Pas très loin de rien

Une journée où il ne se passerait vraiment rien. Je ne pense pas que ce soit possible. Il peut y avoir des journées qui approchent du presque rien, par contre.

Je n'ai rien à vous raconter. Rien de rien. Il ne s'est rien passé, aujourd'hui. Rien qui vaille la peine d'être raconté. Il y a des jours, comme ça. On se lève juste et on se dit déjà que l'on devrait aller se recoucher. Ce matin il pleuvait. Ce soir, il pleut toujours. Ça ne me dérange pas outre mesure. Je me suis levé vers 5 heures et suis parti pour Périgueux vers 7 heures. Là, il n'y avait pas beaucoup de travail. On comprend alors que la journée va sembler longue. Interminable. On essaie de trouver des trucs pour s'occuper et on finit par trouver des boulots encore plus chiants que l'inaction.
Ce soir, en rentrant, j'ai eu l'idée d'aller faire quelques courses. Acheter du café et du lait, des chaussettes et des choses à manger. Il y avait des embouteillages dans Périgueux. C'est habituel aux heures des sorties. Je suis arrivé à l'hypermarché, le parking était plein. Je n'étais pas le seul à avoir eu l'idée d'aller faire des courses. J'ai acheté mes trucs, pas grand chose et puis j'ai fait le plein du Range Rover et puis je suis revenu à Azerat. Sur la route, il y avait un abruti en Citroën C4 Picasso qui se traînait entre 60 et 70 km/h. J'ai fini par le doubler. Ça ne lui a pas plu, il m'a fait plein d'appels de phares.
Je suis arrivé chez moi, pas de courrier. Je me suis préparé à manger, un copain est passé, un autre m'a téléphoné et maintenant j'écris ce billet. Je vais préparer mon café pour demain et aller au lit. Il n'y a rien de mieux ou de pire à faire, ce soir.

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