Retour sur une journée tranquille

Je bois une bière, j'écoute de la musique, je me prépare à manger et la nuit est déjà là.

Hier soir, on apprenait la mort de Georges Frêche. Moi, rien que parce qu'il était critiqué à tort et à travers, il m'était sympathique, Frêche. Oui, je sais il a eu des mots malheureux. Des mots malheureux, ce sont des mots qui n'entrent pas dans le cadre très réglementé du parler politiquement correct. Je ne suis pas Montpelliérain et je ne connaissais pas ce Georges Frêche plus que vous autres. Aujourd'hui, on a un peu tout entendu. Des louanges et des critiques. On a entendu dire qu'il était de gauche sauf quand ça ne l'arrangeait pas de l'être. Au fond, c'était quelqu'un d'intelligent, quoi. Il avait l'art de la provocation. J'aime bien la provocation. Il me semble que c'est là aussi un signe d'intelligence.
Mais passons. Qu'est-ce que je voulais vous raconter, moi, ce soir ? Pas grand chose, en fait. La journée ne m'a pas fourni matière à racontages croustillants. Une journée tranquille avec juste ce qu'il faut de matériel informatique défaillant. Un iMac sur lequel Photoshop plantait jusqu'à ce que j'arrive. Mon unique présence a convaincu le logiciel récalcitrant qu'il était préférable qu'il ne fasse pas trop le malin. Un autre Macintosh qui avait des vapeurs mais là, j'ai trouvé la cause. Le disque dur était plein à craquer. Et puis quoi d'autre ? Quelques soucis naturels avec les presses numériques. Non, vraiment, rien de bien intéressant.
Peu après que j'étais rentré du boulot, je finissais de boire un café lorsque ma mère et mon frangin sont passés. On a discuté en écoutant un peu de musique et puis ils sont partis. Alors, je me suis préparé à manger. Là, maintenant, je ne sais pas bien ce que je vais faire. Dans la mesure où j'ai très mal dormi, la nuit dernière, je me dis qu'il serait sage que je me couche tôt pour tenter de récupérer.

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