La gueule à l'enfoiré

Gaston Bergeret est l'auteur de la photo de Coluche utilisée par les Restaurants du Cœur depuis leur création en 1985. Aujourd'hui, sur fond de droit d'auteur, le photographe demande aux Restaurants du Cœur de cesser d'utiliser la photo.

J'ai appris ça ce matin, en buvant mon café. Ma première réaction a été de défendre la position des Restaurants du Cœur. Selon eux, le photographe avait donné l'autorisation d'utiliser le cliché à Coluche. Cela aurait été fait verbalement. Pas d'écrit, pas de contrat de cession de droit. C'était en 1985, nous sommes en 2013. Vingt-huit ans.
Je me disais que le photographe tentait de récupérer du pognon sur le dos des Restaurants du Cœur et que cela était mal. Un gros coup de bien-pensance dès le matin. Il y avait bien longtemps que cela ne m'était pas arrivé.
Et puis, j'ai réfléchi à tout ça et ce soir, ma position est bien moins arrêtée. Je suis allé voir ce que l'on disait de l'affaire dans la presse numérique. Il apparaît ci et là que le photographe aurait été chagriné de l'usage fait de sa photo. Les Restaurants du Cœur n'hésiteraient pas à vendre les droits d'utilisation de cette photo.
Bien sûr, évidemment, certainement, à n'en pas douter, les sommes récoltées par les Restaurants du Cœur doivent être bien utilisées. Soit qu'elles servent à acheter de la nourriture qui sera distribuée, soit qu'elles servent aux frais de fonctionnement. Ceci dit, il n'en reste pas moins vrai qu'il n'est pas très délicat de vendre l'usage de quelque chose qui ne vous appartient pas, sans l'accord du propriétaire qui plus est.
Dès lors, je peux comprendre l'attitude de Gaston Bergeret. Le site du journal Ouest-France expose bien la position du photographe et explique les notions de droits d'auteur. A la lecture de cet article de Ouest-France, j'estime que le photographe a raison de vouloir protéger son œuvre d'autant plus qu'il semble qu'il n'interdise pas aux Restaurants du Cœur d'utiliser l'image dans certaines conditions.

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