Il paraît que ce serait l'hiver

Je ne m'en plains pas. Pour une fois et pour l'instant, je n'ai pas froid chez moi. Pourtant, le calendrier est là pour le certifier, nous sommes en janvier et, conséquemment, en hiver. D'accord, l'hiver n'est pas terminé. Il ne fait même que commencer. Nous sommes bien d'accord. Il n'empêche que.
Ce matin, j'étais en train de dessiner après avoir pris une douche et j'ai eu l'idée d'aller voir dehors si le monde ne s'était pas totalement écroulé sans rien m'en dire. Je n'ai rien remarqué de spécial. Il y avait toujours du ciel en haut et du sol en bas. Tout semblait bien à sa place. J'entendais même des véhicules se déplacer et une très légère brise faire onduler mes fins cheveux longs. Rien de notable a priori, donc. Sauf que, tout de même, quelque chose ne collait pas. Il m'a fallu quelque temps pour comprendre. Oui ! Il faisait chaud. Ce n'était pas la canicule mais il faisait bon. Et là je suis rentré pour me faire du café, pour continuer mon dessin et pour réfléchir un peu. J'ai laissé la porte grande ouverte parce que je me suis dit qu'il faisait meilleur dehors que dedans et aussi parce que l'on recommande couramment d'aérer son habitation, comme quoi que ce serait bon pour la santé et autres balivernes du même tonneau.
Depuis quelques jours, je remarque que la chaudière tourne au ralenti. Elle se déclenche seulement quelques fois dans la journée, le soir, par exemple, lorsque la température baisse un peu. C'est bon pour le porte monnaie. Nous sommes en janvier et je n'ai toujours pas acheté de bois. D'habitude, j'en achète deux stères pour m'amuser à jouer à celui qui sait allumer un feu dans une cheminée. Il faudra tout de même que je me décide. Si ça se trouve, l'hiver n'est pas encore commencé et les deux mois qui viennent vont être froids.
Sinon, donc, un dessin sans couleurs pour aujourd'hui. Pour ce dessin, j'ai utilisé un nouveau pinceau et j'ai modifié un peu ma méthode de travail. Jusque là, souvent, j'utilisais des pinceaux plutôt fins pour faire mes encrages. Et ce matin, j'ai vu un beau pinceau en poils de martre tout neuf que j'avais délaissé parce qu'il était un peu trop gros à mon goût. Je me suis dit que ça pouvait être amusant d'essayer. Alors, c'est plus délicat. Il faut vachement plus se concentrer pour faire des traits fins. Mais contre toute attente, je me suis aperçu que le résultat était là et, même, que c'était peut-être meilleur. Par contre, je ne sais pas si c'est dû au pinceau par lui-même ou au fait que, comme je l'ai dit, je me suis plus concentré. Il y a sans doute un peu des deux. Je ferai un nouvel essai à l'occasion.

Batifolons gaiement dans la neige épaisse

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