décembre 2006 (12)

dimanche 31 décembre 2006

Bonne année

voeux

samedi 30 décembre 2006

Lagardère tue l'Echo des Savanes

Lancé en 1972 par Gotlib, Bretécher et Mandryka, l'Echo des Savanes, aujourd'hui dans le giron du groupe Lagardère Active Medias, va s'arrêter en 2007.

Ce n'est même pas que le titre est en difficulté financière ou qu'il ne se vend plus. C'est juste que Lagardère en a décidé ainsi, lui qui annonçait récemment plus s'intéresser aux nouveaux supports qu'à la presse écrite.
Sur son blog, Maëster donne son opinion sur la mort annoncée de l'Echo. De son côté, la direction du groupe Lagardère dit réfléchir à une solution pour ce mensuel et envisager éventuellement une location-gérance.

Je rentre du boulot.

Comme j'avais une petite faim, ne reculant devant rien, je me suis avalé ce que l'on peut appeler le summum de l'horreur gastronomique. Je m'en vais vous narrer cela par le menu.
J'avais un reste de coquillettes. Je les ai faites réchauffer dans un plat à oeufs et dans du beurre. Ensuite, j'ai cassé deux oeufs par dessus. J'ai attendu que ça cuise, j'ai saupoudré de fromage râpé et versé une bonne rasade de ketchup ainsi que quelques gouttes de Tabasco© (juste pour le fun). Puisqu'il y a une bouteille de Coca-Cola© ouverte dans mon frigo, je me suis dit que ça pourrait tout aussi bien accompagné mon dîner somptuaire. Je l'ai fait.
Le pire, c'est que j'ai trouvé le tout très très bon. Miam et burp !

dimanche 24 décembre 2006

Le gâteau au chocolat (de Noël)

J'ai fait un putain de gâteau au chocolat que je vous dis pas !

Prenez tout un tas d'ingrédients dont du chocolat. Mélangez avec la main du beurre salé (genre environ 150 g.) et le même poids de sucre. Pour le sucre, vous le préférerez en poudre parce que la poudre, c'est bon.
Une fois que vous avez la pogne bien grasse, vous allez la laver. Vous pouvez aussi en profiter pour laver l'autre. Bon. Là, vous mesurez à peu près 50 grammes de farine et vous la jetez dans le récipient où se trouvent déjà le beurre et le sucre. Vous mélangez encore.
Un truc qu'il fallait faire dès le début mais que j'ai oublié de dire, c'est qu'il faut faire fondre 200g. de chocolat noir au bain-marie. Vous vous démerdez comme vous voulez mais vous allez en avoir besoin d'ici peu.
Vous cassez un premier oeuf dans votre pâte. Vous mélangez "énergiquement" pour bien l'incorporer. Vous faites la même chose avec un second oeuf et puis, puisque je sens que vous commencez à y prendre plaisir, vous réitérez l'opération avec un troisième.
Ah oui, encore un détail que j'ai oublié... J'suis con, tout de même... Tsss. Bon. Au début, avant toute chose, vous faites préchauffer le four à 180°.
Une fois que le chocolat est fondu, vous l'ajoutez à votre préparation. Vous mélangez encore une fois. Ouais... Une fois de plus, ça fera pas de mal. Vous n'êtes pas doué, vous. :/
Vous beurrez un moule à tarte ou à autre chose, je m'en balance, et vous versez votre préparation dedans. Vous enfournez et vous laissez cuire environ 20 minutes.

gâteau

Je ne sais pas si c'est bon ou pas. Je vous dirai lorsque j'aurais goûté.

Le relu, mythe ou réalité ?

D'aucuns, peu au fait des réalités périgourdines, s'en trouvent à douter de l'existence même du relu. Nous n'avons pas hésité à sortir le PCR pour partir à sa recherche et mener l'enquête.

L'oeil pétillant et le sourire narquois, celui qui ne connaît pas le relu, qui n'y a jamais été confronté, vous laissera parler sans se laisser départir de son petit air moqueur des plus désobligeants. En son for intérieur, il laissera sa petite voix lui dire : "cause toujours, beau merle, ton relu, ce n'est que légende et billevesée destinée à faire naître peur et horreur dans les esprits peu aguerris des jeunes enfants encore en âge de couper leur eau-de-vie de prune avec du lait !".
Pourtant, les témoignages attestant de l'existence du relu ne manquent pas sur les terres du Périgord enchanté. Le premier à l'avoir relaté dans ses écrits et à en avoir décrit les caractéristiques intrinsèques est sans conteste possible Louis Padelle (l'ancien) qui, vers très loin dans le temps — peu après la sortie du néolithique supérieur, en fait — écrivait :

"Aujourd'hui est un grand aujourd'hui pour l'humanité dans son entier. J'ai rencontré un fort beau relu, un relu de toute première classe. Quel dommage que la photographie ne soit pas encore inventée et que je sois un si piètre peintre aquarelliste. Je vous aurais fait un petit dessin qui aurait été bien plus parlant que tout ce que je pourrais écrire."

Affaire de tradition autant que fer de lance de l'imaginaire périgourdin, le relu a sa place dans la vie de l'aborigène du cru depuis au moins la fin de la dernière glaciation. Les écrits et témoignages manquent à ce sujet (les archives départementales sont un vrai foutoir) mais il est d'ores et déjà prouvé que l'on se transmet de génération en génération tout ce qu'il est bon de savoir à son sujet.
Par exemple, les histoires de grands-mères, assise sur une chaise basse posée près du cantou où cuisait la soupe, enseignant le relu aux petits enfants ne sont pas rares. Malheureusement, et nous le regrettons amèrement, ces histoires étaient souvent contées en patois et il ne nous est pas possible de vous les relater à notre tour autrement que dans cette langue vernaculaire :
Quantou que lou hiver estou present, lou relu estou jamais trop eloignadou ! (nous vous faisons grâce de la suite...)
C'est au XIXe siècle que certains scientifiques ont mis en doute l'existence du relu. Plusieurs expéditions furent organisées pour aller traquer le relu en Périgord. Certaines n'en revinrent jamais. C'est bien triste mais il faut admettre que l'on ne joue pas les aventuriers lorsque l'on en a pas l'étoffe ! Les moins sérieuses de ces expéditions "scientifiques", bien frileuses dans leurs objectifs, établirent leur camp de base dans la vallée de la Vézère, en plusieurs points, durant les étés 1872 et 1873. Leurs communications faites devant un parterre de savants barbichus coiffés de hauts-de-forme luisants au Collège de France, à la capitale, pointaient toutes comme un fait scientifique que le relu n'avait aucune existence réelle, n'ayant pu être approché ou capturé. Certaine de ces missions, néanmoins, eut le courage et l'honnêteté de produire, à titre de témoin, Louis Padelle lui-même qui fit sensation dans l'hémicycle. Est-ce un souci de traduction ou bien juste une folle envie de se moquer de la part des scientifiques, nous ne le savons pas, toujours est-il que les rapports de session enregistrés par les greffiers font mention de force éclats de rire. L'affaire était classée, le relu était bel et bien de la foutaise !

Il fallut attendre la Grande Guerre pour que, du côté de Verdun, en pleine ligne de front, la question du relu revienne au premier plan de l'actualité. L'incorporation du caporal Louis Padelle (le jeune à l'époque) n'y a sans doute pas été étranger. Comme une traînée de poudre, le relu échauffa les esprits et, dans les tranchées, il n'était presque plus question que de cela. Certains craignaient une attaque surprise du relu et avouaient ne presque plus avoir envie de combattre un ennemi de tellement peu d'envergure qu'était l'Allemand d'en face. Du côté de l'Etat-Major, on prit pour des actes de désertion face à l'ennemi la peur du relu qui faisait prendre leurs jambes à leur cou à certains vaillants poilus. Aujourd'hui, à la lecture du passé, on se perd encore en vaines conjectures tant il est impensable que le relu ait pu, d'une manière ou d'une autre, atteindre les plaines de Champagne. Il n'en reste pas moins que cet épisode ne joua pas en faveur du relu qui, pour des raisons de secret défense de force 1, fut classé dans les sujets à ne plus jamais aborder pour quelque raison que ce soit dans les archives de la grande muette. C'était sans compter avec l'hiver 32 !

L'hiver 32, les anciens s'en souviennent encore avec un frémissement de l'échine, fut long et froid et glacial et pas chaud du tout. Brrr... Déjà, ça avait mal commencé avec un automne pourri qui n'avait pas été généreux en cèpes. Les vendanges avaient été maigres et n'avaient, en terme de promesses, produit qu'une misérable piquette juste bonne à servir de laxatif pour les chevaux ou les boeufs. Automne pourri, donc. L'hiver qui suivit fut terrifiant. On mourra en Périgord comme jamais on ne le fit avant. Les cimetières, si tranquilles d'habitude, étaient devenus les endroits les plus vivants. Sauf dans certains secteurs où il n'y avait plus même assez de vivants pour conduire les défunts en leur dernière demeure. Les morts devaient se débrouiller par eux-mêmes pour se rendre au caveau. Un vrai hiver de merde.
Tout allait aussi mal que possible et même pire. On n'avait plus rien à manger, les derniers blocs de foie gras étaient mangés à même le bocal de verre, les derniers confits sortaient des caves, c'était la dèche. Le plus difficile, c'était encore de cuire les pommes de terre sarladaises dans un âtre qui, malgré tout le bois que l'on y pouvait mettre, ne délivrait qu'une flambée froide. C'est qu'il faisait vraiment très froid, pardi !
Un soir, de retour des champs, Louis Padelle (celui des tranchées) s'en revint au logis le bout des moustaches gelées et grelottant. Mais il ne grelottait pas juste comme quelqu'un qui a eu froid. Sa femme et ses enfants (ainsi que le chien) le comprirent. Louis Padelle s'assit à sa place, en bout de table, sortit son couteau, l'ouvrit et fixa le mur d'en face et l'icône de la Sainte Vierge, comme s'il était en état de catalepsie. Il avait le teint bien livide. La femme, se doutant que quelque chose n'allait pas, lui apporta une assiette de soupe froide. A ce propos, et même si cela n'a rien à voir avec l'histoire présente, il est à noter que l'invention du gaspacho est ici. Louis Padelle se saisit de la cuillère, tourna un peu la soupe froide, souffla dessus pour la réchauffer et en aspira un peu en faisant un petit "slurp" sans conviction.
"Qu'est-ce qu'il t'arrive donc, mon Louis ?", demanda Marthe, sa femme.
Louis ne répondit pas tout de suite. Il se servit un verre de vin rouge, le but et se passa le dos de la main dans ses moustaches dont une partie, encore gelée, se brisa dans la soupe. "J'ai été au relu", dit-il enfin, la voix empreinte d'une réelle gravité que l'on ne lui connaissait que rarement dans le pays. Marthe se signa par quatre ou cinq fois avant de gémir un "Sainte Mère de Dieu de l'enfant Jésus de putain de bordel de merde !". "Oui", ajouta Louis. Il referma son couteau et indiqua son intention d'aller se coucher.
Le relu était donc de nouveau passé à l'attaque. La nouvelle se propagea de hameau en hameau, de village en village, de circonscription et circonscription, tant et si bien qu'un obscur député crut bon d'en causer à l'Assemblée Nationale quelque temps plus tard.
Les huées et les quolibets fusèrent mais, pourtant, les esprits furent ébranlés dans leurs certitudes et l'on projeta de mener une enquête scientifique et sérieuse. On contacta la science et ses représentants et on exposa le problème. Une nouvelle expédition fut montée et, cette fois-ci, on espérait bien tirer les choses au clair. Puisque l'armée n'avait pas grand chose à faire avant quelques années, elle fut mobilisée et une cohorte de bidasses et de scientifiques prit la route du Périgord, aidés en cela par une quantité phénoménale de carte d'Etat-Major. Le 8 février 32, le Périgord était atteint. On se déploya et on prit contact avec Louis Padelle, témoin et unique survivant connu de l'hypothétique relu. Courageux comme pas deux, Louis Padelle accepta de montrer (mais de loin tout de même) l'endroit où il avait eu maille à partir avec le relu. Armés et chaudement vêtus, chercheurs et militaires prirent position et attendirent. C'est au petit matin du 13 février qu'il crurent voir ce qui pouvait être le relu. Ils ne bougèrent pas, gardèrent un silence prudent et attendirent la suite. Aux environs proches de 10 heures, le doute n'était plus permis. Le relu était bien présent dans toute sa macabre splendeur. S'étalant sous leurs yeux éberlués, il était là, à quelques dizaines de mètres. Il fut décidé d'attendre encore un peu, histoire de voir. A 16 heures, il n'avait pas bougé. On ne pouvait plus se permettre d'être dubitatif. Le relu était. Point. On fit des photos, on plia bagage, on remercia les gens du cru et on regagna la capitale où tout cela fut bien expliqué. On fit des rapports, on classa les dossiers et on passa à autre chose.

En Périgord, cela fait des années que l'on sait que le relu est là. On fait avec. On sait même où il se tapit habituellement. Le souci n'est plus tant de devoir vivre avec lui que de persuader les nouveaux arrivants de son existence. Certains rient de ce qu'ils pensent être du domaine de la légende alors même que son existence a été scientifiquement prouvée sinon expliquée.
Pour ces nouveaux Périgourdins, pour celles et ceux qui, un jour, risquent de venir en ces terres de Périgord en plein hiver, Boumbah!, le PCR et moi sommes allés à la recherche du relu. Nous l'avons trouvé et nous sommes aujourd'hui et grâce aux vertus éducatives de l'Internet en mesure de le montrer. Nous vous présentons ci-dessous et en avant première (avant une grande tournée mondiale) une photo du relu.

Boumbah!, le PCR et Michel Loiseau, envoyés spéciaux

le relu

vendredi 22 décembre 2006

Troisième nuit de travail

Ce soir, cette nuit, je suis, pour la troisième fois consécutive, au travail.

Attention ! Pas de méprise ! Je ne veux pas que l'on me plaigne, non. Après tout, le travail de nuit, il y a plein de gens qui le font. Des gardiens de nuit, des cambrioleurs, des médecins urgentistes, des ouvriers papetiers (des refendeurs, par exemple)... et même des gens bien comme les putes.
Il y a seulement que, en raison de la défaillance d'une presse numérique, nous avons pris un peu de retard dans le traitement des commandes. Et c'est un doux euphémisme, je vous prie de le croire ! Bref, lundi dernier, le patron nous convoque dans la salle de réunion et nous tient un discours à la con comme seul un patron peut oser le prononcer. On peut le résumer de la manière suivante :

Nous sommes en retard. Vous vous démerdez comme vous le voulez mais il faut absolument que vous fassiez les postes. Je vous laisse vous démerder entre vous. Rompez.

Il y a des patrons, ils seraient pas si cons, ils auraient pu faire adjudant de gendarmerie voire garçon vacher !

Ainsi donc, nous décidons, mes deux collègues et moi-même, que l'un serait présent de 6 heures à 14 heures, l'autre de 14 à 22 et moi, vous l'aurez compris, de 22 heures à 6 heures. Au début, il avait bien été stipulé que ce ne serait que pour deux jours. J'en suis à la troisième nuit. Faire la nuit, c'est moi qui l'ai choisi. Mon raisonnement a été qu'il y avait au moins deux avantages. Le premier est que c'était l'assurance d'être seul sans patron sur le dos, le second est que, en me débrouillant bien, je pouvais travailler moins sur la semaine. Mais le premier argument a été celui qui a pesé. Nous étions lundi, mardi je n'embauchai donc que tard dans la soirée.
Le travail de nuit, ça ne ressemble pas beaucoup au travail de jour. L'ambiance est différente. Pas de collègues, personne dans les locaux hormis moi. Seule la pièce où j'officie est éclairée. Les autres sont juste illuminées par les écrans de veille des ordinateurs. J'ai mis de la musique, je me suis fait du café et j'ai pris le premier dossier à traiter. Mon boulot, en ce moment, c'est d'imprimer. Ce n'est ni ce que j'ai envie de faire ni ce que je suis censé faire selon mon contrat de travail. Bon. J'ai du boulot, c'est déjà ça. En plus, je pense être sur-payé pour le poste que j'occupe. Une sorte de manoeuvre de luxe, en quelque sorte. Ce qui est chiant dans ce que je fais actuellement, ce n'est pas tant d'imprimer sur une presse numérique que de tenter d'imprimer sur deux presses numériques caractérielles au possible. Dans la pratique, ce ne sont que des nettoyages de rouleaux, des bourrages papier, des ouvertures et des fermetures de portes. C'est chiant et usant comme ce n'est pas permis ou, du moins, comme ce ne devrait pas l'être.
Là, il est 5 heures 13. J'en ai encore pour un peu plus de trois quarts d'heures. J'ai décidé d'arrêter de me servir de l'une des deux machines. Trop capricieuse. Et moi, trop fatigué pour batailler encore. Je ne sais même pas si quelqu'un vient me relever à 6 heures. Dans un cas comme dans l'autre, je m'en irai.

vendredi 15 décembre 2006

Répétition

C'est dit, ça a été décidé par des instances supérieures et j'ai cédé face à l'énorme pression, le réveillon de Noël aura pour cadre mon humble et désordonnée demeure.

Si l'on voulait aller chercher les tenants et les aboutissants qui ont conduit à cette farfelue et abracadabrantesque prise de décision, ce serait vers Boumbah! qu'il faudrait se tourner. Lui seul, en effet, est à l'origine de ce que l'on peut dès lors pressentir comme le moins chrétien et le plus stupide autant que catastrophique réveillon de Noël.

Que je vous explique un peu. Boumbah! a en tête de grands projets immobiliers. En clair, il prévoit pour l'horizon 2012 d'entrer en ses pénates. Accession à la propriété et tout le toutim, si vous voyez le genre. Seulement, Boumbah! n'est pas du genre à s'engager à la légère sur le long chemin cahoteux de la construction d'une maison de grande classe. Ah non alors ! Sa maison, ce sera assurément quelque chose ! C'est dit. Ce sera ça ou rien, qu'on se le dise, qu'on le fasse savoir autour de soi, qu'on le clame sur les places publiques et dans les cercles les plus fermés.
Or donc, tandis que certains foncent tête baissée à la poursuite de leur foyer doux foyer, Boumbah! calcule, extrapole, imagine, fantasme, rêve. Sa maison sera idyllique. Pour Boumbah!, une maison se doit d'avoir un toit comme ceci et des murs comme cela ; une porte de cette manière et des fenêtres de cette espèce. Dans sa maison, il y aura un cellier et puis une cave ; des toilettes sentant encore meilleur que le Grand Babu et une cave où placer amoureusement les grands crus et les dives bouteilles qu'il garde par devers lui. Vous le comprenez, cette affaire n'est pas ce ces affaires que l'on traite à la légère, par-dessus la jambe. Bien.

Mais revenons à notre affaire, justement. Dans cette maison, il y aura une cheminée. Mais pas une cheminée bêtement posée là pour faire joli et pour, de temps à autres, faire une petite flambée romantique. Non. Cette cheminée se devra d'avoir une tâche à effectuer, celle de permettre la cuisson d'aliments de choix triés sur le volet. Et pas que des lentilles. Avant même que la première pierre de la cheminée soit posée, Boumbah! a déjà acheté le tournebroche associé à une lèchefrite en beau cuivre étamé. Et il se trouve que, faute d'âtre idoine, Boumbah! n'a pu jusque là s'assurer du bon fonctionnement de l'ustensile. Diable !

Et c'est là que j'arrive, moi et ma modeste demeure. Aussi minable et pitoyable qu'elle puisse bien être, elle a pour intérêt de recéler une cheminée, une sorte de cantou. Elle a pour principal mérite d'accepter que l'on y puisse brûler du bois et qu'elle n'enfume en rien la pièce. Ce n'est pas si mal et c'est bien ce que l'on demande en priorité à une cheminée, non ? Si. Et c'est en réfléchissant à cet état de fait que Boumbah! a trouvé l'idée géniale de tester SON tournebroche dans MA cheminée à moi que j'ai. Bon prince, je n'ai pas pu refuser et nous avons donc convenu (sous le menace) que nous cuirions un gigot pour le réveillon de Noël. C'était ainsi et nulle question d'y revenir.

Un peu inquiet, j'ai soumis l'idée qu'il pourrait être intéressant de sacrifier un poulet pour s'assurer de la faisabilité de la chose. Toutes les parties en présence ont donné leur accord et ainsi fut-il fait. Le jour dit, vers 10 heures, un feu de bois a été allumé. Les bûches ont été ajoutées de manière à produire une belle quantité de braises. Le poulet a été préparé et embroché convenablement et dans le respect des droits de l'animal qui, nous le jurons, n'a pas souffert de ce traitement qu'habituellement je réprouve avec toute la vigueur du fervent défenseur de la cause animale que je suis. Le tournebroche a été remonté avec la manivelle fournie à cet effet et le fier volatile a pu commencer sa ronde infernale. A ce moment, il était déjà 11h50.

poulet



A 12h30, il fallait remonter le mécanisme du tournebroche. Vous noterez au passage l'acte écologique que cela représente. Pas un gramme d'électricité n'a été utilisé pour cette opération. A 12h50, hélas, le tournebroche tombait en panne et, malgré les efforts répétés des services techniques, il fallait se rendre à l'évidence que le poulet ne tournerait plus que si l'on s'en occupait manuellement. Quoi qu'il en soit, le poulet finit par présenter une belle peau craquante et dorée. De plus, cela ne sentait pas mauvais du tout. Nous jugeâmes que la bête était cuite, nous le découpâmes, le goûtâmes et jugeâmes que c'était hyper bon !

lundi 11 décembre 2006

Chili

Allende est toujours mort...

jeudi 7 décembre 2006

Les effets du réchauffement de la planète ?

Je n'ai toujours pas mis la chaudière en route ce jeudi 7 décembre. Etonnant.

samedi 2 décembre 2006

Etes-vous un parangon de la Burpitude ?

La Burpitude est en train de gagner du terrain un peu partout. Issue des quartiers branchouilles et bobos parisiens, la Burp-Attitude arrive dans les plus improbables des contrées provinciales. Ici, au fin fond du Périgord désolé, elle fait déjà des ravages !

"La burpitude, c'est un art de vivre", confie Louis Padelle, pape de la Burp-Attitude et acteur légendaire des folles nuits parisiennes. La Burpitude (comme on la nomme aussi) est née durant une nuit particulièrement festive, lorsque, accompagné de bons amis à lui, Louis cherchait un moyen efficace pour percer le microcosme germanopratin.
En quelques bières, les bases de la Burpitude étaient lancées et les premiers adeptes de ce qui ressemble de plus en plus en un nouveau mouvement surréaliste, voire dadaïste, affluaient, de la rive gauche d'abord puis, très vite, de toute la capitale.
Mais que doit-on donc faire pour l'avoir, cette Burp-Attitude ? Rien de bien précis sauf que, tout de même, il est conseillé de boire de la crème anglaise un peu passée à la louche, de manger de la tarteBurp fleurie en rentrant du cinéma ou encore de manger ce que même son père ne voudrait pas pour petit déjeuner.
Louis Padelle n'était pourtant pas un inconnu avant l'invention de la Burpitude. Ou plutôt, s'il n'était pas connu directement, il l'était par son père, Louis Padelle l'ancien, originaire de Dordogne (c'est pour cela que j'en parle ici) qui fit de grandes et belles choses pour la région dans son entier.
Si jamais vous vous sentez l'âme d'un Burpeur, ne ratez-pas la marche du train de l'avenir en marche ! Youpi !

Révision mineure

Désormais, sur cet authentique blog de merde, vous avez la possibilité d'enrichir la présentation de vos commentaires.

Elle n'est pas belle, la vie ?

vendredi 1 décembre 2006

Fait pas si chaud

La cuve de fuel est pleine depuis plus d'une semaine mais je ne parviens pas à me résoudre de démarrer la chaudière. C'est grave, docteur ?

C'est une sorte de jeu. Jusqu'à quand vais-je parvenir à repousser les limites du raisonnable ? Ce matin, 7 degrés dans la maison. Hier matin, seulement 8. Demain matin ?

A la vérité, je suis en train de liquider ma réserve de bois. Chaque soir, lorsque j'ai la patience de le faire, j'allume un feu dans la cheminée. Avec plus ou moins de bonheur, je parviens à faire un feu d'une belle tenue. Par exemple, hier soir, j'ai ainsi brûlé trois beaux morceaux de chêne. Pas si mal. Même que, un instant, je me suis assis par terre, devant l'âtre, m'amusant à titiller les braises.
Ce soir, j'ai entrepris d'allumer un nouveau feu. Du papier, un peu de carton dont je cherche à me débarrasser, du bois que je sais prendre facilement par dessus et une bûche neuve. Il restait un bout de bois pas complètement réduit en cendres d'hier soir, j'ai mis aussi.
Sinon, je suis en train de faire réchauffer ma soupe de légumes. Ce soir, possible que je regarde Eyes Wide Shut, le dernier film de Kubrick. Je ne l'ai encore jamais vu. Je vous dirai peut-être ce que j'en aurai pensé.

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