Que c'est ennuyeux !

Seulement deux jours que j'ai repris le boulot et je commence déjà à trouver cela terriblement ennuyeux.

Ce matin, encore, j'ai eu un peu de boulot à faire. Ça permet de faire passer le temps. On peut le passer d'une manière plus agréable mais c'est toujours mieux que de s'emmerder à ne rien faire. C'est paradoxal. Je suis un fainéant accompli et pourtant je ne supporte pas de ne rien faire. Faire quelque chose, ce n'est pas nécessairement faire quelque chose d'utile, de rentable, de constructif, dans mon idée. Il s'agit juste d'avoir une occupation. Tenter de faire fonctionner un ordinateur ou de faire un dessin me suffit. Faire la vaisselle aussi dans une certaine mesure. Il ne faut pas que ça revienne trop souvent. C'est comme faire le ménage. Ça occupe mais c'est tout de même bien inintéressant.
Certains pensent que c'est au boulot que l'on se doit d'être le plus actif. Pour moi, depuis des années, les heures passées au boulot sont les plus inutiles des heures de mon existence. Je n'y fais rien qui puisse avoir un quelconque intérêt. Ou très rarement. La dernière fois que j'ai eu le sentiment d'y pratiquer une occupation utile ou divertissante, ça a dû être un déchargement de container. Là, bon, ce n'est pas que ça fasse beaucoup fonctionner les neurones mais au moins on agit concrètement. J'aime assez ces tâches bêtes pour lesquelles la force physique est plus importante que l'intelligence.
Ce matin, j'ai préparé quelques commandes de faire-part. Ça consiste à prendre un dossier, à mettre en page le faire-part selon les désirs du client (à peu près), à imprimer une épreuve, à faire un pdf et un jpeg pour validation par le client puis à imprimer ces faire-part avant d'aller les empaqueter, les peser et coller une étiquette pour l'expédition. Je pense que c'est encore plus bête que de décharger un container.
Profitant de la pause de midi, je me suis essayé à dessiner une idée que j'ai en tête. Hélas, je n'ai pas mon crayon habituel avec moi et je ne suis pas dans mon chez moi. J'ai mes manies. Je me fais vieux. Maintenant, pour dessiner, il faut que je sois chez moi avec mon crayon. C'est comme ça. Enfin j'exagère un peu, tout de même.
Dans un petit quart d'heure, c'est reparti. Deuxième demi-journée de travail. Vais-je tenir jusqu'au bout ?

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