Tentative de feuilleton collaboratif du mardi (2)

Deuxième épisode de ce feuilleton que l'on pressent palpitant et propice à de nombreux rebondissements. Cette semaine, c'est Juliet qui écrit la première suite. Pour la suite, après réflexion, je choisis seul et comme je le veux parmi les épisodes qui me parviendront.

- Et si c'était moi qui vous proposais une solution à mon problème qui puisse également vous rapporter quelque chose ?...

- Corruption ?! Vous n'y pensez pas ! Vous ne croyez pas que vous avez assez de problèmes comme ça !!!

- Qui vous parle de corruption ? J'aimerais juste que nous devenions amis... des amis qui ont un projet commun... un projet qui peut rapporter gros. Très gros.

M. Roland, dans son vieux jogging, son t-shirt taché et au milieu de son appartement vide avait subitement l'oeil pétillant et son visiteur s'en trouva destabilisé. Et si cet homme avait réellement trouvé un truc génial... un truc qu'il était prêt à partager avec lui ? Ça n'engageait à rien de le faire parler un peu. Ça ne le mettait pas en infraction... ça pouvait aussi être une bonne action, un moment de partage avec un pauvre bougre. Une main tendue en quelque sorte... Rassurée par ses bonnes pensées l'homme enjoignit M. Roland à lui en dire plus tout en lui rappelant que toute tentative de corruption pourrait lui causer de graves problèmes.

- Des problèmes, j'en ai mon compte et même plus ! Moi, ce que j'aimerais c'est qu'on devienne amis... comment vous appelez-vous d'ailleurs ?

- Gérard... Gérard Moyeux. Mais vous savez nous ne pouvons pas être ami, je suis votre contrôleur, je travaille moi.

- Vous travaillez, oui... Moi le travail je n'en ai plus... Depuis longtemps... Mais j'ai autre chose. Quelque chose qui a une valeur inestimable !

- Et en quoi auriez vous besoin d'un "ami" pour tirer de l'argent de ce "quelque chose" ?

- Vous le voyez bien ! Je n'ai plus rien, même pas un costard. Je n'ai plus le téléphone, j'suis interdit bancaire. Niveau crédibilité : zéro ! Alors que vous, vous présentez bien avec vos petites lunettes, votre petite sacoche, votre petite vie bien nette.

- Bien, bien, je comprends... mais vous allez devoir m'en dire un peu plus.

- Hola, comme vous y allez ! Avant que je ne vous mette dans la confidence il va falloir que je vous connaisse un peu mieux. Qu'on devienne amis. De "vrais" amis.

- Mais... je ne sais pas trop... qu'entendez-vous par là ?

- Tout d'abord, nous allons nous tutoyer. C'est la moindre des choses ! N'est-ce pas Gérard ? T'es d'accord ?

- Euh... oui... pourquoi pas ? Mais...

- Mais... quoi !? On se tutoies et puis voilà ! D'ailleurs, tu me paierais pas un café, ça me déprime cet appartement vide, le petit troquet en bas est bien plus accueillant. Qu'est-ce t'en dis ?

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