J'avais dit que nous prendrions le temps de nous arrêter pour chercher un bouchon lyonnais. Nous ne l'avons pas fait. Lorsque nous sommes arrivés au lieu de rendez-vous pour prendre possession de la machine que nous venions chercher, celle-ci n'était pas démontée. J'avais eu l'idée de prendre quelques outils avec moi. Quel dommage que je n'aie pas jugé bon de suivre cette idée. Nous nous retrouvions avec juste un bout de tournevis et une malheureuse pince multiprise prêtés par le responsable de l'entreprise. Heureusement, ce n'était pas là la première presse numérique que je mettais en morceaux. L'affaire fut rondement menée et nous pûmes charger le fourgon et arrimer toutes les pièces avec quelques sangles que nous avions tout de même pensé à prendre avec nous.
Là, il était midi. Mon collègue et moi nous sommes regardés et nous avons senti que chacun pensait la même chose que l'autre. Au fond, nous n'avions pas tant envie de faire du tourisme. Tant pis pour le bouchon lyonnais et les bords de Saone ! Nous reprenions la route pour Périgueux aussitôt. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtâmes sur une aire de repos pour faire le plein. L'un en profita pour déjeuner d'un pitoyable steak haché accompagné de frites déprimantes tandis que je me devais me satisfaire d'un (très) mauvais café. Je vous recommande vivement cette aire de repos. Elle vaut le détour.
C'est en arrivant à proximité de Brive que nous trouvâmes enfin le bouchon que nous allions naïvement chercher à Lyon. Après avoir parcouru au moins deux kilomètres à la vitesse d'une limace cacochyme et poitrinaire, j'optais pour la solution consistant à prendre de petites routes conduisants à Brive. De là, nous rentrâmes en passant par Larche, Terrasson-Lavilledieu et la Lardin Saint Lazare. Je n'étais pas fâché d'arriver à Azerat. Mon collègue avait encore à conduire le fourgon jusqu'à Périgueux. Pour moi, l'aventure était terminée.
Bouchon, mais encore aise !
Ce matin, donc, nous sommes partis pour Lyon. Pour Feyzin pour être exact. Nous sommes rentrés.
1 De Titi - 30/06/2010, 21:25
Combien de kilomètres alors pour l'aller-retour ? :)
2 De Lib - 30/06/2010, 23:17
Vous , vous auriez mieux fait d' être "routier" , au lieu de noircir des pages blanches .. Nous ressentons bien une vocation contrariée , chez vous .. ;o))
3 De michel - 01/07/2010, 07:57
Combien de kilomètres, je ne sais pas exactement. De Périgueux à Périgueux je pense que nous ne devons pas être loin des 900 kilomètres.
Etre routier, je pense que ça aurait pu me plaire. Maintenant, je ne suis pas certain que j'en aurais été capable. Disons que j'aurais aimé conduire des camions, certains camions, ça oui. Conduire des camions quand j'aurais voulu et pour aller là où j'aurais eu envie d'aller, oui. Ce n'est pas toujours deux conditions que l'on rencontre lorsque l'on exerce cette profession, me semble-t-il.
4 De Lib - 01/07/2010, 09:27
Si on est son propre patron , si , bien sûr !
5 De michel - 01/07/2010, 09:29
Ah bon ? Vous pourriez sans doute nous expliquer cela.
6 De Lib - 01/07/2010, 09:40
Admettons que vous décidiez d' aller en Nouvelle Calédonie .. Supposons hein .. Vous ne retenez que des chargements à destination de ce merveilleux pays , voilà tout ! ;o)
7 De michel - 01/07/2010, 10:19
J'avais justement l'intention de m'expatrier en votre île paradisiaque très prochainement. Ça tient toujours pour l'hébergement et la bouffe ? Je ne resterai probablement qu'une année ou deux.
8 De clafy - 01/07/2010, 13:39
L'aire, c'était un Pronto ?
(trois clous dans le pneu Michelin)