Vive Microsoft !

Je fais acte de contrition et, aujourd'hui, je reconnais l'utilité des produits Microsoft dans l'entreprise. Oui.

Ce soir, j'ai le choix entre vous raconter ma journée de travail, ou essayer de trouver quelque chose d'intéressant à vous dire. On va faire simple, on va parler du travail et de mes nouveaux déboires avec les produits Microsoft. En préambule, je tiens à vous avertir de ce que je suis très partial et que je ne suis pas un spécialiste de l'environnement PC-Windows. Ceci dit, je dois aussi reconnaître que sans m'y connaître réellement, en usant de la méthode pifométrique, je parviens bien souvent à me sortir de situations ennuyeuses.
Ce matin, on me dit que l'on n'arrive pas à envoyer de courrier électronique depuis un poste en utilisant Outlook. Ce n'est pas tout à fait la vérité. Pour être exact, on y arrive parfois. C'est assez aléatoire. Un coup ça marche, un coup ça bloque l'application. Je m'installe devant le PC et je commence par tester les paramètres de connexion. Ils sont bons. Je le sais qu'ils sont bons, c'est moi qui ai paramétrer l'ensemble des postes. Ce n'est pas que je sois très prétentieux mais je sais lire mes notes et entrer les données là où il faut. Je sais ce que sont des serveurs POP ou SMTP, je sais que l'on doit s'authentifier pour utiliser ces serveurs, que le POP réagit au port 110 et le SMTP au port 587. Néanmoins, je commence par m'assurer que ces paramètres sont les bons par acquis de conscience mais sans y croire un instant puisque cela fonctionne de temps en temps. Je lance une série de tests. Je m'envoie des e-mails et ça marche. A chaque fois, je mets en objet "test" et "test" aussi dans le corps du message. J'envoie les e-mails et les reçois. Ça fonctionne. Je commence à me demander si le souci ne vient pas de la personne en charge d'utiliser le logiciel. Je lui propose de s'installer à son poste et de travailler comme elle doit le faire. Elle est chargée d'envoyer des devis créés depuis un logiciel de gestion commerciale. Elle envoie un premier devis, un deuxième, ça marche. Bon. Je n'ai rien fait de spécial et je m'apprête à partir vaquer à d'autres occupations quand on me dit que, là, d'un coup, ça ne marche plus de nouveau. Je reprends la place devant l'écran, ouvre une session en tant qu'administrateur, et recommence à faire des tests. Cette fois-ci, il ne faut pas longtemps pour que Outlook se bloque et que je sois obligé de quitter l'application pour pouvoir l'utiliser de nouveau brièvement.
Je déteste ces types de pannes. J'en ai horreur. Je me concentre et je fais bien attention à ce que je fais. Je m'envoie un e-mail, il passe ; j'envoie un e-mail à une collègue, il passe aussi. J'envoie de nouveau un courrier à mon adresse, il ne passe pas. Diable ! Le courrier ne reste même pas dans la boîte d'envoi. On quitte Outlook, on le relance, il n'y a plus aucune trace du courrier. Je sens que ça commence à m'agacer un peu. Un collègue vient et regarde lui aussi. Il ne trouve pas de solution évidente. Je m'agace mais je suis un peu du genre tenace avec ce type de panne. J'essaie de comprendre. Je passe pas mal de temps et je laisse tomber sans trouver de solution. On m'appelle ailleurs.
En début d'après-midi, je reviens à l'assaut et je fais appel à toute mon attention pour tenter de comprendre. A un moment, je crois avoir compris. Je fais des réglages, je fais des tests... Ça marche enfin ! La cause du problème ? Je n'en sais trop rien mais ce que je sais, c'est qu'il est directement lié au correcteur orthographique de Outlook. Une fois totalement désactivé, tous les e-mails passent. Moi, je dis que les produits Microsoft sont rigolos.

Tant que l'on est dans les problèmes liés aux produits Microsoft, on me demande de regarder sur un autre poste qui a un comportement un peu rigolo. C'est lié aussi à Outlook. Alors que Outlook est défini comme logiciel par défaut un peu partout où l'on peut dire qu'il est logiciel par défaut, c'est Outlook Express qui est appelé dès que l'on veut envoyer un courrier électronique depuis le logiciel de gestion commerciale. Ça, c'est un problème que je connais. J'ai déjà eu à le résoudre l'an dernier. La seule solution que j'ai pu trouver à ce jour est très bête et je ne parviens pas à l'expliquer. Il arrive à Windows de se mélanger les pinceaux et on ne peut plus lui donner ce genre de préférence simplement. Tout du moins, il accepte que l'on les lui définisse mais il refuse de les appliquer. Alors, il suffit de se connecter depuis un compte administrateur, de définir Outlook comme logiciel par défaut (ô combien par défauts !) de lancer Outlook Express, de dire que vous refusez qu'il soit le logiciel par défaut, et enfin de lancer Outlook pour dire que vous acceptez qu'il soit logiciel par défaut. A partir de là, normalement et en croisant bien les doigts, les comptes utilisateurs fonctionneront comme vous le voulez, au moins pour ce qui est du logiciel de courrier électronique.
On m'appelle ailleurs. Cette fois-ci, c'est un logiciel lié à une imprimante d'étiquettes d'expéditions qui fait des siennes. Il accepte de fonctionner avec un compte administrateur mais pas avec un compte utilisateur. Ça fonctionnait très bien la semaine dernière. Là, ce n'est pas très difficile, il suffit de lancer une session administrateur, d'attribuer des droits à l'utilisateur sur l'application et sur le dossier de l'application, de lancer l'application une première fois depuis ce compte administrateur et de repasser la main à l'utilisateur.
Tout cela me fait dire ce soir que les produits Microsoft ou les produits développés pour une plate-forme utilisant un système d'exploitation Microsoft sont des bénédictions. Pour le salarié utilisateur qui s'octroie ainsi facilement des dizaines de minutes de repos ; pour la personne qui a en charge de tenter de faire fonctionner le bordel général qui justifie son emploi.

Ah oui, mince ! Pardon ! Je ne suis pas très honnête dans mon compte rendu. Pardon. Excusez-moi. J'ai aussi eu un souci sur un Macintosh. Suite à une micro coupure d'électricité, il y a eu deux fichiers qui étaient en cours d'écriture sur le serveur qui n'étaient plus accessibles et qui, un peu plus grave, empêchaient le lancement de InDesign depuis un poste Macintosh. Je suis allé sur le serveur, j'ai effacé ces deux fichiers endommagés d'un coup de Terminal et l'affaire était entendue. Moins de cinq minutes.

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