Malade

Ça m'est tombé dessus sans que j'y prenne garde. Dimanche matin, je me suis levé avec un mal de tête et j'ai cru qu'il suffirait d'une aspirine effervescente pour tout arranger...

Saperlipopette ! Une fois l'an, je n'y coupe pas, j'attrape un bon gros rhume de derrière les fagots. Le voilà, le rhume nouveau. Atchoum ! Dimanche soir, lorsque je me suis couché, ça n'allait pourtant pas si mal que ça. Bon, j'avais le nez qui avait tendance à couler un peu, c'est vrai, mais rien de bien méchant. Atchaaa ! Par contre, lundi matin, au réveil, vers 6 heures ! Mal de caboche, nez bouché, gorge sèche, yeux exorbités, fièvre probable et pieds froids. Nous y étions donc. Le rhume avait pris possession de mon corps. Damned !
Journée de travail laborieuse. Les méninges prises dans une épaisse couche cotonneuse, le cerveau qui fonctionne au ralenti et, surtout, pas envie de bosser. En plus, j'avais pris l'engagement de faire quelques heures supplémentaires, le soir, histoire de rattraper le retard qui s'accumule. Déjà que j'ai tendance à m'y emmerder au boulot. Bon, faut dire qu'au boulot, je fais la gueule un peu à tout le monde. Au patron parce que je crois qu'il est prêt à disputer le concours du patron le plus con du monde ; aux autres parce qu'ils sont incompétents, bêtes ou qu'ils me font chier copieusement. Des raisons, ce n'est pas ce qu'il manque, je vous l'assure. Envie de me barrer, de passer à autre chose. Lorsque je suis entré dans cette entreprise, je devais dessiner. J'en suis réduit à faire de la maintenance informatique, à imprimer des putains de cartes de vœux sur des saloperies de presses numériques qui tombent en panne à tour de rôle ou qui refusent d'imprimer correctement sur certains papiers. Là, la faute incombe directement à mon employeur qui, bien que sachant les problèmes rencontrés avec certains papiers, persiste à vouloir les utiliser. N'allez même pas chercher une raison, c'est de la pure connerie, c'est tout.
Bref, au boulot je m'emmerde. En plus, je ne suis pas en forme. Envie de faire autre chose. La première idée qui me vienne à l'esprit, c'est de prendre ma liberté, de devenir dessinateur indépendant et de tenter de vendre mes dessins à qui en voudrait. Oui mais ça me fait peur de quitter le confort du statut de salarié pour celui plus hasardeux du travailleur indépendant. Surtout que question démarche commerciale, c'est pas le top. On me conseille de faire un bilan de compétences, histoire de voir où j'en suis. Ce n'est sans doute pas idiot. Je vais me renseigner.
L'idéal, ce serait que quelqu'un se charge de mes intérêts. Une sorte d'agent, un truc du style. Dans le fond, je crois bien que je serais prêt à gagner moins en travaillant moins, moi. Je suis tout à fait d'accord pour restreindre mes envies et mes besoins pour faire ce que j'ai envie de faire. Oui, ok, mais qu'est-ce que j'ai envie de faire, au fond ? Dessiner, oui, bien sûr... Le souci, c'est que, d'un côté, je ne suis pas certain d'être un si bon dessinateur que ça et que, d'autre part, je vois bien que je ne dessine plus beaucoup. Manque d'idées, manque d'inspiration...
Mais pour le moment, je pense que l'urgence est de prendre une autre aspirine et d'aller me mettre sous la couette. Il reste encore trois jours de boulot avant le week-end prochain !

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