Tentative de feuilleton collaboratif du mardi (11)

A l'hôpital suite à son accident, Roland n'est pas insensible aux charmes certains de l'infirmière aux boucles rousses lorsque Robert arrive et commence à narrer sa visite à la tante Etzelle. C'est Sax/Cat qui nous raconte la suite.

Et pendant ce temps à Pont-Aven.

Gaëlle chantonne. Elle chantonne toute la journée. Elle connaît beaucoup de chansons, mais uniquement quelques phrases pour chacune, et encore imparfaitement. Elle enchaîne ainsi des petits bouts de chansons, ce qui donne parfois des résultats assez surréalistes. Quant à la musique, il n'est pas rare qu'elle chante les paroles d'une chanson sur la mélodie d'une autre, ou sur une mélodie sortant de n'importe où.

- La voilà la blanche hermine Vive Fougères et Clisson

Le facteur dépose le courrier dans sa boîte, elle sort pour le récupérer.

- De Nantes à Montaigu La digue digüe

Elle a un petit sourire en voyant que son "Nous-Deux" est fidèlement arrivé ce mardi. Et un autre en reconnaissant l'écriture de son cousin Roland sur une grande enveloppe.

- On a pressé le citron Faut jeter la peau

Elle lirait "Nous-Deux" cet après-midi quand son ménage serait fait. Elle ouvre directement l'enveloppe de Roland en se demandant ce qu'il peut bien lui envoyer. Ce n'est pas son anniversaire, mais Roland ne se rappelle jamais de la date de son anniversaire et lui envoie son cadeau un peu n'importe quand, souvent deux fois dans l'année.

- Ils ont des chapeaux ...

Elle arrête de chantonner dès les premières lignes. La lettre ne ressemble pas du tout aux lettres que Roland envoie d'habitude. Gaëlle aime bien le mystère, ça lui rappelle les histoires qu'elle lit toutes les semaines. Mais l'histoire de Roland a l'air beaucoup moins romantique. La deuxième enveloppe n'est pas bien épaisse, une cachette doit être facile à trouver. Elle ne veut pas trahir la confiance de son cousin.

- Dans la salle d'attente de la gare de Nantes...

Elle se dirige vers sa chambre pour déposer la deuxième enveloppe au fond de son armoire en attendant de trouver mieux. C'est alors que quelqu'un frappe à la porte d'entrée. Affolée, elle cache l'enveloppe au premier endroit venu et va ouvrir.

Devant la porte un homme en T-shirt déchiré et l'air menaçant.

- Bonjour, je m'appelle Gérard Moyeux et je crois que vous venez de recevoir une lettre.

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