Fumer, c'est parfaitement idiot. Ça finit par coûter cher et c'est mauvais pour la santé. Les fumeurs qui râlent à chacune des annonces de hausse du prix du tabac peuvent réfléchir et décider d'arrêter de fumer. Il y a plusieurs méthodes et diverses aides menant à l'arrêt du tabagisme et, de ce fait, il n'y a pas à tergiverser. Si le fumeur en a plus qu'assez d'être pris pour une vache à lait, il n'a qu'à arrêter de s'adonner à son vice qui, non content de porter atteinte à sa propre santé, nuit à celle de ses proches.
Nombre de voix se lèvent pour en appeler à une interdiction de la vente du tabac, à une prohibition pure et simple, sans équivoque. Certains proposent qu'un plan de désintoxication volontaire et mené à grande échelle soit mis en place dans le pays.
De fait, s'il était vraiment question de santé publique, il faudrait interdire et chasser le poison, en interdire la production, la distribution, la vente et, surtout, aider les fumeurs à arrêter de fumer. On nous dit que chaque hausse du prix du tabac est une incitation à l'arrêt du tabac. Je doute un peu de l'efficacité du procédé.
En tant que fumeur, je reconnais que les hausses régulières et successives n'ont pour le moment eu aucun effet sur mes habitudes. Je me contente de payer un peu plus cher sans même rouspéter. Je suis conscient que le tabac est mauvais pour la santé, pour ma santé, et que je cours le risque de mourir dans d'atroces souffrances à plus ou moins long terme. J'ai aussi le sentiment que les efforts pour me faire arrêter ma mauvaise habitude ne sont pas assez efficaces. Pourquoi ne met-on pas directement le prix du paquet de cigarettes à cent euros voire beaucoup plus ? Pourquoi ne résilie-t-on pas les licences attribuées aux débitants de tabac ? D'ailleurs, pourquoi l'état accepte-t-il de conserver ce rôle de dealer ? Il y a un problème.
Je ne peux pas raconter honnêtement que je prends un réel plaisir à fumer. A la limite, oui, peut-être lorsque je fume un bon cigare mais ce n'est pas si courant. On me donnerait le moyen d'arrêter, je pense que j'accepterais. Il est certain que j'aurais un usage plus intéressant à faire des centaines d'euros dispersés en fumée chaque année. Ce qui me perturbe dans toute cette histoire, c'est qu'il ne m'est pas simple de faire le tri entre ce qui est vrai et ce qui relève du foutage de gueule, dans le discours de nos dirigeants. Si chaque euro gagné sur chaque hausse du prix du tabac était affecté au budget de la santé, à l'aide à l'arrêt du tabac, aux soins aux malades du tabac, sans doute ne ferais-je pas de mauvais esprit mais là, en l'état, j'ai comme un gros doute.
De qui smoke-t-on ?
Jérôme Cahuzac, ministre délégué au budget, a annoncé récemment une hausse du prix du tabac pour le 1er juillet. Sous couvert du problème de santé publique représenté par le tabac, ne serait-ce pas là un moyen de renflouer les caisses de l'état ?
1 De arielle - 27/10/2012, 13:30
Tout à fait d'accord.
Sauf sur un point, si je veux vraiment arrêter, à moi de m'en donner les moyens, je n'attends rien des autres.
Oui, c'est un gros foutage de gueule et une belle hypocrisie. Moi aussi j'ai un doute ( pour mémoire la fameuse vignette) j'aimerai bien voir les comptes et que tous les produits que l'on sait toxiques - et il y en a un paquet, j'ai perdu la liste- soit eux aussi taxés...
J'en profite pour signaler que les débitants de tabac frontaliers avec un pays où le prix du tabac est moins cher qu'en France sont "subventionnés" par l'état pour le manque à gagner... Je ne fume donc plus français.
2 De michel - 27/10/2012, 13:42
@arielle : Oui, bien entendu. Le fumeur qui veut arrêter doit arrêter par lui-même. Ce n'est pas son voisin qui peut le faire à sa place. Toutefois, lorsque vous dites que c'est à vous de vous en donner les moyens, admettez que si on vous propose un moyen "facile et imparable" de le faire, vous ne cracherez pas dessus.
3 De arielle - 27/10/2012, 15:25
@michel : Kler ;o)
4 De Liaan - 27/10/2012, 15:40
Pensez vous que de grandes chansons comme : Je suis amoureux d'une cigarette, Dieu est un fumeur de Gitanes, Cigarettes, whisky et p'tes pépées etc. auraient encore le droit d'être créées et diffusées à notre époque ?
5 De Liaan - 27/10/2012, 15:42
Oui, ...un fumeur de Havanes
oui, oui...
6 De arielle - 27/10/2012, 15:56
Va savoir Liaan....
7 De shanti - 27/10/2012, 15:58
Vous avez raison, tout ceci n'est pas très clair. Ce qui semble tout de même clair, c'est que l'état serait bien emm.... de perdre "ses vaches à lait".
Je suis pratiquement certaine que si un vaste programme de désintoxication était lancé, un truc sérieux avec comme vous dites à côté une hausse de tabac exorbitante, la plupart d'entre nous serait partant pour enfin tourner le dos à ce fléau, car arrêter de fumer est, bien que possible, tout de même très difficile.
Pour ma part j'en suis à me dire que le tabac il est là, à portée de main, et que si je veux je peux, du coup, j'évite ce gros manque et surtout la grosse trouille.
Bon je n'ai pas arrêté pour autant mais diminué par quatre ma consommation journalière
8 De arielle - 27/10/2012, 16:04
Bon je n'ai pas arrêté pour autant mais diminué par quatre ma consommation journalière
Bravo Shanti ! j'aimerais arriver à en supprimer 5 et.... Niet, ça marche un temps et puis ça repart ;o)
9 De Sax/Cat - 27/10/2012, 19:12
Tout ceci est bien compliqué.
D'abord il est maintenant à peu près acquis que les taxes sur le tabac, l'alcool et autres drogues légales, ne suffisent pas à couvrir les dépenses liées aux maladies provoquées par ces mêmes drogues.
Mais si demain ces recettes tombaient à zéro, les dépenses elles continueraient à courir encore pas mal d'années.
Alors du coup les augmentations de prix sont calculées hypocritement pour ne pas inciter trop de fumeurs à arrêter.
Pour ce qui est d'arrêter, je ne sais pas trop. Je ne pense pas qu'il y ait tant que ça de vraies dépendances physiques, plutôt des habitudes que l'on ne veut pas perdre. Je parle en tant qu'ancien fumeur qui a arrêté en 1 semaine sans aucun substitut après 20 ans de gauloises bleues (quand j'ai arrêté le paquet valait presque 6 francs). Celle qui m'a le plus manqué c'est celle après le premier café de la journée.
10 De shanti - 28/10/2012, 01:21
@Sax/Cat :
Non bien sûr Sax-Cat la dépendance physique est tout à fait gérable, c'est le psychique qui l'est moins. J'ai arrêté aussi très facilement et ce durant 6 ans, sans aucune gêne ni frustration, les autres fumeurs ne m'ont jamais dérangé, dans la limite du raisonnable, bien entendu.
J'ai eu la mauvaise idée d'en re-fumer une dans une période douloureuse de ma vie, et ... ça fait 11 ans. J'avoue que psychiquement j'ai du mal à me décider. Mais bon ... (quand on est con, on est ...).
11 De arielle - 28/10/2012, 05:55
Nous ne sommes pas tous faits du même bois. Et la dépendance physique existe tout comme la dépendance psychique mais ce n'est pas la même chose chez tout le monde.
Autrement dit, face à un même produit nous ne réagissons pas tous de la même façon.
Il n'y a pas 150 produits qui sont taxés au profit direct de l'assurance maladie : le tabac, les alcools forts, les sodas sucrés, les premix ( je vous laisse chercher, hi, hi ). Ne le sont pas le vin, le rhum , la bière et "certaines spécialités régionales ", cherchez l'erreur ?
12 De nicotiné notoire - 28/10/2012, 22:25
tournicotine ! tournigoudron !
c'est moi le cancer du poumon !