Ce matin, je me suis réveillé avec un mal de tête qui ne m'a quitté de la journée. Puisque la journée commençait mal, je me suis ingénié à faire en sorte qu'elle se termine de la même façon. J'y suis presque arrivé.
Toutefois, cette histoire de cartouches d'encre continuait à m'agacer. J'ai décidé de faire les choses en grand et de chercher partout où cela était possible, quitte à devoir déplacer beaucoup, d'objets, de bouquins et de poussière. J'ai commencé par le commencement et j'ai enlevé tout ce qui était sur les étagères où il me semblait les avoir aperçues pour la dernière fois. Cela a encombré le lit et le bureau. Les cartouches n'étaient pas là alors j'ai cherché sur les autres étagères. Je me suis dit qu'il n'était peut-être pas utile de conserver ici toutes ces boîtes de logiciel dont je n'ai plus l'usage et qui prennent bien de la place. Je les ai empilées et bientôt je ne pouvais plus me mouvoir dans la pièce. Je suis monté au grenier et me suis dit que si je souhaitais y placer d'autres reliques informatiques, il convenait dans un premier temps de ranger un minimum pour faire de la place. J'ai poussé les Macintosh, écrans, scanners, imprimantes, lecteurs et graveurs de CD, disques durs et autres réjouissances dans le fond du grenier en constituant de savants empilements branlants. J'ai alors pu monter des cartons emplis de ce que j'enlevais de ma chambre. Puisque j'en étais rendu à de telles extrémités, j'ai aussi monté quelques ordinateurs, quelques piles de revues, des vieilles pochettes de papier pour imprimante à jet d'encre, une imprimante laser et je ne sais plus quoi encore.
Bref, de fil en aiguille j'en suis arrivé à passer l'aspirateur dans une partie de la maison. Il y avait bien longtemps que cela ne m'était pas arrivé. Pour me détendre, je suis allé faire un tour avec la Teutonne. Finalement, la jauge d'essence ne paraît pas être défaillante. J'ai plongé un bout de tuyau dans le réservoir pour vérifier le niveau et il se peut que j'aie fait le plein avant d'arrêter d'utiliser ce véhicule. Et bien quoi qu'il en soit, j'ai pris un vrai bon plaisir canaille à faire quelques kilomètres au volant de cette voiture, moi. Du coup, l'idée de m'en débarrasser au plus vite m'abandonne un peu et, pire encore, je me dis qu'il peut être intéressant de lui redonner, au moins pour partie, son lustre d'antan. Quel moteur, tout de même ! C'est un bonheur d'entendre les six cylindres feuler de plaisir et emmener l'aiguille du compte-tours dans des zones improbables.
Si je n'ai pas dessiné, aujourd'hui, je n'en ai pas moins le sentiment agréable de n'avoir pas perdu mon temps. Pensez donc, du ménage, un tour de voiture et... un geste de soutien envers nos amis Japonais mis à rude épreuve avec tous les malheurs qui leur arrivent sur le coin de la gueule (même qu'on me dit que c'est pas fini). Ce geste de soutien m'a donné l'occasion de découvrir les nouilles japonaises. Mais je vous explique. L'autre jour, j'étais à faire mes courses en un hypermarché où j'ai mes habitudes lorsque mon regard a été aguiché par des gobelets posés savamment en tête de gondole. Je m'en approche et découvre ces pots de nouilles japonaises saveur poulet 'Teriyaki' censées être prêtes à consommer en trois minutes. 1,50 euro le gobelet, tout de même. C'est le prix d'un kilogrammes de nouilles pas japonaises normales. Là, pour 1,50 euro, vous avez des sortes de nouilles qui baignent dans une soupe au goût indéfinissable. Ce doit être le 'Teriyaki'. Honnêtement, je n'ai pas trouvé de poulet. Il est vrai que c'est annoncé comme "saveur poulet", pas "avec du poulet". Je lis le mode d'emploi. Il faut faire chauffer de l'eau, ouvrir l'opercule du gobelet, verser l'eau chaude jusqu'au repère, refermer l'opercule et laisser ainsi durant trois minutes avant de déguster. Pour l'occasion, j'ai sorti des baguettes en plastique. Et alors, j'ai goûté. C'est assez mauvais. C'est presque au niveau de mes attentes. Juste trop mauvais pour que ça reste mangeable mais juste assez mauvais pour que je ne sois pas tenté de tenter l'aventure de nouveau. Si vous voulez soutenir nos nippons amis, je vous conseille le produit ; sinon, vous pouvez passer votre chemin.

Après mon repas, à l'heure où j'écris ces lignes, il faut me plier à l'évidence, je n'ai pas trouvé mes cartouches d'encre.