septembre 2007 (9)

samedi 29 septembre 2007

La coccinelle, le retour

Je vous narrais naguère que l'on m'avait demandé de dessiner une coccinelle. J'y ai travaillé aujourd'hui et je vous présente deux dessins tout de suite après ce préambule.

J'écoute le concert de Manu Chao retransmis sur France Inter. Il est 22 heures et des poussières et je viens de terminer l'encrage de deux dessins. Je n'aurais pas fini la mise en couleurs ce soir, je vous présente les dessins tels qu'ils sont.


Cette première coccinelle est à peu de choses près celle que je vous avais présenté. Elle a maintenant une cravate et ne montre pas toutes ses belles dents. Moi, je crois que je préférais la première version, mais le client est roi, n'est-il pas (même s'il a des goûts de chiottes)


Pour cette deuxième coccinelle, on a voulu qu'elle ait une malette et une cravate. Bon. Je m'exécute mais mon petit doigt me dit qu'il me faudra sans doute le refaire, ce dessin. On verra...

Et maintenant, en couleurs ! Vite fait, comme ça, hop !


lundi 24 septembre 2007

Fête de la pomme

C'est demain que débute la grande fête de la pomme.

Demain matin débute l'Apple Expo 2007 à la Porte de Versailles, à Paris. Une bonne occasion pour celles et ceux qui le pourront d'aller voir les nouveaux iMac, les nouveaux iPod, les nouveaux iPhone.

dimanche 23 septembre 2007

[RIP] Marcel Marceau

marceau

Coccinelle

Je sais bien que vous ne pouvez pas vous en rendre compte, vous qui n'avez vraiment rien d'un artiste, mais je vous l'assure et vous explique tout ça dans ce billet, la vie d'artiste n'est pas de tout repos.

Il faudrait qu'elle ressemble à la coccinelle de Gotlib mais il ne faudrait pas qu'elle ressemble à la coccinelle de Gotlib... En gros, on me demande de plagier Gotlib sans risquer de finir en taule. C'est pas joli-joli, je dis, moi.
Cependant, vous savez ce que c'est. Les temps sont durs, les prix s'envolent, les finances sont au plus bas, il faut bien pouvoir se payer le quignon de pain quotidien, tout ça... La vie du dessinateur humoristique de peu de talent n'est pas simple. J'aurais dû écouter celles et ceux qui me disaient, alors que je merdais mes études, de tenter d'entrer dans l'administration, d'y faire carrière, et de parvenir à y cacher le lot de mes incompétences notoires.
Trop plein d'orgueil, trop plein de prétention, j'ai refusé la voix de la raison et ai préféré les périodes de vaches maigres, les turbulences financières, les errances professionnelles plutôt que la sécurité de l'emploi, la retraite assurée et les régimes spéciaux dont on parle beaucoup en ce moment.
Au fond, autant le dire tout de go, avec les années et les illusions qui sont passées, je me suis bien rendu compte que j'avais fait fausse route et que le talent ne serait jamais réellement au rendez-vous. Je ne serai donc jamais un dessinateur adulé par des cohortes de jeunes femmes belles et intelligentes qui ne rêveraient toutes que de porter atteinte à mon intégrité physique en me faisant subir les derniers outrages. Tant pis.
Il fut un temps où je m'imaginais l'égal de Franquin. J'en étais arrivé à me persuader que s'il n'avait pas eu l'avantage de l'âge, c'eût pu être moi qui aurait créé le personnage de Gaston Lagaffe. Dans le même ordre d'idée, j'en voulais beaucoup à Maëster (par exemple) de parvenir à me piquer toutes mes meilleures idées et ceci même avant que j'ai une pleine et entière conscience d'elles. La vie est dure pour les génies, je vous le dis, moi.

Enfin bref. Dessinateur, je finis par le devenir plus ou moins, à force de travail et de réflexion. Je me souviens encore de mes premiers pas dans la carrière et des premières tentatives de maîtrise du crayon et du pinceau. Combien d'heures passées à trouver comment tenir ces instruments ! Il n'est pas de mode d'emploi pour vous enseigner si l'on tient la mine vers le papier ou vers le plafond. Il m'a fallu tout apprendre par moi-même et je vous assure que je ne suis pas un fin pédagogue ! Il m'arrive aujourd'hui encore de tomber sur des "dessins" de ces temps lointains. La honte m'envahit à chaque fois.
Néanmoins, je devins donc dessinateur. Du moins parvins-je à le prétendre et à le faire croire autour de moi. La force de l'auto persuasion est sans limites exactes. On sait qu'elle commence un peu plus loin que par là et qu'elle s'étend jusque par là-bas, un peu plus loin que vers la droite. Pour faire croire que j'étais enfin devenu dessinateur, il m'a fallu adopter un "look" de dessinateur. En effet, si l'habit ne fait pas le moine, il me semble aujourd'hui encore qu'il fait la profession. Un dessinateur humoristique se doit de paraître un peu rebelle (à moins d'être dessinateur à National Hebdo ou au Pélerin Magazine, bien sûr). Aussi, avec beaucoup d'abnégation, je me suis laissé pousser les cheveux. Ça n'a pas été sans mal. En lieu et place des Weston et du complet veston, je me suis astreint à porter des chaussures de peu de grâce et des jeans informes. Ça n'a pas été sans mal mais il me fallait en passer par là pour atteindre le but fixé : faire croire au monde entier que j'étais dessinateur.

Durant quelques années, j'ai commis l'erreur de croire qu'il fallait dessiner pour faire crédible. Au fond, je me suis aperçu que les gens se foutent pas mal que vous dessiniez ou non. L'important est que vous prétendiez être dessinateur. Il y a bien des fâcheux qui se croient malins à demander des preuves. Ceux-ci vous demanderont perfidement où vous placez vos dessins, dans quelles revues, dans quels journaux. Il ne faut pas se laisser démonter. Avec aplomb, il convient alors de fixer l'importun bien droit dans les yeux et de rester dans le vague en affirmant haut et fort, en prenant l'air le plus offusqué dont vous êtes capable, qu'il est quasiment impossible qu'il puisse faire partie des lecteurs des revues (dont vous tenez les titres secrets) pour lesquels vous dessinez tellement ces titres s'adressent à une population à l'intelligence vive et profonde. Au pire, vous pouvez jouer le dessinateur maudit, trop intello, trop en avance sur son temps. Prouvez aussi votre sens de l'humour en n'hésitant pas à vous moquer, à critiquer aussi, vos confrères. Prétendez que tel ou tel dessinateur est publié uniquement parce que sa tante est l'amante du rédacteur en chef ou encore parce qu'il est immensément riche (une sordide histoire de captation d'héritage pas très claire) et qu'il paie pour que l'on prenne ses dessins (très mauvais). Un truc qui marche bien aussi, c'est de sourire en coin en laissant sous-entendre que ce dessinateur ne dessine rien et qu'il fait travailler des vrais dessinateurs séquestrés au fin fond d'une cave humide.
Au terme de tout ce travail de fond, on finit par croire que vous êtes bel et bien dessinateur. Là, les ennuis arrivent. En effet, il arrivera bien un moment où l'on vous passera commande d'un dessin... Vous pouvez refuser en prétextant que vous êtes totalement overbooké et que oui, bien sûr, vous pourrez le faire dans le courant de l'année 2011 ou 2012 mais que le mieux serait que l'on s'appelle et que l'on en reparle. Vous laissez le choix du restaurant gastronomique pour cette réunion de travail au client, étant bien entendu que c'est lui qui paie.
Si tout de même vous savez un peu dessiner (ce qui n'est pas un handicap notoire pour qui veut devenir dessinateur) vous pouvez vous laisser aller à griffonner un peu, de temps en temps et surtout lorsqu'il y a des spectateurs. Dans ce cas, n'hésitez pas à faire n'importe quoi mais en prenant un air concentré et tourmenté. L'artiste est au travail ! D'un ton badin, racontez cette anecdote bien connue de Picasso qui aurait fait un dessin sur une nappe de papier qu'un serveur aurait demandé à conserver en échange du prix du repas. Picasso aurait répondu qu'il payait un repas, pas le restaurant. Le privilège de l'artiste est de pouvoir se montrer imbu de sa personne. N'exagérez néanmoins pas trop et ne tentez pas de payer tout avec vos dessins. D'une part, il n'est pas certain que cela fonctionne toujours ; d'autre part, cela vous obligerait à dessiner. Enfin c'est vous qui voyez, hein.

Oui, bon... Avant de me laisser aller à ces digressions, je vous racontais que l'on m'avait demandé de dessiner une coccinelle qui ressemble à celle de Marcel Gotlib sans qu'elle lui ressemble. C'est pour un magasin d'informatique ou quelque chose comme ça. Aujourd'hui, parce que c'est le premier jour de l'automne et que je n'avais rien de mieux à faire, j'ai pris une feuille de papier et un crayon et j'ai fait ça :

coccinelle

jeudi 20 septembre 2007

Rien

boulle

mardi 18 septembre 2007

Quel climat pour la France en 2079 ?

Sur le site de Science & Vie, nous pouvons faire des simulations de climat. On ne va pas dire que c'est du pipeau ! C'est tout de même Science & Vie qui propose la chose. Ce n'est pas rien, Science & Vie. Même, il y a le mot "Science" dedans, signe que c'est du sérieux, non ?

Bienvenue dans le simulateur climatique de Science & Vie semble clamer la page d'accueil de ce simulateur climatique. Une fois sur cette page, on choisit entre plusieurs options et hop, comme par magie, on voit quel temps il fera en 2072 ou en 2080. Ah non, désolé, ça ne vous dira pas s'il fera beau le week-end prochain, non.
Je n'ai pas trop eu le temps d'étudier vraiment ce que l'on nous promet. J'ai jeté un œil amusé sur la carte et sur les courbes de température et de pluviométrie. Incapable je suis de dire après ça si nous allons à la catastrophe ou non.
Le mieux, je vous laisse le lien et vous allez vous faire votre propre idée. N'hésitez surtout pas à me faire part de vos réflexions !

Le simulateur de climat de Science & Vie

dimanche 16 septembre 2007

Un livre offert par quelqu'un...

C'est un bouquin, un livre de poche. Je l'ai depuis longtemps. Jusque là, je n'ai pas voulu le lire. Et puis voilà. Rien d'autre sous la main, rien d'autre à me mettre sous les yeux, je le prends et l'ouvre.

Dans toute bibliothèque, il y a des livres qui n'ont pas été lus. Celui-ci m'avait été offert. Habituellement, je lis les livres que l'on m'offre mais il existe des exceptions. Soit que vraiment ce n'est pas un livre que je peux m'imaginer lire ; soit que la lecture me semble impossible en raison d'un contexte particulier. Celui dont il est question ici relève de cette deuxième catégorie. Pour autant, le temps passe, les souvenirs s'estompent et je n'ai rien d'autre à lire. Disons plutôt que je n'ai rien d'autre à lire qui soit facilement accessible. Des livres vierges, je dois en avoir un bon paquet, perdus au fond de cartons qui n'ont pas été ouverts depuis mon dernier déménagement. Etant donné la difficulté d'aller chercher ces cartons, de les retrouver dans le bazar de mes archives empilées au sous-sol, j'ai préféré jouer la carte de la simplicité et choisir le bouquin le plus directement accessible qui n'a pas encore été lu. Ce livre, honnêtement, je ne suis pas bien certain qu'il me plaise. Pour le moment, j'en suis à une vingtaine de pages. C'est un roman américain. On dit que le roman américain est le meilleur. A lire certains auteurs, je ne suis pas loin de le penser.
J'ouvre le livre. Un petit mot de la personne qui me l'a offert : "Chose promise... Bonne lecture." C'est signé d'un mystérieux "S.". "S." ? Je sais bien qui m'a offert ce livre. C'est même parce que je sais qui me l'a offert que je ne l'ai pas lu. Aujourd'hui, je ne suis pas capable de mettre un prénom sur ce "S.". J'ai cherché, je n'ai pas trouvé. C'est bizarre, je ne devrais pas m'en soucier outre mesure. Après tout, le fait que je ne me souvienne pas du prénom est plutôt bon signe, signe que j'ai oublié, que la blessure n'est plus béante, que la cicatrisation est faite. "S.". "S." comme Sylvie, Sophie, Séverine, Sandrine ou Ségolène... Sauf que je suis certain (sûr et certain) que ce n'est aucune de celles-ci qui m'a offert ce livre. Ça fait un drôle d'effet de constater comment le cerveau parvient à effacer certaines informations. Pas réellement effacées, d'ailleurs. Je sais bien qu'il suffira de peu de chose pour que le prénom ressurgisse au moment où je l'attendrai le moins. Ce qui est intéressant, c'est bien que cette absence de prénom perturbe la lecture du livre et que je reviens sur cette recherche tous les deux paragraphes en moyenne.
C'est donc un roman américain. Au bout de quelques pages, il y a déjà des détails qui m'ennuient. Je suis un obsédé du détail. On peut me raconter les histoires les plus improbables, me raconter qu'un dragon rouge cracheur de feu sème la panique sur une île perdue de l'océan Pacifique et qu'un explorateur va parvenir à le tuer et à faire revenir la joie de vivre dans l'île et, qu'en guise de récompense, le roi local lui donnera la main de sa fille, une ravissante personne, qui refusera qu'on la lui coupe, cette main, parce que, justement, elle juge qu'elle le sera beaucoup moins, ravissante, une fois qu'elle sera manchote, la fille du roi local. Oui, on peut me raconter des histoires stupides de ce genre et je ne trouverai rien à y redire. Je goûterai même le bonheur de se laisser mener par le bout du nez par l'imagination de l'auteur de l'histoire. Je suis plutôt bon public. Mais alors, que l'on s'avise de faire une faute dans le récit et là, je suis impardonnable. Tenez, un exemple au hasard... Je ne sais pas si vous avez vu le film La Grande Evasion de John Sturges avec Steve McQueen... Enfin peu importe. Dans ce film, donc, il y a une scène où Steve McQueen parvient à s'évader du stalag où il est détenu au guidon d'une moto. Sauf que, ce stalag étant un peu allemand sur les bords et que, d'autre part, l'action se situe clairement dans la première partie des années 40, on peut légitimement s'étonner que le héros utilise une Triumph bien plus récente pour accomplir son exploit. Je sais bien que l'explication a été donnée à maintes reprises, que l'acteur a refusé d'être doublé et qu'il refusait d'effectuer la cascade au guidon d'une moto allemande des années 40... Mais tout de même. Dans le même registre, il y a une scène de je ne sais plus quel opus de Indiana Jones où un side-car allemand des années 40 (oui, je suis mono maniaque) laisse voir très nettement des couvre-culbuteurs de BMW bien plus récente. Bref, ça, je n'aime pas du tout... Et donc, dans ce bouquin, l'auteur nous présente sa collection d'appareils photo et nous parle d'un Leica M9 et d'un objectif Summicaron 300mm. Je suis bien conscient que celles et ceux qui n'y connaissent rien ne verront rien de bien méchant dans tout cela, mais pour ma part, je trouve que ça la fout mal. Enfin passons.
Donc, ce livre est écrit par un romancier américain. Il s'appelle même Douglas Kennedy, cet auteur. Le titre du livre, quant à lui est "L'homme qui voulait vivre sa vie". Là où j'en suis de sa lecture, il est bien trop tôt pour faire un compte-rendu ou une critique. Disons qu'il apparaît assez tôt que le personnage principal est un homme, sans doute d'une quarantaine d'années, avocat, marié et père de deux enfants. Tout ne va pas pour le mieux au sein du couple et je ne sais pas encore très bien pourquoi cela ne va pas très bien. La famille vit dans une belle maison de style colonial. Il semble que l'on ne connaisse pas de problèmes d'argent. Pour ce qui est du style de l'écriture, je pense que l'on peut reprocher le penchant habituel des romanciers américains pour farcir leurs récits de descriptions dont, honnêtement, on se passerait bien. Surtout si c'est émaillé de fautes.

Mais le sujet n'est pas de vous raconter le bouquin. Si vous avez envie de savoir ce qu'il raconte, vous n'avez qu'à l'acheter ou aller voir à la bibliothèque s'ils ne l'auraient pas, par hasard. Non, le vrai sujet, c'est bien le mystère du prénom de la personne qui m'a offert ce bouquin. Au fond, à présent, à l'heure où j'écris ces lignes, j'en suis presque à espérer que je ne le retrouverai pas. Je ne me fais pas beaucoup d'illusion. Si cela se trouve, il va rejaillir avant même que j'aie terminé ce billet. Ce serait vraiment de la malchance, convenez-en. Un roman, c'est toujours un peu de mystère. On va à la découverte d'un livre avec envie et l'esprit ouvert à tout (ou presque). On pourrait bien faire un parallèle avec le cinéma mais, sans savoir bien expliquer pourquoi, il me semble que ça ne fonctionne pas du tout de la même manière. Sans doute parce que l'on voit un film en quelques dizaines de minutes et que l'imagination n'est mise à contribution que pour tenter de découvrir la suite donnée à une action ou à une intrigue là où, dans un roman, on va passer plusieurs heures et que ce sera à nous, lecteurs ou lectrices, de nous faire des images. Elles seront donc différentes d'un lecteur à l'autre. Elles seront donc propres à chacun.
Ce soir, alors que j'en suis au début de la lecture de ce roman, je me demande si je l'aurais ouvert si je me souvenais encore du prénom de "S.". Je suppose que, sauf si vraiment l'histoire ne me plaît pas, maintenant j'irai au bout des quelques centaines de pages du livre. Je n'aime pas beaucoup m'arrêter en cours de route.

douglas kennedy

En attendant d'aller poursuivre la lecture de ce livre, je vais aller me préparer quelque chose à manger.

Qu'elle est b(u)ell(e) !

L'autre jour, j'ai vu une motocyclette que l'on ne voit pas tous les jours. J'en ai fait une photographie.

Qui saura dire ce que c'est au juste ?

buell

dimanche 9 septembre 2007

On m'a rendu visite...

Stéphane et Aurélie, deux personnes que je connais un peu, sont passés chez moi. Ils n'ont pas que des défauts. Par exemple, ils semblent apprécier les ordinateurs marqués d'une pomme. Quelqu'un qui aime les Apple© Macintosh© ne peut pas être totalement mauvais. Quoi que...

Week-end chargé que ce week-end. Samedi matin, rapatriement d'une motocyclette depuis Clermont-Ferrand avec un bon ami. Départ vers 7h30, retour aux alentours de 15 heures. Le temps de prendre une douche et je file pour Périgueux où m'attendent Aurélie et Stéphane qui arrivent de quelques jours de vacances passés en Aquitaine. Ils ont décidé de venir me rendre visite avant de remonter vers Tour où le travail recommence ce lundi.
Nous visitons rapidement la vieille ville de Périgueux, nous perdons en conjectures quant à certains choux censés orner un pignon aérien d'une demeure typiquement Renaissance. Nous ne trouvons pas les choux et ne sommes pas du tout certains d'avoir compris ce qu'était au juste ce pignon aérien. Ce n'est pas bien grave mais je vais tout de même tenter de tirer cette affaire au clair.
Il fait beau et chaud pour ce week-end de septembre et nous arrêtons pour boire un verre à la terrasse d'une place de la ville. Nous discutons un peu de choses et d'autres et décidons de rejoindre Azerat.
Après un apéritif sympathique, je prépare du confit de canard avec des sortes de pommes de terre sarladaises. Tous, nous semblons trouver cela relativement mangeable mais il est vrai que nous avons faim et que nous pouvons nous contenter de choses simples à défaut de cuisine gastronomique. En entrée, j'avais une manière de pâté avec du foie gras de canard dedans. Avec du pain, ça passe. Nous discutons, nous écoutons de la musique, nous utilisons les ordinateurs et nous allons nous coucher.
Dimanche matin, après le petit déjeuner, nous décidons de faire un tour avec le PCR. Puisqu'il ne dispose que de deux places et que nous sommes trois, il est décidé que Aurélie fera son baptême de Petit Camion Rouge tout de suite tandis que Stéphane suivra avec la Renault 19 TS qui va sur ses 315 000 kilomètres et ne se porte pas trop mal, merci pour elle. On monte sur les hauteurs de Azerat, direction la Bachellerie par la route des crêtes. Nous redescendons vers la départementale 65 et arrivons sur un terrain de jeu. Là, un chemin montant et raviné (mais pas trop) qui va dans les bois. Pont avant enclenché, première, le pied sur l'accélérateur je lâche l'embrayage et voilà le PCR qui part à l'assaut du raidillon. Ça saute, ça hurle, ça bouge dans tous les sens mais Aurélie semble apprécier l'expérience. Elle se tient comme elle le peut là où elle peut. On revient à une route carrossable après la traversée du bois et on revient là où l'on a laissé Stéphane. C'est à son tour de prendre place sur le confortable siège passager et de faire le même circuit si ce n'est que nous revenons par le bois, en reprenant le chemin en descente.
Je propose à Stéphane d'essayer le PCR pour revenir à Azerat. Pour tout vous dire, il ne semble pas avoir l'habitude de conduire de vieilles machines telles que ce PCR où rien n'est vraiment assisté. Il démarre, enclenche la première vitesse et parvient à rouler. La deuxième craque, il n'ose pas passer la troisième et a bien du mal à conserver le cap. Nous roulons sur la route. Sur toute la route. A droite comme à gauche. Bon, faut avouer que ce n'est pas aussi facile à conduire qu'une Ford Focus...
Pour pimenter un peu le truc, le PCR décide de tomber en panne d'essence. Ce n'est pas une catastrophe, il est pourvu d'un jerrycan. On repart, faisons une halte au château de Rastignac qui a la particularité de ressembler assez fortement à la Maison Blanche de Washington et revenons à Azerat. Pour la dernière partie du trajet, je préfère reprendre le volant, tout de même...

Renault 2067

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