iBook 300 foutu ? J'aimerais bien voir ça, moi !

Je ne sais pas vous, mais moi je ne parviens pas à admettre qu'un Macintosh© puisse tomber gravement en panne.

C'est un iBook 300, il date de 1999. Environ. Dans le microcosme des utilisateurs de Macintosh©, on l'appelle "iBook Palourde", rapport à son look de coquillage. C'est une drôle de machine, cette palourde. Je peux me tromper mais il me semble que, mis à part Fisher-Price bien entendu, nul constructeur de matériel informatique a osé sortir une machine avec un look pareil. Dans l'histoire de Apple©, il suit le iMac et préfigure assez bien le tournant que prend Apple à cette époque, marquée par le retour de Steve Jobs aux affaires, de mettre le design clairement en avant. Avec les iMac et les iBook, c'en est fini des machines beiges ou grises, tristes, sans humour. Déjà, le G3 "blanc-bleu", aussi surnommé "glacière" avait bouleversé les habitudes, mais là, c'est le grand public qui est visé.

iBook

Donc, c'est un iBook 300 qui ne fonctionne plus. Il est parti en SAV et il est revenu avec un verdict cruel : carte-mère HS. La machine date un peu, le coût de la réparation est rédhibitoire, le iBook est remisé en attente de jours meilleurs.
Et puis, hier, Michel, mon principal fournisseur de Macintosh actuel, m'apporte cet iBook malade en me disant que, si j'ai le temps, il serait bien de voir s'il n'est vraiment pas récupérable.
Comme la vie est bien faite, il se trouve que Thierry, mon petit frère, passait justement pour me faire admirer sa dernière acquisition, un splendide PowerBook G3 400 "Pismo", un portable Apple© de légende, sans doute l'un des meilleurs portables jamais construits. Et voyez-vous que le Pismo et la Palourde ont en commun de partager la même alimentation externe. Oui, parce qu'il faut vous dire que depuis le temps, la batterie du iBook est plus que vide. Donc, on commence par brancher le iBook sur le secteur. On appuie sur le bouton de démarrage et la machine émet le traditionnel son que font tous les ordinateurs dignes de ce nom (les Macintosh©) au réveil. C'est plus que bon signe et ça me conforte dans l'idée que la carte-mère n'est pas si défunte qu'annoncée.
Pour autant, le iBook ne démarre pas. On entend le disque dur tourner, on sent qu'il se passe quelque chose mais il ne démarre pas. Je vais chercher un CD riche d'un système adéquat, j'ouvre le tiroir du lecteur optique, je glisse la galette là où il faut, je referme le tiroir, je tente un redémarrage depuis le CD... Banco ! La machine accepte ! Joie !
J'en profite pour faire faire une vérification du disque dur par l'utilitaire idoine qui ne trouve aucun problème à corriger. On tente de redémarrer depuis le disque dur, et, après quelques essais, il accepte. Bon. Par contre, le iBook plante au bout de quelques minutes. Ce n'est pas encore gagné.
Aujourd'hui, je vais à la pêche aux informations sur Internet et, tout particulièrement sur le site de Apple© qui a une partie consacrée aux problèmes recensés machine par machine. Je glane quelques informations potentiellement utiles dont une qui préconise de faire un reset de la PMU (Power Management Unit, pas Pari Mutuel Urbain). Bien. Ce soit, en rentrant du travail, je prends le iBook, je lui enlève sa batterie, je cherche le bouton de reset, j'appuie dessus durant cinq secondes en maintenant mon doigt sur le bouton de démarrage, je rebranche l'alimentation externe et je démarre le portable censé être mort. Là, ça fait plus d'une heure et demi qu'il fonctionne très bien, merci pour lui.

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