décembre 2013 (29)

mardi 31 décembre 2013

Fin d'année

Juste quelques heures encore, et nous changerons d'année. Sur ce billet quelque peu laconique, je vous donne rendez-vous à l'année prochaine.

lundi 30 décembre 2013

La Peste, elle fait des Lascaux partout

Alors quoi ? Mythe ou réalité ? J'entends sur France Inter tout à l'heure qu'une habitante de Montignac-sur-Vézère prétendrait qu'il existerait une autre grotte ornée sur la commune, une grotte qu'auraient découverte le mari et le beau-frère de la dame. Le maire de la commune, interrogé par les équipes de France Bleu Périgord, garde son calme et attend de voir.
Pour ma part, je considère qu'il ne serait pas impossible qu'il existe d'autres grottes ornées non encore découvertes dans la région mais que rien pour le moment ne permet de l'assurer non plus. Donc, pour faire simple, je n'en sais rien et n'ai pas d'avis tranché sur la question. Néanmoins, si l'existence de cette grotte était prouvée, sûr que cela serait intéressant.

La Peste peint une nouvelle grotte

dimanche 29 décembre 2013

Tchou ! Tchou !

moto vapeur

samedi 28 décembre 2013

Juste pas envie

Et rien à raconter.

vendredi 27 décembre 2013

Rire de tout ?

Manuel Valls veut interdire les spectacles de Dieudonné. Je ne sais pas ce que dit Dieudonné. Je ne connais pas Dieudonné. J'en ai entendu parler à plusieurs reprises et je sais qu'il a déjà fait souvent l'objet de poursuites et d'invectives pour ses propos qualifiés de racistes et antisémites. Bon.
Je ne connais pas Dieudonné mais je sais qu'il est présenté comme humoriste. On me dit que les propos de Dieudonné n'ont rien à voir avec l'humour. C'est compliqué, cette affaire. D'un côté, je suis farouchement pour la défense de la liberté d'expression et considère que l'on devrait avoir le droit de dire ce que l'on veut. De le dire et de l'écrire. De l'autre côté, je comprends que les propos diffamatoires ou mensongers peuvent poser problème. Je suis opposé à toute forme de censure. Pourtant, je reconnais pratiquer l'auto-censure. Je suis du genre à ne pas respecter grand chose et à pouvoir rire de presque tout. De la mort de quelqu'un, de la maladie, du handicap, des juifs comme des musulmans ; des chrétiens comme des bouddhistes (quoi que ces derniers ne me font pas beaucoup rire). Si l'on commence à vouloir censurer l'humour, je peux donner des titres de films prétendument humoristiques qui ne parviennent pas à me faire décrocher un sourire. Mais peut-être que Dieudonné ne fait plus d'humour et qu'il tient un discours politique, qu'il dit ce qu'il pense sincèrement. D'après ce que je comprends, il semble s'en prendre particulièrement aux juifs et attaque notamment des journalistes comme Patrick Cohen. Mais qui écoute Dieudonné ? Est-il si dangereux que cela ? Est-il plus dangereux que ceux du F-Haine ? Ne serait-il pas préférable de le combattre avec ses propres armes ? Si nous avons réellement affaire à un sale con de raciste, pourquoi ne pas le dire clairement ?

dieudonne.png

jeudi 26 décembre 2013

Millenium

2013 est doucement en train de se terminer et je découvre Millenium de l'écrivain journaliste Stieg Larsson mort en 2004.

Allez savoir pourquoi je refusais de lire Millenium ? Dans ma pauvre vieille cervelle dévastée par les abus en tous genres qui ont fait se dissoudre en une infâme soupe aigre synapses et neurones, j'imaginais qu'il s'agissait là d'une série de romans proches du genre de la science-fiction, genre que je n'affectionne pas particulièrement. Il m'avait semblé comprendre que ces romans n'allaient pas me plaire du tout. Peut-être aussi ai-je été tout simplement rebuté par le titre. Millenium sent trop mauvais le pire système d'exploitation jamais créé par Microsoft. Peut-être, tout simplement, ai-je refusé de faire comme tout le monde. Millenium a été (et est toujours) un vrai succès de librairie. Disons qu'il y a eu malentendu. J'étais persuadé que ce n'était pas pour moi et j'ai refusé d'essayer de m'y frotter. Alors, oui, d'accord, j'ai eu tort.
Cela fait des années que l'on m'assurait que la trilogie Millenium méritait vraiment d'être lue. Ce qui est notable, c'est que ce ne sont presque que des femmes qui m'ont conseillé la lecture. J'ai résisté longtemps et, finalement, après que l'on m'a une fois de plus assuré que c'était de très bons romans, je me suis laissé convaincre et j'ai acheté les trois volumes. J'ai commencé la lecture du premier des romans avec le sentiment un peu désagréable que je n'allais pas aimer et que j'avais dépensé des sous pour rien. Et puis, dès les premières pages, je n'ai pas pu lâcher le bouquin.
Pour autant, je ne dirais pas que c'est là de la grande littérature. Bien sûr, je n'ai pas lu le premier livre (je commence juste le deuxième) en suédois. Je ne sais pas si la traduction est bonne, je ne peux pas comparer. Le style est simple, direct. On est là dans un polar. Ce que je regrette un tout petit peu, c'est l'aspect trop caricatural du personnage de Lisbeth Salander qui, pourtant, est sans doute le personnage principal de Millenium. Je ne comprends pas vraiment ce personnage. Il s'agit d'une jeune femme d'environ 25 ans qui pourrait, selon l'auteur, être atteinte d'une forme du syndrome d'Asperger. Elle maîtrise d'une façon incroyable l'outil informatique, peut entrer dans votre ordinateur pour y lire les données, casser les codes de protection, se jouer des pare-feux, et cœtera. Sur cet aspect, je trouve le procédé bien pratique. Vous bâtissez une intrigue autour d'une histoire de données informatiques qu'une jeune femme bizarre parvient à détourner et vous n'êtes pas bien loin du deus ex machina le plus grossier. Dans le même temps, on ne peut pas nier que le tout reste efficace et prenant.
Millenium, c'est le nom d'un magazine libre, plutôt de gauche, engagé pour la protection des droits de l'Homme et la lutte contre la finance libérale délétère. L'autre personnage principal est Mikael Blomkvist, journaliste et gérant de Millenium. Il semble être beau gosse, il a du succès avec les femmes. Père divorcé, il entretient une relation libre avec sa collègue et associée et tombe amoureux de Lisbeth Salander notablement plus jeune que lui. Parce qu'il est intelligent et bon enquêteur, il réussit à résoudre une énigme bien compliquée dans le premier tome de la trilogie, "Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes". Dans le fond, l'histoire me semble tout de même légèrement tirée par les cheveux. Mais on prend plaisir à découvrir l'affaire, à attendre son dénouement. Il ne faut pas bouder son plaisir.

Millenium - Stieg Larsson
J'ai à peine refermé le premier livre que je me suis plongé dans le suivant. L'action se situe un an après la fin du premier tome qui s'ouvre pour de nombreuses pages sur Lisbeth Salander. Ce personnage me dérange un peu, tout de même. Comme je l'ai dit, il me semble trop caricatural. Je suppose que Stieg Larsson ne l'a pas créé par hasard et je suppose aussi que la trilogie doit une bonne partie de son succès à lui. Cette fille de petit gabarit au corps couvert de piercings et de tatouages, à l'apparence frêle et peut-être légèrement androgyne à qui l'on ne donne pas son âge a dû séduire bon nombre de lecteurs. Et là, je me demande s'il n'y a pas un côté légèrement pervers chez l'auteur qui s'amuserait à titiller une certaine tendance à l'attirance pour les très (trop) jeunes filles tout en dénonçant cela tout au long de ses romans. Ce genre de personnage féminin qui semble tout juste sorti de l'adolescence est assez courant que ce soit dans la littérature, la bande dessinée ou le cinéma. La jeune femme à l'apparence fragile qui se révèle être une personne forte et maître de la situation est un classique. Dans le même temps, je peux comprendre que le but d'un écrivain est de rencontrer le succès.
Pour l'heure, j'ai donc plutôt tendance à recommander la lecture de cette trilogie. Ce n'est sans doute pas un chef-d'œuvre de la littérature, il est possible que le succès soit dû également à la mort prématurée de l'auteur. Les romans sont parus à titre posthume et j'ai lu récemment sur Internet qu'un quatrième roman pourrait voir le jour, écrit par un autre auteur. A suivre. Pour le moment, je vais retourner lire quelques pages.

mercredi 25 décembre 2013

Le plaisir des choses simples et authentiques

Tout le monde ne le sait pas. Pour qu'elle puisse donner du lait, la vache doit donner naissance à un veau. Pour que l'éleveur puisse récupérer le lait et en extraire la crème fraîche et baratter son beurre, il doit manger le veau. Pour avoir des œufs, encore faut-il avoir des poules pondeuses. Quant à la question de la culture de champs de blé pour avoir de la farine et de betteraves sucrières pour avoir le sucre, c'est une nécessité obligatoire.

A la bonne saison, vous semez votre blé. Pendant qu'il pousse vous achetez une vache qui a donné naissance à un veau et vous apprenez à la traire. Ce n'est pas sorcier mais il convient de se méfier des coups de sabots qui peuvent se révéler douloureux. Dans le même temps ou un peu après, vous achetez quelques belles poules pondeuses de la meilleure espèce. Vous observez où elles pondent et apprenez à trier les œufs frais de ceux qui ne le sont pas. Dans un champ capable de la faire venir, vous plantez quelques belles betteraves sucrières et vous vous renseignez à la plus proche sucrerie pour les conditions d'extraction du sucre dont vous aurez besoin.
Dans quelque manuel, vous vous enseignez l'art et la manière de séparer la crème fraîche du lait. De cette crème onctueuse, vous en transformez une partie en beurre frais à l'aide d'une baratte. Votre blé blond est mûr dans les champs et c'est l'heure de la moisson. Vous apportez votre récolte au moulin qui se fera un devoir de vous transformer vos grains en belle farine. Vous en prélevez environ deux cents grammes que vous placez sur un plan de travail préalablement nettoyé. Vous creusez un puits au milieu de cette belle farine et vous y faites couler cent vingt-cinq grammes d'eau tempérée ainsi que cinq grammes de sel fin que vous aurez acheté à l'épicerie. Vous travaillez la farine, le sel et l'eau jusqu'à l'obtention du pâte un peu ferme que nous appellerons "détrempe". Vous la réservez en un endroit frais pour au moins une demi heure.
Cela vous laisse le temps d'aller chercher de beaux œufs frais du jour que vous choisirez un peu gros et au nombre de cinq très exactement. Six si vous craignez d'en casser un. Au retour, en passant devant l'étable, vous vous arrêterez pour puiser à même une bonne casserole un demi litre de bon lait frais dans le bidon à lait. De retour dans votre belle fermette au sol de pisé qui vit au rythme de la pendule et du feu qui crépite dans la cheminée, vous fendrez une gousse de vanille bien grasse de la pointe du couteau et gratterez son intérieur au dessus de la casserole de lait que vous poserez sur la cuisinière afin d'en amener le lait à légère ébullition. Dans une jatte, vous verserez cent grammes de sucre en poudre issu de vos betteraves sucrières et le jaune des œufs de vos poules. A l'aide d'un fouet, vous battrez jusqu'à blanchiment. Alors, d'un coup, vous verserez l'équivalent de cent grammes de farine tamisée avec soin et amour. Vous pouvez ajouter une pointe de sel si le cœur vous en dit. Vous mélangez intimement et commencez à verser un peu de lait vanillé tout en remuant avec énergie pour empêcher les œufs de trop cuire. Vous continuez à détendre le mélange avec le lait et puis vous reversez dans la casserole.
Pendant de longues, très longues minutes, votre main la plus habile équipée du fouet, vous pouvez laisser vagabonder votre esprit tandis que vous faites épaissir le mélange de lait, de jaunes d'œufs et de farine. Vous prendrez bien garde de ne pas oublier de remuer continuellement et en tout endroit. Le mélange commencera à épaissir et vous arrêterez lorsqu'une première bulle apparaîtra à la surface. Votre crème pâtissière sera prête et vous pourrez la réserver pour la suite.
Il est grand temps de vous occupez de votre détrempe. Vous l'étalez au rouleau et en croix en veillant à laisser une épaisseur au centre. Vous prenez deux cents grammes de beurre un peu ferme, aussi ferme que votre détrempe, et vous le placez en un bloc au centre de votre croix de pâte. Vous recouvrez ce beurre de l'une des branches de la croix et vous frappez au rouleau pour écraser le beurre. Vous rabattez la branche opposée par dessus la première et battez de nouveau à l'aide du rouleau. Vous rabattez l'une des deux autres branches restantes et battez encore. Enfin, vous recouvrez le tout de la dernière branche et battez un peu, pour la forme et pour qu'il n'y ait pas de jaloux.
Vous faites faire un quart de tour à votre pâte. Dans le sens des aiguilles d'une montre ou dans le sens inverse, comme vous préférez. Il faudra juste que vous tourniez désormais toujours dans le même sens. Avec votre rouleau, vous étalez votre pâte en un ruban aussi long que vous pouvez en avançant avec circonspection et en faisant très attention à ce que le beurre ne s'échappe pas. Allez-y avec douceur, sans trop appuyer. Vérifiez souvent que le beurre ne perce pas par en dessous. Ceci est la partie la plus délicate. Lorsque vous aurez obtenu un ruban au minimum trois fois plus long qu'au départ, vous lui faites faire un quart de tour et rabattez la pâte par tiers, le dernier recouvrant le deuxième. Là aussi, il vous faudra vous souvenir de toujours procéder de la même manière. Vous recommencez à étaler votre pâte en ruban, vous la pivotez encore d'un quart de tour, rabattez la pâte par tiers et la filmez pour la laisser reposer au frais durant une demi-heure.[1]
Vous retournez chercher trois beaux œufs en vous maudissant de n'avoir pas pensé à en prendre plus tout à l'heure. Dans une casserole, vous versez vingt centilitres d'eau, une pincée de sel et soixante-quinze grammes de beurre. Lorsque le beurre a complètement fondu, vous jetez cent grammes de farine de blé dans la casserole d'un seul coup et vous remuez fort et hors du feu avec une solide cuillère en bois. Vous devez obtenir une pâte lisse qui se détache parfaitement de la casserole et former une boule. Vous remettez alors la casserole sur un feu doux et mélangez jusqu'à ce qu'une très fine et presque imperceptible pellicule accroche aux parois de la casserole. Vous versez cette pâte dans un saladier frais et laissez tiédir.
Lorsque la pâte est tiède, vous cassez un premier œuf dedans et mélangez intimement jusqu'à totale absorption. Il faut mélangez avec vigueur et volonté. Vous ajoutez un deuxième œuf et vous l'incorporez de semblable manière. Enfin, vous ajoutez le troisième auquel vous faites subir identique traitement.[2] Vous laissez reposer cette pâte.
Vous reprenez la pâte que vous avez étalée au rouleau et tentez de vous souvenir où vous en étiez.[3] Vous étalez de nouveau votre pâte en ruban, repliez la pâte en trois, tournez d'un quart de tour, étalez encore en ruban et repliez en trois. Vous avez votre deuxième tour. Vous réservez sous film au frais pour une demi-heure.
Vous allumez votre four pour qu'il soit le plus chaud possible. Sur une plaque à four couverte de papier sulfurisé, à la poche à douille ou avec deux cuillères à café, vous formez des tas de pâte à chou plus ou moins gros selon le résultat escompté. Vous prenez bien garde de ne pas faire ces tas trop proches les uns des autres. La pâte va gonfler considérablement. Lorsque votre plaque est pleine et que votre four est chaud, vous enfournez pour une vingtaine de minutes porte fermée puis encore vingt minutes porte entrebâillée. Vous surveillez la cuisson avec attention pour que les choux ne brûlent pas[4] Une fois les choux cuits, vous les sortez du four et les laissez refroidir.
Vous reprenez votre pâte feuilletée et faites les deux derniers quarts de tour comme les fois précédentes. Vous filmez de nouveau votre pâtes et la laissez reposer au moins une demi-heure. Vos choux sont froids, vous prenez une poche à douille que vous remplissez de votre crème pâtissière et vous en garnissez les choux soit en pratiquant un trou à la pointe d'un couteau soit en perçant les choux directement avec la douille. Il faut que les choux soient bien pleins. Une fois cela fait, vous prenez un saladier et la crème fraîche et vous les placez au congélateur pour quelques minutes, au moins dix. Vous étalez votre pâte feuilletée sur une épaisseur d'environ cinq millimètres et vous découpez un cercle que vous placez sur une feuille de papier sulfurisé et sur une plaque à four.[5] Vous piquetez la surface de cette pâte avec une fourchette pour éviter qu'elle gonfle et se gondole à la cuisson et enfournez pour une vingtaine de minutes à four chaud en surveillant la cuisson[6]
Une fois que votre pâte feuilletée est cuite et refroidie, dans une casserole, vous versez du sucre et un peu d'eau pour faire un caramel blond doré. Un à un, vous plongez vos choux dans le caramel et les collez sur votre fond de pâte[7]. Vous utilisez le reste de caramel pour couvrir la tête de vos choux. Là, vous pouvez aussi garnir votre fond de pâte avec de la crème pâtissière. Je ne le fais pas. Vous sortez votre saladier et votre crème fraîche du congélateur et vous commencez à battre la crème au fouet. Dès qu'elle commence à monter en Chantilly, vous ajoutez du sucre glace. Personnellement, je juge de la quantité de sucre en goûtant. Vous continuez à battre énergiquement jusqu'à ce que votre Chantilly semble ferme comme il faut. Maintenant, vous pouvez en garnir le centre de votre gâteau. Les puristes[8] disent qu'il convient impérativement d'utiliser une douille dite "Saint-Honoré" pour garnir le centre de la pâtisserie. Je n'en ai pas. On peut le faire à la sauvage, comme moi, ou en s'appliquant avec des cuillères à soupe ou avec une poche à douille. Je pense que l'on est libre de faire comme bon nous semble. Normalement, votre Saint-Honoré est terminé.
Vous faites la vaisselle, lavez casseroles, saladier, cuillères et rouleau, poche et douilles et vous vous octroyez le plaisir de boire un verre d'eau. Enfin, vous revendez vache, poules et terres cultivables. Vous n'en avez plus besoin.

Saint Honoré

Notes

[1] A ce stade, on dit que vous avez fait le premier tour.

[2] Vous pouvez aussi, et certains le préconisent, casser les trois œufs dans un bol et les battre en omelette avant de les incorporer peu à peu. Cela peut effectivement être plus sûr. Personnellement, je ne le fais pas ou bien uniquement pour le dernier œuf.

[3] Une astuce consiste à marquer de deux doigts pressés sur la pâte le nombre de tours. En fait, on parle de quarts de tour. Vous appliquez deux doigts pour le premier tour, sur la pâte, face à vous. Vous saurez alors qu'il vous faudra commencer en faisant faire un quart de tour à la pâte avant de poursuivre.

[4] On trouve d'autres conseils de cuisson. L'important est que les choux gonflent bien et qu'ils puissent évacuer leur humidité pour qu'ils soient plutôt secs en fin de cuisson.

[5] Certains prennent encore de la pâte à chou pour faire un cercle sur le pourtour de la pâte feuilletée et une spirale sur l'intérieur de la pâte. Je ne le fais pas.

[6] Il faut dire que j'ai un four qui n'est pas pratique pour la pâtisserie. Il n'a pas de thermostat et je ne sais jamais à quelle température il est. Je pourrais acheter un thermomètre mais j'ai la flemme.

[7] Certains préconisent de tremper la tête des choux dans le caramel et de les coller à la crème pâtissière. C'est un choix.

[8] Puristes que j'entends braire depuis le début.

mardi 24 décembre 2013

Apple G3/233

Un "collègue" graphiste était bien ennuyé. Il devait travailler sur un projet et on lui avait fourni un jeu de polices de caractères qu'il ne pouvait utiliser sur son PC. J'ai eu l'idée de lui venir en aide.

Historiquement, l'une des évolutions notables dans le domaine de la PAO est la création du format PostScript par Adobe. Pour faire simple, Adobe proposait un système qui permettait de s'affranchir de la taille des caractères en utilisant des polices vectorielles. Historiquement aussi, Apple a été pionnier dans le domaine de la publication assistée par ordinateur (PAO). Il y a encore un petit quart de siècle, on n'imaginait même pas la révolution qui attendait le monde de l'imprimerie. L'ordinateur débarquait et balayait tout sur son passage. Les typographes, les photograveurs, les tables lumineuses, les compte-fils, les bombes de colle, les cutters, tout ça a disparu. Aujourd'hui, on conçoit ses pages directement sur un ordinateur et on produit une plaque offset directement sur une sorte d'imprimante. Aux premiers temps, les anciens rigolaient beaucoup et se rassuraient en se disant que les documents faits à l'ordinateur étaient de mauvaise qualité et que ça ne serait pas demain la veille que l'on se passerait d'eux.
Les lendemains qui ont suivi leur ont montré qu'ils se trompaient. Aujourd'hui, quoi que l'on puisse dire, la qualité des impressions est supérieure à ce qui se faisait autrefois. Peut-être pas dans tous les cas mais globalement il faut reconnaître que l'ordinateur permet aujourd'hui de faire des mises en pages qui hier étaient impensables. Je me souviens d'une bataille que j'avais menée (sans la remporter) contre un imprimeur à qui je tentais d'expliquer que l'on pouvait fournir ses fichiers au format pdf. Lui me traitait d'ignorant et d'idiot, m'affirmait que jamais (ô grand jamais) on ne pourrait faire de l'impression à partir d'un pdf. C'était il y a quoi ? Une douzaine d'années ? Depuis, l'imprimerie en question a disparu.
J'ai commencé à m'intéresser à la PAO aux débuts des années 90. Je me souviens de la première fois où j'ai vu Photoshop. Je trouvais cela bien amusant mais je ne croyais pas du tout que ça puisse un jour remplacer un labo photo. Je me souviens de la première photo numérique que j'ai vue. C'est mon petit frère qui était en stage au conseil général de la Corrèze. C'était amusant, il y avait bien une image, c'est vrai... mais c'était bien mauvais. Je me souviens que je ne croyais pas un instant que la photo numérique puisse avoir un quelconque avenir. Je me souviens aussi de mes débuts avec QuarkXPress, un logiciel de mise en pages qui était pratiquement en position de monopole à l'époque. J'ai appris à l'utiliser en auto-formation, aidé par les revues Mac qui existaient alors. Internet n'était pas encore apparu.
J'ai commencé à utiliser Photoshop et QuarkXPress sur un Macintosh 7100. J'ai mis quelques années avant de commencer à réussir à faire quelque chose de plus ou moins valable. Et puis, je suis passé à un Apple Macintosh G3/233 et nous étions en 1998 et c'est de cela que je veux vous parler.
Aujourd'hui, donc, pour aider ce "collègue", je décide de démarrer ce G3. Je n'avais pas vraiment de doute quant à sa capacité à fonctionner encore et pourtant, ça faisait quelques années que je n'avais pas appuyé sur le bouton de démarrage du clavier. Je vérifie qu'il est branché, que le câble réseau est présent et je démarre la machine. Une image apparaît sur le vénérable écran à tube cathodique de 20" d'époque. Le bureau de Mac OS 9.2 s'affiche. Il me faut un peu de temps pour retrouver mes repères. Ça fait longtemps que je n'ai pas pratiqué.
Premier problème : transférer les fichiers du MacBook Pro qui est sous OS 10.9.1 vers le G3. Mac OS 9.2 héberge un système de partage de fichiers qui n'est plus reconnu par les systèmes modernes depuis Mac OS 10.5. Il y a donc un souci. Peu importe, je démarre un G4 qui tourne sous 10.4 ! Soyons fou. Je transfère les fichiers du MacBook Pro vers le G4 et, de là, je peux faire monter un partage du G3 et envoyer les fichiers sur la vieille machine. Ça marche sans trop de souci.
Sur le G3, je lance Fontographer, le logiciel de création (et de conversion) de polices de caractères. Je convertis les variantes de police rapidement. Bon, bien sûr, il me faut à un moment penser à fermer des fichiers. Mac OS 9.2 m'avertit que j'ai bouffé la réserve de mémoire allouée au logiciel. J'avais oublié les principes de gestion de la mémoire sur ces vieux systèmes. Enfin, je peux retourner les fichiers convertis sur le G4 puis sur le MacBook Pro avant de les envoyer en pièce jointe zippé à mon collègue. J'éteins le G3 et le G4.
Comme quoi je fais bien de conserver mes vieilleries qui savent rendre service, non ?
Apple G3/233

Bougies

Ce matin, j'essaie de faire une photo avec des bougies. Un bon point, déjà, pour commencer, je parviens à produire un arrière plan bien noir tout en obtenant un éclairage qui me semble convenable pour les bougies. Les flammes restent bien identifiables. Par contre, et je le regrette amèrement, la photo me paraît tout à fait sans intérêt. J'hésite à ajouter d'autres éléments. Je me dis que, bien sûr, je pourrais ajouter et ajouter encore des bougies. L'affaire pourrait être intéressante si je disposais de bougies de formes et couleurs différentes. Je ne sais pas trop. Dans le même temps, je me demande ce que l'on pourrait signifier avec des bougies. Pour moi, la bougie est trop facilement rapprochée d'idées mystiques ou religieuses. Ce genre de bougies ne peut pas faire penser à un anniversaire.

Bougies
Parce que je ne trouvais rien à faire avec ces bougies allumées et que j'avais pris la décision d'arrêter la séance de photo, j'ai éteins les bougies et en ai profité pour déclencher une fois de plus.

Extinction des feux

lundi 23 décembre 2013

Tazman

Hier, un copain est passé me visiter. Je lui ai tiré le portrait.

Tazman

dimanche 22 décembre 2013

C'est dimanche, c'est moto

Il est grand temps de s'arrêter

samedi 21 décembre 2013

Azerat en Périgord

Hier matin, il y avait un beau soleil sur Azerat. J'ai mis des chaussures, j'ai pris une partie de mon matériel photo et je suis allé faire une petite promenade.

Je n'avais qu'une très vague idée de ce que j'allais photographier. Pour tout dire, j'avais une idée de photo que je savais impossible à faire à cette heure de la journée. Je suis descendu dans la partie basse de la commune, j'ai pris le chemin qui va vers la voie de chemin de fer, je suis passé dessus par le petit pont et j'ai continué ma route. La brume était encore sur Azerat.
Sur le boîtier, j'avais mis le petit zoom 17-55 mais c'est avec le vieux et lourd 80-200 que j'avais bien fait d'amener que je me suis amusé. C'est en redescendant sur la route qui mène à Veyre que la lumière m'est enfin apparue intéressante. De cette promenade, deux photos me semblent intéressantes.

Azerat — le Puy
Alignement d'arbres le long du Douime

vendredi 20 décembre 2013

Autoportrait au sourire

Parfois, pas toujours, j'aimerais bien faire du portrait. C'est un aspect de la photographie que je ne connais pas bien et qui est l'un des plus passionnants. Le problème est qu'il faut des modèles et que pour avoir des modèles, il faut connaître des gens, en rencontrer. Parce que je m'exclus de la société et ne rencontre fatalement que peu de personnes et que, parmi celles-ci, peu sont enclines à accepter que je les photographie, je suis bien obligé de me rabattre sur moi.
Il faut dire que si je faisais du portrait, il me semble que je serais plus attiré par des visages un peu marqués et disgracieux. Le problème est que les personnes qui acceptent de se faire tirer le portrait préfèrent généralement que l'on les représente belles avec une peau impeccable, lissée. Moi, j'aime beaucoup le travail du photographe polonais Andrzej Dragan. Sa technique permet de faire ressortir les contrastes, de rendre beaux des gens cabossés.
Et donc, il se trouve que je voulais tester mon nouveau jouet pour éclairer les trucs que je veux photographier et que je n'avais rien d'autre à placer devant l'objectif que moi. Je m'y suis donc collé. L'appareil sur pied, le zoom 17-55 calé à sa plus longue focale, la mise au point laissée au bon soin du système autofocus, le diaphragme fermé à f:7.1 et la vitesse réglée au 1/125 de seconde. La source de lumière est placée légèrement en hauteur sur ma droite avec le snoot et une grille en nid d'abeille qui doivent focaliser la lumière sur moi. Dans la main, j'ai le déclencheur à distance. J'ai fait trois images. Deux sont floues. La troisième est la bonne. Un très léger traitement pour passer l'image en noir et blanc, le calque dupliqué reçoit un filtre passe-haut réglé à 7.8 et est passé en mode "incrustation" dans Photoshop. Je fusionne ce calque avec celui du dessous, je donne quelques petits coups d'outils "densité -" et "densité +" pour exagérer encore un peu les contrastes et voilà. Il n'y a plus qu'à mettre un cadre. Je pourrais travailler plus cette image mais je suis d'un naturel fainéant.

autoportrait souriant

jeudi 19 décembre 2013

Pichet et pomme

J'ai souhaité tester un nouvel accessoire photo. Je n'avais pas franchement d'idée pour une photo et j'ai pris ce que j'ai trouvé au plus près. Il y avait une pomme récupérée chez ma mère (merci à elle) et un pichet venu de je ne sais où. C'est étonnant comme les objets les plus étranges finissent par trouver refuge chez moi de, semble-t-il, leur plein gré. En la matière, un pichet trouvera sans doute bien un rôle à jouer en mon logis. Je peux y faire couler de l'eau pour les repas et ça pourrait remplacer la carafe achetée il y a des années chez IKEA®. Pour la pomme, j'ai déjà une idée plus précise de ce à quoi elle pourrait servir.
Donc, j'ai un nouvel accessoire que je peux placer sur des flashes de studio. C'est ce que l'on appelle un snoot avec un filtre en nid d'abeille. Normalement, ça doit permettre de focaliser la lumière. Je pense qu'il va me falloir faire d'autres essais pour comprendre comment utiliser cela. Enfin donc, au moins, ça me fait un truc pour nourrir le blog pour aujourd'hui et ce n'est déjà pas si mal.

Pichet et pomme
J'ai fait une deuxième photo.

Pichet et pomme avec noix, pain et couteau

mercredi 18 décembre 2013

La Peste, elle trouve des boîtes de conserve

peste-conserve.png

mardi 17 décembre 2013

Bien encadré

THE_RAT.jpg

lundi 16 décembre 2013

Faut-il se poser les bonnes questions ?

question.jpg

dimanche 15 décembre 2013

De retour parmi vous

J'étais parti, je suis revenu. Je n'ai pas grand chose à vous raconter et il ne reste qu'à espérer que ça ne durera pas trop. Probablement, il n'y aura pourtant sans doute pas beaucoup de dessins ou de photos dans les premiers jours de la semaine qui va commencer. J'essaierai de me rattraper vers mercredi. Bonne fin de dimanche à chacun et chacune.

mercredi 11 décembre 2013

Avec un peu de chance

Avec un peu de chance, il n'y aura pas de nouveau billet d'ici à dimanche pour cause d'absence.

mardi 10 décembre 2013

Le télescripteur

Liaan inaugure aujourd'hui une nouvelle catégorie du blog. C'est une idée à lui. Il demande à ce que les lecteurs aient la liberté de s'exprimer sur le sujet qu'ils souhaitent chaque mardi. Je dis : " Pourquoi pas ? ". Je doute qu'il y ait des candidats d'une manière régulière mais j'accepte le principe d'un jour de libre expression. La règle est simple. Si vous avez envie de dire quelque chose, vous me faites parvenir votre texte et les illustrations éventuelles. Ceux-ci seront mis en ligne le mardi. Aujourd'hui, Liaan nous parle du télescripteur.

 Reprenons les paroles d'une célèbre chanson de Charles Aznavour dont le texte est en gros : « Je vous parle d'un temps, que les moins de vingt ans, ne peuvent pas connaître... ». En lisant un magazine (Nos ancêtres, Vie & Métiers, n°51, daté octobre 2011) dont le sujet principal est « L'essor des télécommunications : Télégraphe, téléphone, radio, télévision, cinéma... », je vois que l'on ne parle pas d'un moyen de communication qui est désormais oublié, connu seulement des « personnes de plus de vingt ans », et encore. À l'instar de Valéry Giscard d'Estaing, de la Renault 14 et du « Pli-Solex », je voudrais vous parler du téléimprimeur, appelé aussi téléscripteur ou tout simplement Télex. Je vous communique la définition du Robert : (1948 : de télé- et imprimeur). Techn. Appareil télégraphique qui permet l'envoi direct d'un texte par l'intermédiaire d'un clavier dactylographique et son inscription au poste de réception).

télex
En simplifiant à l'extrême : c'est une machine à écrire qui permet de taper à distance un texte via les lignes téléphoniques... Pour les plus anciens d'entre-nous, vous avez pu en voir dans les cafés-bars-PMU, ces machines à écrire qui crépitent et impriment sur des rouleaux de papier les résultats des courses, en direct. Je me permets de vous entretenir de ce sujet aussi brûlant que passionnant sur les techniques de communication disparues, car j'en avait fait mon métier pendant pas mal de temps, à savoir « télexiste ». Je ne peux résister à vous faire lire l'argumentaire pour le « Service Télex » tiré d'une brochure des PTT, du temps de L'Administration des Postes & télécommunications, des années 1970 : Le télex est un moyen de communication simple. Le téléimprimeur est aussi simple à utiliser qu'une machine à écrire. Votre dactylo en acquerra très rapidement une maîtrise parfaite.

télex
À la fin de 1971, près de 30.000 entreprises dynamiques en France et plus de 400.000 dans le monde sont abonnées au télex. Ce sont vos clients, vos fournisseurs, vos concurrents. Grâce au télex, transmission ultra-rapide : 6 lignes/minute soit 400 caractères. Dans le cadre de vos relations avec vos clients ou vos fournisseurs, pensez à toutes les possibilité du télex. Même si votre interlocuteur ne dispose pas d'un téléimprimeur, vous pouvez lui transmettre, avec une rapidité proche de celle d'une liaison directe entre deux appareils. Il y avait à l'époque ce qu'on appelait des « Cabines publiques télex » qui pouvaient relier ainsi des entreprises reliées ou non au télex. La société qui n'était pas reliée, était abonné à la cabine publique télex et recevait ses message, par téléphone tout d'abord, puis par coursier. J'ai donc travaillé dans un bureau de poste qui avait ce service, en plus du service, je dirais classique, du télégraphe (les télégrammes). A cette époque, nous travaillions avec des appareils électromécanique de la marque Sagem qui faisaient un tac-tac-tac en retranscrivant ce que l'on dactylographait. Le « système de sauvegarde » consistait par la perforation sur une bande de papier d'environ 18mm de largeur, avec un code pour les perforations sur six rangées, dont une ne servait qu'au guidage de la bande lorsque l'on rediffusait le message, par exemple. Un bon télexiste pouvait « relire » la bande papier visuellement, à partir de la disposition des perforations.

télex
Puis, dans les années 1980 est apparu le Sagem TX35, tout électronique, avec écran de visualisation, avec la frappe à aiguilles, plus silencieux, au lieu de tac-tac-tac, on avait crip-crip-crip. En utilisant ces appareils, je m'était dit que la transmission allait être plus rapide, mais que non : du fait que ces appareils étaient reliés à des centraux qui limitaient la vitesse (je crois, 50 bauds?), et il fallait que les TX35 puissent communiquer avec des appareils plus classiques et anciens. Le TX35 utilisait une mémoire de sauvegarde avec des disques magnétiques souples (je ne saurais vous dire les dimensions, en pouces, mais c'était en gros la taille d'un CD actuel, environ 12 cm). Et comme ces appareils étaient électroniques, il y avait des plantages : pendant que nous tapions notre texte, nous étions ravis, alors que nous avions déjà transcrit deux ou trois pages à la suite, que bing, plantage, tout était à recommencer, chose inconnue sur les Sagem électromécaniques, car à moins de manquer de bande-papier, votre précédente frappe restait en « mémoire ». Comme quoi, je ne le dirais jamais assez, l'électronique peut beaucoup, mais pas tout !

Le Télex avait une garantie juridique, avec l'échange des indicatifs de l'émetteur et du récepteur, du jour et de l'heure. Je crois que le fameux « téléphone rouge » reliant l'U.R.S.S. et les U.S.A. était une ligne télex. Le télex a été tué en partie par la télécopie (le « fax ») et désormais par la toile. Jusqu'à la fin des années 1980, toutes les grandes société avaient leur numéro de télex, un numéro à six chiffres pour la France, je me souviens des encarts publicitaires sur telle société qui indiquait son numéro de téléphone suivie de son numéro de télex. Ce fut remplacé par le numéro de Fax, puis maintenant, c'est « Trucmuche.com ». Tout fiche le camp, ma bonne dame.

J'espère ne pas vous avoir ennuyé avec mes souvenirs du temps d'avant le « net ». Votre dévoué, Liaan.

lundi 9 décembre 2013

Apache mort

Au boulot, il y a un PC qui tourne sous Linux et qui est utilisé comme serveur de développement web. Jusqu'à aujourd'hui et depuis déjà quelques années, il fonctionnait sans poser trop de problèmes.

Il y a eu un geste malheureux. On avait un souci. Le serveur ne parvenait plus à envoyer de courriers électroniques. Mon collègue qui traficote les sites Internet avec plein de bouts de code bizarre et des trucs auxquels je n'entrave que pouic m'avait prévenu de cela en fin de semaine dernière. Aujourd'hui, je m'étais donné pour mission de refaire fonctionner le truc. J'ai un peu pataugé mais j'y suis arrivé. Le serveur web parvenait de nouveau à envoyer des courriers ! Chouette !
Oui enfin... Sauf qu'il en profité pour renvoyer plein de messages d'erreur. Soit disant que le module php qui permet de redimensionner les images ne fonctionnait plus ou quelque chose du genre. Un truc qui, je le suppose, ne vous empêcherait pas plus de dormir que moi. Ce foutu module php, il pourrait bien ne jamais avoir existé que ça ne m'aurait pas chagriné. Et je suis presque sûr et certain que la majeure partie de la population mondiale pense la même chose exactement. On s'en fout.
Mais mon collègue, lui, non. Il ne s'en fout pas. Par charité chrétienne, je n'ai pas osé lui demander s'il n'avait pas des sujets d'émerveillement plus beaux, plus poétiques, plus artistiques, que cette saloperie de module dont tout le monde se fout. Je n'ai pas osé et j'ai même eu la faiblesse de dire que j'allais regarder ça de plus près. J'aurais pas dû. J'aurais dû arguer du fait que j'avais plein d'occupations bien plus importantes, urgentes, intéressantes, exaltantes que d'essayer de comprendre pourquoi un module qui fonctionnait ne fonctionne plus.
J'ai donc fouiné sur la toile pour trouver une solution satisfaisante. Je me dis souvent que je ne suis pas le seul idiot dans le monde francophone ou anglophone a m'embêter avec des questions informatiques. Les autres langues, je ne les lis pas. J'ai un instant cru avoir trouvé une solution lorsque mon collègue m'a dit qu'il allait faire une tentative de son côté. Et là, malheur, le serveur web, Apache, est tombé tout à fait en panne.
Comme ça, demain je sais avec quoi je vais m'amuser. Ça m'ennuierait un peu de tout réinstaller mais pour le moment, je ne comprends rien à ce qu'il se passe. Ceci dit, comme dit plus haut, ça ne va pas m'empêcher d'essayer de dormir.

dimanche 8 décembre 2013

A fond les manivelles

A fond la caisse

samedi 7 décembre 2013

Encore un concept génial

L'un des nombreux problèmes que rencontrent les motocyclettes est la garde au sol. Trop souvent, par manque d'imagination, les ingénieurs et concepteurs frileux conservent l'idée désuète d'un cadre qui passerait au-dessous voire autour du moteur. J'en rigole encore !
Nos bureaux d'étude ont planché sur la question et ont trouvé une solution satisfaisante et novatrice. Il suffisait de faire passer le cadre par dessus ! Et oui ! Tout simplement ! Ainsi, l'espace entre les deux roues est totalement libre et le véhicule peut se jouer de tous les obstacles. Pour ne rien gâcher, ce concept offre une protection au pilote qui peut désormais goûter pleinement les joies de la promenade campagnarde et bucolique.
Le dessin qui prouve nos dires, le premier au crayon, le second à l'encre de chine. La couleur arrivera peut-être demain.

Ça peut rouler, un truc pareil ?
Encore un engin étrange

vendredi 6 décembre 2013

Et les extra-terrestres !

Bernard Gaillard est l'un des précurseurs des fermes-auberges en Périgord. Il y a bien des décennies de cela, il a ouvert sa maison familiale à la clientèle qui vient de loin et en nombre pour un repas familial sans façon ou pour se régaler d'un menu typiquement périgourdin qui sait faire sa place au canard gras, aux champignons de saison et au vin local. Avec une faconde intarissable, l'hôte des lieux n'est pas réputé pour sa timidité et il n'est pas rare qu'il fasse une halte à votre table pour vous dire l'une ou l'autre de ses blagues préférées ou pour disserter de sujets étonnants. Par exemple, Bernard Gaillard peut vous en apprendre au sujet des origines de l'humanité.

La ferme-auberge du Grand-Coderc a sa réputation qui sort très largement des limites de la commune, du canton ou même du département. En pleine saison, il y a peu de chances d'avoir sa place à table si vous n'avez pas réservé longtemps à l'avance. La spécialité du Grand-Coderc, c'est avant tout le canard gras. Foie gras, magret farci au foie gras, cuisse confite de canard qu'accompagnent gaiement les pommes de terre sarladaises revenues, comme il se doit, dans la graisse de canard.
Si l'on va au Grand-Coderc, c'est sans doute pour y manger copieusement des plats qui fleurent bon le terroir mais c'est aussi à n'en pas douter pour la rencontre avec le maître des lieux, Bernard Gaillard. Bernard est attaché à son hameau comme une palourde à son rocher. Il prétend que sa famille est là depuis le XIe siècle. Seigneur dans son fief, Bernard considère le reste du monde comme étranger à son chez lui. Sûr de son bon droit, il parle haut et fort en ne prenant certainement pas la peine de travestir son discours de circonvolutions prudentes et enjôleuses. Non. Il est direct, brut de décoffrage. Il attend que vous vous installiez à table et, pour peu que votre tête lui revienne, s'assied parmi vous après qu'il a rempli les verres de son apéritif maison dont la recette secrète reste mal définie. Il a pris un verre et il se sert. Les premières plaisanteries grasses fusent. Bernard aime la joute plaisante. Il lance une pique, attend la réplique et prépare déjà la suivante. Si on le laisse parler, il n'hésite pas à balancer des énormités catastrophiques. Des grosses vannes indigestes qui penchent dangereusement vers le propos raciste, xénophobe, misogyne, graveleux. Rien ne l'arrête.

Bernard Gaillard
"L'homme est d'origine extra-terrestre". C'est ce qu'il a raconté aujourd'hui. Il se pose des questions existentielles, Bernard. Par exemple : "Comment se fait-il qu'il y ait des hommes blancs, des hommes noirs, des hommes jaunes, des hommes gris ?". Normalement, on se lève et on sort dès que l'on entend de pareils propos, non ? Sauf que Bernard a trouvé la parade. Il est devenu un personnage, une sorte de clown qui se permet tout. Pour lui, et le plus sérieusement du monde, l'homme a des origines extra-terrestres. Il vous sort ça comme ça, au débotté, entre deux verres de vin qu'il coupe de temps à autre d'un peu d'eau. Et il part sur le cas de Jésus Christ qui, selon lui, était un sacré queutard qui a eu plus de conquêtes que l'on en pourrait compter. Il vous réécrit des passages de la Bible de deux coups de langue en vous lançant un regard qui vous défie de le contredire. Roi en son domaine, il endosse aussi le rôle de bouffon de service.
Difficile de percer le fond du personnage. Pense-t-il réellement ce qu'il dit ou est-il dans un rôle bien rodé ? On ne sait jamais vraiment. Il y a sans aucun doute possible un fond de racisme vrai derrière tout ça. Les bons pieds de bon paysan bien trop ancrés dans le terroir empêchent la tête d'admettre qu'il puisse y avoir quoi que ce soit d'intéressant ailleurs.

Bernard Gaillard tel qu'en lui-même
Au Grand-Coderc, pas vraiment de menu. Vous êtes venu pour manger et vous mangerez ce que l'on vous apportera. Pour commencer, un potage paysan au pain et aux légumes amélioré avec de la graisse de canard. Aujourd'hui, cuisine de famille sans chichis. Côte de porc et pommes de terres sautées, fromages frais venus de Azerat, crêpes au sucre ou à la confiture maison, le tout accompagné d'un vin local qui ne mérite pas trop que l'on s'arrête sur lui. Le café est servi dans les verres en fin de service. C'est rustique.

Si l'on veut mieux, il faut prévenir et réserver. Là, oui, on aura le foie gras et le canard dans tous ses états et une crêpe flambée en dessert. La cuisine est simple et pas trop raffinée mais le produit est bon. J'ai déjà dit plus haut ce qu'il y avait à dire de l'ambiance. Ça peut rebuter, ça peut faire fuir. Je pense qu'il faut mettre de côté ses principes et approcher le personnage sous l'angle de la sociologie. C'est une expérience à vivre. Un peu comme si vous pouviez observer les mœurs du dernier des dinosaures. Qui après Bernard osera encore tenir des discours pareils ?
Bernard Gaillard
Le Grand-Coderc au quotidien, c'est aussi un restaurant ouvrier connu et réputé. On y vient parce que l'on sait y manger à satiété. Il faudra accepter les quolibets du maître des lieux mais si vous lui faites sentir qu'il vous ennuie ou que vous n'avez pas trop de temps, il saura vous laisser manger en paix. Il n'est pas bête, Bernard. Il sait bien que son humour tout personnel ne peut pas convenir à tous. Il y a quelques années, pour faire face au succès, une nouvelle salle a été ouverte pour accueillir plus de convives. La ferme-auberge semble être une affaire qui roule. Le cadre ne semble pas avoir fait l'objet d'une étude poussée. C'est un peu du n'importe quoi d'inspiration pseudo-rustique. J'ai toujours supposé que les éventuelles réflexions concernant le cadre, le service ou la carte n'ont eu pour seul cadre que de se rapprocher le plus possible du goût du patron. Et en gros, l'esprit de la ferme-auberge du Grand-Coderc c'est bien cela. Il faut prendre la chose comme elle est et il est hors de question d'envisager de faire changer quoi que ce soit à quoi que ce soit qui peut éventuellement se trouver dans la caboche de Bernard.
N'empêche que c'est une expérience d'immersion dans une certaine forme de l'esprit du Périgord qui peut valoir le coup d'être vécu.
Le Grand Coderc

jeudi 5 décembre 2013

Secouez-moi

Il y a peu, Jean-Claude Beton, créateur de la marque Orangina est mort. Aujourd'hui, j'ai retrouvé un porte-pailles dans mon garage. Je me suis dit que ça pouvait faire un sujet du jour à bon compte qui, pour ne rien gâter, colle à l'actualité.

Orangina

mercredi 4 décembre 2013

L'inconstance du savoir

Cet après-midi, en revenant en mon logis, j'ai la ferme intention de faire un dessin pour le blog. Une feuille de papier est posée sur la table, le porte-mine saute dans la main et alors la question arrive : "Que pourrais-je bien dessiner donc ?"

C'est très perturbant de ne pas réussir à dessiner. C'est même assez incompréhensible. Il y a tout plein de choses que l'on a appris à faire au cours de sa vie et que l'on fait sans y réfléchir vraiment. On dit que le vélo, ça ne s'oublie pas. Il y a bien longtemps que je n'ai pas posé le cul sur une selle de vélo mais il est vrai qu'il me semble que ce ne serait pas un problème que de pédaler et d'avancer. Le dessin, ça devrait être pareil. On devrait pouvoir décider de faire un dessin et y parvenir sans avoir besoin de réfléchir.
Je me dis qu'il en est sans doute de même pour les musiciens, les écrivains, les peintres ou les sculpteurs. Il doit bien y avoir des jours où ça ne marche pas comme il le faudrait ou comme on le voudrait.

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mardi 3 décembre 2013

L'informatique, c'est rigolo

Aujourd'hui, hier aussi un peu, je me suis amusé à essayer d'installer quelque chose sur un serveur Linux.

Ce soir, je rentre du boulot pour faire la vaisselle. Je ne l'ai pas faite depuis déjà bien longtemps. La dernière fois, je me demande si ce n'était pas dimanche dans la matinée. Je pense que c'était dimanche dans la matinée mais ça pourrait très bien être en début d'après-midi. Ce dont je me souviens très bien, cependant, c'est qu'en fin de journée, j'ai commencé à préparer mon repas du soir. J'ai découpé un poulet que j'ai fait revenir dans une cocotte avant d'ajouter des oignons, un gros navet coupé en petits dés, quelques carottes détaillées en tronçons et des pommes de terre. Et puis de l'ail bien sûr parce que j'aime bien cela.
C'était dimanche et hier, lundi, j'ai mangé du poulet. Ce soir, je mangerai encore du poulet. Ça ne me dérange pas de manger la même chose plusieurs jours de suite. Là, j'en aurai encore pour plusieurs jours, c'est certain. Mais bref. Donc, ce soir je rentre du boulot et je me dis qu'il est temps de faire la vaisselle. D'autant plus que nous sommes mardi et que je dois sortir la poubelle qui sera amenée vers d'autres aventures demain matin. Pour laver les assiettes, il fallait que je commence par les vider des os et autres épluchures de pomme. En vérité, je suis bien incapable de dire si j'ai fait la vaisselle parce qu'il fallait que je pense à sortir la poubelle ou si j'ai pensé à sortir la vaisselle parce que j'avais prévu de faire la vaisselle. Le cerveau est décidément un organe bien compliqué.
Quoi que à la réflexion, d'autres organes sont bien compliqués à comprendre aussi. Prenons les pieds, par exemple. Des fois, on se les lave. Et moi, lorsque je me lave les pieds, ça me donne l'idée de changer de chaussettes. Mais là encore, est-ce le désir de changer de chaussettes qui me pousse à me laver les pieds ou bien est-ce plutôt le fait de penser à me laver les pieds qui me force à penser à ce changement de chaussettes ? Allez savoir, vous ! Ce que je sais, c'est que le mardi soir, je ne me déchausse pas en rentrant. Et il y a une excellente raison à cela ! C'est que je sais que je vais devoir sortir les poubelles tout à l'heure, après avoir fini de manger. Ce serait sot de quitter ces chaussures pour les remettre dans la foulée.
En ce moment, alors que j'écris ce billet, j'entends les pommes de terre qui sont en train de cuire. Je me fais des pommes de terre à l'eau pour accompagner le poulet à la cocotte. J'aime bien les pommes de terre à l'eau. C'est une recette simple, éprouvée et de bon goût. On ne risque pas de se tromper. Il faut juste qu'elles soient cuites. Après chacun est libre de les accommoder comme bon lui semble. Juste un peu de beurre et de sel ou bien écrasées avec une bonne ration de crème fraîche. Ça va avec plein de choses. Du poisson, de la viande, des œufs. La pomme de terre est bonne fille. Mieux que les nouilles, peut-être bien. Pour les pommes de terre à l'eau, il suffit de les placer dans une casserole, de les couvrir d'eau et d'un couvercle et de les placer sur le feu. L'eau finit par bouillir et les pommes de terre cuisent. De temps en temps, il faut essayer d'enfoncer la pointe d'un couteau pour voir si elles sont cuites. A la portée de tout le monde.

Et donc, je me suis essayé à l'installation d'un truc sur un serveur Linux. C'est un collègue qui m'a dit que ça serait bien que ça soit sur le serveur. Je suis allé à la pêche à la documentation sur Internet et, comme souvent, je suis tombé sur des méthodes contradictoires mais toutes annoncées comme imparables. Le gros problème est que je ne sais pas bien à quoi sert ce que je suis en train d'essayer d'installer et que mon collègue ne sait pas vraiment l'utiliser. Disons que si ça fonctionne un jour, on pourra parler d'un gros coup de bol.

lundi 2 décembre 2013

Mangez du chat

Récemment, il était question de nourriture pour chat, sur le blog. Notamment, il était dit que les chats ne savaient résister à l'appel d'une boîte de sardines. Je me suis intéressé au sujet et je me suis posé une question bizarre. Sur une boîte de sardines à l'huile, parfois, est représentée une sardine. Sur une boîte de thon, il arrive qu'un thon soit dessiné. Sur une boîte de ravioli, il n'est pas rare de voir une photo appétissante de ravioli. Mais sur les boîtes de pâté pour chat, il n'est pas rare de voir un dessin ou une photo de chat. Qu'en penser ?

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dimanche 1 décembre 2013

Le meilleur des deux mondes

Tout à la fois auto et moto, la Motauto 3 concilie les avantages de l'automobile et du motocycle.De l'automobile, elle conserve le volant et le capotage intégral de la motorisation sans oublier les deux dispositifs d'éclairage garants d'une meilleure vision en circulation nocturne. De la motocyclette, elle garde le caractère sportif, les repose-pied et la selle en cuir véritable.

Motauto - mi auto mi moto

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