Ce soir, je rentre assez tard. Je me suis arrêté à l'hypermarché pour faire quelques courses avant de rentrer. J'ai eu la flemme de me faire à manger alors j'ai grignoté des trucs froids.
Dimanche en fin d'après-midi, la chaudière s'est arrêtée. Plus de fuel. Plus de fuel, plus de chauffage. Logique. Parce que je suis un procrastinateur de première bourre, je me suis fais la promesse de téléphoner à mon fournisseur de combustible dès le lundi matin pour livraison le lundi soir. Lundi soir, je me suis promis de le faire à la première heure le mardi matin et le mardi soir, je me suis dit que c'était bien désagréable de vivre dans le froid et que je ne manquerais certainement pas de passer commande le mercredi matin. Ce matin.
Ce soir, je me demande si demain ne serait un bon jour pour commander du fuel. Avec un peu de chance, je pourrais remettre la chaudière en route dès jeudi soir ! Ce serait vraiment une bonne nouvelle. Ceci dit, cet épisode cocasse m'a permis de retrouver le bonheur de se coucher dans un lit glacé et d'être comme paralysé par le froid. Une sensation exquise, vraiment. On reste là, dans les draps, la couette tirée jusqu'au nez et on ne bouge pas tant que la chaleur de son corps a réussi à dissiper assez de calories pour que l'on s'hasarde à bouger un pied. Il y en a qui n'aime pas, ceci dit.
Hier soir, l'éclairage public était éteint, à Azerat. Parce que je m'étais levé tôt, vers quatre heures trente, je me suis couché peu après avoir mangé. J'ai lu quelques chapitres du bouquin en cours et puis je me suis endormi. Ce matin, l'éclairage public n'était pas revenu. J'ai été obligé de prendre une lampe de poche pour ne pas me casser la gueule dans l'escalier. En comparaison avec chez moi, je trouve que l'on chauffe beaucoup trop au boulot; Il y fait vraiment trop chaud. D'autant plus que je m'habille pour chez moi. Je serais patron de cette entreprise, je ferais de bonnes économies de chauffage. Et ce serait bon pour la planète.
Ce matin, j'ai continué de configurer un serveur sous Linux. Cet après-midi, je suis passé à une autre occupation, comme souvent les mercredis après-midi. J'aide quelqu'un à construire un site Internet. Normalement, je devrais travailler durant trois heures mais il m'est toujours difficile de laisser ce qui est commencé en plan. En fait, souvent il faut que l'on me fasse comprendre qu'il est l'heure de partir. Et puis, je pousse le vice jusqu'à amener du travail à la maison. Je pense que je ne suis pas vraiment net. Ou masochiste, peut-être ?
Mais bon, donc, ce soir il ne fait toujours pas bien chaud, chez moi. J'ai tout de même eu l'idée de brancher un radiateur à bain d'huile pour faire croire qu'il fait chaud.
Ce que tu n'as pas fait hier, demain ne le feras pas plus
Ce mercredi se termine. Je vais bientôt aller me coucher parce que je n'ai rien de mieux à faire.
1 De clafy, fan de Hell-MIche - 07/02/2013, 08:05
Je connais le lit glacé, quand j'étais gamine, je sautais de tapis en tapis afin d'y arriver (parce que le plancher était froidissime aussi)...glaglagla. Mais c'est vrai qu' on y dort mieux que dans une chambre surchauffée.
2 De michel - 07/02/2013, 08:46
@clafy, fan de Hell-MIche : Le plus difficile, c'est presque de sortir du lit le matin. Tout cela me fait penser aux personnes qui sont obligées de "dormir" dehors faute de logement. Dans une maison sans chauffage, au moins, je suis à l'abri du vent et de la pluie. Et puis, là, je viens d'allumer un feu dans la cheminée tout en sachant que je vais sans doute passer commande de fuel et que, si par malheur on ne pouvait pas me livrer aujourd'hui, je pourrais toujours brûler quelques bûches et profiter du chauffage électrique en attendant. Je ne suis vraiment pas le plus à plaindre et ceci d'autant moins que ma situation est tout de même voulue.
3 De Liaan - 07/02/2013, 10:47
@michel : Si j'ai bien compris, vous vous servez de l'éclairage public pour éclairer votre escalier, enlevez moi un doute: vous n'avez pas branché une loupiote sur le réseau électrique public, mais que vous bénéficiez d'un fenêtre ou tout simplement que votre escalier est extérieur à la maison ?
4 De Liaan - 07/02/2013, 10:53
Vous ramenez du travail à la maison, j'ai connu un maçon qui faisait cela : il ramenait l'équivalent d'un étage de construction avec des brouettes chaque soir, chez lui. Il l'avait bien construit, mais il fut ben embêté pour ramener l'étage sur le chantier originel. Il était arrivé le même cas à un gars qui bossait sur une chantier naval qui fut gêné pour ramener la poupe du paquebot "France" qu'il avait réalisé chez lui...
5 De michel - 07/02/2013, 10:59
@Liaan : Oui, l'escalier est extérieur. Je n'est pas prélevé d'électricité sur le réseau public mais c'est bien parce que je ne sais pas faire.
@Liaan : Il est vrai que la conscience professionnelle, lorsqu'elle est poussée dans ses derniers retranchements, peut générer quelque désagrément et autre complication que l'on ne soupçonnerait pas de prime abord.
Imaginez un instant, en son temps, le bourreau qui ramenait du travail à la maison pour pouvoir l'exécuter à tête reposée.
6 De Liaan - 07/02/2013, 12:17
@michel : (rires !)
7 De Sax/Cat - 07/02/2013, 12:26
@michel :
Je ne sais plus quel auteur (mais je crois bien que c'est Cavanna) imaginait Napoléon ramenant ses batailles à gagner à la maison.
8 De michel - 07/02/2013, 12:58
@Sax/Cat : Ça pourrait bien être Cavanna.