Ce matin, je me suis réveillé frais comme un gardon. C'est, je vous le concède, une expression bien idiote. Frais comme un gardon ? Je vous demande un peu ? Un gardon pas frais, ça doit sentir. Et puis, ça se réveille, un gardon ? J'en sais rien. Admettons que le gardon puisse dormir. Si c'est le cas, sans doute doit-il pouvoir se réveiller, oui. Bon. Donc.
Et pourquoi je raconte ça, moi ? Aucune idée, à vrai dire. Surtout que je ne me souviens pas avoir mangé de poisson récemment. Disons que c'est juste une expression et n'en parlons plus.
Et puis, maintenant que j'y réfléchis, je ne me suis pas réveillé si frais que ça. Le principal, c'est que je me sois réveillé, le reste n'a que peu d'importance. Je me suis réveillé, j'ai entendu la cafetière qui terminait ses glou-glou (orthographe ?) et puis je me suis levé. Je suis allé dans la cuisine, j'ai arrêté la cafetière, je suis allé pisser, je suis revenu dans la cuisine, j'ai pris un bol, une cuillère et la verseuse de la cafetière et je suis allé m'asseoir. J'ai bu un grand bol de café et ai attendu que la caféïne fasse effet.
Après, j'ai fait diverses choses. J'ai réfléchi à un dessin que l'on m'a demandé et ai grifonné un peu. Finalement, et après un second café, je suis parti au boulot.