deux Jaguar. Une e-type bien jolie et une XK140 qui, à mon goût, l'est bien d'avantage encore.
Jaguar e-type
Jaguar XK140
Et pour finir la sélection de ce lundi, une pataude et lourdaude Mercedes 200D
Mercedes 200D
Demain, on continuera la plaisanterie.

dimanche 22 septembre 2013

Groléjac, le retour des tracteurs

Je retrouve une connexion Internet, je recommence à vous montrer des photos.

Les tracteurs sont de retour. Pour commencer, deux photo d'un Fordson.
Fordson
Fordson
Assez rare, un tracteur Hanomag
Hanomag
Plus courant mais relativement rare en si bon état, un International Harvester "Farmall"
International Harvester
Comme on le chante, je n'ai besoin de personne en...
Massey Ferguson
Et pour finir cette petite sélection, un fabuleux moteur stationnaire Japy !
Moteur Japy

vendredi 20 septembre 2013

Groléjac, de nouveau des voitures anciennes

Des motos, des autos, des tracteurs. On retourne voir les voitures.

On revient du côté des voitures exposées à Groléjac. Et on commence avec une Alfa Romeo qui était assez commune il n'y a pas si longtemps et que l'on prend plaisir à revoir aujourd'hui.
Alfa Romeo Giulia
Plus ancienne, moins sportive mais aussi plus française, une Celtaquatre Renault.
Renault Celtaquatre
Encore plus ancienne, une Citroën 5cv dans son jus et qui roule.
Citroën 5hp
Citroën 5hp
Maintenant, le V8 d'une anglaise Daimler.
Moteur V8 de Daimler
On revient en France avec une Renault Dauphine Gordini.
Renault Dauphine Gordini
Et une autre Dauphine plus commune.
Renault Dauphine
Pour terminer la séance d'aujourd'hui, une rare et magnifique Delage. Une voiture d'exception. Quel modèle ?
Une très belle Delage
Demain, encore des photos !

jeudi 19 septembre 2013

Les tracteurs de Groléjac

Après les motocyclettes et les automobiles, les tracteurs agricoles.

Comme je le disais récemment, ce que je cherchais le plus à Groléjac, ce qui me faisait saliver, c'était les tracteurs agricoles. J'ai été bien servi. Une première sélection d'images.
Un engin qui n'est pas si courant mais qui avait ses adeptes, motorisé parfois par un moteur Peugeot 203 ou 403, un Allis Chalmers porte outils. Ces outils étaient installés dans l'empattement du tracteur ce qui permettait à l'agriculteur de bien surveiller son travail. Le moteur est repoussé en porte à faux arrière.
Porte outils Allis Chalmers
Une batteuse lieuse entraînée par un tracteur était présente pour l'animation.
Batteuse lieuse
Sans aucun doute le plus ancien tracteur de la journée, un International Harvester Deering Farmall dont je ne sais malheureusement pas grand chose.
Deering Farmall
Deering Farmall, détail du moteur
Deering Farmall International Harvester
Pour terminer pour aujourd'hui, un petit tracteur Deutz fort sympathique.
Deutz
Demain, la suite avec d'autres images.

mercredi 18 septembre 2013

Groléjac, des automobiles

Hier, je vous présentais ce qui pouvait être considéré comme appartenant au monde du deux roues. Nous passons aujourd'hui à une sélection de véhicules à quatre roues.

Nous commençons par un arrière de Peugeot 203 "dans son jus" qui m'a tapé dans l'œil.
203-peugeot.jpg
Nous poursuivons par deux Citroën 2cv. Il y en avait bien d'autres mais ces deux là sont celles qui m'ont le plus plu.
Citroën 2cv
Citroën 2cv
Parce que je ne suis pas sectaire, voilà à présent deux Renault 4cv.
Renault 4cv
Renault 4cv
On quitte momentanément les véhicules populaires pour aller à la rencontre d'une très intéressante AC.
Un beau tableau de bord de AC
AC, ça c'est assez sûr

mardi 17 septembre 2013

Bourse d'échange de Groléjac

Ce dimanche 15 septembre, une bourse d'échange et une exposition de véhicules anciens étaient organisées à la base de loisirs de Groléjac. J'ai fait beaucoup de photographies que je vais vous présenter en plusieurs fois. Je commence doucement avec les quelques véhicules à deux ou trois roues.

Ce que je cherchais vraiment et espérais trouver, c'était les tracteurs agricoles anciens. Je ne m'attendais pas à voir autant de véhicules. En plus des tracteurs, il y avait un nombre assez impressionnant d'automobiles dont certaines vraiment exceptionnelles. Nous verrons cela plus tard.
Pour commencer, deux cyclomoteurs. Le premier est un Honda SS50. Il faut aimer. Avec le temps, on peut lui trouver un certain intérêt. A l'époque où les petits jeunes le chevauchait sauvagement dans nos campagnes en tentant de draguer la greluche, je trouvais ce véhicule fort laid et disgracieux. Je n'ai pas changé d'avis.
Honda 50SS
Le deuxième cyclomoteur n'a rien à envier au Honda question laideur. Pourtant, il me plaît déjà beaucoup plus. Il faut dire que l'un de mes frères a eu un Kreidler un peu spécial, un RS (le modèle haut de gamme de la marque) qui n'avait certainement pas à rougir face à la trapanelle nippone. Celui qui était à vendre à Groléjac (à un prix que j'ignore) est un TM. Le "T" est là, me semble-t-il, pour la turbine qui a la charge de refroidir le petit moteur deux temps.
Kreidler TM
A présent, plus ancien, une Monet-Goyon des années 50 à suspension Grégoire.
Monet-Goyon
Une petite moto populaire que j'aimerais bien avoir, une Motobécane au bruit ensorceleur.
Motobécane
Maintenant, nous arrivons à du sérieux. Rien de moins qu'une 500 RGST Terrot attelée !
500 Terrot et side-car
Et pour finir cette petite série des véhicules d'exception que l'on pouvait voir à Groléjac, un trimoteur Peugeot 57 TNO.
trimoteur Peugeot 57 TNO
Demain, la suite...

lundi 16 septembre 2013

Château de Fénelon

Bâti sur la commune de Sainte-Modane, le château de Fénelon date pour la partie la plus ancienne du douzième siècle. Il a été remanié à plusieurs reprises aux 14e, 15e, 16e et 17e siècle. Je vous propose de le visiter en images. Pour les explications, vous pouvez vous rapprocher des services de wikipedia.

Château de Fénelon
Château de Fénelon
Château de Fénelon
Château de Fénelon
Château de Fénelon
Château de Fénelon
Château de Fénelon
Château de Fénelon
Château de Fénelon
Château de Fénelon
Château de Fénelon
Château de Fénelon
Château de Fénelon

dimanche 15 septembre 2013

Massey-Harris Pony

pony.jpg

samedi 14 septembre 2013

Vidange

Vous êtes peut-être trop jeune ou déjà trop vieux pour vous souvenir de ces stations service que l'on trouvait partout sur le territoire depuis le plus petit patelin jusqu'à la plus déserte des routes départementales. Souvent, ces débits de carburants proposaient des services de vidange et de graissage des véhicules et possédaient des sortes de boxes au-dessus desquels étaient inscrits ces deux mots : Vidange, Graissage.
Aujourd'hui, on ne graisse plus guère. On attend que ça casse et on remplace. Mais il n'y a pas si longtemps, les automobiles étaient munies de graisseurs que l'on utilisait pour introduire de la graisse dans les rotules, les roulements, les bagues. Ça faisait partie de l'entretien normal d'un véhicule.
Assez souvent, je me demande à quoi sert ce blog. Là, j'ai trouvé une utilité. Le blog peut servir de pense-bête. Par exemple, aujourd'hui j'ai fait la vidange de mon fourgon et je peux très bien soit créer une nouvelle catégorie qui concernerait les vidanges de mes véhicules ou bien mettre une étiquette, un tag comme on dit. Ainsi, j'aurais la date de la dernière vidange de ces véhicules bien à disposition sur Internet. Je pourrais même faire une alarme pour me rappeler qu'il pourrait être temps de penser à faire une nouvelle vidange. C'est chouette, la modernité.
Et puis, j'ai aussi fait un peu de rangement dans ma cave. J'ai vérifié les bouteilles de vin les plus anciennes. Il y en a une, je n'y croyais pas un instant. Il s'agissait d'un Saumur de 1997. Je l'ai remontée, je l'ai débouchée, je l'ai goûtée et je l'ai vidée dans l'évier.

vendredi 13 septembre 2013

Avant goût automnal

Comme je n'ai rien de particulier contre l'hiver, le printemps et l'été, je n'ai rien pour l'automne.

De toutes les saisons, je me demande si l'automne ne serait pas la plus déprimante. Aujourd'hui, je pense à l'automne parce qu'il me semble qu'il est arrivé. Et aussi parce qu'il me semble que j'ai attrapé une sorte de rhume mais ça peut être lié. Depuis hier, j'ai un léger mal de tête qui me fait penser que j'ai peut-être attrapé froid.
Je me suis levé et je me suis fait du café. J'ai écouté la radio et je l'ai arrêtée. Je n'écoute plus autant France Inter qu'il y a encore quelques années. J'aime moins. Je suis donc resté dans un silence relatif et j'ai pu entendre les sons venant de l'extérieur. Plus d'oiseau, plus que des sons étouffés, comme entourés de ouate. Pour moi, c'est l'ambiance sonore de l'automne. Ça remonte à loin puisque, dans mon souvenir, c'est rattaché à l'époque où nous habitions à Pontoise. C'est donc antérieur à 1974.
Mon grand-frère et moi faisions chambre commune. Nous avions la chambre qui donnait sur le jardin de derrière la maison. Nous avions chacun notre lit et nous avions une table de cuisine pour bureau. La rentrée des classes approchait et il faisait encore assez doux pour que la fenêtre soit ouverte. Dans mon souvenir, j'ai pris conscience en un instant que les vacances étaient bientôt finies et qu'il allait falloir retourner à l'école. Je me souviens d'une grande tristesse. Je n'avais pas envie de reprendre le chemin de l'école. Il y avait ces sons étouffés, comme s'ils venaient de plus loin que d'habitude.
Aujourd'hui encore, la perception étouffée des sons due sans doute à l'humidité et à d'autres phénomènes acoustiques et physiques éveille en moi le souvenir de cette veille de rentrée scolaire et me plonge dans une forme de douce mélancolie un peu désagréable. C'est bizarre comment des petits événements sans importance parviennent à s'ancrer autant dans la mémoire et comment la répétition de ces petits événements sans importance parviennent à les faire ressurgir à l'improviste.
Le chuintement lancinant des pneumatiques sur la chaussée mouillée, la chaleur moite, la lumière plus diffuse de l'automne jouent sur mon moral chaque année à peu près à la même époque durant quelques jours. L'arrivée des premiers froids m'apparaît comme moins pénible. C'est alors une période où l'on agit davantage. On cherche à se réchauffer, on se couvre, on courbe l'échine. Pour beaucoup, le mois le plus hostile serait celui de novembre. Et c'est vrai que ce mois là n'est pas des plus joyeux. Pour moi, c'est assurément septembre et, dans une moindre mesure, octobre.
J'ai essayé de dessiner, aujourd'hui. Je n'y suis pas parvenu. J'ai éviter de trop perdre de temps à cela, j'ai lavé un pull et j'ai bouquiné. J'ai aussi réfléchi à mon avenir professionnel. Je n'ai plus aucune envie d'aller travailler. Chaque jour que je dois me rendre à Périgueux pour gagner mon salaire est pour moi une corvée dont je me passerais aisément. Je n'y crois simplement plus et je m'y emmerde plus qu'autre chose. On me conseille de laisser pourrir la situation qui me semble déjà bien avancée question putréfaction. Une reconversion professionnelle serait sans doute une excellente chose pour moi. De toutes les façons, la situation financière de l'entreprise qui m'emploie est assez problématique, ces temps-ci. Avec un peu de chance, ça s'arrêtera bientôt tout seul.

jeudi 12 septembre 2013

Le scieur de Notre-Dame

Hier, je suis passé par Notre-Dame-de-Sanilhac. J'y suis même passé deux fois. Une fois à l'aller vers Vergt, une fois au retour vers Périgueux. J'étais avec un collègue. Au retour, nous nous sommes arrêtés pour boire un café à Notre-Dame-de-Sanilhac dans un bar qui fait partie d'une sorte de multiple rural et qui vient de changer de propriétaire. Il y avait une opération commerciale du groupe Sud-Ouest qui faisait que l'on vous offrait, au choix, un exemplaire du jour du journal Sud-Ouest ou de la Dordogne Libre. De plus, il y avait une tombola. Une petite carte à gratter. Mon collègue a perdu, j'ai gagné. J'ai eu le choix entre un jeu de cartes, un gros dé en mousse, une petite lampe LED, une lampe à manivelle. Le tout frappé du logo du groupe de presse. J'ai choisi la lampe à manivelle, me disant que ça pouvait toujours être utile à quelque chose.
Sur la place du multiple rural, une sculpture de Marco diMétal n'a pas manqué d'attirer mon attention. Parce que j'avais mon appareil photo, je l'ai photographiée, la sculpture.

Marco diMétal - Notre-Dame-de-Sanilhac - Le scieur de  Notre-Dame
Marco diMétal - Notre-Dame-de-Sanilhac - Le scieur de  Notre-Dame

mercredi 11 septembre 2013

Mur végétal

Toujours à Aubeterre, un bout de mur qui m'a attiré. Par contre, je ne parviens pas à identifier la plante qui tombe de la pergola sur les pierres. Si vous avez une piste, ce ne sera pas de refus. Merci.

Sur le mur, de la verdure !

mardi 10 septembre 2013

Porte close

Toujours en Charente, toujours à Aubeterre, une nouvelle porte.

Porte à Aubeterre-sur-Dronne

lundi 9 septembre 2013

De passage par la Charente

Ces jours derniers, j'ai eu l'occasion de passer par le village de Aubeterre-sur-Dronne, en Charente. Je n'y avais pas mis les pieds depuis une bonne quinzaine d'années. J'ai été étonné par les changements du village. Des efforts considérables ont été faits pour faire d'un joli petit village charentais surtout connu pour son église monolithe un lieu tout entier voué au tourisme. Tout a été rénové, façades et ruelles, tout sent le propre bien comme il faut. Malheureusement, comme souvent, tout cela finit surtout par sentir l'artificiel. Les devantures des anciens commerces ont été conservées, repeintes, réutilisées mais ce ne sont plus que cafés, brocantes, galeries artistiques, magasins de souvenirs et agences immobilières là où l'on trouvait boucherie et épicerie.
Néanmoins, le cadre est bien sympathique et peut mériter la visite pour peu que l'on passe à proximité. Gratifié du label récompensant les "plus beaux villages de France", Aubeterre-sur-Dronne est certainement un piège à touriste qui sera bien accueilli tant qu'il consentira à consommer. Il n'empêche que l'on prend plaisir à se promener dans les ruelles anciennes et que cela ne coûte pas bien cher. La visite de l'église monolithe est facultative. Je l'avais visitée il y a bien longtemps et ne me souviens pas que la visite était payante. Aujourd'hui, il vous en coûtera 5 euros par personne.

Porte à Aubeterre-sur-Dronne

dimanche 8 septembre 2013

La Peste, elle est prête pour l'ouverture de la chasse

Aujourd'hui, c'est l'ouverture de la chasse. Il est conseillé de ne point trop aller se promener dans les bois en déguisement de sanglier pour faire rire les enfants. Ceci dit, pour qui souhaiterait se débarrasser de sa progéniture devenue par trop encombrante, l'idée du costume de marcassin suivie d'un lâcher sous les frondaisons d'un sous-bois est à creuser.
La chasse est ouverte. On ne me fera pas dire que les chasseurs sont des brutes avinées aux neurones défaillants qui tirent sur tout ce qui bouge quitte à devoir se rabattre sur un collègue. Je ne le dirais pas et pourtant j'ai l'habitude de dire ce que je pense. Je souhaite bonne chance aux chasseurs et aux chevreuils, lapins, lièvres, cerfs, sangliers, perdrix, faisans, palombes, grives, bécasses, canards et j'en passe.
peste-chasse.png

samedi 7 septembre 2013

Moto d'insomnie tardive

A quoi peut-on bien occuper une insomnie ? Que faire de ce temps perdu ? Comment le rentabiliser à bon compte ? En dessinant une motocyclette, bien sûr !

Motoloco

vendredi 6 septembre 2013

Le malheur des uns

Que ce soit un tremblement de terre, une épidémie, une famine, un ouragan, un tsunami ou une bonne grosse guerre avec plein de morts et de mutilés, du moment que ça se passe loin de chez nous, tout va bien.

Moi, je crois à une certaine universalité du genre humain. Dans les grandes lignes, nous sommes tous à peu près pareils. Dans l'exception, on trouve des personnes qui ont trop de capacité à l'empathie et d'autres qui on un grave déficit à plaindre et comprendre les autres. On va avoir des êtres humains qui vont se donner corps et âme pour aider son prochain ; on va avoir des êtres humains (eux aussi, oui) qui vont devenir tueurs en série, tueur en Syrie[1], engeance suprême ou gestapiste. Et puis, il y a tous ceux qui constituent le plus grand nombre[2]. J'ai la prétention de faire partie de ce gros ventre mou. Je ne suis ni "bon" ni "mauvais". Du moins, je ne suis ni l'un ni l'autre à temps plein. Je navigue entre ces deux états à la faveur de l'instinct du moment.
L'affaire concerne le drame de Fukushima et plus particulièrement celui en cours lié à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Je ne sais pas si vous suivez les événements. Moi, oui. J'essaie de me tenir au courant, au moins superficiellement. L'autre jour, j'ai lu que TEPCO s'échinait à construire piscine après piscine pour tenter de garder sous contrôle le maximum de mètres cubes d'eau contaminée. Sans doute est-ce là ce qu'il faut faire pour parer au plus pressé mais ça m'a un goût de fuite en avant qui n'est pas de nature à me rassurer sur l'avenir du site et de la région. J'ai entendu dire que l'on avait l'idée de placer des filets au large de la baie de Fukushima non pas pour arrêter la radioactivité qui se répand dans l'océan mais pour éviter aux poissons et autres crustacés d'aller frayer au large et de provoquer on ne sait quoi. J'ai aussi lu que l'n imaginait de faire un mur de glace pour empêcher l'eau contaminée de partir trop loin. Au moins, cette catastrophe nucléaire montre-t-elle que l'homme n'imagine jamais mieux que dans l'urgence.
Et donc, alors que je me rendais compte que le sujet ne manquait pas de m'intéresser, je me suis demandé ce qui me plaisait tant dans tout cela. Je ne suis pas directement concerné[3] par cette catastrophe. Je ne suis pas au Japon, je n'ai pas subi le tsunami, je ne vis pas ce que vivent les habitants de la région de Fukushima. Je suis loin, dans un coin peinard de Dordogne, il fait beau et je n'ai pas à me plaindre.

Fukushima

Alors quoi ? Et bien, ma foi, il me semble que les raisons de cet intérêt ne sont pas jolies-jolies. Je me demande si, tout simplement, le plus humainement du monde, je ne serais pas en train de me repaître du malheur des autres. Oh ! Bien sûr ! Je les plains, les Japonais ! Je les plains beaucoup et je peste contre l'incurie et l'irresponsabilité des dirigeants de TEPCO. Oh là là ! Oui ! Vous pouvez me croire. J'ai tourné le potentiomètre de l'empathie à fond après avoir basculé l'interrupteur du centre de l'émotion sur "on". Un peu comme lors de l'ouragan Katrina, du tremblement de terre de Haïti ou de l'évocation de Auschwitz.
En fait, je ne prends pas de plaisir pervers à savoir le malheur des autres. C'est plus simplement un mélange de fascination et de sidération. Il me semble que c'est justement l'empathie, le fait de se mettre en pensée à la place de l'autre qui produit ce comportement bizarre. Il m'est arrivé de me sentir mal et de presque ressentir de la douleur au récit d'une personne qui avait subi une opération chirurgicale douloureuse ou un accident grave. Sensation très étrange puisque le corps semble souffrir alors que l'esprit sait bien qu'il n'y a pas péril en la demeure. Il n'empêche que j'ai ressenti ce genre d'état plusieurs fois. Je ne sais pas si "ça" le fait à tous. Je ne prends donc pas de plaisir au malheur des autres. Ou alors, si, parfois, lorsque ça concerne quelqu'un que je hais vraiment. Mais c'est différent. C'est peut-être malsain mais, là encore, c'est humain.
Et je me suis dit qu'une forme d'humour est basée sur tout cela. L'humour noir et cruel qui ne fait qu'exorciser le mal pour l'éloigner, le tenir à distance. C'est presque de l'ordre de l'instinct de survie, ce truc. J'ai lu ou entendu quelque part des récits rapportant l'humour utilisé à des fins thérapeutiques dans les camps de concentration, dans les goulags (liste non exhaustive). Face à l'insupportable, quelle attitude avoir ? Lorsque vous êtes directement impliqué, le choix est, il me semble, assez restreint. Admettons que vous soyez victime d'un accident, que vous soyez broyé, déchiqueté, mal en point. Vous souffrez atrocement et il est possible que vous ne choisirez pas l'option du détachement humoristique mais que vous préférerez vous plaindre, crier, pleurer, appeler votre mère et un médecin. Imaginons maintenant que vous soyez informé d'une tragédie qui se déroule loin. Vous n'y pouvez rien ou pas grand chose. Que faire ? Là, le choix est déjà plus difficile. Vous pouvez vous perdre dans des lamentations ou bien traiter la chose avec humour. Vous pouvez aussi choisir d'agir et de partir avec volonté et détermination sur les lieux de la tragédie pour aider mais là, il faut être du style mère Teresa. Je ne suis pas de ce style.

Notes

[1] Elle était facile et m'est venue comme ça, à l'improviste.

[2] Et ils sont nombreux, les bougres !

[3] Enfin j'ose le penser ou essaie de nier le fait que je puisse l'être.

jeudi 5 septembre 2013

Plus le temps

Je vous avais préparé un beau dessin et un chouette article. Mais je ne vais pas avoir le temps de mettre tout ça en ligne. Ce sera pour demain.

mercredi 4 septembre 2013

Un peu de démocratie

Pour un anarchiste, la démocratie est une fumisterie comme une autre.

Depuis quelque temps, je peine à tenir ce blog. Je ne sais plus pourquoi il existe, à quoi il sert. La plupart du temps, il ne sert à rien ou, au mieux, à montrer des dessins ou des photos. Une fois cela montré, il ne reste pas grand chose à se mettre sous la dent et j'ai comme l'impression que ce blog ne nuit pas autant qu'il le prétend.

Je n'ai pas envie de l'arrêter, le blog. Et pourtant, je ne sais plus quoi en faire. Je me suis demandé si ce n'était pas cette sotte idée de tenir le rythme du billet quotidien qui faisait que ça n'est pas souvent pertinent ou intéressant. Le risque, c'est que si je mets un arrêt à cette régularité, il n'y ait pas souvent de billet. Disons le tout net, si je dois attendre d'avoir réellement quelque chose à dire, c'est la fin du blog assurée.

Il y aurait la solution de faire de ce blog ce qu'il est déjà à peu près. Un blog de dessins et de photos. Le truc, c'est que je n'ai pas de dessin ou de photo à publier tous les jours. L'idée, ce serait que je ne publierais que des dessins ou des photos qui valent la peine d'être publiés.

Et alors là, j'ai une idée. Je vais vous demander ce que vous aimeriez trouver sur ce blog. Et parce que j'ai aussi l'idée de vous laisser vous exprimer à fond, sans qu'il y ait représailles ou contrat sur votre tête, je vous propose de dire ce que vous pensez de ce blog. Ce que vous aimez, ce que vous n'aimez pas, toutes ces sortes de choses, quoi.

mardi 3 septembre 2013

Martel encore

Promis, j'en termine aujourd'hui avec les photos de Martel.

Prison de Martel
Martel
Séchage du maïs dans le Quercy
Halle de Martel
Martel

lundi 2 septembre 2013

Martel en tête

D'autres cartes postales de Martel au programme du jour.

Charpente de la halle de Martel
Ruelle de Martel
Une des tours de Martel
Martel

dimanche 1 septembre 2013

Escapade dans le Quercy

Je reviens d'un séjour chez des amis du Lot. J'y étais pour les voir mais aussi pour travailler un peu. Nous sommes allés visiter Martel. Il faudra que j'y retourne.

La Dordogne, le département de la Dordogne, est en Aquitaine. La Dordogne est limitrophe avec deux départements d'Aquitaine, la Gironde et le Lot-et-Garonne. Mais elle est également limitrophe avec des départements d'autres région. La région Poitou-Charentes avec les Charente et Charente-Maritime, le Limousin avec la Haute-Vienne et la Corrèze, la région Midi-Pyrénées avec le Lot. C'est donc en Midi-Pyrénées que je viens de passer quelques jours. Il y a une ville du Lot que je connaissais de nom, que j'avais rapidement traversée sans m'y arrêter, c'est Martel, la ville aux sept tours. Je regrette de ne pas m'y être aventuré plus tôt. C'est vraiment très joli. Nous y sommes allés un soir pour y aller manger. J'avais pris mon appareil photo mais, malheureusement, j'avais oublié de prendre le pied. Cela m'a obligé à travailler en haute sensibilité. La qualité des photos s'en ressent mais c'est tout de même, à mon avis, acceptable. Je vais vous montrer cela en plusieurs fois.

Maison de Martel
Ruelle de Martel
Ruelles de Martel
Charpente de la halle de Martel

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