Depuis le temps que je le pratique, le cérémonial est bien réglé, parfaitement au point. Plus rien n'est laissé à la libre appréciation du hasard.
La casserole est remplie d'eau au robinet puis posée sur la grille de la cuisinière à gaz. Une allumette est craquée, un robinet ouvert, la flamme de l'allumette est communiquée au gaz s'échappant du brûleur. Un couvercle vient aider l'eau à atteindre son point d'ébullition.
Les quelques minutes nécessaires à la montée en température de l'eau sont mises à profit pour choisir quelles seront les pâtes qui seront sacrifiées au repas du soir. Ce soir, c'étaient des Fussili n°18 de chez Barilla©.
L'eau bout. Je jette une petite poignée de sel dans la casserole et, après que l'ébullition a repris, j'ajoute les pâtes. Je me plante souvent sur la quantité. Rarement, très rarement, il n'y en a pas assez. Ça peut arriver, mais c'est pas souvent. Avec une fourchette, je touille.
Là, je vais faire des trucs et des machins. L'avantage, avec les pâtes, c'est qu'il n'y a pas à s'en occuper. Personnellement, j'ai choisi depuis longtemps de les faire cuire à petit bouillon. Ce n'est pas que je ne sois pas pressé mais plutôt que je n'ai aucune envie de revenir baisser le feu parce que ça déborde... Et encore moins envie de nettoyer la cuisinière parce que ça aura débordé !
Il est assez courant que j'oublie les pâtes en train de cuire. Le fait est que je ne note pas le moins du monde l'heure à laquelle l'opération a commencé. En fait, je m'en fous un peu et je fais confiance à ma bonne étoile. Ceci dit, plus d'une fois les pâtes sont vraiment trop cuites. On s'en fout, ça se mange pareil. Au bout d'un laps de temps variable, je me décide tout de même à aller voir où c'en est. Je déteste y aller pour rien. Je m'arrange, je dois l'avouer, à y aller voir lorsque, à toute évidence, le temps de cuisson est bien dépassé. Je n'aime pas les mauvaises surprises.
Là, tout va très vite. Je prends une passoire, j'égoutte les pâtes, je les mets dans une assiette, je prends une fourchette et je vais les manger.
Ce soir, j'ai même fait une photo du truc.
Une certaine approche du bonheur !
Finalement, le bonheur ne tiendrait-il pas souvent à des choses toutes simples ? La voie de la sagesse passe certainement par là, en tous cas !
1 De Lib - 13/05/2006, 23:18
Le bonheur est un mythe , monsieur Loiseau ..
Quant à vos pâtes , elles ont ma foi l'air fort appétissantes ...
Je suis très surpris et m' attendais au pire ! ..
J'aime bien les tortellini .. :o))
2 De dom's - 14/05/2006, 00:16
...et c'est d'ailleurs très pratique à manger les pâtes avec un couteau, un stylo bic et une gomme de marque...
mais sinon, Dieu que cette assiettée est belle !
merci
:)
3 De Lib - 14/05/2006, 00:54
Remarquez , cher Dom's , qu'il a prévu le couteau de chasse , au cas où elles ne furent pas assez cuites ou qu'elles bougeassent encore !
Ey je ne vous parle pas de l' écrou dans le coin gauche , pour l' assaisonnement , sans aucun doute ! ..
:o(((
4 De michel Loiseau - 14/05/2006, 08:24
:/ c'est vrai que j'aurais pu faire le ménage. Sinon, ce n'est pas un couteau de chasse, c'est un Nontron, couteau réputé être le plus ancien couteau pliant du monde (???). Manche en buis pyrogravé, virole en laiton et lame en acier costaud. Je crois savoir que la marque est tombée dans le giron de Vuitton... Un truc de bo-bo, quoi. :)
5 De Isabelle - 14/05/2006, 09:17
Elle m'a l'air ma foi fort appétissante, cette assiette de pâtes. Mais c'est sans doute la photo qui les met en valeur... Vous les mangez nature, sans beurre et sans gruyère râpé ?
6 De michel Loiseau - 14/05/2006, 10:06
Ben oui.