DSK, une chance pour la Révolution !

De gauche, le Dominique Strauss-Kahn ? Il n'a pas réussi à convaincre tout le monde. Les sondages le présentaient comme possible et probable prochain président de la République française. Je ne veux pas jouer les oiseaux de mauvais augure mais ça me semble quelque peu compromis, cette affaire.

Ce qu'il convient d'appeler "l'Affaire DSK" n'en finit pas de tenir l'actualité. Toute la journée, sans le faire exprès, j'ai entendu des informations concernant l'affaire. Il y a celles et ceux qui accusent ; celles et ceux qui démentent. Personne n'excuse, me semble-t-il. De toutes les voix tendant à prouver l'innocence de Strauss-Kahn, la plus absurde que j'ai pu entendre, à plusieurs reprises de la bouche de différentes personnes, est que Strauss-Kahn est un homme séduisant qui n'aurait pas besoin d'agresser une femme pour obtenir ses faveurs.
A mon âge, j'en ai déjà entendu des conneries. Une grosse comme celle-ci, elle est à placer presque sur la plus haute marche du podium. Strauss-Kahn séduisant ? Vous l'avez regardé ? Peut-être a-t-il pu l'être. J'en doute mais c'est possible. Les photos récentes de lui que j'ai pu être amené à voir ne me poussent pas à penser que le personnage est un Apollon. Bien moins que moi, même. C'est tout dire.
Coupable ou innocent ? Le gros problème pour Strauss-Kahn, aux dernières nouvelles, c'est que tout semble aller dans le sens de l'accusation. On entend dire que ça pourrait bien être une infernale machination et j'ai entendu l'hypothèse qui prétend que le crime profiterait en priorité à notre Vénéré Président qui voyait en DSK un ennemi bien trop puissant. Imaginons que ce soit la vérité. Ce serait assez flippant, non ?
Savoir à qui profite le crime n'est pas chose facile. On peut dire qu'il ne profite ni à la femme de chambre ni au satyre du FMI... ni au Parti Socialiste. J'irais même jusqu'à dire que ça nuit gravement à la démocratie et que ça pourrait bien faire le jeu plus de Marine la Pen que de Nicolas Sarkozy. Au point où en est le Français, il n'en fallait pas beaucoup plus pour tomber à pieds joints dans le "tous pourris". Cette fois, les jeux sont faits. Il n'y a rien à récupérer à droite comme à gauche. Il reste quoi ? Un extrême ou la Révolution. Il reste un peu moins d'un an pour tout faire péter une bonne fois. Et possible même que ça ne pète pas que dans notre hexagone. Les pays qui ont eu à subir les diktats du FMI ne vont-ils pas être tentés de réagir ? Le FMI n'est pas Strauss-Kahn, c'est une chose entendue, mais tout de même...
Mine de rien, cette affaire me retire une épine du pied. Je me voyais mal avoir à voter Strauss-Kahn en 2012. Ça m'aurait fait encore plus mal que de voter Ségolène Royal comme la fois précédente. On a excusé les promenades en Porsche (véhicule de prêt), les costumes onéreux, les frasques sexuelles précédentes et le goût un peu trop prononcé pour le fric. Cette fois-ci, je ne pense pas que ça passera. Est-ce que la gauche française s'en remettra ? Rien de moins sûr. A mon humble avis, il conviendrait que cette gauche s'unisse autour d'un projet de société commun. L'énorme chance de la gauche est dans l'effondrement du PS. Elle doit la saisir. Et puis, merde, faisons tout péter !

Haut de page