juin 2007 (7)

samedi 30 juin 2007

La 2cv va déjà beaucoup mieux

Ainsi que le suggérait Norbert, j'ai remplacé la vieille essence de la 2cv pour de la toute neuve essence sans plomb 95. Résultat : Trois pannes en une quinzaine de kilomètres.

Aussi vrai qu'il ne faudrait jamais quitter Montauban, il ne faut jamais s'embarquer dans ma 2cv sans boîte à outils.
Ce matin, il fait beau. Un beau samedi matin. Cette fois, c'est gagné, l'été est là. Bon. Je me lève vers 8 heures, je me fais un café, je commence à écrire une lettre pour un vieil ami et voilà que l'idée de m'occuper de la 2cv me traverse l'esprit. Depuis que Norbert m'a conseillé de changer l'essence, je me dis que je ne risque pas grand chose à essayer. Je prends la clé de la 2cv, je m'installe à son volant, établit le contact, tire la tirette de starter, attrape celle du démarreur, la tire avec volonté, le moteur tourne, tourne... mais ne démarre point. Ça commence mal.
Je coupe le contact, descends de la voiture, va chercher une clé à bougie, dépose l'une des deux bougies, l'observe d'un oeil torve, constate avec satisfaction qu'elle a une belle couleur café au lait, la nettoie par acquis de conscience, la remonte et coince dans quelque repli de mon cerveau le fait qu'elle est totalement sèche.
Ni une ni deux, je décide de m'attaquer au pointeau du carburateur qui, selon moi, doit être coincé. Je dépose filtre à air et couvercle de carburateur, la cuve est vide pire que le porte-monnaie d'un sans-le-sou vrai de vrai. Je décoince le pointeau d'une pichenette, actionne la pompe à essence à la main, constate que, cette fois-ci, l'essence s'écoule normalement, en profite pour remplir la cuve, remonte le couvercle du carburateur puis le filtre à air, remonte en voiture, établis le contact, tire la tirette de démarreur en accélérant légèrement, le moteur part tout de suite. Gloire à moi, le meilleur mécano du monde !
Le pied gauche appuie sur la pédale d'embrayage, la main droite tire le levier de vitesse vers l'arrière, le pied droit se pose sur la pédale d'accélérateur tandis que le pied gauche se retire doucement de la pédale d'embrayage, la voiture se met en mouvement et je file à faible allure dans les ruelles d'Azerat pour rejoindre l'ancienne route nationale 89 (devenue route départementale 6089) pour monter à Thenon faire le plein de la vénérable deux pattes. Il y a des moments d'extrême activité, dans ma vie, non ?
Première, le moteur monte en régime et bientôt, je passe la deuxième. Le pied rivé sur la pédale d'accélérateur, je fais rugir le petit bicylindre qui délivre sans sourciller la quintessence de ses douzes chevaux réels. Le moteur hurle, le passe la troisième. Je sors déjà des limites de la commune et le régime monte encore doucement (nous sommes sur un traître faux plat). Quatrième. Là, on sent les limites du flat twin Citroën. Il accepte la surmultipliée (ne jamais parler de quatrième vitesse à un fanatique extrêmiste de la deux chevaux !) mais il fait dans le strict service minimum. On sent qu'il préfère une troisième mais c'est moi qui commande à bord. Non mais !
Arrive la côte de Thenon. C'est le nom de la portion de route qui mène à Thenon et ça ne se trouve pas sur les cartes routières. C'est l'exemple même de l'appellation vernaculaire, ça. Il n'y a que les gens du cru qui l'emploient et la comprennent réellement. Bon. Côte de Thenon. Obligé de passer en troisième. Puis la deuxième. Mais enfin, hein, ça roule. Je me fais doubler par tous les autres usagers de la route qui sont tantôt amusés tantôt plutôt agacés. M'en fous, je roule.
Arrivé à la station service, je constate avec plaisir que la 2cv conserve un ralenti plaisant à l'oreille. J'attends que la Xantia finisse de remplir son réservoir de gas-oil puis m'installe à côté de la pompe. Je mets pour 25,41 euros de super sans plomb et vais payer. Là, je reprends mon chemin. Direction Azerat. Tout va bien. Arrivé à Azerat, je me dis que, somme toute, je pourrais bien poursuivre jusqu'à la Bachellerie pour aller rendre une petite visite impromptue à mes parents.
Tout le monde ne le sait pas forcément, mais pour aller chez mes parents à la Bachellerie, ça monte sévère. Et la deux chevaux semble pleine de bonne volonté. Elle monte gaillardement. Et puis, pif et paf, le moteur tousse et s'arrête. Sans m'énerver, je coupe le contact, descends et vais voir ce qu'il se passe. Je soulève le capot, le diagnostic est vite fait : le filtre à essence (non d'origine) installé sur l'arrivée d'essence est vide. J'attends un peu et, juste par l'effet de la loi de la gravitation universelle, je vois le filtre se remplir doucement. Je redémarre et parviens à allure modérée jusqu'au but de mon voyage.
Là, honnêtement, je ne m'en fais pas. C'est un bête problème d'arrivée d'essence. Elle me l'a déjà fait plusieurs fois. Sans doute le filtre qui plonge dans le réservoir qui doit être sale. Ce qui m'ennuie tout de même un peu, c'est que je l'ai démonté et nettoyé il y a un an. Néanmoins, il me semble bien qu'avec la nouvelle essence la deux chevaux marche bien mieux. Norbert avait sans doute vu juste ! Bravo à lui.

2cv en panne

Je bois un café, parle de choses et d'autres avec mes parents et mon frangin qui rentre du boulot et décide de repartir pour Azerat. Prévenu de ce problème d'arrivée d'essence, je choisis de n'emprunter que les petites routes, histoire de n'avoir pas à bricoler en bordure de route assez fréquentée. Faut savoir se montrer couard et prudent, parfois. Presque comme il était prévu, je retombe en panne dans une montée pas loin de la route des crêtes, peu après le lieu-dit de la Madeleine (carte bleue IGN indispensable, là). Comme la fois précédente, j'attends que l'essence revienne d'elle-même et repars. A partir de là, je sais que je n'ai plus à faire qu'à du plat relatif ou à de la franche descente. Je finis donc mon trajet sans souci aucun.

Epilogue

Clé de 12 et de 8. Je dépose la tôle qui cache le réservoir puis le tube plongeur d'aspiration d'essence. Je démonte le filtre, un empilement de rondelles de cuivre, constate qu'il n'est pas si sale que ça, le remonte et m'aperçois que le morceau de durite qui va de ce tube à la canalisation principale a mal vieilli et n'est plus intimement accroché. Je récupère un morceau de durite neuve, l'installe en lieu et place, actionne la pompe à essence et constate avec plaisir que l'essence semble bien arriver plus sérieusement. Je remonte tout, le tube plongeur et la tôle de carrosserie, démarre la 2cv, vérifie que le niveau dans le filtre à essence reste constant. Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Tout à l'heure, probablement, j'irai faire un nouveau petit tour de 2cv pour m'assurer que tout va bien. Je vous tiens au courant !

Quelques heures plus tard

Dans l'après-midi, certain que cette fois-ci tout est rentré dans l'ordre, je décide de prendre la 2cv pour aller faire un tour dans la campagne et pour, au passage, me débarasser de mes bouteilles vides. Je démarre sans problème, vais poser mon verre usagé dans le récipient fait exprès pour et monte sur les collines azeracoises. Las. Au bout de quelques kilomètres, la voiture refait des siennes. Toujours un souci d'arrivée d'essence. En panne sur le bord de la route, je démonte de nouveau le tube plongeur, ne constate toujours rien de bizarre, tente de souffler dans la tuyauterie puis, résigné, rebrousse chemin pour une nouvelle petite séance de mécanique. La photo présentée plus haut dans le billet a été faite lors de cette panne. Pour l'heure, j'en arrive à me demander si ce n'est pas la pompe à essence qui est en cause. Je doute un peu de cela, tout de même. Ce peut tout aussi bien être les canalisations qui sont vraiment trop encrassées. Dans la semaine, je vais acheter de la durite neuve, un filtre à essence neuf et je vais m'occuper de tout cela.

dimanche 24 juin 2007

La 2cv fait des siennes

Elle a beau avoir plus de cinquante ans, ce n'est pas une raison valable pour qu'une bagnole puisse m'emmerder longtemps, je dis, moi. Non mais !

Je ne sais pas s'il peut être considéré comme normal de passer une partie de son dimanche (et aussi de son samedi et de plein de jours avant ce dimanche) pour tenter de faire fonctionner d'une manière correcte une 2cv de 1956, franchement, je ne sais pas si c'est normal, mais c'est ce que j'ai fait.
Que je vous explique. Cette 2cv, je ne l'utilise pas souvent mais lorsque j'ai envie de faire un petit tour à son volant, j'entends qu'elle fonctionne bien. Bon. Or, voyez-vous que l'autre jour, elle ne l'entendait pas de cette oreille, la 2cv. Je la démarre, starter tiré à fond, et elle cale dès que je repoussé la tirette du starter. Pas bien grave, elle peut avoir ses humeurs. Je redémarre. Impossible de lui faire tenir le ralenti. Je sens que ce n'est pas gagné pour un balade dans la nature, là. Je vais chercher un tournevis plat et voilà que je dépose le filtre à air puis le dessus du carburateur puis le gicleur de ralenti. Je souffle dans les trous, je nettoie un peu avec un chiffon, j'inspecte par ici et par là et puis je remonte tous le fatras.
Je tourne la clé de contact, je tire la tirette de démarreur en accélérant, ça démarre. Mais alors, qu'est-ce qu'elle marche mal ! Elle pétarade à qui mieux mieux, elle tousse, s'étouffe, fait mine de s'arrêter, s'arrête presque, repart à la sollicitation du pied sur l'accélérateur. C'est pas terrible et je sens que ça va m'agacer rapidement.

Ni une ni deux, je saute sur la boîte à outil et dépose la grille de ventilateur. Je prends une clé à pipe de 14, débloque la vis qui maintient le ventilateur, utilise la manivelle pour extraire ce ventilateur et avoir accès au boîtier d'allumage. Mon idée est de contrôler les rupteurs. Avant, j'ai tout de même jeté un oeil aux bougies. Elles me semblent tout à fait dans un état correct. Bon. Le boîtier d'allumage, donc. Trois vis et voilà l'affaire. Je vérifie l'écartement des contacts (40* dixièmes de millimètre selon le manuel) et décide de parfaire le réglage. Honnêtement, tout cela ne semble pas avoir besoin de réglage. Puisque j'y suis, je le fais tout de même, par acquis de conscience.

Je remonte tout et tente un démarrage. Pareil. Rien à faire, elle ne veut pas tourner correctement. Pour qu'elle ne cale pas lorsque je n'agis pas sur l'accélérateur, je suis obligé de faire un réglage absurde avec la vis de ralenti et celle de richesse. Ça me donne un ralenti qui doit bien approcher des 1500 tours/minute. Pas franchement ce que je souhaite.
Je vais me faire un café et profite de ce moment de détente pour réfléchir un peu. J'en arrive à la conclusion qu'il doit y avoir une foutue prise d'air quelque part. J'en parle à mon père qui n'y croit pas beaucoup, préférant croire à un état d'encrassement généralisé du carburateur. Il me propose d'amener la 2cv ce dimanche, aujourd'hui, pour procéder à un démontage-nettoyage complet de l'organe.

Ce matin, donc, je conduis la 2cv jusque chez mes parents. Après un bon repas, je commence à déposer le carburateur. Mon père arrive avec des produits de nettoyage et démonte le carburateur jusqu'au dernier gicleur. Tout est nettoyé, soufflé à l'air comprimé, remonté* et reposé** (* et ** grand merci à Steff pour la correction orthographique) sur la voiture en un temps record. Cette fois, ça devrait marcher !

carburateur 2cv



"Contact ?" "Contact." "Starter tiré ?" "Starter tiré." "Démarreur !" La 2cv tousse un peu et démarre dans un rugissement de tous ses 12 chevaux et ses deux cylindres de 51 ans. Je repousse un peu le starter, elle se met à hoqueter, à toussoter et elle cale. Mince et zut.
"Ça peut être un souci d'allumage", me dit mon père qui, après avoir vainement tenté tous les réglages possibles, avoue ne pas comprendre ce qu'il se passe.
Clé de douze, clé de quatorze, manivelle et tournevis plat, voilà le boîtier d'allumage prêt à être vérifier. Rien de spécial à dire. Je remonte. Nous ne comprenons pas et partons sur l'hypothèse de la prise d'air soit au niveau de l'embase du carburateur soit de la pipe d'admission elle-même qui pourrait être fendue. Nous décidons de laisser la 2cv chez mon père qui procédera à la dépose de cette pipe d'admission pour contrôle. OK.

Tout de même, histoire de conjurer le mauvais oeil, je tente un ultime démarrage. Et là, sans que nous n'y comprenions quoi que ce soit, voilà la 2cv qui se met à tourner normalement, qui accepte de bonne grâce que l'on règle le ralenti, la richesse et tout le tintouin. Nous ne comprenons pas mais, franchement, nous sommes plutôt satisfaits.
Alors, puisqu'elle semble vouloir marcher normalement, la 2cv, je décide d'aller voir mon frangin, ma belle-soeur et ma nièce chez eux, dans leur nouvelle maison, où mon plus jeune frère a décidé de nous offrir une projection de diapositives vieilles de plus de quarante ans, des photos prises par mon grand-père maternel tout au long de nos premières années, à nous quatre, les quatre frangins que nous sommes. Bon, bref. Je monte dans la 2cv, démarre et file à toute vitesse. Tout va pour le mieux.
Nous regardons les photos, ravivons des souvenirs discutons de choses et d'autres et je remonte dans la 2cv pour revenir chez moi. Et bien, vous me croirez ou pas, mais la 2cv s'est remise à tourner comme une patate. Pas aussi mal qu'aux pires moment de la crise, mais comme une patate tout de même. Pour le moment, l'idée d'une prise d'air à l'admission est celle qui est retenue. Je vous tiendrai au courant.

  • Quatre dixièmes et non quarante comme je l'ai écrit connement.

mardi 19 juin 2007

La faute aux hackers ? Censure de l'UMP ?

Depuis quelques jours, impossible de se connecter au site de Nico Shark. Bien évidemment, en bon paranoïaque qui se respecte, je pense tout de suite à une censure orchestrée par les services de la présidence de la République. Mais seulement...

Mais seulement... Vous y croyez, vous, à une censure politique ? Non, franchement, sans rire ? Hein ? Pas trop crédible, hein ?
Alors, ce serait un coup d'un mouvement de hackers proches de l'UMP ? Vous les voyez, vous, ces hackers tout de bleu vêtus, pianotant sur leur clavier, les yeux rivés sur leur écran, cherchant à pirater le site de Frantico pour venger l'honneur de leur idole ? Bon. Admettons encore que ce soit possible. Admettons. Vous croyez que le site de Frantico resterait si longtemps inaccessible ? Bien sûr que non !
Et quoi d'autre, alors ? Quoi d'autre ? Juste un coup de Frantico. Rien d'autre. Une bonne blague, quoi.

En effet, réfléchissons un peu à tout cela. Rien que le "message" qui s'inscrit à l'écran en lieu et place de la page habituelle. "error/gouv/rg/halt.htm". Il n'y a pas de quoi se taper le cul par terre, là ? Qu'on s'intéresse un peu à la chose. Nous avons un gouv (comme gouvernement) et puis aussi un rg (comme renseignements généraux) et un halt tant que l'on y est. C'est trop drôle.



Et puis quoi ? Le site www.zanorg.com est toujours accessible, lui. Et aucune trace du site de Frantico dans l'accueil. Bizarre, non ?

Bien entendu, je ne sais rien de l'affaire. Peut-être s'agit-il de tout autre chose, mais pour moi, ce coup là, c'est un coup de Frantico lui-même. En tout état de choses, je continue à surveiller l'hypothétique réapparition de ce site.

Bonne soirée.

mercredi 13 juin 2007

Je dessine, vous écrivez

Allez, un petit jeu. Je fais une petite BD, vous vous chargez de remplir les bulles.



Vous pouvez télécharger un PDF ici

mardi 12 juin 2007

Il est sale, mon clavier ?

Ce soir, alors que j'étais en pleine contemplation de mon clavier d'ordinateur... Je me suis demandé s'il n'était pas grand temps de prévoir, un jour ou l'autre, une bonne séance de nettoyage.

L'eau ferrugineuse, oui, l'alcool (burp !), non !

Sur la toile de l'Internet mondialisé du réseau des réseaux, on ne parle plus que de ça. Nicolas Sarkozy, président de la République française aurait fait une intervention en état d'ébriété avancée au sommet du G8.

Est-ce que Sarkozy était bourré lors de son intervention au G8 ? Je ne le sais pas. Je ne me prononce pas, ne voulant pas accablé un homme très affairé, très occupé, certainement au bord du surmenage et sans nul doute possible fatigué. Bon.
Sur Internet, on nous propose de voir une vidéo de l'affaire. Vous pouvez aller vous faire une idée par vous même ici.
Si l'on croit ce que l'on peut voir et entendre, c'est vrai que toute cette affaire est assez troublante. Notre président bafouille, hésite, ne se souvient pas du nom de la journaliste Anna Politkovskaïa assassinée l'an passé à Moscou, son regard est vague et inquiet, il semble être au bord du vomissement... Autant de signes que certains n'hésitent pas (sans l'ombre du moindre début de commencement de preuve) à utiliser pour prétendre que Nicolas Sarkozy aurait bu de l'alcool. Trop d'alcool.
Lors de cette conférence de presse donnée à l'issu de l'entretien avec Vladimir Poutine, notre président de notre République française tente bien de faire ce qu'il peut pour donner le change mais il est indéniable qu'il n'est pas dans son assiette. Alors quoi ? Bourré ou non, notre Sarkozy national ? Qui peut le dire avec certitude ? Je vous laisse seuls juges.

vendredi 1 juin 2007

Nico Shark

Plutôt que de perdre votre temps à lire les inepties contenues sur ce blog (de merde) qui nuit grave, allez donc plutôt vous faire exploser de rire sur le nouveau blog de l'auteur de Frantico (Lewis Trondheim à ce qu'il paraît), Nico Shark.
Très honnêtement, si vous ne trouvez pas cela irrésistible, c'est que vous êtes vraiment un abruti fini. Sans vouloir vous manquer de respect, hein.

Jeudi 14 juin 2007
Parce que mes charmants amis spameurs sont attirés, sans doute, par le mot "shark", je ferme les commentaires de ce billet.

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