À la station-service, ouverte 24H sur 24, on ne savait s'il faisait jour ou bien nuit, tellement la fumée disputait la lumière aux divers feux et explosions. C'était un feu d'artifice créé par un technicien en pyrotechnie un peu dingo, montrant un spectacle sons et lumières où se confondent jeux d'étincelles, jets d'aérosols de peintures de retouche et claquements secs de petites et moyenne cartouches de Camping-Gaz qui explosaient en chapelets. Des fenêtres alentours s'ouvraient.
- Encore les Anglo-Américains lançait une voix.
Une autre voix lui répond, glapissante,
- Mais que fait la L.V.F. ?
Les Cyborgs, les "Hans" rivalisent de bêtise, l'un s'empare de l'embout du gonfleur de pneu, se le met dans la bouche et met la pression maximale pour exploser, jetant d'autres étincelles qui se rajoutent aux autres. Un autre Cyborg s'aspire les poumons avec l'appareil aspirateur modifié par ses soins, qui produit une dépression colossale, et fait s'imploser son thorax. Marie Cheulet (c'est son nom), la gérante de la station s'est enfuie, entraînant son mari vers plus loin où les flammes ne pourraient pas toucher ses beaux cheveux longs et roux incendiaire, alors de là à l'accuser d'avoir mis le feu aux poudres, il n'y avait qu'un pas, pas de ça, Lisette, on fiche le camp ! Le vacarme était assourdissant entre les cris des Cyborgs délirants et les explosions soutenues. Le camion de Frédéric sentait le brûlé, et ses pneumatiques devaient avoir une pression d'environ soixante kilos par la chaleur. Colette et Frédéric décident d'un commun accord de s'enfuir eux aussi et cavalent vers le 4X4, où Pedro au volant, regardait le spectacle pyrotechnique gratuit (il venait d'Ambert, riante cité d'Auvergne, où, parait-il, les livrets de caisse d'épargne sont les plus gras de France). Laissant toute cette animation, le Land-Rover s'élance sur la route, évite soigneusement les Cyborgs noyant la chaussée de leurs gestes parfois obscènes, freinent les nombreux véhicules qui voulaient échapper à cet enfer que représente une station-service en feu, les conducteurs gavés de films catastrophe disaient que ça va péter le feu de Dieu ! De nombreux Cyborg disparaissent ce jour-là, ou cette nuit là. Une perte pour la science et peut-être pour d'autres : le personnel rêvé pour un patron peu regardant… Un Cyborg explosait par ici, un autre se faisait écraser par un poids-lourd… Une dame à la fenêtre d'un immeuble voisin, avec des regrets dans les mains, dit :
- Si c'est pas malheureux de voir de si beaux hommes disparaître ainsi !
C'est vrai qu'il était beau, le "Hans" numéro 28, bien proportionné, de fins et longs muscles annonçaient des nuits enchantées aux dames, pétant tellement de santé, qu'il explosa à côté de la pompe 3, celle du SP98, à 1,78 le litre, cela faisait pitié à voir. La pauvre dame ne savait pas que les Cyborgs étaient asexués. Au loin, le pin-pon des pompiers se faisait entendre… Le Land-Rover roulait vers l'ouest, vers Barfleur.
- B.. de M.., les perdreaux ! Un barrage ! Qu'est-ce qu'on fait ? demande Pedro. On fonce ?
- Oh ! Nous n'avons qu'un Land, ce n'est pas une R8 Gordini ! répond Francis, et nos tôles ne sont pas à l'épreuve des balles des Manhurins des Roycos…
- Prenez l'air d'oisillons qui sont dans les nids des mésanges, au printemps, dit Colette.
- On fait "cui-cui" ? demande Frédéric.
- Faites-le , et on est "cuits-cuits" !
Le barrage, ce sont les C.R.S, des gars sérieux, quoi. Le 4x4 s'approche au ralenti. Sourire contrit des occupants… Le fonctionnaire avise le véhicule, l'observe avec toute l'attention requise à la définition des pages 24 à 26 de son manuel, potassé presque chaque jour (il prépare le concours pour le 29 mai qui lui permettrait de gravir plusieurs échelons d'un seul coup), et s'approche du conducteur qui à baissé sa vitre.
- Que se passe-t-il, monsieur l'agent ? demande Pedro.
Le fonctionnaire, obtus sur cette question d'un "pékin", regarde vers l'intérieur du véhicule.
- Vous êtes quatre dans un 4x4, c'est correct !
Pédro propose au fonctionnaire de présenter ses papiers, refus du C.R.S.
- Non, non, quatre dans un 4x4, parfait !
- ...
- Oui, vous voyez l'auto devant ? précise le fonctionnaire, ils sont deux dans une Audi Quattro !
En effet, on voit le conducteur de l'Audi sortir de l'auto et s'insurger :
- Comment ça, parce que l'on est deux dans ma bagnole, vous voulez me fiche une contredanse ? Appelez-moi votre chef !
- Notre chef est occupé, vous ne le voyez pas, il contrôle trois personnes dans une Fiat Uno !
Et le fonctionnaire à côte du Land de dire à Pedro :
- Allez, vous pouvez y aller, circulez !
Pedro engage la première et embraye, laissant ce curieux barrage derrière.
- Qu'est-ce que c'étaient ces flics d'opérette ? demande Colette.
- Le principal, c'est que l'on soit passés, précise Francis, le risque, ce serait de tomber sur d'autres barrages, et je pense pas que ce soient des passoires comme celui-là... Prenons les petites routes...
Le Land-Rover s'engage sur les chemins de traverse, ne croisant que des biches ou des lapins, peinard. Une tache jaune à l'approche d'une intersection, interpelle les occupants du Land.
- La Quatrelle du facteur, reconnait Colette, Stoppe, Pedro !
Le 4x4 s'arrête près de l'épave de la brave Renault 4 Pététesque.
- Salement amochée, la guinde, dit Francis. Pas âme qui vive alentours.
Colette reconnut "sa" 4L, celle qui l'emmenait avec Hans vers Barfleur. Elle ouvre la porte arrière et dit :
- Je reconnais les sacs et ces paquets Damart et ceux de la redoutable Redoute ! Mais ? Lors du choc, tous les paquets se sont mis en vrac, et j'en vois un qui parait bougrement intéressant : un paquet destiné à Mme Labornez Gaëlle, à Pont-Aven ! Qu'est-ce qu'il y a dedans ? Rajoute Colette en se saisissant du paquet de carton… Je l'ouvre !
Francis fut le plus rapide, il attrapa le paquet que tenait Colette et le lança vers le champ voisin, une déflagration fendit l'air calme du coin, le paquet venait d'exploser !
- C'était un "cadeau" de Monsieur Lafleur pour Gaëlle Labornez, précise Francis.
- Ben, mon cochon ! conclut Colette.
Un gémissement soudain, après l'écho de l'explosion qui résonne. Frédéric enjambe le fossé, et lance à ses acolytes :
- Mais ? C'est Gérard Moyeux... ton con-joint, Colette !
Colette, Francis s'approchent, suivi de Pedro qui a porté sa main droite comme pour prendre son portefeuille, et voient un Gérard, du sang séché sur le front, ouvrant grand ses yeux, et ne disant mot, étant bailloné par du sparadrap.
Pedro lance :
- Cela sent le piège !
- Quel piège ? rassure Colette, Il n'y a pas plus de piège que d'intelligence dans le crâne de ce mec, le Gérard, dire que c'est mon mari ! Cet homme là, ce saucisson avarié ! J'en ai fait des couènneries dans ma chienne de vie, mais me marier avec ce débri, j'aurais mieux fait de me casser une patte... (C'était bien pour me rapprocher de la Fabrique, pensa-t-elle).
- Bon qu'en fait-on de Gérard, on le laisse là ? interroge Frédéric, on le laisse aux corneilles ?
- Ce serait le mieux pour lui, mais avec toute la poulaille qui tourne dans le coin, mieux vaut l'embarquer, précise Colette. Et le Gérard Moyeux, l'éternel perdant, se retrouve placé dans le coffre du Land-Rover, toujours attaché et bailloné, et le 4x4 s'éloigne de l'épave de la pauvre voiture administrative, restée au bon vouloir des autorités du coin, ce qui fera que, peut-être un jour, seront distribués les colis de Damart et des autres. Vous autres, lecteurs, n'accusez pas votre facteur lorsque vous attendez un colis, il y a peut-être de "La Fabrique" la-dessous.
- Nous voici à cinq dans un 4x4, philosophe Pedro, faudrait pas que l'on tombe sur un flic aussi pointilleux que tantôt !
Le Land-Rover ne tarde pas à être en vue de la "Villa La Falaise", la maison de L'oncle Etzelle, où étaient nos braves compagnons qui s'étaient éclipsés peu de temps auparavant. Le Land stoppe. Colette descend et trouve la porte d'entrée défoncée, en vrac, causé, sans doute, par cette moto qui git en travers de la pièce principale.
- Y'a personne, juge Frédéric qui s'est approché.
Francis et Pedro étaient parti à la recherche d'informations auprès de la maison voisine, la villa "La Baie", prouvant l'originalité des gens du coin pour le baptême de leurs demeures, que des noms marins, sauf peut-être le "Sam-Suffit", belle bâtisse situé à trois cents mètres et voisine de la villa "Do-mi-si-la-do-ré" du musicien local. Francis et Pedro, revenu de leur pêche aux renseignements expliquent :
- La maison est louée par une Dame Etzelle, qui habite Douvres !
- Douvres ! Nom d'une pipe, chez les Angliches ! dit Frédéric.
- Non, Douvres-la-Délivrance, à mi-chemin de Caen et de la mer, enfin la Manche ! précise Francis.
- À mon avis, nos oiseaux sont là-bas, ils ont dû partir précipitamment. Y'aurait du Patron la-dessous, que cela ne m'étonnerait pas ! dit Colette.
- Mais ? Comment les retrouver, les reconnaître ? demande Frédéric.
- L'ambulance ! La voisine m'a indiqué qu'en plus de la voiture à Columbo, y'avait une ambulance, précise Francis.
- Alors, en route pour Douvres ! Lance Colette?
- Et il n'y aura pas le "channel" à traverser ! Conclut Frédéric.
Et le Land-Rover part vers l'est, en direction de Caen.
Dans la villa normande de Douvres-la-Délivrance, l'ambulance était arrivée, et c'était comme des retrouvailles, avec en plus, un nouveau compagnon : Arthur, le facteur de Gaëlle.
Roland déclare :
- Sur le tableau, je trouve que dalle !
- En parlant de dalle, dit Arthur, j'ai une faim de loup, vous n'auriez rien à becqueter ?
Oh, pis j'y pense, avec toutes ces aventures, j'ai oublié de vous dire que j'avais un colis pour vous, Mâame Labornez !
- Un colis ? demande Gaëlle, qui peut m'expédier un colis ?
Le gars Arthur laisse cette pauvre Gaëlle dans ses questions en voyant Tante Etzelle proposer un sandwichs saucisson sec et cornichons, avec du bon beurre salé.
- Un tableau, une devinette ? demanda entre deux bouchées le facteur Arthur. Je suis fort en énigme, racontez moi tout ça !
Toute la compagnie explique en long et en large de quoi il s'agit...
- Fachtophe, tchomp, fastoche, je voulais dire, votre truc ! conclut Arthur.
Regard d'envie de tous nos compagnons, racontez-nous semble demander les cinq paires d'yeux. Arthur continue :
- Notez bien la première lettre des mots que je vais citer, la première...
Arthur prend le tableau et observe :
- Peinture… Originale, Naturellement en Toile...
Il retourne le tableau et continue :
- Avec au Verso, un Encadrement en Noyer... Et oui, contrairement à de nombreux châssis de tableau, la plupart sont en pin, celui-ci est en noyer ! Ce qui nous donne...
- Pont-Aven ! dirent d'une seule voix nos compagnons, un peu déçus.
- Arthur, vous n'êtes pas sérieux, dit Tante Etzelle, vous nous avez raconté cela pour pouvoir rentrer à Pont-Aven !
- Et alors, c'est tout naturel que de vouloir revenir chez moi, vous trouvez cela marrant de me retrouver avec une nénette avec un flingue long comme ça, qui vous entraîne avec un robot ?
- Une nénette ? Colette !
- Colette est sur nos traces, on fiche le camp ! déclare Roland.
- Pour aller où ? demande Gaëlle.
- Pourquoi ne pas revenir à Pont-Aven, on ramènera ce brave Arthur.
- D'accord, puisque la Colette en a après nous, mais, on emmène le tableau ! résuma Tante Etzelle.
Et nos compagnons de reprendre la route.
Les services de la Gendarmerie étaient retournés à "la" maison Labornez pour complément d'enquête. Le foudre s'avéra bien creux et menait non pas à un escalier, mais dans une pièce où était installé un réseau de train-jouet électrique des années 1940/1950.
- Du Hornby, déclara un expert gendarme amateur de trains-jouets au 1/43ème.
- Délire de nos deux brigadiers, conclut le Commandant de la Gendarmerie, présent sur les lieux, nos deux brigadiers, intoxiqués par le mélange calvados-LSD, les voilà partis à voyager sur "leur train électrique de mine" !
Pour parfaire ses dires, l'officier remarque à un bout du réseau, une amorce de port avec sa capitainerie, et une embarcation en cuivre !
Derrière le mur de la cave, deux personnages devisaient :
- voilà, opération camouflage réussie. Maintenant, l'opération "reconstruction de la maison Labornez". Cette maison en ruine nous apporte vraiment trop de curieux...
Et nos compagnons de vouloir reprendre la route, ce n'est plus une aventure, c'est un « road-movie » ! Alice tiendrait le volant de l'ambulance, et Robert, n'ayant plus mal aux poignets (encore un mystère ! Vous avez remarqué comme tous les blessés guérissent aussi rapidement ?) avait insisté, lui, le passionné de voitures anciennes, de conduire la 403 Peugeot, cabriolet, s'il vous plait, que Tante Etzelle convaincue que ces « damnés jeunes » étaient « chauds » lui laissa le volant. Que c'était marrant, dit Roland, Tante Etzelle m'a amené ici avec un cabriolet 404 et, que voici une 403 ! Y'a de drôle de trucs qui se passent dans le coin... C'est comme la météo, de la brume, un temps incertain, nos montres se sont arrêtés, et que j'ai perdu toute notion du temps qui passe ? Tout cela est bien curieux...
Le voyage de nos compagnons fut bizarre : à peine sortis de l'allée de la villa normande des Etzelle, ils tombèrent sur un 4x4 Land-Rover dont les occupants avaient autant d'activité que des personnages de cire du Musée Grévin de Paris : ils étaient bouche bée, et l'on sentait qu'ils auraient voulu bouger, mais impossible. Alice, au volant de l'ambulance, ainsi que Robert, épanoui de pouvoir enfin conduire un cabriolet 403, comme celui de Columbo, n'insistèrent pas sur la présence du 4x4 avec à son bord, la Colette Moyeux, qu'ils avaient reconnue ! Le temps, les kilomètres, toutes ces notions semblaient avoir disparu de leurs connaissances, ils se retrouvèrent rapidement à Pont-Aven, face à la maison des Labornez, Gaëlle et Yannick, maison intacte ! À leur grande surprise !
Ils descendent de leurs voitures et observent : seule une Mercedes noire, garée non loin, leur permettait de voir qu'ils n'avaient pas rêvé ! La maison intacte !
À la fabrique, Lafleur sirotait son quatorzième cocktail, et commençait à être pompette.
1 De arielle - 19/02/2013, 10:19
Voyons voir. Joli feu d'artifices ! Mais il n'y a pas moyen de rester tranquille 5mn, nous revoilà partis au pays des galettes ! On avance... dans le brouillard ! :-))))
2 De Liaan - 19/02/2013, 10:36
Nous voici repartis au pays des galettes et de M'sieur Kermitt, boulanger à la retraite, qui entre deux cuvées de calva, pourra vous faire de succulentes galettes de Pont-Aven.
Et le tableau aussi voyage...
3 De Inspecteur Latulipe - 19/02/2013, 10:47
@arielle : En lisant un article sur les TGV "Low-cost", j'apprends que le nom du projet de la SNCF était
"Projet Aspartam" !
Cela pourrait peut-être nous rapprocher d'Astarat ou d'Astarté ?
Le lien me parait ténu, mais il y a un train électrique à la maison Gaëlle Larbonez à Pont-Aven, le train, c'est sans doute la SNCF... J'échafaude des hypothèses, ne pas me taper dessus !
4 De arielle - 19/02/2013, 12:10
@Inspecteur Latulipe : Rires !!!
5 De arielle - 19/02/2013, 12:19
Et ce pauvre Gérard , il n'a vraiment pas de bol ! C'est pas comme Michel dont les pensées divaguent au volant et qui arrive entier à destination ! Quel cul bordé de nouilles, celui-là :-)))))))
6 De Inspecteur Latulipe - 19/02/2013, 14:13
Un chose se confirme dans cet épisode, c'est que le temps (qui passe) est devenu indéfini. Comme les montres se sont arrêtées, plus possible de mesurer ce dernier. De toute les façons, je ne savais plus moi même si on étais le matin ou le soir dans certaines actions, j'ai du mal à bien remplir mes rapports sous cette rubrique au grand étonnement de M. le Commissaire Divisionnaire.
Cela me fait penser, toute proportions gardées, bien sûr, à un des romans de Philipp K. Dick.
7 De le temps - 19/02/2013, 16:18
la pendule d'argent
Qui ronronne au salon,
qui dit oui qui dit non,
qui leur dit: je t'attends...
Brel
8 De le temps - 19/02/2013, 16:21
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement
Aragon !
9 De ercule poireau - 19/02/2013, 16:23
@Inspecteur Latulipe : Cher ami, il me semble qu'il est temps de passer à la vitesse supérieure, ne trouvez-vous pas ? Il va falloir doper nos petites cellules grises.
10 De Inspecteur Latulipe - 19/02/2013, 17:56
@ercule poireau : Un fait indéniable : "l'aventure" a débuté dans une ville dont on ne sait pas grand chose, sinon qu'il y a une gare, un bureau de poste et un hôpital, plutôt située dans l'ouest d'une ligne Lille / Sète.
Nous sommes arrivés dans l'Ouest de la France, avec des allées et venues dans un triangle englobant Le Mans / Barfleur / Caen / Pont Aven, c'est-à-dire un triangle à quatre côtés, nous sommes revenus à Pont-Aven pour ses galettes que nous n'avions pas vues la première fois, et pour retrouver ceux que l'on surnomme "Chapi & Chapo", et la maison de Gaëlle qui a "ressuscité" qui aurait un accès à un tunnel qui "distordrait le temps", et "le temps, c'est de l'argent", que le fer à dix sous, c'est pas cher, et qu'est-ce que je raconte ?
Chose importante : le tableau voyage, il est peinard à Douvres ( oui, chez Tante Etzelle, y'en a au moins 1 (*) qui suit), pour se rendre à Pont-Aven.
(*) Je mets 1 pour éviter de mettre "un" ou "une", déjà qu'il n'y a plus grand monde, si je vexe cette personne écoutant ce que je raconte...
11 De Liaan - 19/02/2013, 18:04
@le temps : Avec le temps,
tout s'en va,
même les plus chouettes souvenirs...
Ferré
On oublie rien,
on s'habitue,
c'est tout...
Brel
Le temps est loin de nos vingt ans,
des coups de poing, des coups de sang,
mais que cela ne tienne, c'est pas fini,
on peut chanter quand le verre est bien rempli...
Chaipuqui
Domini-nique-nique s'en allait tout simplement,
pauvre routier chantant, en tout chemin
en tous lieux il nous parle du bon Dieu...
Sœur Sourire
12 De arielle - 19/02/2013, 18:09
@Liaan : La chanson de Sœur Sourire est vraiment increvable ! :-)))
13 De michel - 19/02/2013, 19:00
J'avoue ne plus bien comprendre le feuilleton. Je m'y perds et ne sais plus où l'on va. J'ai l'impression que ça tourne un peu en rond et que l'on ne cherche plus à résoudre le semblant d'intrigue amené au fil des pages. Pour le moment, on va d'un endroit à un autre, on ouvre des pistes qui sont abandonnées, on fait avancer l'histoire à grands renforts de deus ex machina.
Peut-être arrive-t-on au bout de l'expérience de l'écriture d'un texte collaboratif ?
14 De arielle - 19/02/2013, 19:12
@michel : Oui, on tourne en rond petit patapon ! Je pensais à la même chose que vous...sans trop savoir...quoi faire ?!!!
15 De arielle - 19/02/2013, 19:14
Ce n'est pas évident de trouver une fin honorable !
16 De michel - 19/02/2013, 19:37
Selon moi, on essaie de continuer. On verra. Pour la fin, je me la réserve et je pense qu'elle arrivera lorsque personne ne se proposera pour une suite à deux reprises. C'est à dire que la règle actuelle est que si je ne reçois rien le dimanche midi, j'écris la suite. Si cela arrive deux fois consécutives, j'écris un point final à l'histoire.
17 De Liaan - 19/02/2013, 20:04
@michel : De toutes les façons, pour un jeu qui ne devait, peut-être, ne pas durer, ce jeu existe depuis août dernier, soit 6 bons mois, tout de même ! Il y a une érosion de l'audience, quoique, plutôt un effondrement des propos/commentaires plus ou moins bien fondés, l'apogée ayant eu lieu en hiver, lors des grands froids...Comme nous allons vers le printemps, les propos/commentaires risquent de se raréfier...
Quant à dire que l'action s'amenuise, j'ai l'impression que chacun voit un aboutissement à l'histoire, mais chacun le sien, on ose pas trop bousculer les faits pour tenter de "rester dans les rails" de sa propre version de l'histoire.
Perso, j'ai ma version...qui se veut logique (pour moi).
Le ou la prochaine "écrivain(e)" va devoir faire un "grand pas" en avant !
18 De michel - 19/02/2013, 20:10
J'avais proposé d'ouvrir une rubrique sur le forum pour ce feuilleton. Je ne sais pas si ça pourrait ou non aider mais l'offre tient toujours.
Vous en pensez quoi ?
19 De arielle - 19/02/2013, 20:47
@Liaan : C'est bizarre ça, je n'ai jamais eu ce sentiment de "propre version" chez les uns et les autres. Et je trouve même que chacun de nous s'est amusé à sa façon à tout faire voler en éclats et à bousculer les rails ! C'était ça qui était drôle en fait : reprendre les faits sans idées préconçues, tenter de les recentrer et voir où cela menait...
Il est certain que si vous avez votre propre version de l'histoire, cela change tout ! Ma foi c'est peut-être à vous de conclure qui sait ?
Là du coup, je me vois mal écrire une suite qui ira où les mots me mènent pas forcément là où vous avez envie d'aller et de ce fait on ne s'en sortira pas... Car vous reprendrez la plume pour aller là où vous mène votre histoire. Un vrai travail de Pénélope moi jvous dis , les mêmes dix ans après entre Pont-Aven et Barfleur ;-)))))
20 De arielle - 19/02/2013, 20:48
@michel : Oupsss ! Désolée Michel, j'ai oublié de penser, mais vous avez l'habitude avec moi ;-)
21 De Liaan - 19/02/2013, 21:08
@arielle : Les mêmes,dix ans après, entre Pont-Aven et Barfleur...
Si c'est avec tous ces clampins que vous espériez ré-ouvrir la ligne de chemin de fer Pont-Aven / Barfleur, via Kergazuel, ça va être coton.
22 De arielle - 19/02/2013, 21:16
@Liaan : Tsss, il a fallu que j'use du dictionnaire. Vous avez remarqué,Liaan, que nous n'avons guère utiliser le train voire jamais ? Pas d'amateur de Tchou-Tchou ? Que des fous du volants ! ;-)
23 De Inspecteur Latulipe - 19/02/2013, 21:32
@arielle : Pas d'amateur de Tchou-tchou-train ? Et nos deux pandores, y-z-ont bien pris un chemin de fer, dont un a même conduit... Et ne croyez pas le Commandant de la gendarmerie, qui pense que nos deux larrons ont déliré devant le réseau de train miniature, intentionnellement posé là par des personnes qui ne veulent pas que l'on s'intéresse à leur trafic souterrain.
Idem pour le souterrain, c'est un grand classique du feuilleton populaire, heureusement, il y en a un, car je suis persuadé que les 2 abrutis ont véritablement vécu leur parcours, et malheureusement pour eux, découvert quelque chose, en explorant la cave de la maison de Gaëlle Labornez ! Ce quelque chose devant lequel nous courrons tous : Le Mystère du Nautilus ! Je pense que vous avez raison en parlant de l'Atlantide (dans votre chapitre numéro 30 : en évoquant Santorin...), j'avais noté aussi cette fabuleuse cité de l'Atlantide dans un petit coin de ma réflexion autour de mon enquête.
24 De arielle - 19/02/2013, 21:42
@Inspecteur Latulipe : Oupssssss, oui le train miniature ! Mais pas des "gros" :-)))
L'Atlantide a surgi comme ça ( associations d'idées) quand j'écrivais mais le gag c'est que je n'ai découvert qu'après que Jules avait emmené le Nautilus vers l'Atlantide.
Ensuite, j'ai fait en sorte que l'on distingue l'entrée d'un souterrain sur le tableau pour raccrocher mon wagon au votre :-)))
25 De Liaan - 19/02/2013, 21:42
@arielle : Peut-être que l'utilisation des trains (trop rares sur ces liaisons) aurait imposé des horaires précis pour les déplacements de tous les comparses de cette histoire, mais aurait peut-être, aussi, permis que l'on ne se paume pas dans la succession des jours et des nuits :
Quand je pense que Gaëlle, Alice et Robert ont le temps de dormir, puis de partir vers la maison de Tante Etzelle, alors que Arthur le facteur et Gérard sont partis depuis la veille à bord de la R4, pour se rendre à Barfleur, et qu'il mettent environs 7 à 8 heures minimum pour parcourir cette distance, pour se tamponner avec l'ambulance... Cela me rappelle les problèmes d'arithmétique du cours moyen, avec deux trains qui partent de A et de B, à telle heure, quelle distances auront-ils parcouru lorsqu'ils se croiseront, sachant que l'un roule à tant, et l'autre la moitié de la vitesse, etc. (on revient au train). C'est pour cela que j'ai rajouté cette distorsion du temps, avec les montres arrêtées et le temps brumeux qui empêche de voir si le soleil est à l'est ou à l'ouest...
26 De Liaan - 19/02/2013, 21:47
@arielle : Damned ! Jules a déjà emmené le Nautilus en Atlantide ? Mais alors, mais alors...Y est-y resté, ou serait-il revenu dans un coin du Finistère ou des Côtes du Nord ? Ce que cherchent notre club des cinq et d'autres curieux personnages !
27 De arielle - 19/02/2013, 21:57
@Liaan : C'était l'horreur ! Il y avait même des histoires de baignoire qui se vidait ! Un vrai cauchemar !
C'était pas facile à gérer le calendrier ! Au delà du 26 décembre, j'ai renoncé. Et puis guère important au final.
28 De Liaan - 19/02/2013, 21:57
@michel : Une chose de sûre : au tout début du feuilleton, il y avait grosso modo deux ou trois paragraphes, et depuis quelques temps, nous avons quatre, cinq, même six pages de développement de l'action.
Quant au fait que j'ai ramené mon club des cinq à Pont-Aven, c'est qu'il y a quand même du mystère dans ce lieu, et si j'ai "ressuscité" la maison de Gaëlle Labornez, c'est que je ne voulais pas trop leur faire faire du camping pendant la mauvaise saison, et qu'il fallait ramener le pauvre facteur Arthur sur place, on ne pouvait pas l'estourbir comme le Gérard...
29 De arielle - 19/02/2013, 22:04
@Liaan : Vous auriez pu arriver au même résultat sans ressusciter la maison ni faire du camping.
Il suffisait qu'ils réfléchissent à la chose souterraine dans la grande maison de l'oncle en regardant le tableau et qui sait d'autres trouvailles qui les auraient ramenés à Pont-Aven. Enfin on peut le supposer !
30 De arielle - 19/02/2013, 22:09
@Liaan : Ah ben voilà que vous me faite penser à des choses tout à fait logiques au sujet du Nautilus :-)))))
31 De Liaan - 19/02/2013, 22:29
@arielle : Le fait de rester dans la grande maison de Tante Etzelle les exposait encore à l'intrusion de Colette et ses sbires, car ces vilains méchants ne savent pas que Maurice et Uma, avec Günther (le revoilà) ont la toile découpée du tableau, tableau pratiquement identique à celui qui est conservé par le club des cinq. Y'aurait eu encore bagarre et blessés, même si les blessés ne le sont que quelques heures, ça fait du dégât tout de même. Mais vous avez raison qu'il y a, sans doute, du souterrain sur le tableau, et ailleurs, allez savoir... J'ai utilisé la ficelle du blocage du temps pour empêcher l'action de Colette et compagnie pour laisser partir notre club des cinq + un ( Arthur ).
Je vois que vous repensez au Nautilus et que vous avez votre petite idée...
32 De Liaan - 19/02/2013, 22:37
Par contre, je n'ai pas fait agir le sieur Lafleur, avec son projet de pilules pour faire enfanter la Terre entière. J'ai préféré le faire picoler son énième coktail qui devient un véritable "running gag" à la fin de chaque épisode ! (Merci Sax-Cat de l'épisode 28 du 22 janvier 2013 !).
33 De arielle - 19/02/2013, 22:45
@Liaan : Non, non, du tout. Je pensais juste à la réalité enfin si je puis m'exprimer ainsi quand il s'agit de la fiction de Jules :-)
Sur ce bonne nuit tout le monde.
34 De michel - 20/02/2013, 06:33
A mon avis, il ne faut pas hésiter à faire preuve d'imagination et ne pas se restreindre. Pour ma part, je n'ai aucune difficulté à imaginer n'importe quoi pour la suite des aventures. Et le n'importe quoi peut être vraiment du n'importe quoi !
Depuis le début, on dit que c'est un jeu. Chacun est libre de jouer comme il l'entend, c'est entendu.
35 De arielle - 21/02/2013, 14:21
@michel : Ouais. Mais bon, j'ai bien tenté une suite mais ça bloque, ça coince , ça n'explose pas...Panne de plume, au suivant comme dirait l'autre !
36 De michel - 21/02/2013, 15:25
@arielle : Je pense que je vais commencer à me préparer mentalement à faire une suite.
37 De arielle - 21/02/2013, 15:58
@michel : Yeap !