Et pourtant, hein, les concertos brandebourgeois, c'est tout de même pas de la merde, hein ? Ben moi je vous le dis, question humour, ça vaut rien. Va falloir que je trouve autre chose parce que là, ça marche pas bien.
Remarquez que l'humour c'est pas automatique toujours. Il y a des fois, comme ça, ça semble bien difficile d'en avoir. Ça tient à peu de chose. Ce matin, ce n'était pas trop mal parti et voilà qu'il y a un truc qui m'a cassé le moral, un peu.
En préambule, il faut que je vous raconte que je ne supporte absolument pas que l'on tente de jouer avec ma sensibilité que je m'efforce de réfuter et d'enfouir au plus profond de moi. Je refuse que l'on s'amuse à me faire avoir mauvaise conscience avec quoi que ce soit. Les malheureux qui crèvent de faim, les victimes de ceci ou de cela, les malades ou les handicapés, je n'en ai rien à foutre. Je ne suis solidaire avec rien et avec personne.
Depuis des années, j'ai fait un gros travail de fond sur moi pour en arriver là et ce n'est pas pour que l'on vienne détruire tout ces efforts. Je pense être arrivé à une sorte de détachement des autres relativement satisfaisant. Plus d'amour, plus de haine, juste de l'indifférence. Ce n'est pas si simple que ça. Faut pas croire.
Par exemple, on ne devient pas misanthrope du jour au lendemain et de manière absolue. Si l'on y prend pas garde, on risque le faux pas, la compassion, l'amour, allez savoir. Faut vraiment faire gaffe ! Dans ce domaine, rien n'est jamais acquis à l'homme ni sa force ni sa faiblesse ni son cœur. Il suffit de peu de choses pour que l'on redevienne dramatiquement humain et que l'on se surprenne à éprouver quelque sentiment. Faut vraiment faire preuve de vigilance à tous les instants.
Le mieux, c'est de limiter au strict minimum les risques. Déjà, il faut s'attacher à ne pas trop voir les autres, à ne pas trop sortir de chez soi, à ne pas trop communiquer par des moyens directs, éviter le téléphone, par exemple.
Enfin bref, là n'est pas le sujet. Ce matin, je sors pour aller chercher un truc dans ma voiture stationnée au bord de la route et je vois un chat mort, écrasé, sur le bord de la même route. C'est triste mais c'est comme ça.
Un peu plus tard dans la matinée, j'entends les miaulements de petits chatons. Je regarde par la fenêtre et je vois trois petits chats qui miaulent. Il n'est pas bien difficile d'imaginer que le chat écrasé était la mère et que les petits sont perdus et réclament à manger. Et alors là, je fais quoi ? Je refuse de prendre des chats chez moi, je n'ai rien à leur donner à manger.
Qu'ils aillent se faire foutre ! La nature fera ce qu'elle aura à faire et ceux qui arriveront à se débrouiller survivront peut-être. J'ai bien conscience que tout cela n'est ni très gentil ni très charitable et que ce n'est pas ainsi que je gagnerai ma place au paradis mais c'est ainsi. Sur ce, je retourne à mon élevage bovin. Bonne journée !
Qu'est-ce que j'ai foutu de ma kalachnikov ?
Ce matin, je cherche des idées de dessin avec de l'humour dedans. Pour faire bouillonner mon cerveau, j'écoute de la musique et je me dis que mes choix musicaux ne sont peut-être pas les meilleurs qui soient.
1 De clafy - 15/07/2009, 16:29
« rien n'est jamais acquis à l'homme ni sa force ni sa faiblesse ni son cœur »
Il n'y a donc pas de dessinateur heureux.
Oui, Brassens, c'est bon pour le moral. Chez lui, ce sont les bonnes femmes qui sont méchantes avec les chatons. Parmi d'autres.
http://listen.grooveshark.com/#/song/Brave_Margot/1535181
2 De zaréelle - 15/07/2009, 16:36
" ... "
3 De zaréelle - 15/07/2009, 17:54
Même que vous n'avez pris aucun soin de Mme Loiseau et de sa progéniture ! zêtes un monstre ;-)
4 De Lib - 16/07/2009, 00:17
:'o(((((
5 De Arno - 20/07/2009, 20:50
Et pourtant, hein, les concertos brandebourgeois, c'est tout de même pas de la merde, hein ?
Si...