Les comptes ne sont pas bons

Tout à l'heure, j'ai eu l'idée de faire mes comptes.

Au fond, ça ne sert pas vraiment à grand chose de faire ses comptes. Une fois par mois, j'ai un récapitulatif des opérations bancaires effectuées avec un rappel du nouveau solde. Grosso-modo, je sais où j'en suis. De plus, si je veux, je peux toujours aller vérifier autant de fois que j'en ai envie l'état de mes finances sur Internet. Seulement, j'ai pris l'habitude de faire mes comptes, de pointer mes relevés bancaires, de garder mes tickets de carte bancaire et toutes ces sortes de choses. On ne se défait pas si aisément de ses petites habitudes.
Et là, j'ai vu le dernier relevé de compte et je me suis dit que, puisque je n'avais visiblement rien de mieux à faire pour occuper cette journée, je pouvais bien m'y coller, au pointage des opérations. Je tiens mon compte à jour avec un vieux logiciel sur mon Mac. Il ne tourne pas sous Mac OS X alors je démarre Classic et je me retrouve avec une sorte de machine virtuelle. Ce n'est pas spécialement malin parce que je pourrais bien utiliser l'une de mes nombreuses vieilles machines pour cet usage. Ça permettrait un peu de justifier sa présence. Ce Mac pour faire mes comptes, celui-ci pour utiliser Photoshop, cet autre pour aller sur Internet, celui-là pour le courrier électronique. Il y aurait de quoi faire. Même, je suis presque certain que je pourrais en détourner un de son usage original pour en faire un dévidoir de papier toilette du plus bel effet.
Donc, je fais mes comptes. Je pointe sur le relevé les opérations déjà inscrites dans le logiciel, j'ajoute les opérations pas encore entrées, je range mes tickets de carte bancaire et, normalement, j'arrive à un solde qui doit être le même que celui fourni par ma Banque Postale. Je ne suis pas totalement idiot, je sais faire une addition et une soustraction sans machine à calculer. Et là, je ne tombe pas sur le même solde. Il y a tout de même un écart de 19 euros et quelques centimes. Les quelques centimes, ça fait des années que je les traîne. Au début, ça a été dû au passage à l'euro, je crois bien me souvenir. Avec leurs arrondis, là, vous vous souvenez ? Bon. Mais 19 euros ! Diable ! J'ai cherché et je n'ai pas trouvé l'origine de l'erreur. Une erreur qui, très certainement m'est imputable aussi vrai que deux et deux sont quatre. Je n'ai pas le courage de me plonger dans les relevés précédents jusqu'à l'origine de l'erreur. Le pire, ce serait de reprendre tous les tickets de Carte Bleue pour tout repointer. Quelle horreur !
Il y a une solution facile et évidente, pourtant. Je note la différence en mettant comme libellé que c'est un réajustement et hop, je repars la tête haute, les mains propres et la conscience tranquille vers de nouvelles aventures.

Promis, c'est vrai, j'ai commencé à faire un dessin d'humour pour illustrer ce billet. Je n'ai pas réussi à le terminer. Rien à faire, ça ne vient pas. J'ai une idée, je n'arrive pas à la transposer sur le papier. Je ne sais pas ce qu'il y a. Ça arrive, c'est comme ça. Il serait très étonnant qu'il y ait un dessin demain et après-demain, parti comme c'est parti. Même une vache, je ne parviendrais pas à en dessiner une, ces jours-ci, c'est vous dire.
Demain, nous serons au milieu du mois d'août. C'est la date de la fête annuelle de Azerat. Depuis que j'habite ici, déjà sept ans, je ne suis jamais allé à la fête du village. Une seule fois j'y suis allé en vitesse pour acheter de la bière artisanale qui n'était même pas très bonne. Demain, si je m'en sens le courage, j'irai peut-être faire un tour et des photos. Il paraît qu'il se pourrait qu'il y ait une exposition de vieux tracteurs. Et les vieux tracteurs, moi j'aime bien.
Demain, nous serons samedi. Après-demain dimanche et lundi, je reprends le boulot. Je ne vous dis pas la folle envie que j'ai de retourner là-bas !

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