avril 2012 (30)

lundi 30 avril 2012

Un insecte dans la glycine

Hier, il n'a pas plu tout le temps. J'ai profité de la conjonction de quelques éclaircies, de la présence d'insectes butineurs et de ma glycine pour m'essayer à la macro-photographie. Et bien ma foi, ce n'est pas si simple qu'il y paraît de prime abord.

Un insecte azeracois

dimanche 29 avril 2012

Trois clous

L'idée est de se dire que le sujet n'a aucune importance.

Je cherchais quelque chose à photographier. Je voulais tester quelque chose. J'ai cherché un objet "intéressant" et puis je suis tombé sur un vieux clou. Alors, je me suis souvenu que j'en avais d'autres. Du coup, j'ai cherché à faire une photo avec trois clous. En fait, l'exercice est, à mon avis, intéressant. Je vous présente quelques photos. Aucune ne me convient vraiment mais rien ne m'empêche d'en faire d'autres.

vieux clous

vieux clous

vieux clous

vieux clous

vieux clous

samedi 28 avril 2012

La bêtise est de droite

Depuis quelque temps, j'ai la chance incroyable et inespérée de recevoir par courrier électronique de la propagande sarkoziste de la part d'une personne qui doit penser que je suis de son bord à moins qu'elle ne pense pouvoir me rallier à sa cause.

Sinon, j'ai remis les commentaires en mode "normal", pour voir.

A priori, les gens de droite ne sont pas plus bêtes que les gens de gauche. Objectivement, on peut comprendre que la France des votants se divise en deux clans de puissance équivalente. Les gens de gauche et les gens de droite. Par choix, j'ai plutôt tendance à fréquenter des gens de gauche et je reconnais assez mal connaître les gens de droite. Mais, tout de même, je connais certaines personnes de droite. Et bien, cela me pose un problème intellectuel.
Si, intellectuellement, je ne peux pas penser que les gens qui votent à droite sont plus bêtes que les gens qui votent à gauche, je suis confronté à l'expérience qui tend à me prouver que c'est pourtant là une vérité. Et ça pose problème. Et alors, je me demande ce que c'est que la bêtise. Il me semble que la notion de bêtise est tout simplement différente que l'on soit de gauche ou de droite. Chaque camp se croit plus intelligent que l'autre. Ce n'est pas plus difficile que ça.

Etre intelligent, à droite, c'est principalement oser s'autoriser à passer pour un salopard décomplexé. En cela, l'intelligent de droite peut s'approcher du cynisme. Pour lui, il vaut mieux être riche que pauvre, bien portant que malade, jeune que vieux, homme que femme, patron que salarié, exploiteur qu'exploité. C'est assez basique. Parce qu'il intelligent, l'intelligent de droite, il sait qu'il ne peut être riche que s'il y a des pauvres en plus grand nombre que lui. Il sait que rouler en BMW n'a de sens que si les autres roulent en voitures plus banales. Il cherchera à rouler dans une grosse voiture, à habiter dans une grosse maison, à avoir une grosse épouse (ou un gros époux) et de gras enfants parce que ce qui est important, c'est que l'on sache que tout va bien et que la croissance est au rendez-vous.
L'intelligent de droite rigolera aux blagues racistes et aux films avec Clavier et Réno. Parce qu'il se sait intelligent, il ne fera pas beaucoup d'efforts pour l'être encore plus. Et l'important, c'est l'argent, après tout. L'argent sert à acheter l'intelligence. L'intelligent de droite sera probablement pour tout ce qui est comme lui et contre tout ce qui est différent. C'est pour cette raison qu'il n'aimera pas les étrangers. Sauf s'ils sont riches. Et encore ! Un étranger riche, c'est comme donner de la confiture aux cochons.
Le souci de l'intelligent de droite, c'est qu'il a beau faire, il ne peut pas longtemps cacher sa bêtise. Par exemple, dans l'actualité récente, il y a la question du droit de vote des étrangers. Ça, l'intelligent de droite y est opposé. Par principe. Quel que soit l'étranger et d'où qu'il vienne. Pour lui, ça va faire marcher le communautarisme et il n'aime pas ça du tout. L'intelligent de droite, il considère qu'il y a une soixantaine de millions de Français sur la planète (une moitié d'intelligents de droite) et que tout le reste de milliards d'humains ne sont que des étrangers avides de communautarisme.
L'intelligent de droite a longuement observé et étudié et il a compris. Il a vu le lion dévorer la gazelle ; l'éléphant écraser le bousier ; le cow-boy éliminer l'Indien ; le colon massacrer l'indigène ; le froid hivernal tuer la vermine. Il a analysé tout cela et il a dit que c'était bon. Le fort a raison sur le faible, c'est la marche de la nature, c'est la volonté divine et on ne peut rien contre cette volonté là.
L'intelligent de droite sait se montrer magnanime et accepte la présence du pauvre, du malade, de l'étranger et de tous les autres nuisibles à la condition qu'ils consentent à rester à leur place. Il sait bien qu'il a besoin de tous ces gens de peu pour se sentir bien à sa place à lui. L'intelligent de droite sait se montrer généreux et il fournira du travail à quelques pauvres en acceptant, le cas échéant, de le payer un peu. Il saura donner de la compassion au malade et prier pour son salut. Il comprendra la détresse de l'étranger et sera prêt à lui payer le billet de retour chez lui s'il le faut.
L'intelligent de droite vote à droite parce que c'est la droite qui défend ses idées. C'est dans sa nature d'intelligent de droite de voter ainsi. Selon le cas, il choisira l'extrême-droite ou le centre-droit mais, disons-le, la différence est subtile et sans aucune importance. L'essentiel, c'est de voter pour celui ou celle qui fera la promesse de pouvoir gagner plus. Les questions de société qui peuvent accompagner les discours des candidats de droite ne sont là que pour faire joli. L'intelligent de droite, dans le fond, n'a rien à faire de la société et de ses problèmes.
Mais l'intelligent de droite peut aussi être sacrément bête. Par exemple, l'intelligent de droite peut ne pas être riche, ne pas être bien portant, ne pas profiter pleinement des promesses du libéralisme. Alors, assez souvent, il peut aller vers l'extrême-droite. Parce qu'il est ouvrier et qu'il a peu de chances de devenir patron ; parce qu'il habite en HLM dans une banlieue pourrie ; parce qu'il roule en Renault ; parce qu'il sent bien qu'il a une vie de merde et moche, il va voter pour celle qui désigne les responsables de sa triste condition d'intelligent de droite pauvre, les coupables. L'intelligent de la droite de la droite croit que si l'on enlève les étrangers, on libère du travail et que si l'on enlève l'euro, on gagne plein de francs tout neufs. L'intelligent de la droite de la droite est très intelligent.
L'intelligent de droite est, pèle-mêle, contre : la sécurité sociale, les allocations familiales, l'ASSEDIC, le droit du sol, la naturalisation, le RMI et le RSA, la CMU, la retraite garantie, le droit au logement, la prime à l'emploi, l'APL et l'allocation pour le logement, la polygamie tolérée, la liberté de culte, le halal, les mosquées... C'est ce que je pense comprendre dans le document que l'on m'a gentiment adressé et que je vous communique à mon tour. Il est à signaler que la personne qui m'a expédié la chose est clairement militant UMP et vote Sarkozy. Ça transpire l'intelligence, ça, ma p'tite dame !

doc1

Des intelligents de droite, j'en ai connu quelques uns qui étaient convenables. Je ne suis jamais parvenu à comprendre leur engagement politique même si, sur certains points, je pouvais concevoir qu'il était de leur intérêt d'être de droite. Je ne connais pas beaucoup de personnes de gauche heureuses de payer des impôts, par exemple. Il peut y avoir des moments où l'on peut sentir que l'intérêt personnel est plus important que l'intérêt collectif. C'est humain. Dans l'ensemble, les quelques personnes de droite que j'ai pu côtoyer sont pitoyables et lamentables. L'intelligent de droite, en définitive, est bête. Très très bête. Il y a aussi des gens bêtes à gauche mais ils seront toujours moins bêtes que les intelligents de droite. Et ça, c'est dramatique pour l'intelligent de droite. Quelque part, je pense que l'intelligence de droite est à plaindre. Ne l'accablons pas trop. Ce n'est pas totalement de sa faute.
Alors, comme on dit en pareil cas : choisis ton camp, camarade !

intelligent de droite

vendredi 27 avril 2012

Défi camion

C'est MaPY sur son blog Brute2bille qui m'a donné l'envie de faire le dessin présenté aujourd'hui. De telle sorte que je ne saurais être tenu pour responsable de quoi que ce soit.
D'autre part, je vous signale qu'en raison d'une attaque spammeuse, j'ai décidé de modérer les commentaires du blog qui nuit (très) grave !. Le blog reviendra à un fonctionnement normal une fois que les spammeurs se seront lassés.

Le GMC CCKW est, selon moi, le plus beau camion du monde. Sans doute ai-je dû être marqué par ces camions que je voyais lorsque j'étais enfant. Dans mes dessins d'enfant, je dessinais déjà des camions qui, avec un peu d'imagination, pourraient tout à fait être inspirés par ces GMC. Il faudra que je les retrouve et que je vous montre cela.

GMC CCKW

Parce que je suis bien incapable de copier fidèlement une photo ou un autre dessin, ce GMC n'est sans doute pas fidèle au modèle original. J'ai essayé de le faire "de tête" mais j'avoue avoir cherché une photo pour quelques détails.

jeudi 26 avril 2012

Le retour du jeudi [plus vieux]

Ce matin, j'ai été réveillé par une courte coupure d'électricité. Les onduleurs ont alors entrepris de faire entendre l'alarme tandis que le radio-réveil s'est auto réglé à 00:00 et s'est mis à clignoter. Il a fallu que je me lève pour constater qu'il pleuvait toujours et qu'il était 5h32.

Dans la matinée, il y a eu deux autres coupures d'électricité. Cela n'a pas empêché les nuages de déverser des mètre-cubes d'eau sur Azerat et les environs proches accessibles offerts à ma vue.
Ce matin, Sarkozy était invité de la matinale de France Inter. Ses conseillers en communication ont dû lui recommander de parler avec une voix mielleuse, de balancer deux ou trois trucs qui fassent "proche du peuple", de s'insurger un peu des procès que l'on peut lui faire, d'attaquer avec un peu d'humour. Du coup, je me suis presque rangé à ses côtés. Comment ne pas voter pour un homme qui veut le bien des Français et qui saura poursuivre son travail pour redresser la barre et sortir le monde entier de la crise ? D'autant plus qu'il n'est pas proche des idées du F-Haine (même s'il reconnaît que Marine n'est pas Jean-Marie). Non, franchement, j'ai beau être de gauche, je dois reconnaître qu'il est bien, notre président. Il a même trouvé le temps de parler un peu de foutebale. Il est serein, sûr de sa réélection. Je ne vois vraiment pas pourquoi nous ne le réélirions pas. Que celui ou celle qui a une raison pour ne pas voter pour lui s'exprime ici.

Parce qu'il ne faisait pas très chaud, j'ai allumé un feu dans la cheminée. Et puis, j'ai pris un petit bout de papier (de ceux que j'ai récupérés au boulot) pour faire un dessin afin de passer le temps. Je n'avais pas d'idée de dessin alors j'ai faire une moto.

Réglage moto ancienne

Pour faire ce dessin, j'ai utilisé un pinceau que j'avais oublié depuis bien longtemps. Il était plein de toile d'araignée et de poussière. Je l'ai lavé et séché avant de l'utiliser en complément d'un porte-plume au bout du rouleau. J'ai aussi utilisé l'encre de chine que je n'aime pas.

mercredi 25 avril 2012

Encore rien

Mais pour que vous ne soyez pas venu pour rien, je vous informe que nous sommes le mercredi 25 avril 2012. Ça peut servir au moins jusqu'à demain.

mardi 24 avril 2012

Aujourd'hui, rien

Et c'est à peu près tout.

lundi 23 avril 2012

Sur le départ

sarkozy carton

dimanche 22 avril 2012

Premier tour (de con)

1er tour

samedi 21 avril 2012

Une Mort Prochaine

sarkozy

vendredi 20 avril 2012

Motocyclette à chenille

moto à chenille

jeudi 19 avril 2012

24/24

Vingt-quatre sur vingt-quatre. Vingt quatre ans sur vingt-quatre ans. En 2008, le monde découvre l'affaire Fritzl. En 2012, Régis Jauffret écrit un roman sur cette histoire.

On a reproché à Régis Jauffret d'écrire n'importe quoi ou, tout du moins, d'inventer, de supputer, d'imaginer. "Claustria" est un roman. C'est indiqué clairement sur la couverture. Régis Jauffret aurait écrit un roman sur une affaire criminelle, un fait-divers. C'est vrai. Peut-on sérieusement le lui reprocher ? Surtout lorsque la réalité dépasse à ce point la fiction.
Durant vingt-quatre ans, Josef Fritzl va séquestrer sa fille dans une cave et lui faire sept enfants. Vingt-quatre ans ! Un romancier aurait eu l'idée de cette histoire, on l'aurait accusé de dépeindre une histoire trop incroyable, trop exagérée, trop sordide et trop malsaine. Là, l'histoire est vraie et bien qu'elle ait été dévoilée dans la presse, qu'elle ait fait l'objet d'un procès menant à l'incarcération à perpétuité de Josef Fritzl, on ne parvient toujours pas à la croire vraie.
Le roman de Régis Jauffret ne laisse aucune place à l'humour. Ça aurait pu. C'était le piège à éviter. Si j'avais eu l'idée, l'audace, le talent nécessaire à l'écriture d'un roman sur ce sujet, je suis bien certain que je n'aurais pas évité le piège. Je n'aurais pas pu m'empêcher de glisser du cynisme et de l'ironie entre les lignes. Régis Jauffret ne fait pas dans le graveleux. Il se contente de raconter froidement, se mettant en scène à l'occasion et se montrant dans sa propre incrédulité face à cette histoire incroyable. S'il peut s'arranger avec la vérité à l'occasion, c'est qu'il veut comprendre et qu'il avance des pistes de compréhension.
Dans son roman, l'auteur ne donne pas les vrais noms des protagonistes si ce n'est celui de Josef Fritzl lui-même. C'est un roman basé sur des faits réels. A quoi bon connaître le prénom de la fille Fritzl et de ses enfants et de sa mère[1] ? Nous ne sommes pas en présence d'un livre de journaliste qui voudrait transmettre l'histoire d'une manière factuelle ; nous sommes en face d'un écrivain sensible qui, me semble-t-il, a été traumatisé par cette affaire et cherche, à travers l'écriture, une forme d'exorcisme.
Le héros du roman est Josef Fritzl. Un héros haïssable, certes, mais un héros tout de même. Il y a le héros et puis des victimes. Et puis, il y a aussi des personnages sur lesquels plane le soupçon de la complicité plus ou moins silencieuse. Au premier chef, la femme mère et grand-mère. On ne peut s'empêcher de se poser des tonnes de questions. Comment a-t-elle pu ignorer ? Comment a-t-elle pu couvrir ? Comment a-t-elle pu se taire ? Les enfants de la maison, aussi. Et puis les locataires, les voisins, la collectivité tout entière. Qu'est-ce que c'est que ce pays ?
Claustria, c'est la contraction de claustration et de Austria. L'affaire Fritzl se déroule en Autriche. Là, c'est difficile de ne pas faire le lien avec d'autres affaires de séquestration, d'inceste ou de viol[2] et il est tout aussi difficile de faire le rapprochement avec le passé nazi de ce pays. Pourtant rien n'a sans doute à voir avec rien. Josef Fritzl n'est pas plus le diable qu'il n'est Hitler. Ce serait bien pratique si les criminels pouvaient ne pas être humains. Ce serait rassurant. L'homme serait bon et le mauvais ne serait pas humain. Or, selon toute vraisemblance, l'homme pourrait être capable du pire. Ça, c'est angoissant. Surtout pour les personnes constituant le genre humain, je veux dire. Nous ne sommes pas des bêtes, que diable !
La fille Fritzl passe vingt-quatre ans dans une cave connue des services publics locaux (voire nationaux) puisque elle est déclarée comme abri anti-atomique. Dans cette cave, elle va donner naissance à sept enfants dont le père est son père qui se trouve donc être aussi le grand-père. Avant la cave, le calvaire a déjà commencé. Violée par inceste depuis avant son adolescence[3], la fille Fritzl tente de s'enfuir de cette maison où règne la tyrannie en compagnie d'un jeune homme. Elle est rattrapée par le père avant d'être enfermée. Pour expliquer la disparition de la fille, il va inventer une histoire de secte qui saura contenter la mère. Et c'est comme ça. La fille est partie dans une secte, on ne sait où. Personne ne va partir à sa recherche. Elle est majeure, après tout ! Lorsque l'on est majeur, en Autriche, on est libre. Donc…
Sur les sept enfants, certains seront ramenés à la surface. Un mourra à trois jours et sera incinéré dans la chaudière. Les autres ne connaîtront que la cave jusqu'à leur libération, une libération due au mauvais état de santé de l'aînée. Alors que l'ignoble Fritzl a passé les soixante-dix ans et que tout se déroule selon ses plans depuis vingt-quatre ans, il y a un grain de sable qui vient se placer dans les rouages. Cette fille qui est malade conduit Fritzl à sa perte. Pourquoi accepte-t-il de conduire cette fille malade à l'hôpital dans un état proche de la mort ? Sans doute parce qu'il commence à vieillir et à perdre pied. Une faiblesse incroyable et inacceptable, en quelque sorte. Le faux pas fatal. Très simplement, je suppose que Josef ne se sentait pas de faire disparaître le cadavre de sa fille/petite-fille. La solution aurait été de laisser crever le petit monde de la cave. Arrêter l'alimentation en eau et en électricité, empoisonner tout ce petit monde intime et secret, murer la cave et passer à autre chose. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait ? Mystère incompréhensible. Par peur d'avoir à supporter cet échec ? Peur de n'avoir plus de secret à garder jalousement ? Fatigue ?

claustria

Et ce bouquin alors ? Cinq-cents et quelques pages qui m'ont fait découvrir Régis Jauffret. Je n'avais jamais rien lu de cet auteur. Dans un premier temps, j'ai été déconcerté par son style. En fait, il m'a semblé que le roman devenait meilleur au fil des pages. Un peu comme si l'écrivain avait eu du mal à trouver comment débuter son travail. Et puis, on reste accroché à ce livre que j'ai lu sans plaisir mais avec un grand intérêt. Sans plaisir parce que, simplement, l'histoire n'est pas plaisante et parce que j'ai eu la désagréable sensation d'être un voyeur pervers qui plaçait un œil au judas hypothétique de la porte de la cave. Cela aurait été un roman, je n'y aurais sans doute pas cru et j'aurais demandé du plus croustillant. En fin de compte, je me suis demandé si la place donnée au lecteur n'était pas celle donnée aux juges de Josef Fritzl partagés entre le besoin de savoir et le désir d'ignorer. On a reproché à Régis Jauffret d'imaginer mais cette histoire est tout bonnement inimaginable, inconcevable.
J'ai pris mon temps pour finir ce bouquin. Comme pour faire durer le plaisir[4] pervers[5] Un plaisir pervers et désagréable et dérangeant et honteux et tout ce que l'on voudra. Un plaisir du même genre que celui que l'on peut prendre à entendre le témoignage d'un déporté de Auschwitz, à regarder "Le Pianiste" de Polanski ou "Funny Games" de Michael Haneke[6] ou je ne sais quoi d'autre de malsain. De ces petites choses qui nous font nous questionner sur l'humanité de l'Humanité, vous voyez ?
Il y a un parallèle qui est fait entre l'histoire de Jauffret et le mythe de la caverne de Platon. Je me suis demandé quel rapprochement on pouvait faire entre l'affaire Fritzl et ce mythe. La caverne, oui, bien sûr, ce serait la cave. Les habitants enchaînés de la caverne, les habitants enfermés de la cave, évidemment. Mais dans le fond, ne serait-ce pas nous qui n'avons pas connu la cave qui sommes les acteurs de ce mythe ? Ne serions-nous pas ceux qui ne peuvent croire ce que nous racontent ceux d'en-bas ?

A l'issu d'un procès, Josef Fritzl a été condamné à la prison à vie. L'affaire est close.

Notes

[1] Informations que l'on n'aura aucune peine à trouver par ailleurs sur Internet.

[2] Natascha Kampusch enfermée pendant plus de huit ans mais aussi une affaire mettant en scène deux sœurs qui auraient été détenues prisonnières durant quarante ans. Ceci dit, l'affaire Gouardo dont on trouvera les éléments sur wikipedia est bien française.

[3] Dès sa onzième année, apparemment.

[4] Que je prétends n'avoir pas pris.

[5] Plaisir pervers, là, oui, je l'ai pris.

[6] Tiens ! Un autre Autrichien !

mercredi 18 avril 2012

Low Rider

Faute de mieux, faute de temps, j'ai fait un dessin sur un bout de papier. Pour demain, j'essaie de prévoir quelque chose de mieux.

low rider

mardi 17 avril 2012

L'après pétrole

Quand c'est qu'il y aura plus de pétrole pour donner la tétée au moteur de notre bagnole, c'est pas dit qu'on arrêtera de vouloir se déplacer d'un point à un autre en se fatiguant le moins possible. Faudra s'adapter.

Oui ! Il nous faudra nous adapter ! Et puisqu'avec le réchauffement de la planète, ce sera toute la nature, végétaux et animaux, qui s'adaptera aussi, on trouvera de nouveaux moyens de locomotion dont on n'a même pas idée à l'heure qu'il est présentement. Aujourd'hui, le blog qui nuit grave a cogité sévère et lève un coin du voile sur notre futur de demain.

locosaurus

lundi 16 avril 2012

Le clou de l'affaire

L'autre jour, je suis passé par la Corrèze. J'y ai vu un signe de la mauvaise santé de la chrétienté. Hier, j'ai aussi fait mes comptes.

Avant d'aller ailleurs, je passais par la Corrèze pour reconduire un copain chez lui. En passant, j'ai vu une scène que je n'ai pas pu m'empêcher de photographier. Ce qui est vraiment impardonnable, c'est la mauvaise qualité de la prise de vue. Comme quoi, hein, en toute modestie, on peut être le meilleur photographe de l'univers et se planter lamentablement. Pourtant, objectivement, je pouvais prendre mon temps pour faire une photo correcte. Le sujet ne bougeait pas beaucoup. J'aurais pu faire l'effort de cadrer convenablement au lieu de viser bêtement en faisant le point au centre du viseur et d'appuyer sur le déclencheur comme un bourrin. Mais enfin c'est comme ça.
Djizeuss
Hier, j'ai eu l'idée de faire mes comptes. C'est que je ne les avais pas fait depuis novembre dernier. Pour faire mes comptes, je dois démarrer le G4 qui a encore un Mac OS 9 d'installé. J'ai besoin de ce vieux système parce que j'utilise un vieux logiciel qui ne tourne que sous ce système. Le problème, c'est qu'il faut démarrer le G4 et qu'il me faut donc lui connecter un clavier, une souris et un écran. Ça prend du temps.
Ensuite, il faut que je retrouve tous mes tickets de paiement par carte bancaire. Je suis quelqu'un de très ordonné et je sais donc que je les retrouverai éparpillés par-ci par-là, sous des piles de papiers, de CD ou d'autres choses. Il faut aussi que je retrouve mes relevés bancaires. Ce n'est pas chose facile. Une fois tout cela rassemblé, il me manque encore le chéquier et un crayon. Je peux y aller. Je commence par cocher ce qui peut l'être et puis j'entre les opérations portées sur les tickets de carte bancaire dans le logiciel. Je coche sur les relevés ce que j'ai entré et j'en profite pour entrer tout ce qui est sur les relevés et n'est pas lié au moindre ticket. Les paiements par TIP, par prélèvement ; les salaires, les chèques mis à l'encaissement. C'est un travail de longue alêne (ou de longue haleine, je ne sais jamais).
Le logiciel que j'utilise est sans doute un bon logiciel. Par exemple, il permet d'automatiser les opérations qui se répètent chaque mois. L'assurance, par exemple. Le problème, c'est qu'il serait bien que je mette à jour le montant de ces opérations automatisées. Parce que là, le système souffre d'un défaut rédhibitoire. Je dois revenir sur chacune de ces opérations pour entrer les bons montants. Il faut juste que je prenne les quelques minutes nécessaires. Je ferai cela la prochaine fois. Ce logiciel a connu bien des mises à jour au fil des ans. La version que je persiste à utiliser date, il me semble, de 1996 ou 1997. Elle ne connaît pas l'euro. C'est un peu ennuyeux. Les sommes sont donc toujours en francs mais dans le fond, ça n'a aucune importance. Dans mon monde, un franc est égal à un euro. Je pourrais faire la mise à jour, acheter la dernière version de ce logiciel qui tournerait sur l'ordinateur que j'utilise le plus. J'ai la flemme de le faire.
Et donc, au bout de quelques heures, j'arrive à bout de mes comptes. Là, immanquablement, j'ai une erreur entre ce que me dit la banque et ce que je dis moi. Alors, je cherche les erreurs, j'en trouve quelques unes, je corrige et lorsque je ne suis qu'à quelques centimes d'écarts, je décrète que c'est parfait. Parfois, je me dis que ce serait bien moins fastidieux de faire mes comptes plus souvent. Il faudrait que je m'y tienne. Par exemple, faire les comptes une fois par semaine. Le dimanche matin, pourquoi pas ?

dimanche 15 avril 2012

Débarquée dans les bois

La Jeep ! L'une des automobiles à avoir atteint le statut de légende ! Aujourd'hui, je vous propose une image. Normalement, une personne comprendra l'astuce si jamais elle passe par là. Pour les autres, il s'agit de trouver l'astuce.
Jeep dans les bois

samedi 14 avril 2012

Kiffe jarret

Amis de la gastronomie qualitative, quantitative et roborative, bonjour. Aujourd'hui, je m'en vais vous enseigner l'art et la manière de vous concocter un petit plat simple et délicieusement fin.

Le jarret de porc aux haricots

Ingrédients

Pour une personne

500 g. de haricots lingots secs - 1 beau jarret frais (environ 1,5 kg) de cochon mort[1] - deux beaux oignons - trois jolies gousses d'ail - 50 cl. de bouillon de volaille - graisse de canard en quantité suffisante - concentré de tomate - deux ou trois feuilles de laurier - sel et poivre.

Deux jours avant

Cette recette ne peut se réaliser qu'à la condition qu'il pleuve deux jours avant sa réalisation ou que vous ayez pris soin de récupérer de l'eau de pluie et de la conserver par devers vous dans de bonnes conditions. Faites tremper vos haricots secs dans de l'eau de pluie durant deux journées de manière que les haricots soient parfaitement recouverts. Jarret porc aux haricots

Le grand jour

Dans une casserole ou un faitout de dimension convenable, mettez les haricots bien gonflés. Couvrez d'eau et faites chauffer d'abord à couvert puis à découvert durant une petite heure. Couvrez de nouveau et éteignez le feu. Laissez les haricots ainsi. Dans une belle cocotte en fonte, faites fondre une partie de la graisse de canard. Lorsque la graisse est bien fondue, montez la flamme et faites revenir le jarret frais sur toutes ses faces jusqu'à se qu'il colore d'appétissante façon. Sortez le jarret, ajoutez de la graisse de canard et baissez le feu. Ajoutez les oignons ciselés et les laisser fondre et blondir. Remettez le jarret dans la cocotte. Egouttez les haricots et lavez-les sous l'eau froide avant de les verser dans la cocotte. AJoutez l'ail dégermé, le laurier, le concentré de tomate, le sel, le poivre et le bouillon. Couvrez et laissez cuire à feu doux durant deux heures minimum.

Note

[1] Jarret gauche ou droit, selon votre goût personnel

vendredi 13 avril 2012

On fait ceinture

Niveau dessin, vous l'aurez noté, le blog tourne à mon rythme, au ralenti. Pour moi, c'est la faute au temps. Après les quelques journées presque trop chaudes, les températures actuelles me paraissent bien trop fraîches. Du coup, je n'arrive pas à dessiner. Pour faire des photos, il n'y a qu'à sortir un petit bout de doigt pour appuyer sur le déclencheur. Alors, je fais des photos et on sert les vis (si j'ose dire).

Ceinture
Ceinture
Ceinture

jeudi 12 avril 2012

Service minimum

Puisque je n'ai pas envie de faire grand chose pour le blog ces temps-ci ; puisque j'ai des photos à faire et que ça me prend un peu de temps ; puisque, aussi, je m'occupe de préparer des haricots secs pour un repas futur ; puisque, enfin, j'ai d'autres choses à faire, je mets en place l'opération "service minimum".

sac

mercredi 11 avril 2012

Les arbres tombent

Cet après-midi, je suis allé faire quelques photographies d'un chantier de bûcheronnage. Il ne pleuvait plus mais il aurait été bien qu'il y eût un peu plus de soleil. J'y retournerai peut-être. L'objet du billet de ce jour sera donc, vous l'aurez compris, la photographie.

Coupe arbres Azerat
Coupe arbres Azerat
Coupe arbres Azerat
Coupe arbres Azerat

mardi 10 avril 2012

[Hier] La campagne officielle est ouverte

campagne officielle

lundi 9 avril 2012

Angoisse de

Depuis ce matin, j'essaie de faire un dessin. Sans bien savoir pourquoi — il n'est pas si difficile que cela à faire, me semble-t-il — je n'y arrive pas. Je vais essayer encore mais pour le cas où l'échec se concrétiserait, j'ai fait une photographie en guise de Plan B.

feuille blanche
Finalement, je suis plus ou moins arrivé à faire le dessin que je voulais faire. J'ai un cas de conscience. Soit je le mets dès à présent sur le blog au risque de n'avoir rien à lui donner à manger demain ; soit je le conserve pour demain. Ce dessin a un rapport avec l'actualité de ce jour. Demain, il ne sera donc plus vraiment d'actualité. D'un autre côté, on s'en fout un peu, que ce soit d'actualité ou non. Voilà ce que je vais faire et vous proposer. Je vais poster ce dessin pour demain et vous, vous ferez comme si nous étions encore aujourd'hui lorsque vous le découvrirez.

dimanche 8 avril 2012

Alea jacta est

Des dés

samedi 7 avril 2012

Fire !

Pour moi, c'est la faute au temps.

Je n'ai pas envie. Pas envie de dessiner, pas envie de faire les photos que j'ai à faire, pas envie d'écrire. Pas envie, tout simplement. Rien de grave. Pour moi, c'est la faute au temps. Après un début de printemps quasi caniculaire, les températures sont tombées tout en bas du thermomètre ou peu s'en faut pour. A un point tel que, pas plus tard qu'hier, j'ai allumé un feu dans la cheminée. D'ailleurs, je me dis que je pourrais vous montrer une photo que j'ai faite à cette occasion. La photo n'a aucun intérêt. C'est que je cherchais à équilibrer la lumière de la braise avec les bûches qui, elles, étaient bien moins lumineuses. Je ne suis pas totalement parvenu à obtenir ce que je souhaitais. Ceci dit, je ne suis pas loin du but, je le sens bien.

Feu et lumière

D'autre part, j'ai longuement réfléchi au fait que le roman-photo devait descendre de la bande-dessinée. Ça m'a occupé une bonne partie de la journée, cette réflexion et, rien que pour cela, je me dis que la journée n'a pas été parfaitement inutile.
Bonne soirée.

vendredi 6 avril 2012

Ji moins quelques

front de gauche

jeudi 5 avril 2012

Sophisme vespéral

Réflexion hasardeuse

mercredi 4 avril 2012

La Peste, elle va à la pêche

La Peste, elle va à la pêche

mardi 3 avril 2012

Moto de reprise

Il faut savoir se faire violence. En attendant que les pommes de terre cuisent, je fais un dessin.

De retour du boulot, j'ai une petite envie de titiller le crayon. Un peu à la façon d'un convalescent, il faut reprendre l'exercice à petits pas. Je vais faire simple. Une petite moto. Je ne m'applique pas, je laisse faire la main. Elle est libre. Je gomme un peu lorsqu'elle déconne trop mais dans l'ensemble, c'est du brut de décoffrage. Cela ne présage en rien ce que sera demain. Une rechute de crise de procrastination est toujours à craindre.
Moto de convalescence

lundi 2 avril 2012

Pas de dessin

Si jamais il me prenait l'idée de publier un dessin pour le billet du blog, il me faudrait le faire.

C'est une condition sine qua non, comme on dit. Pour avoir un dessin à mettre sur le blog, il faut que le dessin soit fait. Là, comme ça, on se dit que ce n'est pas bien difficile de faire un dessin et qu'il n'y a pas besoin de beaucoup de matériel, d'énergie, de fournitures diverses. Un peu de papier, un peu de mine de crayon et c'est presque tout. Un petit bout d'idée, aussi. Après, c'est sûr, pour que le dessin passe de la feuille de papier à l'écran de l'ordinateur sur lequel le blog s'affichera, il faut un peu d'électricité, un peu de matériel. Rien d'insurmontable en soit. D'autant plus que j'ai tout ce qu'il faut pour faire qu'un dessin s'affiche dans le billet du jour. Presque tout.
Le dessin, je ne l'ai pas encore. L'idée qui pourrait conduire au dessin, je ne l'ai pas du tout mais on peut faire sans, je l'ai souvent démontré. Le temps, je pourrais l'avoir. Le papier, le crayon, le numériseur, l'ordinateur, le logiciel, j'ai tout ça. Il ne me manque que le petit truc qui ferait que tout soit rendu possible : l'envie.
Et ça, l'envie, c'est le principal. Sans envie, on peut se débrouiller avec de la nécessité ou de l'obligation voire avec une carotte sous la forme de la promesse de quelques euros. Ça peut fonctionner, la carotte. Il y a les carottes pécuniaires, intéressées et les carottes plus nobles. La carotte qui est là parce que l'on a envie de faire plaisir à quelqu'un, par exemple. Dans ce cas, on dessine pour une personne qui aura plaisir à voir le dessin. C'est presque gratuit, c'est pas mal.
Tout à l'heure, sur France Inter, il y avait Philippe Druillet qui est un dessinateur que je ne connais pas bien. Pas assez pour dire formellement si j'aime son œuvre ou pas. Je suppose que le seul fait que je ne le connaisse pas mieux indique que je ne l'aime pas beaucoup. Je reconnais en lui l'artiste qu'il dit être. Pas de problème avec ça. De ce qu'il disait, j'en ai tiré qu'il dessinait par impérieuse nécessité. Il se dit chaman comme Giraud. Pour ma part, rien de tout ça. Si je dessine, c'est pour tout un tas de mauvaises raisons, je pense. Dans un premier temps parce que c'était "facile", "amusant" et que ça faisait passer le temps ; dans un second parce que mon oncle, le frère de ma mère, dessinait et peignait très bien. Il y a pu avoir l'envie de faire comme les dessinateurs de bandes dessinées que j'aimais étant jeune, aussi. Mais de message à colporter, d'idée à partager, nenni. Rien de rien.
Alors là, ce soir, je n'ai pas beaucoup envie de prendre une feuille de papier et un crayon pour dessiner quelque chose. Je n'ai pas la plus petite particule d'idée qui pourrait conduire à la naissance de ce dessin et j'ai plutôt envie de glander. De manger et de glander avant d'aller me coucher et de bouquiner. J'ai presque terminé le bouquin en cours et je ralentis le rythme de lecture pour faire durer le plaisir. La question de savoir s'il y aura un dessin demain n'est pas éclairée.

dimanche 1 avril 2012

Ceci n'est pas un dessin de moto

Bassine de fleurs

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