Musiques du dimanche

Faut bien se nourrir les oreilles, de temps à autres...

Ça a commencé de relativement bon matin... Je me suis levé et il faisait encore bon. Pas trop chaud. Pas encore trop chaud. Je me suis préparé un bon litre de café et, en attendant qu'il se fasse, je suis retourné me coucher en lisant quelques pages du bouquin du moment.
J'ai mis deux sucres et versé du café bien fort dans mon vieux bol ébréché. C'est un souci, ce vieux bol. Je n'en trouve plus des comme celui-là et je dois dire que c'est exactement celui qui me convient. Chaque matin, je m'attends à ce qu'il se casse entre mes mains. C'est presque un miracle qu'il tienne encore.

photo du bol

Le matin, il ne faut pas attendre grand chose de moi avant que j'aie bu mon café. Je me plaisais jusqu'à il y a quelques années à dire de moi que j'étais caféïnomane. En fait, ce sont des histoires. J'ai beaucoup réduit ma consommation de café et ne m'en porte ni plus mal ni mieux. Au pire du pic de consommation de café, il me fallait un paquet de 250 grammes par jour. Je n'ai jamais cherché à savoir avec précision combien cela représentait de litres de café mais je peux vous assurer que ça doit en faire quelques uns. En ce temps-là, il y a plus de dix ans de cela, je m'évertuais à croire que la nuit serait plus propice à l'imagination créatrice. Et il est vrai, me semble-t-il, que les idées me viennent mieux lorsque rien de l'extérieur ne vient me distraire. Dans la nuit, penché sur la table à dessin, juste avec un fond sonore, musique ou radio, il me semblait être seul, vraiment seul, moi et mon cerveau, c'est tout.
Or donc, je me suis levé, j'ai bu du café, fumé une cigarette et mis France Inter, histoire de me tenir au courant de ce qu'il s'était passé de par le vaste monde. Rapidement, la radio m'a ennuyé. J'ai alors cherché quelle musique j'allais pouvoir écouter. Je me suis mis à fouiller dans les paquets de CD et, parce que vraiment je n'avais aucune idée, j'ai mis le premier disque de l'album The Wall, de Pink Floyd. Vous connaissez ?
Je suis allé faire le peu de vaisselle que j'avais à faire, j'ai fait un peu de rangement dans la chambre (en fait, j'ai fait des piles d'ordinateurs, de bouquins, de revues,...) et le disque s'est terminé. J'ai donc mis le deuxième disque de l'album et j'ai continué à vaquer à mes occupations ménagères et dominicales. C'était vraiment palpitant. Au bout d'un moment, j'en ai eu marre d'essayer de ranger alors j'ai monté le son et je suis descendu au sous-sol avec une pince coupante, histoire de continuer la destruction de la fosse septique. J'ai coupé la structure métallique de la fosse, donné quelques coups de masse, et puis je me suis lassé de cela.
Il devait être 11h30 lorsque le disque s'est terminé, me laissant de nouveau dans l'expectative. Qu'allai-je bien pouvoir faire ? Rester dans un silence relatif ou bien repartir à la recherche de quelque album à écouter ? Il y a eu comme un moment de flottement... Et puis, j'ai trouvé l'album Blue Train de John Coltrane. Je l'ai mis. Je l'ai écouté. Je l'ai vachement apprécié. Du coup, j'ai poursuivi avec First Meditations (for quartet) puis avec Giant Steps. A la fin de cet album, j'ai hésité à recherché le dernier des quatres en ma possession, Love Supreme. Et puis finalement, non. Je ne l'ai pas mis.
Je me suis mis à dessiner un arbre. C'est ma mère qui s'est mise en tête de faire une sorte d'arbre généalogique que l'on enverrait à une supposée cousine éloignée polonaise qui vivrait à Londres. Dans son idée, à ma mère, ce serait bien qu'elle soit réellement cousine, qu'elle entre en contact avec nous et, qu'ainsi, on puisse raconter tout cela à mon grand-père maternel (89 ans)... Bon. Moi, je dessine l'arbre, je le mets un peu en couleurs, je mets les noms et tout le bazar.
Et seul face à mon écran, j'ai tout de même trouvé que ça manquait un peu de musique. En fouillant, je suis tombé sur une copie (privée) d'un album de Peter Gabriel. Je l'ai mis et je l'écoute à l'instant...
Sur ce, je retourne auprès de mon arbre !

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