Humour à Radio France

Hier, on a manifesté devant le siège de Radio France en soutien aux humoristes Stéphane Guillon et Didier Porte, virés de l'antenne au motif qu'ils ont été insultants envers Philippe Val, directeur de France Inter et de Jean-Luc Hees, président du groupe Radio France.

Ce matin, sur l'antenne de France Inter, j'ai entendu Philippe Val s'exprimer à ce sujet. Pour lui, il n'y a pas de licenciements. Non. Pas plus qu'il n'y a obéissance servile à un ordre venu d'en-haut. Pas le moins du monde. Non. C'est bien plus simple que cela. Les contrats arrivaient à terme, ils n'ont pas été renouvelés. C'est tout. C'est simple, clair et limpide.
Alors oui, bien sûr, Philippe Val reconnaît qu'il n'a pas beaucoup apprécié que lui-même et Jean-Luc Hees aient été insultés à longueur de chronique chaque matin. C'est lassant. Pour autant, attention, l'humour a toujours sa place sur France Inter a affirmé M. Val. Même sur la plage d'information du matin. Aucun souci. Quel humour ? Quel humoriste ? Ça n'a pas été dit. On verra ça à la rentrée de septembre.
Je ne suis pas allé manifester à Paris pour Porte et Guillon. Je n'ai pas boycotté France Inter pour la journée du 1er juillet. Dans cette affaire, je suis partagé. Je ne prends certainement pas la défense de MM. Hees et Val, j'ai beaucoup de mal à croire que nul ordre ne serait venu de l'Elysée, mais je me dis tout de même que si Porte et Guillon avaient cherché à revêtir le confortable habit de martyr de la cause, ils ne s'y seraient pas mieux pris. Il fallait entendre les déclarations des deux humoristes, hier, qui affirmaient que France Inter était leur radio. Faut pas pousser non plus. Et puis, je ne les ai pas beaucoup entendus prendre la défense des animateurs qui ont été évincés de la grille de France Inter. Enfin bon. Disons qu'ils ont gagné leur place au paradis et que ce serait bien le diable s'ils ne retrouvent pas leur place après l'épuration prochaine.

N'empêche, n'empêche, n'empêche... Je préfère mille fois écouter les sieurs Porte et Guillon jouer les sales gosses à l'antenne à longueur d'année et de chronique acerbe plutôt que d'entendre Val une fois dans l'année.

guillon porte

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