La neige, j'aime pas trop

Ce matin, je n'étais pas sûr de partir de Azerat et, donc, d'arriver à Périgueux. La neige était bien glissante et la porte de ma voiture était collée par le gel.

Ça commence mal. Déjà, je manque de descendre l'escalier de chez moi sur le cul. Je me rattrape à la rambarde et rétablis une sorte d'équilibre. Avec une extrême prudence, je vais jusqu'à la voiture que j'avais laissée le long de la route. J'actionne la poignée de la porte conducteur et tire. Elle ne s'ouvre pas. J'essaie d'exercer une traction sur le haut de la porte mais rien à faire. Je contourne l'obstacle et la voiture pour tenter une entrée par la porte passager. Ça marche.
Je me glisse à la place du conducteur, et démarre sans problème le moteur. J'ouvre la porte conducteur d'un vigoureux coup d'épaule bien placé et vais gratter le pare-brise et les vitres latérales. Je m'installe au volant, j'allume les phares, passe la première et pars en glissade plus ou moins contrôlée. La roue arrière droite ne veut pas tout de suite quitter la bordure du trottoir. J'accélère un brin en conservant les roues avant dans la direction où je souhaite aller. On va bien voir qui est maître à bord, nom d'une pipe !
Là où j'en suis, je passe un marché avec moi-même. Si la voiture me pose le moindre problème dans la montée de Thenon[1], je ne vais pas au boulot. Je n'ai pas l'intention de me mettre au fossé pour les beaux yeux[2] de mon employeur préféré. La Peugeot monte sans peine cette longue côte qui n'a pas été déneigée. Tout sur le couple et à vitesse contenue. Je passe Thenon, arrive à Fossemagne puis à Saint-Pierre-de-Chignac. Je vois trois voitures dans le fossé. Pour deux d'entre-elles, rien de grave en apparence. Pour la troisième, par contre, elle est nettement en contrebas, dans un champ, curieusement positionnée sur le côté. Ça m'engage à être prudent.
A partir de Saint-Laurent-sur-Manoire, la route est dégagée. Ça signifie que les camions se sont occupés de l'autoroute et de la portion de route allant de cette autoroute à Périgueux. J'accélère un peu le rythme pour rattraper un peu de mon retard. J'arrive dans Périgueux où la voie n'a pas été déneigée partout. En remontant sur la cathédrale Saint-Front, je peste contre un automobiliste qui se met à patiner en accélérant bêtement et m'oblige à m'arrêter dans la montée. Je parviens à reprendre de l'adhérence, le passe et poursuis ma route.
J'arrive au boulot. Pas une seule voiture à l'horizon. Ceux qui sont là n'habitent pas loin et sont venus à pied. Dans l'heure qui suit, le patron arrive et me demande, en me regardant et l'air étonné : "tu es venu ?". Je lui réponds que non, bien entendu. Finalement, la journée a été bien calme. Beaucoup d'absents. J'ai passé mon temps à configurer de nouveaux PC. Ça m'a bien occupé. Après, je suis rentré chez moi. Les routes étaient bien dégagées. Maintenant, étant donné qu'il ne fait pas chaud, je vais me faire à manger et puis je file au fond du lit pour regarder un film sur l'ordinateur.

Notes

[1] pour les Thenonnais, c'est la descente de Azerat.

[2] Façon de parler.

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