La froidure perdure

Entre deux et trois degrés de moins, ce matin. A 9h10, je me lève et je vais préparer du café. Je jette un œil au thermomètre. Il indique quelque chose entre 1 et 2 degrés. Vraiment pas chaud, là. Le café se fait, il est chaud, je le verse dans un bol, j'ajoute du sucre et je le bois. Lorsque je me ressers de café, il n'est déjà plus que tiède.
Je vais chercher deux bûches. Je les pose sur les chenets, je prends du papier, je frotte une allumette, les flammes viennent lécher le chêne, le bois prend feu, je reste à proximité immédiate, à l'affût des calories.
Assis sur une chaise bien confortable, je pose les chaussures sur la plaque de fonte qui supporte les premières braises. Je sens le métal se déformer un peu. Je n'avais jamais remarqué cela. C'est amusant.
Maintenant, les flammes sont vives. Je réfléchis à ce que je vais bien pouvoir faire. Ma réserve de bois maigrit et il est évident que je n'atteindrai même pas l'hiver avec ce qu'il me reste. Pour le moment, j'ai un radiateur électrique à bain d'huile que je réserve pour la chambre. Qu'il y ait au moins une pièce vivable dans cette maison, quoi. Dans la chambre, au pire, je peux manger, dormir, travailler. Je peux très bien faire de cette pièce la seule pièce vivable, mais ce n'est tout de même pas la meilleure solution.
Dehors, il fait beau. Par la fenêtre, je vois les toits encore couverts de gelée blanche. Dans un seau emplit d'eau, dehors, j'ai pu constater qu'il avait dû faire bien froid, cette nuit. La couche de glace doit approcher des trois ou quatre centimètres. Cet après-midi, je m'occupe de la chaudière. Je vais lui faire une sorte de ramonage maison. Demain, je passe commande de fuel. Si tout va bien, je peux peut-être remettre la chaudière en marche mardi matin.
Et puis, il faut que je trouve du bois. J'avais trouvé une personne qui semblait d'accord pour me céder quelques stères mais bon, il ne m'a jamais rappelé. Du bois, ça peut se trouver...

pingouin

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